Après avoir disputé un match en janvier dernier avec les Saguenéens de Chicoutimi, le gardien Antoine Lyonnais a défendu le filet des Bleus durant la première moitié du match, dimanche, lors du premier match hors concours contre le Drakkar à Baie-Comeau.

Bon test pour les recrues des Sags à Baie-Comeau

Les recrues des Saguenéens de Chicoutimi ont livré une belle prestation, dimanche, lors du premier match préparatoire disputé contre le Drakkar au Centre Henry-Leonard de Baie-Comeau. Les jeunes Sags se sont inclinés 3-2 en fusillade face à un adversaire qui alignait quelques vétérans.

Le Drakkar a été le premier à s’inscrire au pointage en première période, par l’entremise du vétéran Gabriel Fortier, et ce, malgré un désavantage numérique. La riposte des Chicoutimiens est venue dès le début de la deuxième, alors que Xavier Fillion a déjoué le gardien Ventsislav Shingarov, avec l’aide de Mathieu Samson et du défenseur Loris Rafanomezantsoa.

Les Saguenéens ont doublé leur avance avec moins de dix minutes à faire dans le match sur un tir de Pierre-Alexandre Boulet. Mais le vétéran Julien Létourneau a créé l’égalité peu après. Le débat a finalement été tranché en fusillade, alors que Baie-Comeau a fait mouche à deux reprises sur des tirs de Raivis Kristians Ansons et Drew Elliot (premier choix 2019 du Drakkar). Chez les Sags, seul Mathieu Samson a déjoué le cerbère Justin Bourque qui a gardé le fort durant la deuxième moitié de la rencontre.

Chez les gardiens des Bleus, Antoine Lyonnais a amorcé la première moitié de la rencontre (14 arrêts sur 15 lancers) en plus d’être en poste pour la prolongation et les tirs de barrage. Hugo Chiasson a aussi bien fait durant l’autre moitié du match (15 arrêts sur 16 tirs).

L’entraîneur-chef Yanick Jean a confié la barre de l’équipe à son adjoint Claude Bouchard afin de mieux observer les recrues, puisque près d’une dizaine de joueurs seront retranchés en matinée lundi. Cela dit, le pilote des Saguenéens a aimé la prestation de ses jeunes à Baie-Comeau. « Honnêtement, ils se sont très bien défendus et ils ont travaillé fort. Ils ont été physiques contre une formation qui alignait quand même quelques vétérans. Je suis vraiment satisfait de ce que j’ai vu. »

Les Saguenéens croiseront de nouveau le fer contre le Drakkar mardi, à 19 h 30, au Foyer des Loisirs. Le capitaine des Saguenéens, Rafaël Harvey-Pinard, ne sera pas en action pour l’occasion, mais la tentation devait être forte pour celui qui a joué son midget AAA dans l’uniforme des Élites de Jonquière et qui est natif de ce secteur.

Drakkar

La fusillade sourit au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a réussi à arracher sa première victoire de cette nouvelle campagne à sa première sortie, triomphant de l’Océanic de Rimouski par le pointage de 2-1 en fusillade vendredi au Centre Henry-Leonard.

Menant 1-0 en troisième période, les locaux ont vu l’Océanic hausser considérablement le rythme au dernier tiers, avec 15 de leurs 32 tirs. C’est finalement Cédric Paré, l’attaquant le plus dangereux des siens vendredi, qui a créé l’égalité à 6:40. Les deux gardiens, Lucas Fitzpatrick pour le Drakkar et Colten Ellis pour l’Océanic, se sont ensuite dressés pour que leur équipe respective amasse au moins un point au classement.

En tirs de barrage, Gabriel Fortier et Gabriel Proulx ont touché la cible pour les vainqueurs. Seul Alexis Lafrenière est parvenu à faire de même pour Rimouski.

«On a mieux géré nos émotions que la rondelle», a lancé le pilote du Drakkar, Jon Goyens, qui goûte à la victoire à son premier match dans le circuit junior majeur québécois. «Pour les nouveaux, pas juste dans la ligue mais avec Baie-Comeau, un premier match ici, ça peut être énervant», a-t-il fait remarquer.

«On a bien compétitionné», a enchaîné Goyens. «Mes attentes, ce n’est jamais les stats, c’est l’attitude qu’on démontre. L’exécution a manqué sur certaines choses, mais on avait la bonne attitude. On a aussi eu des chances de marquer en désavantage numérique et à cinq contre cinq en troisième, mais ça va être un bon rappel pour demain [samedi] de ne pas être sur les talons quand on a ce genre de chances.»

Quant à son vis-à-vis Serge Beausoleil, il a tenu à souligner le boulot des deux cerbères, qui ont démontré qu’ils étaient prêts à entreprendre cette nouvelle saison. «Il faut donner crédit aux deux gardiens parce qu’il y a eu de belles chances de marquer de chaque côté», a fait remarquer le patron hockey de l’Océanic. «Ce fut un match enlevant pour les spectateurs. J’aurais bien aimé soutirer le deuxième point, mais bon…»

Il a fallu attendre presqu’à la mi-chemin de ce match pour assister au premier but de cette saison 2019-2020 à Baie-Comeau. À son tout premier tir dans la LHJMQ, Valentin Demchenko a trompé Ellis à 8:33 de la deuxième. Le Biélorusse a tiré profit d’un revirement à la ligne bleue de l’Océanic pour se rendre seul jusqu’au filet.

NOTES : Parmi les absents chez le Drakkar, le plus notable était Nathan Légaré, toujours au camp des Penguins de Pittsburgh. L’attaquant de puissance, auteur de deux buts en 23 secondes contre Colombus jeudi, a signé un contrat de trois ans avec le club de la LNH, mais il devrait tout de même revenir avec le Drakkar cette saison, à moins d’une énorme surprise…Autant Baie-Comeau (0 en 6) que Rimouski (0 en 5) n’ont pas vraiment menacés en avantage numérique…Les deux formations se retrouvent ce samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

Drakkar

La transition en marche chez le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau entreprendra la saison 2019-2020 comme en étant une de transition. Comme le veut le cycle de reconstruction du hockey junior majeur, il y aura des hauts et surtout des bas. À ce chapitre, la fiche parfaite de l’équipe en matchs hors concours (six victoires en autant de sorties) n’est pas nécessairement significative.

«C’est bien beau, la fiche au camp d’entraînement, mais ça ne donne aucun point au classement», a d’ailleurs tempéré le directeur général Pierre Rioux, embauché cet été après le congédiement de Steve Ahern. «On amorce une année de transition, avec tout ce que ça implique.»

Drakkar

Le Drakkar fin prêt pour la saison

BAIE-COMEAU — En retranchant huit joueurs et en faisant l’acquisition de trois autres, le Drakkar de Baie-Comeau a maintenant l’allure qu’il aura lors de l’ouverture de la saison le 20 septembre. On compte maintenant 22 joueurs dans l’alignement, en incluant Valentin Demchenko, toujours retenu en Biélorussie en attente de son visa.

L’un des huit joueurs coupés est le gardien Ventsislav Shingarov. En toute logique, le directeur général Pierre Rioux a donc fait l’acquisition lundi de deux portiers, soit Antoine Lyonnais, des Saguenéens de Chicoutimi, contre un choix de 10e ronde en 2022, mais surtout Dakota Lund-Cornish, en retour d’un choix de 12e ronde en 2020 et d’un 5e choix en 2022 au Phoenix de Sherbrooke.

«Décision très difficile de couper Shingarov. Il a connu un très bon camp, mais c’est un jeune de 16 ans et on ne voulait pas qu’il brûle les étapes. On veut qu’il poursuivre son développement dans le midget [avec les Vikings de Saint-Eustache]», a indiqué Rioux. «Avec Lund-Cornish, on a trouvé une opportunité de créer une compétition entre deux gardiens de 19 ans et on verra aux Fêtes.» À en décoder les propos du dg, Lucas Fitzpatrick devra donc se battre pour le poste de gardien numéro 1 de l’équipe.

Autre acquisition

L’autre joueur acquis par le Drakkar est Mikisiw Awashish, un attaquant bien bâti que les Sags ont laissé filer pour un choix de 10e ronde en 2020, que le Drakkar venait tout juste d’obtenir pour avoir échangé Jérémy Michaud aux Tigres de Victoriaville.

Michaud faisait partie des joueurs retranchés au terme du match de dimanche contre Québec. Les autres sont Laurent Demers, Anakin Guay-Tessier, Alexis Couture, Christopher Duchesne, Zacharie Charest et Jason Boissonneault. C’est donc dire que la brigade défensive du Drakkar va compter sur trois patineurs originaires de Baie-Comeau, soit Brendan St-Louis, Félix Tremblay et Vincent Dupuis.

Quant au Biélorusse Demchenko, Pierre Rioux assure que les longues démarches pour préparer son arrivée au Canada tirent à leur fin. «Il a passé avec succès l’examen médical pour l’obtention de son visa canadien et dès qu’il le reçoit, on l’embarque sur un avion. On l’attend cette semaine», a conclu le directeur général.

Remparts

Les Remparts noyés par le Drakkar en fin de match

BAIE-COMEAU – Les Remparts ont comblé un écart de quatre buts au dernier tiers, mais un but de Gabriel Fortier, son deuxième du match, avec 12,9 secondes à faire au match a procuré un gain de 6-5 au Drakkar de Baie-Comeau dans le premier match d’un programme double.

Nathan Légaré avait lancé le Drakkar en avant 5-1 avec son second de la rencontre en début de troisième. Les hommes de Jon Goyens et les 558 partisans qui ont délaissé ce beau samedi après-midi pour assister à ce match hors concours croyaient bien que la cause était entendue, mais les visiteurs ne l’entendaient pas de cette oreille.

«On n’a pas abandonné à 5-1, j’ai aimé la persévérance de mon équipe, mais je dois admettre que faire cinq heures et demie de route la journée d’un match, ce n’est pas une situation idéale, mais ce n’est pas une excuse non plus», a déclaré l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«On aurait pu être meilleur dans nos prises de décision, avec la rondelle et sans la rondelle. J’ai hâte à demain [dimanche], on a la chance de recommencer à 14h mais en général, je ne peux pas être satisfait de cette partie», a-t-il ajouté.

À son premier match à Baie-Comeau, Brandon Frattaroli complétait un trio avec l’autre nouvel attaquant du Drakkar, Antoine Rochon, et le vétéran Thomas Éthier. Le match de l’ancien Diable rouge a toutefois pris fin en début de deuxième lorsqu’il a été accueilli à la ligne bleue du Drakkar par Édouard Cournoyer, qui l’a solidement sonné avec sa mise en échec. Il en est quitte pour une commotion cérébrale.

Cournoyer, Romain Rodzinski, Jacob Melanson, Aleksei Sergeev et Pierrick Dubé ont déjoué Ventsislav Shingarov, qui a stoppé 28 rondelles. Du côté du Drakkar, outre Légaré et Fortier, Feliks Morozov et Julien Létourneau ont trompé la vigilance de Thomas Boucher, auteur de 21 arrêts dans cette rencontre.

«Je ne suis pas capable de dire qu’il a donné un mauvais but, mais j’aurais bien aimé qu’il fasse un arrêt de plus», a indiqué le Diable rouge en chef. «Les camps d’entraînement, c’est fait pour ça, ce n’est pas toujours parfait, et j’ai hâte de voir comme [Emerick] Despatie va se comporter demain [dimanche].»

Avant le match, le Drakkar a ajouté un défenseur à son alignement, l’ex-Rempart Félix Tremblay, qui était avec Shawinigan. En retour du joueur de 18 ans originaire de Baie-Comeau, les Cataractes ont reçu du dg Pierre Rioux le choix de cinquième ronde de 2020 des Voltigeurs de Drummondville, acquis plus tôt cette semaine dans la transaction impliquant Jérémy Lapointe et Mathieu Charlebois.

Avant de quitter Québec samedi matin, les Remparts ont retranché le défenseur de 16 ans Olivier Archambault, qui a été retourné à son club midget AAA, le Phénix du collège Esther-Blondin. Il reste donc 27 joueurs au camp et les coupures finales seront annoncées lundi matin… Les deux mêmes formations se retrouvent dimanche à 14h, de nouveau sur la glace du Centre Henry-Leonard.

Drakkar

Drakkar: le nouveau dg Pierre Rioux entend être transparent

BAIE-COMEAU – Transparence, travail d’équipe, respect et communication. Voilà le leitmotiv du nouveau directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Pierre Rioux, qui s’amène sur la Côte-Nord avec un impressionnant bagage dans le monde du hockey.

«J’entends être transparent, ce sera mon mot d’ordre», a déclaré Rioux lorsqu’il a été présenté aux médias mercredi au Centre Henry-Leonard, le nouveau domicile professionnel de celui qui a paraphé une entente de deux ans plus une année d’option.

Tout en remerciant l’Océanic de Rimouski et Serge Beausoleil de l’avoir libéré de son contrat de directeur général adjoint afin de pouvoir profiter de cette opportunité, Pierre Rioux n’a pas caché avoir été tout ouïe lorsque le Drakkar a remercié son précédent directeur général, Steve Ahern, en juin.

«Tous les gars dans le hockey, sans nécessairement le crier sur tous les toits, veulent avoir une opportunité d’avancer dans leur carrière. J’ai donc appelé Steeve [Gagné, président du conseil d’administration du club] pour lui signifier mon intérêt pour le poste», a-t-il fait valoir.

«Sept personnes ont été rencontrées pour le poste et [au terme du processus], le choix a été unanime et c’était Pierre», a déclaré M. Gagné. «Il a un bagage d’expérience extraordinaire et c’était important pour nous d’avoir quelqu’un qui connaît bien les rouages du hockey. Le choix a été facile.»

Autre élément qui a peut-être facilité le choix du C.A., c’est que Rioux connaît bien le dépisteur-chef de l’équipe, Pierre Desjardins, qui sera aussi son adjoint, et le pilote Jon Goyens, qui l’a connu alors que son nouveau patron travaillait pour l’organisation des Maple Leafs de Toronto.

«C’était l’un des rares dépisteurs de la Ligue nationale à venir aux matchs midget AAA. Il venait me voir pour me parler de certains joueurs», a souligné Goyens, qui a passé 10 ans comme entraîneur-chef des Lions du Lac-Saint-Louis. «Je vais aussi à chaque année au repêchage de la Ligue nationale et à chaque fois, on se trouvait un cinq minutes pour se parler.»

Début du camp

Pierre Rioux est arrivé à Baie-Comeau tout juste à temps pour le début du camp d’entraînement du Drakkar, qui s’amorce officiellement sur glace jeudi après l’arrivée des joueurs mercredi. Un total de 49 joueurs, dont 11 qui ont porté l’uniforme nord-côtier la saison dernière, se sont présentés à Goyens et son équipe d’entraîneurs. Ces derniers, incidemment, seront en charge sur la glace dans les premiers jours.

«Honnêtement, je ne connais pas tous les joueurs. Je vais donc prendre un rôle d’observateur dans les premières journées du camp et déterminer qui peut être une superstar dans son rôle car on ne veut pas 23 joueurs au style identique», a lâché l’entraîneur-chef, qui assure au passage «qu’avec moi, tout le monde a droit à son opportunité».

Après quelques duels intra-équipe, le Drakkar amorcera son calendrier préparatoire ce dimanche face aux Saguenéens de Chicoutimi, qui reviendront en ville les 6 et 13 septembre. Les deux autres parties locales seront disputées contre les Remparts de Québec, les 24 et 25 août.

Drakkar

Pierre Rioux s’amène avec le Drakkar comme directeur général

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a regardé de l’autre côté du fleuve pour dénicher son nouveau directeur général. L’embauche de Pierre Rioux sera officialisée mercredi matin, lors d’une conférence de presse.

Jusqu’à cette semaine, Rioux était l’adjoint au directeur général au sein de l’Océanic de Rimouski. On se souviendra que l’équipe de la Côte-Nord était sans directeur général depuis près de deux mois, soit depuis le congédiement de Steve Ahern, qui venait pourtant d’accepter d’exercer l’année d’option à son contrat.

Rioux, qui a évolué pour les Flames de Calgary en 1982-83, roule sa bosse dans le monde du hockey depuis plusieurs années. Avant d’être adjoint au directeur général à Rimouski, poste qu’il a occupé la saison dernière, il était déjà adjoint à Serge Beausoleil mais dans les autres fonctions de ce dernier, soit derrière le banc de l’équipe, les deux saisons précédentes.

Dans la LHJMQ, Pierre Rioux a rempli le rôle d’entraîneur adjoint chez les Remparts de Québec en 2002-03, et aussi avec les Wildcats de Moncton en 2004-05. Le natif de Québec a aussi été entraîneur-chef dans la Ligue nord-américaine de hockey. Il a également été dépisteur durant six saisons pour le compte de Maple Leafs de Toronto.

Durant sa carrière junior de trois ans, Rioux a récolté 326 points, dont 136 buts, en 194 rencontres, toutes disputées dans l’uniforme des Cataractes de Shawinigan.

L’Océanic n’a pas tardé à trouver le successeur de Pierre Rioux comme assistant au directeur général. Il s’agit d’un autre ancien joueur de la LHJMQ, Danny Dupont. La saison dernière, Dupont oeuvrait au sein du programme hockey du Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières, dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire. 

Drakkar

Le Drakkar remanie ses effectifs au niveau de ses joueurs de 20 ans

BAIE-COMEAU – En cette journée d’ouverture des transactions dans la LHJMQ, le Drakkar de Baie-Comeau a posé trois gestes impliquant autant de joueurs de 20 ans.

La formation de la Côte-Nord a d’abord fait l’acquisition du joueur de centre Gabriel Proulx, des Screaming Eagles du Cap Breton. En retour, le Drakkar a cédé un choix de sixième ronde en 2020 et un autre de huitième tour en 2021.

De l’avis du directeur général par intérim, Pierre Desjardins, Proulx « apportera de la vitesse à notre attaque et sur les premières unités offensives « et démontre « des qualités de leader «. Il soutient aussi que le joueur de centre « cadre bien dans notre philosophie de jumeler efficacement les études au hockey «. Proulx était le candidat des Eagles l’an dernier pour le trophée Marcel-Robert, remis au meilleur athlète-étudiant.

En contrepartie, Baie-Comeau a échangé le robuste défenseur Sacha Roy aux Sea Dogs de Saint.John, contre un modeste choix de 12e ronde. Roy a aussi évolué à l’attaque en fin de saison avec le Drakkar.

Finalement, le Drakkar a dit au revoir à un autre patineur de 20 ans, le dynamique Christopher Benoît, qui tentera sa chance au camp d’entraînement des Voltigeurs de Drummondville. Si jamais il se taille un poste avec les Voltigeurs, ces derniers donneront une compensation au Drakkar.

« Nous voulions donner la chance à Christopher d’évoluer dans la LHJMQ cette saison «, a fait valoir Pierre Desjardins pour expliquer ce geste. Benoît va donc rejoindre l’ex-directeur général du Drakkar, Steve Ahern, maintenant adjoint au dg Philippe Boucher à Drummondville.

Le portrait des joueurs de 20 ans commence à se préciser chez le Drakkar. Avec le nouveau venu Roy et son bon ami Thomas Éthier, déjà avec le club, le défenseur Keenan MacIsaac devrait compléter le trio de 20 ans. Pour l’instant, tout laisse croire que les gardiens Alex D’Orio et Dereck Baribeau, qui auraient pu occuper un poste de vétéran de 20 ans, joueront tous deux au niveau professionnel la saison prochaine.

Drakkar

Repêchage international: un Biélorusse et un Letton avec le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a mis la main sur deux attaquants de 17 ans lors de la séance de sélection internationale de la Ligue canadienne de hockey jeudi, un Biélorusse et un Letton.

Parlant au 45e rang, l’équipe nord-côtière a d’abord repêché Valentin Demchenko, qui a évolué la saison dernière avec l’équipe nationale du Belarus des moins de 18 ans, récoltant 11 buts et 16 mentions d’aide en 48 matchs. Demchenko mesure 5 pieds 9 pouces et fait osciller la balance à 157 livres

En deuxième ronde, avec le 105e choix, le Drakkar a jeté son dévolu sur le Letton Raivis Kristians Ansons, un ailier gauche de six pieds un et de 186 livres. Il a joué à la fois avec les U18 et les U20 de son pays.

«Ce sont deux joueurs qu’on aimait beaucoup. Pierre (Desjardins, dépisteur-chef et directeur général par intérim) les a vus jouer au Championnat du monde U18», a fait valoir Daniel Paradis, coordonnateur au développement des joueurs chez le Drakkar. «Demchenko a beaucoup de vitesse, de bonnes habiletés, il joue avec passion, il a de la drive et il est très content d’avoir été choisi par le Drakkar», a-t-il ajouté.

«Quant à Ansons, il a eu beaucoup de responsabilités au championnat U18. C’est un bon patineur, doté d’un bon tir, capable de jouer à l’aile ou au centre», d’enchaîner Paradis. «Il est solide physiquement et il joue aussi bien défensivement qu’offensivement.»

Selon Daniel Paradis, les agents des deux jeunes ont assuré à Desjardins que leurs protégés se présenteront au prochain camp d’entraînement du Drakkar. À moins que Yaroslav Alexeyev revienne comme joueur de 20 ans, ce qui serait plutôt surprenant, il y aura deux places disponibles pour des joueurs outre-Atlantique à bord du Drakkar la saison prochaine.

Le coordonnateur au développement des joueurs prévient toutefois que Demchenko et Ansons n’auront vraisemblablement pas un impact immédiat avec le club la saison prochaine. «Ce sont deux jeunes de 17 ans. Il faudra leur laisser le temps de s’acclimater et de s’épanouir, mais ils seront dans un environnement pour ça», a-t-il conclu.

Drakkar

Congédiement d'Ahern: des actions ou des propos auraient déplu

BAIE-COMEAU — Steve Ahern aurait posé des actions ou fait des déclarations qui ne pouvaient pas être entérinées par la direction du Drakkar, s’il faut en croire le président du conseil d’administration de l’équipe. Quant au principal intéressé, il préfère digérer la nouvelle de son congédiement encore quelques jours avant de commenter.

«On a pris cette décision car il y a des choses qu’on a apprises dans les dernières semaines qui n’étaient pas en ligne avec nos façons de faire. Au moment d’exercer l’année d’option du contrat, on n’avait pas ces informations-là en main», a déclaré Steeve Gagné, faisant ainsi valoir que le divorce entre les deux parties était ainsi devenu inévitable. «Par respect pour Steve, je n’irai pas dans les détails.»

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Même s’il n’expose pas les raisons qui ont entraîné ce geste plutôt surprenant, M. Gagné assure «n’avoir rien à cacher» et soutient que l’organisation ne dilapide pas l’argent public malgré le fait qu’elle congédie un employé moins de deux mois après l’avoir réembauché.

Rappelons, si besoin est, que le Drakkar est propriété de la Ville de Baie-Comeau et que cette dernière verse tout près de 400 000 $ par année au club. «Il y a des gens de la Ville de Baie-Comeau autour de la table et ils sont au courant de la décision. Moi aussi, j’ai l’intérêt de protéger l’argent du public», a ajouté le président du C.A.

Il est aussi bon de souligner ici que l’année d’option prévue au contrat d’Ahern a été exercée au début mai. Ce dernier avait demandé un temps de réflexion avant de déterminer s’il voulait revenir avec l’équipe. Ahern, on se souviendra, avait manifesté publiquement quelques insatisfactions dans ses relations avec le conseil d’administration, au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries.

«[Le congédiement] n’a vraiment rien à voir avec ça, on en est à des années-lumière. On s’était expliqués là-dessus et le dossier était clos. Ce n’est pas un règlement de comptes.»

Drôle d’embarras

Ce congédiement-surprise peut éventuellement placer le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, Jon Goyens, dans un drôle d’embarras. Ce dernier vient d’être embauché par Ahern il y a trois semaines et la règle dans le sport veut qu’un nouveau directeur général nomme lui-même ses hommes aux différents échelons du département hockey.

«Jon a été contacté par Pierre [Desjardins, le directeur général adjoint). Il l’a appelé pour lui expliquer ce qui arrive et pourquoi ça arrive. Ça ne le [Goyens] place absolument pas dans une drôle de situation», a déclaré Steeve Gagné.

C’est donc Pierre Desjardins, nommé adjoint au directeur général la journée même où l’année d’option au contrat de Steve Ahern a été exercée, qui assure l’intérim jusqu’à nouvel ordre. Un processus d’embauche pour trouver un nouveau d.g. devrait être lancé dans les prochaines semaines. Desjardins est aussi recruteur-chef du Drakkar.

En terminant, Steeve Gagné dit souhaiter la meilleure des chances à son désormais ex-directeur général, avec qui il a travaillé de nombreuses années. Il assure également que ce congédiement n’a rien à voir avec l’autre carrière d’Ahern, celle de directeur d’école pour le compte de la Commission scolaire de l’Estuaire.

Steve Ahern était à l’emploi du Drakkar depuis 1998, alors qu’il avait été engagé comme entraîneur des gardiens de but du club. Il a été nommé directeur général de l’équipe en juillet 2009. Sous sa gouverne, la formation nord-côtière a atteint la finale de la LHJMQ à deux reprises, sans toutefois parvenir à remporter le championnat tant attendu par les partisans du Drakkar.

Drakkar

Le Drakkar congédie Steve Ahern

BAIE-COMEAU – Stupeur dans le camp du Drakkar de Baie-Comeau. Selon TVA Sports, l’organisation nord-côtière vient de congédier son directeur général Steve Ahern. Les deux parties venaient pourtant d’exercer l’année d’option prévue à son contrat.

La direction du club prend donc cette décision à un drôle de moment, quelques jours après qu’Ahern et l’équipe de recruteurs qu’il chapeautait aient procédé aux sélections du Drakkar lors de la dernière séance de repêchage. De plus, le dg congédié venait de procéder à l’embauche du nouvel entraîneur-chef de la formation, Jon Goyens.

Au moment d’écrire ces lignes, personne de l’organisation n’a répondu au Soleil à savoir pourquoi elle avait pris cette décision et qui prendrait la relève de celui qui a été directeur général de l’équipe au cours des 10 dernières saisons.

Le torchon brûlait entre Ahern et le conseil d’administration de l’équipe. Au lendemain de l’élimination du Drakkar ce printemps. l’ex dg avait confié au Soleil qu’il n’avait pas nécessairement les coudées franches dans sa gestion du volet hockey du club. Lors de l’annonce de son année d’option, il assurait que les choses étaient réglées, mais ce n’est visiblement pas le cas.

Steve Ahern a été nommé directeur général du Drakkar le 17 juillet 2009. Il faisait partie de l’organisation depuis 1998, alors qu’il avait été embauché à titre d’entraîneur des gardiens. Soulignons au passage qu’Ahern ne se retrouve pas tout de même pas sans boulot puisqu’il est directeur adjoint de la polyvalente des Baies de Baie-Comeau.

Hockey

Nathan Légaré confiant de pouvoir brouiller les cartes au repêchage

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Il ne faut pas espérer que Nathan Légaré fasse un plat de son classement final par la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey, qui le place au 54e rang des patineurs nord-américains pour le repêchage de ce weekend. Il sait très bien que la majorité des observateurs le font pointer beaucoup plus haut sur leur propre liste et il a suffisamment confiance en ses moyens pour espérer sortir plus rapidement.

Deuxième meilleur buteur (45) et huitième marqueur de la LHJMQ (87 points) la saison dernière, l’attaquant de puissance du Drakkar de Baie-Comeau assure qu’il n’a pas été affecté par ce rang, tout ce qu’il y a de plus théorique quand on y pense. À la mi-saison, il pointait au 64e échelon.

«Je n’ai vraiment pas été dérangé par ce classement, même si tout le monde m’en parlait», a confié Légaré. «C’est peut-être pour ça que j’ai connu du succès l’an dernier. Je me concentrais sur les matchs et j’oubliais ce que me disaient les partisans et les journalistes là-dessus.»

Au cours de la saison, il a eu des contacts avec 30 des 31 formations du circuit Bettman. Lors du dernier camp d’évaluation de la LNH à Buffalo, il a rencontré les représentants de 21 équipes. Ceux de Pittsburgh et de Chicago sont allés un peu plus loin que les préliminaires, l’invitant à souper. Est-ce un signe de leur grand intérêt?

«Je ne sais pas, mais j’espère sortir le plus haut possible, peut-être en deuxième ronde. On ne sait pas ce qui peut arriver et le rang de sélection, ce n’est pas ce qui est le plus important. Le plus important, c’est d’avoir sa chance. On l’a bien vu avec Alex Barré-Boulet», a-t-il fait valoir.

Ignoré par toutes les équipes de la LNH, Barré-Boulet a finalement signé comme agent libre par le Lightning de Tampa Bay l’an dernier. Affecté au Crunch de Syracuse, le natif de Montmagny a raflé rien de moins que le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine. Légaré n’aura sûrement pas à vivre la même déception que Barré-Boulet au repêchage, mais on comprend bien où il veut en venir avec cet exemple.

Coup de patin

L’ailier droit a entrepris son entraînement estival avec son bon ami Alexis Lafrenière et d’autres gros noms du circuit Courteau comme Samuel Poulin, Xavier Parent, Samuel Bolduc et son coéquipier chez le Drakkar, Christopher Merisier-Ortiz.

En compagne du réputé préparateur physique Stéphane Dubé, Légaré travaille particulièrement sur le principal point sur lequel les dépisteurs ont une réticence dans son jeu, soit son coup de patin. Mais il ne faut pas oublier qu’à six pieds et plus de 200 livres, Légaré ne peut pas accélérer comme un joueur de plus petit gabarit. «Je vais me concentrer sur ma vitesse, mais pour passer à l’échelon supérieur, il faut tout améliorer, pas juste un élément», reconnaît-il avec justesse.

Quand cette fameuse chance de faire ses preuves se présentera, Nathan Légaré entend tout faire pour demeurer «en haut», mais il demeure réaliste. «Pour moi, il n’y a rien d’impossible, mais pour mon développement, je ne serai sûrement pas frustré si je dois retourner au niveau junior. Ce sera à moi de connaître un vrai bon camp pour forcer la main de l’équipe qui m’aura repêché», conclut le jeune homme de 18 ans.

Drakkar

Zack Morissette, le fils de Dave, choisi par le Drakkar

En analysant l’allure du repêchage, le Drakkar de Baie-Comeau pouvait se permettre de sacrifier son choix de première ronde en retour de quatre sélections en 2019 et 2020.

«L’offre de Patrick était excellente. Il a bien payé, et parfois, l’ascenseur revient», résumait Steve Ahern, qui a été le partenaire de danse de Roy, pour l’occasion.

Le Drakkar avait les yeux sur Nathan Gaucher, repêché au 8e rang par les Remparts. Le Drakkar pouvait donc se permettre de mettre la main sur quatre choix, se doutant bien que l’autre joueur qu’il reluquait serait disponible, le moment venu. En cédant le 15e choix en première ronde, Baie-Comeau a obtenu les choix de 2e et 3e rondes des Remparts de 2019 et ceux de 2e et 3e rondes de 2020.

À son rang de sélection au deuxième tour (26e), le Drakkar a opté pour l’ailier gauche Drew Elliott et il a enchaîné en troisième ronde avec le défenseur Zack Morissette, fils de Dave Morissette, l’ancien joueur devenu commentateur sportif et qui est originaire de Baie-Comeau.

«Aujourd’hui, c’est une belle journée pour la famille. Je vois Dave et le grand-père de Zack, je suis content pour eux. Le grand-père a été impliqué dans le hockey mineur, c’est un moment privilégié. Mais on a repêché un joueur de hockey, pas le fils d’un animateur de télé. Dave, c’est Dave, et Zack, c’est Zack», expliquait Ahern.

Dave devait être bien d’accord avec lui. Lors d’une photo prise avec lui et son fils dans les gradins avant que Zack ne s’amène à la table de l’équipe, il s’est excusé auprès de lui, ne voulant surtout pas lui enlever l’attention qu’il méritait.

«J’apporte ma touche, Dave et Zack, ce sont deux personnes. Je suis très content d’appartenir au Drakkar, c’est une belle organisation», disait le joueur de 15 ans développé au collège Bishop’s, dans le hockey scolaire (LHPS).

Selon le DG, Morissette affiche déjà les valeurs du Drakkar. Il se réjouissait aussi de la sélection d’Elliott, un joueur du Nouveau-Brunswick qui n’a jamais eu l’intention de bouder la formation de la Côte-Nord.

«Je suis très heureux et je n’ai aucun problème à aller jouer à Baie-Comeau. Je ne m’y attendais pas, mais quand j’ai entendu mon nom [au 26e rang], j’étais content», confiait le natif de Saint-Jean.

«Nous l’avions 15e sur notre liste, il a glissé au 26e. Il est intense, il a de la fougue et il voulait venir chez nous», résumait Ahern.

Drakkar

Le Drakkar confirme la nomination de Jon Goyens [VIDÉO]

Après la conquête d’un premier championnat avec les Lions de Lac-Saint-Louis, en 2011, quelques équipes de la LHJMQ avaient cogné à la porte de Jon Goyens. Nommé au poste d’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, jeudi, il ne regrettait aucunement d’avoir attendu à aujourd’hui pour faire le saut.

«Ça m’a laissé du temps pour prendre plus d’expérience. Je suis plus prêt, maintenant, et je suis un meilleur coach que je ne l’étais en 2011», disait-il dans un hôtel de Québec, où se tenait la conférence de presse de l’annonce du successeur de Martin Bernard en marge des assises de la LHJMQ.

Goyens débarque sur la Côte-Nord avec deux conquêtes de la Coupe Jimmy-Ferrari, dont la plus récente en 2016 alors qu’il dirigeait l’actuel capitaine du Drakkar, Nathan Légaré. Il revendique aussi deux médailles de bronze à la Coupe Telus.

À Baie-Comeau, son mandat sera développer les joueurs, propager les valeurs d’intensité et d’équité de l’équipe et bien expliquer le tout à la génération d’aujourd’hui.

«Je suis directeur d’école, je sais que le questionnement peut venir vite. On a vécu la problématique à la fin de la saison, dans les séries, il faut être juste et bien expliquer les choses», notait le directeur général Steve Ahern, convaincu que Goyens fera en sorte que le club puisse être compétitif rapidement «comme on aurait dû le faire dans les séries».

Le plus victorieux en séries

Goyens est l’entraîneur-chef comptant le plus de victoires dans les séries de la Ligue midget AAA. Il a déjà été adjoint et responsable de la vidéo avec la défunte équipe de Lewiston, dans la LHJMQ. Il entraîne des joueurs professionnels, l’été, et participe à des camps de perfectionnement avec les Maple Leafs de Toronto et le Crunch de Syracuse. Benoît Groulx, qui dirige le club-école du Lightning, a eu de bons mots pour lui, selon Ahern, qui connaissait Goyens sans être ami avec lui.

«Dans le hockey, ce n’est pas de l’amitié que ça prend, il faut des passionnés qui veulent gagner. J’aurais pu nommer mon prof de français qui est vraiment bon, mais j’aimais mieux un coach de hockey», illustrait le DG avec le sourire.

Des raisons familiales ont gardé Goyens à la maison de 2011 à 2019. Sa femme lui avait prédit qu’il recevrait une offre, ce printemps. «Les gens pensaient que j’étais très confortable à Montréal. Quand l’occasion se présente, il faut sortir de sa zone de confort et relever le défi», précisait-il.

Reste à voir si sa présence permettra au Drakkar d’avoir la main plus heureuse avec les joueurs de Lac-Saint-Louis…

«La décision de venir à Baie-Comeau, dans la LHJMQ ou d’aller aux États-Unis appartient aux familles. Mais à la fin de la journée, si le fait de connaître des joueurs peut aider au recrutement, je serai très content d’aider», notait le nouveau pilote du Drakkar.

Le jour du jugement ne viendra pas après le premier mois pour celui qui a signé un contrat de deux ans assorti d’une troisième année en option.

«Ce qui compte, ce n’est pas d’être content de gagner nos six premiers matchs, et après Noël, de ne pas faire les séries. Il faut que la fondation soit solide en janvier pour que les joueurs soient prêts à affronter n’importe quel style de jeu dans les séries», notait le fils de Chrys Goyens, auteur de biographies de Larry Robinson, Scotty Bowman, Maurice Richard, Darryl Sittler et Mario Lemieux, entre autres.

«Peut-être que son père pourrait écrire la mienne, à un moment donné», ajoutait Ahern avec une touche d’humour. Il préférera sans doute que Jon Goyens ajoute de belles pages à l’histoire du Drakkar!

Drakkar

Steve Ahern manque de cartes pour le repêchage de la LHJMQ

BAIE-COMEAU — Pour l’instant, Steve Ahern n’a pas énormément de cartes dans ses mains en ce qui a trait à la séance de repêchage de la LHJMQ, qui se tient ce samedi au Centre Vidéotron. Le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau devrait toutefois améliorer substantiellement son jeu avec les nombreux vétérans de l’équipe.

«On a beaucoup de joueurs de 20 ans disponibles et il y en aura plusieurs autres sur le marché. Juste Rimouski et nous, on est quasiment capable de faire une équipe complète de 20 ans», a souligné Ahern mercredi, alors qu’il était en route vers Québec.

«Pour le reste, notre premier choix [15e au total] peut être disponible si on a une bonne offre, mais mes dépisteurs me disent qu’il y a une excellente cuvée de joueurs en première ronde et que dans les rondes 2 à 4, on peut y aller plus en fonction de nos besoins», a-t-il ajouté.

Toutefois, Ahern n’a pour le moment pas de sélection en deuxième et en troisième ronde. Son choix de deuxième tour a été cédé au Cap-Breton afin de faire l’acquisition de Kyle Jessiman, tandis que le choix de troisième ronde du Drakkar appartient à l’Océanic, acquis dans le catastrophique échange d’Antoine Dufort-Plante, qui ne s’est jamais présenté sur la Côte-Nord.

Plusieurs des choix cédés lors de la période de transactions de l’hiver dernier devraient cependant revenir dans la besace du dg du Drakkar. De nombreuses rumeurs font état de départs de vétérans comme Shawn Element, Yan Aucoin et Ethan Crossman, qui seraient échangés en retour de choix au repêchage.

Il le faudra, car dans le portrait actuel, Baie-Comeau n’a aucun choix dans les cinq premières rondes en 2020 et 2021. Sans nier avoir des pourparlers à ce sujet, Steve Ahern a refusé de s’avancer plus loin, mais les habitués des cuisines du hockey junior majeur savent bien qu’il y a souvent un élastique d’attaché sur les choix de repêchage échangés.

Baribeau de retour?

Pour ce qui est de la situation des gardiens, le Drakkar aura peut-être un gardien de 20 ans pour amorcer la prochaine campagne. Alex D’Orio et Dereck Baribeau auront tous les deux cet âge. Si le premier ne reviendra probablement pas au niveau junior, la chose n’est pas impossible pour le second, qui n’a pas vu beaucoup d’action en 2018-2019 en raison de blessures.

«J’adore Baribeau et aussi [Lucas] Fitzpatrick, qui est prêt à garder beaucoup de matchs. Et si jamais D’Orio revient, ça nous donne une carte supplémentaire», a fait valoir Ahern. «Et il ne faut pas oublier [Félix-Antoine] Voyer et [Justin] Bourque, des gardiens repêchés l’an dernier qui ont eu une saison supplémentaire dans le corps dans le midget. Ce sont aussi deux bons gardiens.»

Dans ses discussions avec ses homologues, le directeur général du Drakkar se dit notamment à la recherche d’un joueur de profondeur à l’attaque. Et il écoute bien sûr les offres pour sa flopée de vétérans.

Soulignons en terminant que le Drakkar officialisera ce jeudi matin l’embauche de Jon Goyens comme entraîneur-chef de l’équipe. Goyens a passé les 10 dernières années dans le circuit midget AAA, à la barre des Lions du Lac-Saint-Louis.

Drakkar

Jon Goyens nommé entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau

BAIE-COMEAU – La direction de l’équipe refuse de le confirmer, mais tout laisse croire que le Drakkar de Baie-Comeau confiera le poste d’entraîneur-chef de l’équipe à Jon Goyens, qui dirigeait jusque-là les Lions du Lac-Saint-Louis, de la Ligue midget AAA.

Les rumeurs qui amènent Goyens à Baie-Comeau courent déjà depuis quelques jours et sans les nier, le directeur général Steve Ahern s’est bien abstenu de les confirmer pour l’instant, assurant qu’il n’y encore rien de réglé dans ce dossier. L’organisation a convoqué une conférence de presse jeudi à Québec, en marge des assises de la LHJMQ, pour dévoiler ce qui s’avère être un secret de polichinelle.

Le Drakkar est sans entraîneur-chef depuis que le club a décidé de ne pas renouveler le contrat de Martin Bernard à la fin de la dernière campagne, qui s’est conclue en queue de poisson avec une élimination au premier tour éliminatoire.

10 ans avec les Lions

Goyens, âgé de 40 ans, a piloté les Lions au cours des 10 dernières saisons. Il a remporté avec eux deux championnats des séries, en 2010-2011 et 2015-2016. Cette dernière coupe Jimmy-Ferrari a notamment été gagnée avec l’aide de Gabriel Fortier, aujourd’hui capitaine du Drakkar et assurément une des figures de proue de la formation en 2019-2020.

Soulignons qu’au terme de ces deux championnats, les Lions ont décroché la médaille de bronze au championnat national midget AAA, la coupe TELUS.

Le nom de Jon Goyens a aussi résonné lors de la dernière saison midget alors que son équipe a éliminé en séries les grandissimes favoris, les Chevaliers de Lévis, qui n’avaient perdu qu’une seule rencontre durant tout le calendrier régulier. Le Lac-Saint-Louis s’est ensuite incliné en finale face aux Cantonniers de Magog.

Parmi ses faits d’armes, Goyens est l’entraîneur-chef qui a remporté le plus de victoires en séries dans l’histoire de la ligue, soit 75. Il a déjà brièvement goûté au hockey de la LHJMQ alors qu’il a été entraîneur affecté à la vidéo chez les défunts MAINEiacs de Lewiston, en 2008-2009.

Drakkar

Le Drakkar congédie Martin Bernard

BAIE-COMEAU — Comme le veut l’implacable loi du sport, Martin Bernard a écopé pour la fin de campagne en queue de poisson du Drakkar de Baie-Comeau. Celui qui a été entraîneur-chef de la formation nord-côtière durant trois ans a été avisé mardi matin que son contrat ne serait pas renouvelé.

Bernard était revenu à Baie-Comeau pour entendre cette mauvaise nouvelle de la bouche du directeur général Steve Ahern qui, pour sa part, a été confirmé dans son poste la semaine dernière. De l’avis de ce dernier, le pilote des trois dernières saisons n’est pas tombé des nues, principalement en raison de l’élimination du Drakkar en première ronde des séries.

«Le bulletin d’un coach, ce sont les séries. On avait bâti un plan sur trois ans, l’évaluation qui avait été faite était de se retrouver dans le carré d’as cette année et ça n’a malheureusement pas été le cas», a soutenu Ahern. «Il [Bernard] s’attendait à ça. C’est dommage, mais le hockey est fait comme ça. Il ne faut pas oublier non plus que les coachs ont aussi des vies de famille. Ce n’est pas facile pour elles non plus», a-t-il ajouté.

«On n’est jamais maître de notre destinée», a été le premier commentaire de Martin Bernard, philosophe devant la fatalité. «Dans ce métier, on est tributaires des performances, spécialement en séries. Toutefois, quand je regarde l’ensemble du portrait, c’était d’être compétitif lors de la troisième saison et on a connu une des meilleures saisons de l’histoire de cette organisation.»

Là-dessus, difficile de contredire celui qui vivait un troisième congédiement à titre d’entraîneur-chef. Le Drakkar a récolté 102 points pour se classer au quatrième échelon du classement général du circuit Courteau. L’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton, après notamment trois revers à domicile, lui aura toutefois été fatale.

Remerciements

Martin Bernard, qui a remercié dans un long message sur Twitter l’organisation du Drakkar, les partisans et bien sûr les joueurs qui ont évolué sous ses ordres, pensera maintenant aux siens avant de savoir où il va rebondir. «Pour l’instant, l’important est de s’assurer que mes proches soient bien. Il ne faut pas que ce soit une distraction pour les enfants à l’école. Pour la suite, on verra», a lancé le père d’une fille âgée de 15 ans et d’un garçon de 12 ans.

Toujours gentleman dans ses relations avec les médias et le public en général, Bernard a dit souhaiter aux partisans en conclusion «une première coupe du Président dans les prochaines années».

Steve Ahern est maintenant en mode recherche d’un nouvel entraîneur-chef, qui sera le 11e de l’histoire de l’équipe. Le directeur général ne cherche pas nécessairement quelqu’un qui a de l’expérience du hockey junior majeur, mais il veut un pilote «qui aura une connaissance de la façon de composer avec [les jeunes de] la nouvelle génération et qui sera ouvert à travailler avec les nouvelles technologies, comme la psychométrie».

Le directeur général, qui assurait en début d’après-midi mardi avoir déjà reçu huit propositions, se donne jusqu’à dimanche prochain pour recevoir les candidatures des gens intéressés. Il souhaite que le prochain pilote soit nommé d’ici les assises de la LHJMQ, qui auront lieu du 6 au 8 juin.

En trois saisons à la barre du Drakkar, Martin Bernard a compilé un dossier de 105 victoires et 99 défaites, dont 19 en supplémentaire ou en fusillade. Sa fiche en séries sur la Côte-Nord est de quatre gains et 12 revers. Dans la LHJMQ, il a également dirigé les Tigres de Victoriaville et les Cataractes de Shawinigan.

Drakkar

Ahern demeure en poste avec le Drakkar

BAIE-COMEAU — Steve Ahern demeurera pour au moins encore un an le patron hockey du Drakkar de Baie-Comeau. Le principal intéressé et le conseil d’administration de l’équipe se sont entendus pour exercer l’année d’option au contrat de celui qui entreprendra une 11e campagne comme directeur général de l’équipe.

«J’avais demandé un temps de réflexion et après ce temps, on a décidé d’exercer l’année d’option», a déclaré Ahern, qui avait souligné au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries avoir certains désaccords avec le conseil d’administration sur la manière de procéder aux opérations hockey. Il assure que ce dossier est clos.

«On avait des choses à clarifier et je suis super content de continuer à travailler avec le groupe actuel», a-t-il fait valoir en refusant de revenir sur ces points de discorde. Les deux parties discuteront en cours de saison prochaine sur la possibilité de renouveler à plus long terme le contrat d’Ahern, à bord du Drakkar depuis 1998.

Steve Ahern aura également un peu d’aide dans ses fonctions. Le dépisteur-chef de l’équipe, Pierre Desjardins, ajoute le titre de directeur général adjoint à sa description de tâches. «En fait, il faisait déjà ce travail d’adjoint, sans avoir le titre. [Cette nomination] sécurise aussi d’une certaine façon l’organisation si jamais il se passe quelque chose avec mon autre carrière.»

Il est bon ici de rappeler que le poste de directeur général du Drakkar n’est pas le principal gagne-pain de Steve Ahern. Il est en effet directeur adjoint d’une polyvalente à Baie-Comeau et il n’est pas impossible qu’une progression dans cette carrière fasse en sorte qu’il doive laisser de côté le hockey.

Le sort de Martin Bernard

Quant au sort de l’entraîneur-chef Martin Bernard, sous contrat avec l’équipe jusqu’au 1er juin, il n’a toujours pas été décidé, a assuré le directeur général.

«J’avais convenu avec Martin que j’allais régler mon dossier en premier et qu’on se parlerait par la suite. On devrait se rencontrer la semaine prochaine à Baie-Comeau. Il n’y a pas de décision de prise dans son cas et on va voir ce qu’on peut faire», a-t-il déclaré.

Pour ce qui est des rumeurs d’échanges qui courent, comme Shawn Element à Bathurst ou Ethan Crossman à Chicoutimi, Ahern a tenu à les démentir et confie qu’elles déstabilisent inutilement les jeunes, qui complètent pour la plupart leur année scolaire.

«Je trouve vraiment ça déplorable que certains se permettent de sortir toutes sortes de choses. La période d’échanges a lieu lors de la séance de repêchage et il n’y aura rien de réglé avant ça. Je n’ai dit à aucun joueur dans l’équipe qu’il était échangé et s’il y a des transactions qui se font, elles se feront en juin», a-t-il conclu.

Drakkar

Bilan positif pour le Drakkar, malgré la fin abrupte

BAIE-COMEAU — Malgré l’élimination rapide de l’équipe en séries et les vraisemblables désaccords entre le conseil d’administration et le directeur général, l’état-major du Drakkar a tenu mardi à faire un bilan tout en positivisme de la saison 2018-2019. De plus, pas question d’aborder les questions sensibles comme les contrats des hommes de hockey lors de ce point de presse.

D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur le contrat de l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui est venu à échéance à la fin de la saison, et celui du dg Steve Ahern, à qui il reste une année d’option.

«On va s’asseoir bientôt pour les discussions», a simplement lancé M. Gagné, soutenant que «les choses vont suivre leurs cours». Signalons que Bernard n’était pas présent à cette activité de presse. Selon l’organisation, il avait des engagements familiaux déjà prévus à Magog, sa région natale.

Même Ahern, qui s’était confié au Soleil deux jours après l’élimination de l’équipe, a refusé de revenir sur ses déclarations concernant ses relations qui ne seraient pas au beau fixe avec le C.A. Il s’en est même excusé auprès des membres du conseil durant ce point de presse. «Sincèrement, ce sont des réactions que tu ne dois pas avoir quand t’es dg», a-t-il affirmé.

Des séries crève-cœurs

Après avoir rappelé les faits saillants de la saison régulière, où le Drakkar a cumulé la deuxième meilleure fiche de son histoire et pris le quatrième rang au classement général, le directeur général a dû revenir sur l’élimination en sept matchs face aux Wildcats de Moncton, un coriace adversaire que les siens auraient évité si le classement général avait été utilisé pour la première ronde plutôt que le classement par conférence. «Pour moi comme tout le monde, c’est une déception vraiment incroyable», a-t-il dit.

Steve Ahern a aussi signalé que, malgré trois rencontres avec le réputé psychologue sportif Sylvain Guimond, qui travaille notamment avec Sidney Crosby, les joueurs du Drakkar étaient particulièrement tendus, jouant plus avec la peur de perdre que la volonté de gagner. «Les gars avaient peur de décevoir les partisans et ce qui est arrivé, c’est qu’on a déçu les partisans», a-t-il lâché.

Une année rentable

Sur le plan financier, les dirigeants assurent là aussi que le bilan est positif. Malgré une légère baisse dans les abonnements de saison, le nombre de billets vendus à l’unité a crû de 20 %. Ainsi, la moyenne d’assistance est passée de 1752 à 1840 spectateurs par match.

«Quand on passe la barre des 1800, on peut s’attendre à une année rentable, même s’il y a d’autres facteurs à tenir en compte», a fait valoir le directeur administratif Étienne Fortier, qui parle notamment des ententes avec les commanditaires, qui fluctuent d’une année à l’autre.

L’instauration des billets de type moitié-moitié a permis au Drakkar d’augmenter de près de 300 % sa vente de billets du genre comparativement à la Loto-Drakkar, qui n’accordait que 1000 $ par match au gagnant. En moyenne cette année, ce lot est passé à 3500 $, permettant ainsi au club de défrayer avec ces nouveaux revenus l’ensemble des frais reliés aux études des joueurs.

Le bilan financier complet ne sera connu que cet été, lors de la fin de l’année financière de Hockey junior Baie-Comeau, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute l’équipe, propriété de la Ville de Baie-Comeau.

Drakkar

Steve Ahern réfléchit sur son avenir

BAIE-COMEAU — La fin abrupte de la saison 2018-2019 a laissé, on peut s’en douter, un goût d’amertume dans la bouche du directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Steve Ahern. Mais ce n’est pas nécessairement pour les raisons qu’on pourrait croire.

Ahern dit réfléchir présentement à son avenir à la tête du département hockey de l’organisation qu’il dirige depuis 10 ans, en plus d’être instructeur des gardiens de but. Trop de choses ne fonctionnent pas comme il le souhaiterait et l’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton au premier tour des séries ne l’aide pas à faire passer la pilule.

«Aujourd’hui [jeudi], j’ai parlé à Steeve [Gagné, président du conseil d’administration de l’équipe] pour lui demander un temps de réflexion», a déclaré Ahern, à qui il reste une année d’option à l’entente qui le lie avec l’équipe. «J’ai beaucoup de choses à penser.»

Parmi ces choses à penser figurent ses relations avec le conseil d’administration, qui n’ont pas toujours été au beau fixe. Soulignons que la direction de l’équipe est chapeautée par un organisme sans but lucratif contrôlé par un conseil d’administration. Dans les faits, le Drakkar appartient à la Ville de Baie-Comeau, qui ne se mêle toutefois pas du quotidien du club.

«Bien sûr, le c.a. a un rôle dans toute organisation et bien des choses lui sont redevables, mais ça devrait se limiter à l’aspect administratif. J’ai fait ma job du mieux que j’ai pu, mais il fallait tenir compte du c.a.», a lancé le Montréalais d’origine, à bord du Drakkar depuis 21 ans.

«Il y a plus d’un acteur dans une équipe de hockey et il faut que tout le monde travaille en collaboration. Quand ce n’est pas le cas, ça donne ce que ça a donné et en disant ça, je ne blâme aucunement les joueurs», a enchaîné le dg en se faisant sibyllin.

Visiblement, Steve Ahern marche sur des œufs durant cette entrevue, mais on sent bien qu’il en aurait long à dire. «J’aurais dû prendre des décisions en pensant seulement à mon travail de directeur général. Il y a des choses que j’aurais voulu faire et que je n’ai pas été capable de faire. Je n’ai pas toujours pu prendre les décisions que j’aurais voulues», lâche-t-il en refusant d’entrer dans les détails.

Steve Ahern assure qu’il doit également réfléchir à son autre carrière, celle qu’il mène à la Commission scolaire de l’Estuaire. L’homme de hockey est aussi directeur adjoint à la polyvalente des Baies, un établissement d’environ 700 élèves qui, incidemment, se trouve tout juste à côté du domicile du Drakkar, le Centre Henry-Leonard.

«Ça fait 20 ans que je donne ma peau pour cette organisation [le Drakkar], mais j’adore aussi mes fonctions à la commission scolaire. Je me rends compte que je peux aussi avoir là un impact sur les jeunes. Ma réflexion se fait donc aussi sur ce que je veux faire dans l’avenir dans le milieu scolaire», a conclu celui qui préfère attendre encore quelques jours avant de revenir sur la dernière saison de l’équipe sur la glace.

Drakkar

Fin du voyage pour le Drakkar [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Consternation à Baie-Comeau. Le Drakkar, supposément construit pour naviguer vers de lointains horizons en séries cette saison, s’est plutôt échoué dès le premier tour, subissant mardi à domicile un revers de 3-2 face aux Wildcats de Moncton, qui remportent cette série huitième de finale quatre victoires contre trois.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, le gardien Francis Leclerc a récolté la première étoile à chacune des quatre rencontres disputées à Baie-Comeau. Mardi, il a encore brillé de tous ses feux, stoppant 36 tirs. Leclerc a choisi le moyen le plus cruel pour se rappeler au souvenir des partisans du Drakkar, pour qui il gardait les buts l’an dernier. Lors de la poignée de main d’après-match, les joueurs du Drakkar ont d’ailleurs été nombreux à lui faire l’accolade.

«J’aime ça jouer sous la pression et avec les partisans de Baie-Comeau qui font beaucoup de bruit; ça me pompe», a déclaré le héros de la série. «Ce sont des matchs émotifs et j’aime ça. À Moncton, c’était un peu moins émotif.» Quant aux longues poignées de main, il a rappelé qu’il avait encore de bons amis à Baie-Comeau. «Je me sentais un peu mal pour eux, mais moi, j’ai seulement fait ce que j’avais à faire», a lancé Leclerc.

«Ça fait trois ans qu’on travaille à bâtir cette équipe pour en arriver où on en était et c’est décevant. On voulait vraiment faire quelque chose de mieux», ont été les premiers mots de l’entraîneur-chef Martin Bernard.

«Cette série se résume au manque d’opportunisme. On a eu de très grosses chances de marquer sur lesquelles on n’a pas capitalisé et sur lesquelles on capitalisait en saison. Ça a aussi fait en sorte que notre avantage numérique [3 en 30 dans la série] a moins bien fonctionné.»

«Bombardé»

Quant au travail de Leclerc, Bernard n’a pu que constater : «On pensait après les trois matchs à Moncton qu’on avait réussi à percer le mystère Francis, mais il faut lui donner le crédit». «On l’a bombardé, mais il était dans sa zone.»

Jeremy McKenna a enfilé l’important premier but de la rencontre, faisant habilement dévier le tir de Gabriel Sylvestre en passant devant Alex D’Orio à 3:51 du premier vingt. Dans cette série, la formation qui a marqué le premier but a remporté chacun des sept matchs.

 «On est passé au travers de l’adversité», a fait valoir l’entraîneur-chef des Wildcats, John Torchetti, qui identifie la discipline des siens dans les deux derniers matchs à Baie-Comeau comme un facteur important. «Limiter les avantages numériques accordés, ça leur a enlevé un peu de momentum, surtout devant leurs partisans, qui sont extraordinaires. J’aime jouer ici. C’est ça, le hockey des séries», a-t-il ajouté.

Jacob Stewart et Mika Cyr ont enfilé les autres buts des vainqueurs. Nathan Légaré, sur un retour de tir, et Gabriel Fortier, avec 36 secondes à faire au duel, sont parvenus à déjouer Leclerc.

Il s’agissait de la cinquième fois de son histoire que le Drakkar disputait un septième match dans une série. Avec ce revers, il montre une fiche de 1-4 dans ces circonstances et 1-3 à domicile, là où pourtant toutes les équipes veulent jouer le match ultime.

NOTES: Blessé lors du match numéro 6, Christopher Benoît, l’un des meilleurs des siens dans cette série avec Shawn Element, n’était pas en uniforme pour le Drakkar... Un total de 2008 spectateurs était de ce dernier match au Centre Henry-Leonard.

Drakkar

Moncton 3/Baie-Comeau 1: coriaces Wildcats [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Ils sont coriaces, ces Wildcats. Faisant honneur à leur réputation d’équipe dure à battre sur la route, Moncton a arraché un second gain en trois matchs à Baie-Comeau, disposant lundi du Drakkar par la marque de 3-1. Cette série de premier tour est maintenant égale 3-3 et connaîtra son dénouement mardi soir.

Le cerbère des Wildcats, Francis Leclerc, a récolté la première étoile pour la troisième fois en autant de rencontres au Centre Henry-Leonard. Il n’a pas eu à être aussi fumant que lors des deux premiers duels, mais il a tout de même stoppé 33 rondelles pour aider les siens à pousser cette série à la limite. Devant lui, ses coéquipiers ont probablement disputé leur meilleur match à Baie-Comeau.

«On savait que ça allait être une guerre de tranchées. C’est exactement ce qu’on a», de souligner le pilote du Drakkar, Martin Bernard.

«Les séries, ça se gagne pouce par pouce, je le dis depuis le début. Et ça a été ce genre de match-là ce soir. Demain [mardi], c’est un match numéro 7 et il n’y a plus rien qui tient», a-t-il ajouté quand on lui a fait remarquer que l’équipe visiteuse a remporté quatre des six rencontres jusqu’ici.

Avec un peu plus de précision, le Drakkar aurait pu régler le sort des Wildcats, mais il en fut autrement. «On a frappé des poteaux, on a manqué le filet sur d’autres lancers. Le manque d’opportunisme est certainement ce qui a fait la différence», a déclaré Bernard, en rappelant qu’il faudra mettre plus de trafic devant le filet pour battre Leclerc.

«Francis, c’est notre meilleur compétiteur chaque soir», a affirmé John Torchetti, l’entraîneur-chef des Wildcats, avant de lever son chapeau au reste de la formation. «C’est ce qu’on voulait, un match numéro 7. Les gars ont fait tout un travail et nos leaders, comme [Gabriel] Sylvestre, [Jonathan] Aspirot, [Mika] Cyr et [Jeremy] McKenna, ont joué un solide match.»

Moncton a profité d’une pénalité de quatre minutes imposée à Gabriel Fortier pour ouvrir le pointage, le long tir d’Alexander Khovanov trompant la vigilance d’Alex D’Orio. Pour la sixième fois en autant d’affrontements dans cette série, l’équipe qui a enfilé le premier but a triomphé.

Sur une jambe!

En deuxième, Jakob Pelletier, qui avait joué seulement cinq minutes lors du premier match avant de se blesser, a inscrit le but de la victoire en bondissant sur un retour. L’excellent attaquant s’est toutefois blessé de nouveau à la jambe droite trois minutes plus tard. Il est revenu quelques instants en troisième, mais il n’a pas terminé la rencontre. «Pelletier jouait sur une jambe et il a marqué le but gagnant. Ce gars-là joue avec passion», d’ajouter Torchetti.

À 19:33 de la deuxième, Samuel L’Italien a finalement réussi à percer la muraille de Leclerc, durant une pénalité imposée au gardien des Wildcats. Ce fut toutefois là la seule occasion de célébrer pour les 2435 partisans présents au match.

NOTES: Sonné vendredi à Moncton, Yaroslav Alexeyev n’était pas en uniforme pour Baie-Comeau. Celui qui l’a mis dans cet état, Aleksi Anttalainen, purgeait le premier de ses trois matchs de suspension… Christopher Benoît s’est blessé après une mise en échec en troisième. Son état de santé n’était pas connu à la fin du match.

Drakkar

Le Drakkar reprend les devants contre Moncton

BAIE-COMEAU — Alex D’Orio s’est dressé devant sa cage, l’offensive a concrétisé ses occasions et le Drakkar de Baie-Comeau a remporté l’important cinquième match de cet affrontement, signant un gain de 5-2 aux dépens des Wildcats de Moncton. Les hommes de Martin Bernard rentrent donc sur la Côte-Nord en avance 3-2 dans cette série huitième-de-finale.

En plus d’être nettement plus opportuniste, le Drakkar s’est également révélé plus solide au chapitre des mises au jeu. Quant à D’Orio, il a stoppé 39 tirs pour offrir aux siens ce gain primordial. À l’autre bout, Francis Leclerc était à court de miracles, lui qui a été chassé de la rencontre après avoir cédé 4 fois sur 12 lancers.

Au premier vingt, D’Orio était bien déterminé à ne pas laisser les locaux ouvrir le pointage. Il a notamment frustré Jeremy McKenna, à bout portant. Quelques secondes plus tard, Shawn Element l’a remercié en déviant au vol le tir de Mathieu Charlebois pour faire 1-0.

Les deux Russes du Drakkar se sont ensuite manifestés. Yaroslav Alexeyev a d’abord saisi un retour dans l’enclave pour doubler l’avance des siens. Et à 15 :01, la passe d’Ivan Chekhovich destinée à Gabriel Fortier a dévié sur Aleksi Anttalainen pour battre Leclerc.

«Alex a vraiment été très bon et on s’est donné une bonne avance en première. Mais s’il y a quelque chose à changer dans ce match, c’est qu’on a trop voulu protéger notre avance», a déclaré l’entraîneur-chef du Drakkar. «Lors du match numéro 3, on s’est fait remonter et ça a probablement joué dans la tête des gars.»

Autre point à améliorer selon Bernard, le jeu des siens avec l’avantage d’un homme (0 en 6). «On n’a pas été bons en avantage numérique, honnêtement. On va devoir continuer à travailler ça et on va avoir une grosse journée pour le faire.»

Dès la 23e seconde du deuxième engagement, Chekhovich a enfilé un but qui a fait mal aux espoirs des locaux, contournant le filet à la vitesse de l’éclair pour marquer le quatrième but des siens. Encore une fois, Anttalainen n’a pas aidé le travail de son gardien en touchant accidentellement au disque. C’est le moment que John Torchetti a choisi pour rappeler Leclerc, remplacé par Charles-Antoine Lavallée, parfait sur 21 tirs.

En troisième, Moncton a bien tenté de revenir dans le match avec les buts d’Alexander Khovanov et Adam Capannelli, mais Ethan Crossman a complété dans un filet désert. Les Wildcats ont passé la dernière minute de jeu à six contre trois, mais ils n’ont pu faire bouger les cordages.

Victoire ternie

Cette victoire a été ternie par la chute d’Alexeyev, qui s’est retrouvé tête première dans la bande après une mise en échec d’Anttalainen près du filet de Lavallée. Le joueur du Drakkar a quitté la glace sur une civière, tandis que le match du Finlandais a pris fin sur la séquence, chassé pour une pénalité majeure.

«Ça fait deux fois en deux matchs que ce genre de chose arrive. C’est anormal qu’un gars sorte sur une civière. Il y a des messages qui auraient dû être passés et qui ne l’ont pas été et c’est ça que ça donne», s’est emporté le pilote, qui aurait voulu que ce message se passe par une suspension à Jonathan Aspirot après le quatrième match.

NOTES : En raison de l’état de santé de son frère, l’entraîneur adjoint Mario Marois est de nouveau rentré à Québec. Le directeur général Steve Ahern a pris sa place derrière le banc…Après la rencontre, Bernard a appris de la bouche de l’auteur de ces lignes qu’il était en nomination pour le titre d’entraîneur de l’année, avec Jim Hulton (Charlottetown) et Mario Pouliot (Rouyn-Noranda). Pour sa part, Gabriel Fortier est en nomination pour le joueur le plus gentilhomme et efficace.

Drakkar

Le Drakkar coulé par ses unités spéciales [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Les Wildcats de Moncton n’ont pas l’air d’une formation privée de son meilleur joueur. Malgré l’absence de Jakob Pelletier, les hommes de John Torchetti ont créé l’égalité 2-2 mercredi dans cette série huitième-de-finale, arrachant un gain de 3-2 au Drakkar de Baie-Comeau, qui trébuchait pour la première fois au Centre Avenir de Moncton.

Le travail des unités spéciales a été déterminant dans cette rencontre de nouveau âprement disputée. Le Drakkar a été blanchi en cinq supériorités numériques tandis que les locaux ont concrétisé deux de leurs cinq occasions. Par deux fois, c’est Mika Cyr, le meilleur marqueur jusqu’ici dans cette série, qui a touché la cible.

«Ça s’est joué là, sur les unités spéciales», a convenu l’entraîneur-chef du Drakkar, Martin Bernard. «On a pourtant eu nos chances, mais on ne l’a pas mis dedans, notamment en troisième, quand Yaroslav [Alexeyev] et Sam [L’Italien] ont tiré à côté du but. Plus tôt, [Ethan] Crossman a aussi brisé son bâton alors qu’il avait un but ouvert.»

Ce fut probablement aussi le match où le Drakkar a pris le moins de tirs dangereux. «On a réussi à marquer un but sur un rebond, mais il faudra travailler plus pour aller les chercher», a-t-il ajouté.

Les mises au jeu

Contrairement à son habitude, Baie-Comeau a aussi été dominé dans les cercles de mise au jeu, les Cats en raflant 40 sur 62. Cyr (18 en 23) et Jeremy McKenna (9 en 9) ont été magistraux, à l’opposé du spécialiste du Drakkar à ce chapitre, L’Italien (5 en 21). «Il va falloir se raplomber et être meilleur sur les mises au jeu», a d’ailleurs reconnu le pilote.

Les Wildcats ont connu leur meilleure première période jusqu’ici dans cette série. Ils en ont profité pour marquer le premier but lorsque le puissant tir frappé de Jonathan Aspirot a battu Alex D’Orio du côté du bloqueur. Toutefois, avant la fin de l’engagement, Keenan MacIsaac a créé l’égalité, lui aussi d’un tir voilé du côté du bâton de Francis Leclerc.

En milieu de deuxième, Crossman a mis du temps à se relever après une mise en échec douteuse et impunie d’Aspirot, à environ deux mètres de la rampe. Délégué sur la glace à la mise au jeu suivante pour passer un message, Sacha Roy a un peu trop insisté auprès d’Aspirot, écopant d’une pénalité. Moncton a tiré profit du jeu de puissance qui a suivi pour reprendre les devants, avec le premier de la soirée de Cyr.

«C’est un geste qu’on ne veut pas voir dans le hockey, Crossman aurait pu rentrer tête première dans la bande. C’était vraiment dangereux», a déclaré Bernard, qualifiant Aspirot de récidiviste. «Xavier [Bouchard] a été suspendu [pour sept rencontres] pour le même genre de geste plus tôt cette saison», n’a pas manqué de rappeler le pilote.

Nathan Légaré a fait 2-2 à 7:42 de la troisième période, bénéficiant d’un généreux retour accordé par Leclerc sur un tir d’un angle fermé de Gabriel Fortier. Mais les pénalités sont revenues hanter le Drakkar. Cette fois, c’est Ivan Chekhovich qui s’est retrouvé au banc de punition après avoir péché en zone adverse. Cyr a fait payer cher cette erreur en enfilant le but de la victoire à 11:31.

NOTES: Après être rentré à la maison en raison d’un problème de santé dans sa famille, Mario Marois était de retour derrière le banc du Drakkar pour assister Bernard… Jusqu’ici dans cette série, l’équipe qui a inscrit le premier but l’a toujours emporté… Le cinquième match sera disputé vendredi, de nouveau au Centre Avenir.

Drakkar

Le Drakkar joue avec le feu, mais l'emporte [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Les plombiers continuent de guider le Drakkar de Baie-Comeau dans cette série huitième-de-finale contre les coriaces Wildcats de Moncton. Un but de Shawn Element à 11:02 de la première période de prolongation a procuré un gain de 4-3 aux joueurs de la Côte-Nord, qui prennent les devants 2-1 dans cette série.

Avec trois minutes à faire au dernier tiers, le Drakkar menait 3-1 et semblait voguer allègrement vers la victoire, mais Jeremy McKenna a frappé à deux reprises, le premier avec l’avantage d’un homme et le second alors que Francis Leclerc était au banc au profit d’un sixième attaquant.

Moncton a même cru un instant l’avoir emporté en supplémentaire, mais Yan Aucoin a stoppé sur la ligne de but une rondelle qui glissait derrière Alex D’Orio, solide mardi. Le tir voilé d’Element allait sceller l’issue de cette rencontre chaudement disputée (38-37 Baie-Comeau au chapitre des tirs).

«Malheureusement, deux petites erreurs où la rondelle n’est pas sortie de notre zone leur a permis de faire 3-3, mais les gars se sont accrochés et sont restés concentrés», a lancé le pilote Martin Bernard, soulignant au passage que l’expérience des siens a pesé dans la balance. «C’est une grosse victoire, mais il faut déjà penser à demain (mercredi)», a-t-il ajouté.

Quant au but décisif d’Element, l’entraîneur-chef a fait valoir que «tout le monde a son importance dans l’équipe, mais ce trio-là [complété par Christopher Benoît et Thomas Éthier] fait très bien depuis le début des séries. Ça enlève un peu de pression sur les deux premières lignes.»

Sur les chapeaux de roues

Le Drakkar a de nouveau débuté la rencontre sur les chapeaux de roues, prenant l’avance lorsque le puissant tir frappé de Benoît s’est frayé un chemin sous le bras droit de Leclerc. Les Wildcats se sont toutefois secoués petit à petit et Adam Capannelli a habilement fait dévier un tir de la pointe pour faire 1-1.

Au second engagement, Baie-Comeau a poursuivi sa domination en zone adverse et bien placé dans le trafic devant Leclerc, Ivan Chekhovich a enregistré son premier but des séries, à 18:25. En troisième, Yaroslav Alexeyev a creusé l’écart à deux buts, en avantage numérique, mais il en a fallu un peu plus pour finalement disposer des Chats sauvages.

NOTES: L’entraîneur adjoint Mario Marois a momentanément quitté l’équipe, rentrant à Québec, car l’un de ses proches éprouve des problèmes de santé. Durant son absence, le directeur général Steve Ahern, aussi entraîneur des gardiens de l’organisation, prend sa place derrière le banc…Les Wildcats étaient toujours privés des services de Jakob Pelletier et Jordan Spence. Avant la rencontre, Spence a reçu le trophée Raymond-Lagacé, remis à la recrue défensive de l’année dans la LHJMQ.

Drakkar

Baie-Comeau/Moncton: le Drakkar freiné par Francis Leclerc [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Francis Leclerc avait encore des miracles à réaliser à Baie-Comeau. Le gardien des Wildcats a de nouveau été impérial samedi, stoppant 39 rondelles pour conduire les siens vers un gain de 5-2 aux dépens du Drakkar. Moncton a donc créé l’égalité 1-1 dans cette série, qui se déplace au Nouveau-Brunswick pour les trois prochains matchs.

Les joueurs du Drakkar ont bien essayé de tromper Leclerc de toutes les façons possibles, mais le cerbère, bien appuyé par sa défensive, ne voulait rien entendre. Les locaux ont aussi raté une tonne de chances de marquer en ratant le filet dans des moments-clés. En toute logique, le gardien a récolté la première étoile pour une deuxième partie d’affilée. À l’opposé, Alex D’Orio n’a pas réussi à faire les gros arrêts, cédant 4 fois sur 21 tirs.

«On se devait de rebondir. On s’est regroupé car il ne fallait pas que ça devienne 2-0 pour l’autre équipe», de déclarer Leclerc, qui dit s’être nourri de l’émotivité de jouer à Baie-Comeau, devant ses anciens partisans. «Les gars ont mieux joué en défensive et ont été plus opportunistes à l’attaque», a-t-il ajouté.

En offensive, le trio d’Elliot Desnoyers, Mika Cyr et Jeremy McKenna a fait bien des dommages. Le premier a marqué deux fois, dont le but gagnant. Cyr (but dans un filet désert et trois passes) et McKenna (trois passes) ont aussi contribué à ce gain. «Il a vraiment été excellent, Francis, on lui en devait une après le match de vendredi», a soutenu Desnoyers. «Maintenant, on retourne chez nous et on va essayer de garder le momentum de notre côté.»

Moncton est 2 en 6 avec l’avantage d’un homme, comparativement à 1 en 7 pour Baie-Comeau. Une partie du résultat s’explique là, selon Martin Bernard. «On a eu des chances en or de la mettre dedans, beaucoup de grosses chances, mais on n’a simplement pas été en mesure de finir la job. Ç’a été une question d’opportunisme», a ajouté l’entraîneur-chef du Drakkar.

«On s’attendait à ce qu’ils (les Wildcats) jouent plus serré. Il faut garder à l’esprit qu’il faut continuer à aller vers le filet et récupérer les retours», a enchaîné le pilote. «Il (Leclerc) fait une bonne job de l’autre côté. À nous de mettre plus de trafic et de ne pas perdre confiance.»

Quant au travail de son gardien, Bernard a refusé de le critiquer, bien au contraire. «Alex est notre gardien numéro 1, c’est lui qui est là pour faire la job et il va faire la job. Vous pouvez poser les questions que vous voulez sur Alex, j’ai entièrement confiance en lui et il va faire le travail», a-t-il lancé aux scribes.

Le premier vingt a été nettement moins endiablé que la veille. Le Drakkar a toutefois reçu deux jeux de puissance consécutifs en première moitié de l’engagement, mais Leclerc a refusé de céder. Les visiteurs ont été les premiers à s’inscrire au pointage lorsque Desnoyers, bien placé dans l’enclave, a trompé la vigilance de D’Orio pour une première fois.

En deuxième, Moncton a fait preuve d’indiscipline, accordant cinq autres avantages numériques au Drakkar, dont deux cinq contre trois de 1 :35 et 1 :01. Baie-Comeau est parvenu à marquer à la fin de la première double supériorité, Leclerc n’y pouvant rien sur le tir sur réception d’Ethan Crossman.

Les Wildcats ont répliqué de la même façon. Blanchis à leurs 11 premiers avantages numériques dans cette série, ils ont finalement cassé la glace sur le long tir des poignets d’Alexander Khovanov, qui avait des yeux.

Au début du dernier tiers, le second du match de Desnoyers a fait mal aux locaux. Samuel L’Italien a bien réduit l’écart à un but, mais le filet de Jacob Hudson au terme d’une échappée a mis fin aux espoirs de la majorité des 2415 spectateurs.

NOTES : Jakob Pelletier et Jordan Spence, tous deux blessés au bas du corps vendredi, n’étaient pas en uniforme pour les Wildcats. Pour remplacer Spence, ces derniers ont fait appel à l’ex-Drakkar Jérémie Hébert plutôt que de devoir évoluer à cinq défenseurs comme vendredi…Les matchs à Moncton seront diffusés gratuitement dans la section bar du Centre Henry-Leonard.

Drakkar

Benoît donne la victoire au Drakkar face à Moncton, 2 à 1

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a eu besoin de la prolongation pour réussir à venir à bout des Wildcats de Moncton, particulièrement de son gardien Francis Leclerc, qui a stoppé l’impressionnant total de 47 rondelles. Baie-Comeau l’a emporté 2-1 grâce au but du joueur de soutien Christopher Benoît.

L’étoile incontestée de cette rencontre est assurément l’ex-cerbère du Drakkar. Leclerc a été magistral de la première à la dernière minute de ce duel inégal, les hommes de Martin Bernard dominant outrageusement 49-19 au chapitre des tirs. Il a pleinement mérité la première étoile et l’ovation de la foule de 2188 spectateurs.

«On a pris près de 50 lancers sur Francis. À un moment donné, fallait bien que ça rapporte», de lancer Benoît, le héros du match. «On restait confiant et on a fait ce qu’il fallait pour gagner»

L’animosité entre les deux équipes s’est rapidement manifestée, les coups d’épaule et les escarmouches étant légion. Le Drakkar a d’ailleurs failli se brûler en faisant preuve d’indiscipline en première moitié de match, mais l’unité en désavantage numérique a été intraitable.

«On a bien testé notre unité en désavantage numérique et de toute évidence, elle est à point. Elle a fait un travail incroyable», a lancé le pilote du Drakkar, qui s’est dit particulièrement fier de travail de ses hommes durant ses quelque 70 minutes de jeu. «Christopher l’a bien dit, on faisait les bonnes choses. Il fallait être patient et ça a pris quatre périodes. Les gars étaient concentrés, énergiques et la foule était incroyable. Elle a vraiment été le septième joueur.»

Sans Spence et Pelletier

Moncton a dû se passer des services de Jordan Spence, hors du jeu lors de la séance d’échauffement d’avant-match et, surtout, de l’excellent Jakob Pelletier, blessé en début de rencontre après un contact avec Alex D’Orio. «On va voir comment ils vont se sentir demain [samedi], mais il faut faire avec les éléments qu’on a», a déclaré l’entraîneur-chef des Wildcats, John Torchetti, tout de même satisfait du travail des siens.

«On a perdu deux de nos meilleurs joueurs et le reste de l’équipe a essayé d’en faire un peu trop plutôt que de se concentrer sur leurs tâches. Nos jeunes joueurs vont apprendre de ça», a-t-il ajouté.

Les Wildcats ont dû essuyer une tempête lors des cinq premières minutes face à un Drakkar déchaîné. Toutefois, Leclerc a été brillant, frustrant notamment Samuel L’Italien, Jordan Martel et Gabriel Fortier. Les locaux sont ensuite retombés dans leurs mauvaises habitudes, n’accordant rien de moins que cinq supériorités numériques aux visiteurs dans la seule première période, dont deux pénalités sur la même séquence pour Mathieu Charlebois.

Heureusement pour les Nord-Côtiers, les Wildcats n’ont pas réussi à marquer. Adam Capannelli croyait bien avoir ouvert le pointage, mais le but a été refusé en raison d’un hors-jeu.

Avec 18 tirs contre seulement 3, le Drakkar a totalement contrôlé le second engagement, mais les deux formations ont marqué chacune une fois. Nathan Légaré a été le premier à toucher la cible, à 1:38, mais Charles-Antoine Giguère a créé l’égalité à 15:55.

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Le Drakkar s’attend à brasser... et à se faire brasser contre Moncton

BAIE-COMEAU — La robustesse devrait être au rendez-vous dans l’affrontement de premier tour entre les Wildcats de Moncton et le Drakkar de Baie-Comeau, deux équipes séparées par seulement 17 points au classement et qui ne détestent pas le jeu physique.

«C’est certain que ça va être une série physique, ça va être un facteur important», d’analyser le vétéran de 20 ans Jordan Martel, qui en sera à un dernier tour de piste dans la LHJMQ. «Moncton a les éléments pour jouer de façon physique, mais on sera capable de répondre sans problème», d’ajouter l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui souligne que ses troupiers «sont fébriles et enthousiastes» à l’idée d’entreprendre les séries.

«On va affronter une bonne équipe et leur changement d’entraîneur leur a donné une dose d’énergie en fin de saison», d’enchaîner le pilote, qui fait valoir au passage que les Wildcats, tout comme le Drakkar, disposent d’une bonne offensive. «C’est une série où ça va se gagner pouce par pouce.»

La pression des grosses foules

Bernard est évidemment heureux de disposer de l’avantage de la glace dans cet affrontement 2-3-2, mais les siens devront apprendre à bien faire quand les partisans se présentent en grand nombre au Centre Henry-Leonard. En effet, aussi curieux que ça puisse paraître, le Drakkar a compilé un dossier de 26 victoires et

8 défaites à domicile cette saison, mais lorsqu’il y a 2000 personnes et plus dans l’aréna, leur fiche est seulement de six gains et cinq revers.

«Est-ce un facteur? Je ne le sais pas, mais ce que je sais, c’est quand l’aréna est plein, les gars ne veulent surtout pas décevoir les fans. Il n’y a sûrement pas de mauvaises intentions de leur part», a-t-il poursuivi.

Autre fait à souligner, si on exclut les joueurs acquis par le biais de transactions en 2018-2019, tous les patineurs qui ont plus d’un an d’expérience à bord du Drakkar n’ont gagné qu’un seul match en séries en carrière. Martel estime que le moment est enfin venu d’engranger les victoires printanières.

«Ça fait trois ans qu’on bâtit cette équipe-là pour les séries et on veut montrer aux gens qu’on est là pour vrai», a estimé l’ailier droit. «On n’a pas eu la chance de faire un bout de chemin en séries, mais cette année, on a les atouts pour aller jusqu’au bout. Ça aurait été le fun de gagner le championnat de notre conférence, mais notre concentration était pour les séries. L’adversaire, ce n’est pas important, ce sera notre façon de jouer qui va l’être.»

Le Drakkar et les Wildcats ne se sont affrontés qu’une seule fois en séries, soit en 2004. Cette année-là, Moncton n’avait fait qu’une bouchée des Nord-Côtiers en première ronde, les éliminant en quatre matchs consécutifs. Cette saison, ils ont partagé leur série de deux matchs, chaque équipe l’emportant en territoire ennemi.

Drakkar

Le Drakkar trébuche à son dernier match de la saison

BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a conclu de mauvaise façon la meilleure saison de son histoire, cédant quatre buts sans riposte pour s’incliner par le pointage de 4-1 devant l’Océanic de Rimouski samedi. Avec ce revers, le Drakkar échappe ainsi le championnat de la conférence Est aux mains d’Halifax.

Les hommes de Martin Bernard n’ont donc pu faire plaisir à l’excellente foule de 2966 partisans, la meilleure de la campagne, qui espérait bien célébrer un championnat de conférence. Les locaux ont semblé céder sous une certaine pression, sortant de leur plan de match et paraissant tétanisés par l’enjeu. Ils ont bien fait à l’engagement initial, mais il y a eu de l’eau dans le gaz le reste du match.

«Ça s’est passé entre les deux oreilles aujourd’hui», a affirmé l’entraîneur-chef du Drakkar. «Il y avait beaucoup d’émotion en début de match, avec l’hommage aux joueurs de 20 ans et après (la première période), on a mal géré nos émotions. C’est aussi dur de prendre le momentum quand t’es dans le banc des punitions.» Baie-Comeau a en effet accordé six avantages numériques dans les 40 dernières minutes de jeu.

Bernard tenait toutefois à voir l’ensemble de l’œuvre des siens plutôt que cette seule défaite. «On met un terme à une très belle saison, Si on focuse seulement sur le match d’aujourd’hui, c’est injuste. On s’en va en séries dans un état d’esprit positif. Est-ce qu’on va regarder les deux dernières périodes d’aujourd’hui? Pas pantoute. On met ça aux poubelles et tout le monde commence les séries sur le même pied d’égalité. Ça va être à nous de gagner nos matchs.»

Performance sans bavure

Un peu plus loin à la porte de l’autre vestiaire, Serge Beausoleil parlait «d’une performance sans bavure» des siens. «Les gars ont très bien réagi et je suis content. En première, le match aurait pu aller d’un côté comme de l’autre et (Tristan) Bérubé a fait les arrêts importants et on a été opportunistes. Par la suite, on a senti la frustration monter de l’autre côté avec la fatigue et l’enjeu. C’est normal.»

Grâce à un cadeau de Charle-Édouard D’Astous, qui effectuait un retour au jeu, Christopher Benoît (11e) a ouvert la marque pour le Drakkar au premier vingt. L’Océanic a répliqué avec deux buts, ceux de Ludovic Soucy (4e), sur une mauvaise sortie d’Alex D’Orio, et de l’ex-Drakkar D’Artagnan Joly (19e).

Rimouski a été seul à toucher la cible dans une deuxième période où le Drakkar a débuté un passage à vide. Alexis Lafrenière (37e) y est allé d’un tir des poignets imparable pour faire 3-1. En troisième, Olivier Garneau (36e) a marqué en avantage numérique pour mettre fin aux espoirs des Nord-Côtiers.

Le Drakkar termine la saison avec exactement la même fiche que les Mooseheads, soit 49 victoires, 15 revers, 2 revers en prolongation et 2 autres en fusillade. Le bris d’égalité favorise toutefois Halifax, qui a remporté 47 victoires en temps régulier ou en prolongation, une de plus que Baie-Comeau.

Le Drakkar devra maintenant faire face aux Wildcats de Moncton en première ronde des séries. Quant à l’Océanic, son premier adversaire sera les Saguenéens de Chicoutimi.

Malgré ce revers crève-cœur, le Drakkar a tout de même enregistré quelques records d’équipe dans cette saison 2018-2019. L’édition actuelle passe à l’histoire de la formation pour le nombre de victoires (49), le nombre de points (102), les points amassés sur la route (49) et le total de buts marqués (306).

NOTES : Pour sa mise en échec à la tête à l’endroit de Jordan Martel vendredi, Vincent Martineau a écopé d’une suspension de deux matchs…Comme c’est la tradition, le Drakkar a honoré ses trois joueurs de 20 ans avant la rencontre, soit Pascal Corbeil, Samuel L’Italien et surtout Martel, qui a joué toute sa carrière junior à Baie-Comeau. L’organisation a aussi souligné l’apport d’Antoine Girard. Une hernie a mis fin à sa carrière et il n’a pu jouer cette saison.

Tableau des séries

Avant le programme de samedi à travers la LHJMQ, aucune série de la première ronde n'était encore connue. Les différents résultats de la journée ont donc permis de confirmer qui s'affronterait dans le tour initial qui se fera à l'intérieur de chaque conférence.


Conférence de l'Est

Halifax (1) contre Québec (8)

Baie-Comeau (2) contre Moncton (7)

Rimouski (3) contre Chicoutimi (6)

Charlottetown (4) contre Cap-Breton (5)


Conférence de l'Ouest

Rouyn-Noranda (1) contre Shawinigan (8)

Drummondville (2) contre Gatineau (7)

Sherbrooke (3) contre Blainville-Boisbriand (6)

Victoriaville (4) contre Val-d'Or (8)

Drakkar

Le Drakkar se sauve avec la victoire en deuxième [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Même s’il n’avait rien à gagner, l’Océanic de Rimouski s’est avéré un adversaire coriace pour le Drakkar de Baie-Comeau, qui l’a finalement emporté 6-4 vendredi au Centre Henry-Leonard.

Avec ce gain, les troupiers de Martin Bernard conservent leur priorité d’un point sur Halifax au sommet de la conférence Est et une victoire samedi, contre ce même Océanic, leur donnerait le championnat de la conférence.

«À part une séquence de six ou sept minutes en troisième, où on a joué sur les talons, le reste du match, on a offert une belle performance», a fait valoir le pilote du Drakkar, qui a vu les siens prendre l’ascendant sur cette rencontre avec trois buts sans réplique en deuxième. «Il y a eu beaucoup d’engagement de la part des gars, qui voulaient faire la différence, et on a joué à l’intérieur de notre identité», a-t-il ajouté.

Le Drakkar a été blanchi à ses deux premiers jeux de puissance, dont un de cinq minutes après l’expulsion de Vincent Martineau pour une mise en échec à la tête de Jordan Martel, mais le but d’Ethan Crossman à la fin de la troisième supériorité a fait la différence. «Ils (Rimouski) ont un bon désavantage numérique. On a apporté quelques ajustements et Crossman est allé marquer le gros but», a souligné Bernard.

«Je n’ai pas aimé notre deuxième période. Le Drakkar a travaillé plus fort que nous et est allé chercher le match à ce moment, mais j’ai bien aimé comment on a joué en troisième», a déclaré l’entraîneur-chef des visiteurs, Serge Beausoleil, qui avait laissé de côté Alexis Lafrenière et Dmitry Zavgoridniy, qui seront cependant de l’alignement samedi.

«On n’a pas baissé les bras, on a appliqué un meilleur échec avant et on a marqué trois fois. À la fin, il s’en est fallu de peu pour qu’on crée l’égalité. Il a fallu un gros arrêt de (Alex) D’Orio. On voulait voir les gars se révéler et il y en a plusieurs qui ont montré de belles choses», d’ajouter Beausoleil.

Gabriel Fortier à deux reprises, Samuel L’Italien, Ivan Chekhovich et Thomas Éthier ont été les autres marqueurs aux dépens de Colten Ellis (26 arrêts). Jimmy Huntington, Ludovic Soucy, Carson MacKinnon et Radim Salda ont déjoué D’Orio (lui aussi 26 arrêts).