La loyauté de Jean-François Grégoire (à droite) au Drakkar a contribué à lui donner l’occasion de diriger l’équipe de la Côte-Nord. Il est accompagné de son adjoint Antoine Samuel. COVID oblige, les deux hommes portent masque et lunettes, tout comme les entraîneurs des Sags, à l’arrière.
La loyauté de Jean-François Grégoire (à droite) au Drakkar a contribué à lui donner l’occasion de diriger l’équipe de la Côte-Nord. Il est accompagné de son adjoint Antoine Samuel. COVID oblige, les deux hommes portent masque et lunettes, tout comme les entraîneurs des Sags, à l’arrière.

Drakkar: la loyauté a payé pour Jean-François Grégoire

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Il y a à peine quatre jours, Pierre Rioux était pris avec un sérieux problème, sans entraîneur-chef à 48 heures du début du camp d’entraînement de son équipe. Mardi, durant le premier match hors concours des siens, le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau était beaucoup plus confortable dans les gradins déserts du centre Henry-Leonard.

 Pourtant, la démission surprise de Jon Goyens vendredi, pour des raisons familiales, aurait pu le prendre au dépourvu. Mais le choix de Jean-François Grégoire s’est rapidement imposé.

«C’était inattendu, c’est sûr. Je savais qu’il y avait certaines craintes chez Jon [en lien avec la COVID], mais pas au point de prendre ce genre de décision à deux jours du camp d’entraînement. Mais dans ce genre de situation, il y a des opportunités qui s’ouvrent pour certains et le temps était venu de donner une chance à Jean-François, qui la mérite amplement», de lancer le dg, après la première période du match entre le Drakkar et les Saguenéens de Chicoutimi, remporté 4-1 par les siens.

Rioux estime que Grégoire représente à plein ce que le Drakkar veut instaurer. «On dit qu’on veut avoir des joueurs qui veulent venir ici, qui sont contents de venir à Baie-Comeau. C’est exactement ce qu’on a avec JF, qui s’est installé à Baie-Comeau avec sa femme depuis qu’il est avec nous. C’est un gars loyal à l’équipe.»

Le directeur général assure qu’il a reçu «beaucoup de CV, et des intéressants» pour prendre la relève de Goyens, mais son successeur se trouvait déjà dans le bureau des entraîneurs de l’équipe.

Les coupures viendront vite 

Avec seulement 33 joueurs à ce camp d’entraînement, «ça fait comme la deuxième partie des camps d’avant, de souligner Rioux. Les joueurs savent très bien qu’une semaine, c’est court et il y a peu de temps pour faire sa marque, et pour le personnel hockey peu de temps pour se faire une idée. Tout le monde a à s’ajuster.»

Après la première semaine, le directeur général veut ramener l’effectif à 23 joueurs, ce qui inclut les Européens Raivis Ansons et Valentin Demchenko, qui pourraient arriver la semaine prochaine.

Une question que se posait Rioux concernait les gardiens de but. «Comme ça peut être difficile de faire monter des joueurs cette saison, on se demande si on ne gardera pas trois gardiens au lieu de deux, au cas où il arriverait quelque chose à un de nos gardiens, pour ne pas être mal pris.»

Quant à la pandémie, elle cause de nombreux casse-têtes aux hommes de hockey, mais surtout au personnel administratif et bénévoles du Drakkar, dont un insoupçonné. En raison de certains facteurs de risque lié à la COVID et des exigences de la santé publique, des familles d’accueil régulières ont dû céder leur place cette année.

«Les responsables ont dû travailler très fort pour trouver des familles, autant pour le camp que pour la saison. Je crois qu’on en est présentement à une ou deux familles encore à trouver», a conclu Pierre Rioux.