Le directeur administratif du Drakkar, Étienne Fortier, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, et le directeur général Steve Ahern ont insisté sur les bons coups de la dernière saison, comme leur deuxième meilleure fiche de leur histoire.

Bilan positif pour le Drakkar, malgré la fin abrupte

BAIE-COMEAU — Malgré l’élimination rapide de l’équipe en séries et les vraisemblables désaccords entre le conseil d’administration et le directeur général, l’état-major du Drakkar a tenu mardi à faire un bilan tout en positivisme de la saison 2018-2019. De plus, pas question d’aborder les questions sensibles comme les contrats des hommes de hockey lors de ce point de presse.

D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur le contrat de l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui est venu à échéance à la fin de la saison, et celui du dg Steve Ahern, à qui il reste une année d’option.

«On va s’asseoir bientôt pour les discussions», a simplement lancé M. Gagné, soutenant que «les choses vont suivre leurs cours». Signalons que Bernard n’était pas présent à cette activité de presse. Selon l’organisation, il avait des engagements familiaux déjà prévus à Magog, sa région natale.

Même Ahern, qui s’était confié au Soleil deux jours après l’élimination de l’équipe, a refusé de revenir sur ses déclarations concernant ses relations qui ne seraient pas au beau fixe avec le C.A. Il s’en est même excusé auprès des membres du conseil durant ce point de presse. «Sincèrement, ce sont des réactions que tu ne dois pas avoir quand t’es dg», a-t-il affirmé.

Des séries crève-cœurs

Après avoir rappelé les faits saillants de la saison régulière, où le Drakkar a cumulé la deuxième meilleure fiche de son histoire et pris le quatrième rang au classement général, le directeur général a dû revenir sur l’élimination en sept matchs face aux Wildcats de Moncton, un coriace adversaire que les siens auraient évité si le classement général avait été utilisé pour la première ronde plutôt que le classement par conférence. «Pour moi comme tout le monde, c’est une déception vraiment incroyable», a-t-il dit.

Steve Ahern a aussi signalé que, malgré trois rencontres avec le réputé psychologue sportif Sylvain Guimond, qui travaille notamment avec Sidney Crosby, les joueurs du Drakkar étaient particulièrement tendus, jouant plus avec la peur de perdre que la volonté de gagner. «Les gars avaient peur de décevoir les partisans et ce qui est arrivé, c’est qu’on a déçu les partisans», a-t-il lâché.

Une année rentable

Sur le plan financier, les dirigeants assurent là aussi que le bilan est positif. Malgré une légère baisse dans les abonnements de saison, le nombre de billets vendus à l’unité a crû de 20 %. Ainsi, la moyenne d’assistance est passée de 1752 à 1840 spectateurs par match.

«Quand on passe la barre des 1800, on peut s’attendre à une année rentable, même s’il y a d’autres facteurs à tenir en compte», a fait valoir le directeur administratif Étienne Fortier, qui parle notamment des ententes avec les commanditaires, qui fluctuent d’une année à l’autre.

L’instauration des billets de type moitié-moitié a permis au Drakkar d’augmenter de près de 300 % sa vente de billets du genre comparativement à la Loto-Drakkar, qui n’accordait que 1000 $ par match au gagnant. En moyenne cette année, ce lot est passé à 3500 $, permettant ainsi au club de défrayer avec ces nouveaux revenus l’ensemble des frais reliés aux études des joueurs.

Le bilan financier complet ne sera connu que cet été, lors de la fin de l’année financière de Hockey junior Baie-Comeau, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute l’équipe, propriété de la Ville de Baie-Comeau.