Christopher Merisier-Ortiz
Christopher Merisier-Ortiz

Baie-Comeau 4/Rimouski 3: le Drakkar fait fi d'un mauvais départ

BAIE-COMEAU — Privé de cinq réguliers, l’Océanic de Rimouski a vu sa séquence de revers consécutifs se prolonger à quatre lorsqu’il s’est incliné 4-3, en fusillade, face au Drakkar de Baie-Comeau, qui entreprend ainsi 2020 du bon pied.

Contrairement à son dernier match en 2019, le Drakkar a su se relever d’un mauvais départ de rencontre, lui qui tirait de nouveau de l’arrière par deux buts après 20 minutes de jeu. De bons moments à court de deux hommes ont permis de renverser la vapeur.

«On n’a pas eu un bon départ, mais quand les moments-clés arrivent, il faut compétitionner et c’est ce qu’on a fait», ont été les premiers mots de l’entraîneur-chef Jon Goyens, qui voyait de nouveau les siens combler un écart. «Le message, c’est d’être positif entre les deux oreilles. Des erreurs, ça arrive, des buts contre, ça arrive, mais un match de hockey, ça ne se termine pas après 20 minutes», a-t-il ajouté.

«On a un bon groupe de leaders, qui gèrent ça très bien, sur le banc et dans la chambre», a indiqué le pilote. Parmi ces leaders, on ne peut passer sous silence la prestation de Christopher Merisier-Ortiz, première étoile de la rencontre vendredi. «À chaque semaine, à chaque mois, Chris s’améliore dans un aspect du match. Il a tellement grandi cette année», d’enchaîner Goyens.

Les visiteurs ont frappé deux fois en première, d’abord par l’entremise d’un tir imparable de Zachary Bolduc (17e). Nathan Ouellet a enchaîné. Le Drakkar est ensuite parvenu à écouler avec succès une double infériorité numérique de 90 secondes, un moment qui allait s’avérer déterminant dans le résultat final.

En effet, Baie-Comeau a répondu en deuxième avec trois filets sans réplique, ceux de Merisier-Ortiz (7e), Charles-Antoine Giguère (9e) en avantage numérique et Brandon Frattaroli (6e). Pas patient, Serge Beausoleil a retiré le gardien partant Justin Blanchette dès le second but des locaux.

«Le Drakkar a un des bons désavantages numériques du circuit, et il fallait trouver le moyen de marquer un but là-dessus», a souligné le patron hockey de l’Océanic à propos de ce point saillant du duel. 

«En même temps, je suis content de la façon dont on est revenus en troisième. On est allé chercher un gros point.»

Quant au retrait de Blanchette, Beausoleil soutient «qu’il y a eu des erreurs devant lui, je n’ai pas tendance à lui faire porter le chapeau, mais il y a une question de momentum là-dedans».

En début de troisième, Nicolas Guay (7e), avec son premier dans l’uniforme rimouskois, avait créé l’égalité. Seul Gabriel Proulx est parvenu à toucher la cible lors des tirs de barrage.

En terminant, Jon Goyens se réjouissait de la manière dont ses troupiers ont réagi au premier match sans leur capitaine Gabriel Fortier, troqué à Moncton. «On n’a pas le choix de tourner la page, mais il y a des choses de Gabriel qui vont rester avec nous. Il a établi des standards ici. Il a laissé un héritage qui va demeurer», a-t-il conclu.