Pour son premier départ en carrière dans la LHJMQ, le gardien Olivier Ciarlo a goûté à la victoire, conduisant le Drakkar à un gain de 4-3 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.
Pour son premier départ en carrière dans la LHJMQ, le gardien Olivier Ciarlo a goûté à la victoire, conduisant le Drakkar à un gain de 4-3 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.

Deux victoires en deux soirs pour le Drakkar face à l'Océanic

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Guidés par les quatre points de Christopher Merisier-Ortiz et les 25 arrêts du jeune Olivier Ciarlo, à son premier départ en carrière dans la LHJMQ, le Drakkar de Baie-Comeau a signé une deuxième victoire en autant de jours aux dépens de l’Océanic de Rimouski, l’emportant cette fois par la marque de 4-3 au Centre Henry-Leonard.

Avec seulement 68 secondes à jouer, Samy Paré (1er) avait créé l’égalité pour l’Océanic et on croyait que cette rencontre se dirigerait en prolongation, comme la veille, mais Julien Létourneau (1er) ne l’entendait pas de cette oreille et a marqué avec 28,2 secondes à faire à la troisième période.

S’ils y avaient eu des spectateurs, ils auraient sûrement apprécié le spectacle. Un peu désorganisés la veille, les deux équipes ont présenté samedi du jeu endiablé. «Les deux équipes ont offert du jeu offensif, défensif, de belles bagarres à un contre un, des mises en échec. C’était du beau hockey», a soutenu d’entrée de jeu le pilote du Drakkar, Jean-François Grégoire. 

Ce dernier, qui travaille de près avec Merisier-Ortiz depuis trois ans, ne pouvait qu’encenser le travail du vétéran défenseur, qui a récolté un but et trois mentions d’aides, toutes de belles passes dignes des jeux de la semaine. «Chris, il a de belles habiletés. Il patine, il bouge bien la rondelle, il est physique aussi et il joue sur 200 pieds. Quand il fait tout ça, c’est le meilleur défenseur de la ligue», a-t-il clamé. 

Ciarlo, évidemment, a aussi eu droit aux bons mots de son coach. Le jeune homme n’avait pas eu l’occasion d’être dans un vrai match depuis la fin de sa carrière midget. «Ce n’était vraiment pas un contexte facile, c’était un premier match pour lui depuis un bon bout, mais plus le match avançait, plus il a pris confiance», a indiqué Grégoire.

Dans l’autre vestiaire, Serge Beausoleil était plus que satisfait de l’effort général des siens, même si les résultats ne viennent pas facilement en ce début de saison pour l’Océanic (0-4-2).

«Ça aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. C’est un but important qu’on marque à 1 minute de la fin et on pensait bien qu’on allait en prolongation encore. Honnêtement, on a raté un marquage devant le filet sur le dernier but. C’est un peu triste car on a travaillé très fort», n’a pu que constater l’entraîneur-chef des visiteurs.

«Malheureusement, on n’est pas capable d’acheter la victoire en ce moment. Mais on apprend à toutes les fois que les lames touchent la glace», d’ajouter Beausoleil en faisant valoir que les cinq derniers matchs des siens se sont soldés par des revers d’un seul but. «On est près de quelque chose.»

Les deux formations se sont échangé des buts au premier engagement. L’Océanic a d’abord lancé le bal à 5 :39 avec le long tir voilé de la ligne bleue d’Isaac Belliveau (1er). La réplique est venue du vétéran Merisier-Ortiz (1er), en avantage numérique. Son lancer frappé a trompé la vigilance de Matthew Dunsmoor. 

Le deuxième vingt a donné lieu a du jeu beaucoup plus serré, où les mises en échec étaient à l’honneur et les chances de marquer, plus rares. En troisième, Ludovic Soucy (1er) a mis la table pour une période pleine d’action. Julien Hébert (2e) et Nathaël Roy (3e) ont relancé le Drakkar en avant, jusqu’au but égalisateur de Paré. Le vétéran Létourneau allait se charger de départager les deux équipes.