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Drakkar

Le Drakkar l'échappe contre les Voltiguers

BAIE-COMEAU – Les Voltigeurs de Drummondville ont comblé un écart d’un but en troisième période pour se sauver avec un gain de 5-3 aux dépens du Drakkar de Baie-Comeau, dimanche à leur domicile du Centre Marcel-Dionne.

Le Drakkar menait 2-1 après 40 minutes et parvenait à tenir le coup, mais si l’adversaire menait 25-12 au chapitre des tirs. Les locaux ont toutefois réussi à créer l’égalité en début de troisième à leur sixième avantage numérique de la rencontre grâce à Xavier Simoneau, qui a aussi récolté trois mentions d’aide dans ce duel.

C’est cependant le second du match de Rémy Anglehart, cinq minutes plus tard, qui a fait mal au Drakkar. Sur la séquence, Xavier Bouchard a de nouveau fait preuve de mollesse, perdant le disque à la ligne bleue adverse et surtout, prenant tout son temps pour se replier pendant que les Voltigeurs attaquaient à trois contre deux.

«On a pris trop de punitions aujourd’hui [six avantages numériques concédés] et quand tu joues avec le feu, tu finis éventuellement par te brûler», n’a pu que constater l’entraîneur-chef Jon Goyens. «C’était aussi trop facile pour l’autre équipe autour et derrière notre but. On a quand même démontré de l’énergie, même si on ne patinait pas autant qu’hier [vendredi].

«Est-ce un peu de fatigue? Je ne sais pas, mais ça n’excuse rien», a enchaîné le pilote, qui refuse toutefois de jeter la pierre à ses hommes. «On a peut-être eu 10 minutes de mauvais hockey dans ce match. On va évaluer ce qui s’est passé, mais il ne faut pas être trop sévère non plus.»

Le Drakkar a pris les devants à 16:16 premier vingt avec le premier de la campagne de Christopher Merisier-Ortiz. Le tir le long de la bande du défenseur a dévié sur un joueur adverse avant de prendre une trajectoire en lob pour passer par-dessus Anthony Morrone et finalement tomber derrière le gardien, de l’autre côté de la ligne rouge.

Les deux formations ont touché la cible une fois à l’engagement médian. Anglehart a trompé Dakota Lund-Cornish dans la lucarne après que la rondelle soit apparue devant lui dans l’enclave. Merisier-Ortiz a toutefois relancé les siens en avant lorsque son tir voilé de la ligne bleue a trompé la vigilance de Morrone.

Même s’il a subi la défaite, Lund-Cornish a peu de choses à se reprocher, lui qui a fait face à 35 tirs. Le cerbère a été d’office durant les deux matchs de ce périple en l’absence de Lucas Fitzpatrick, légèrement blessé, et il a fait oublier ses précédents départs, plutôt ratés. «Daks a très bien fait et il a profité de l’occasion pour retrouver sa confiance. Il nous a donné une chance de gagner», a souligné Goyens.

Isiah Campbell et Dawson Mercer, ce dernier dans un filet désert, ont complété la marque pour Drummondville. Gabriel Fortier a été l’autre marqueur du Drakkar.

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Enfin une victoire pour le Drakkar!

BAIE-COMEAU — Gabriel Fortier a récolté quatre points, Dakota Lund-Cornish a stoppé 25 rondelles et le Drakkar de Baie-Comeau a mis fin à sa séquence de cinq revers consécutifs, signant un gain de 4-2 sur la glace de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

L’entraîneur-chef Jon Goyens a eu la main heureuse en séparant ses deux meilleurs éléments offensifs, Nathan Légaré et Fortier. Le premier s’est retrouvé avec Gabriel Proulx et Thomas Éthier et a continué de bénéficier de bonnes chances, marquant notamment le quatrième but des siens et frappant le poteau à deux occasions.

Quant au capitaine Fortier, jumelé à Charles-Antoine Giguère (1 but et 2 passes) et Raivis Kristians Ansons (3 passes), il a secoué sa torpeur en marquant ses deux premiers buts de la campagne.

«Ça nous a donné un bel équilibre sur les quatre trios», a confié le pilote, qui n’a jamais douté que Fortier exploserait tôt ou tard. «On a aussi remis Proulx à l’attaque et j’ai bien aimé ce qu’il a fait avec Légaré. On essaie de trouver des paires et des joueurs qui vont les compléter.»

Contrairement à ses dernières sorties, le Drakkar a joué avec intensité au premier vingt. La recette a fonctionné lorsque Fortier a été le premier à marquer, à 6:57. Mais à peine 31 secondes plus tard, Anthony Bédard a enfilé son premier en carrière dans la LHJMQ en trompant la vigilance de Lund-Cornish, d’office à la place de Lucas Fitzpatrick, dont la nature de l’absence n’a pas été précisée, mais qui est du voyage. «C’est ça qu’on voulait, partir le match à l’heure et pendant deux périodes et demie, on avait faim, a poursuivi Goyens. «Le message était d’avoir faim pour cette victoire, mais comme personne va t’apporter la nourriture sur un plateau, il fallait être à la chasse et c’est ce qu’on a fait. Il y a plusieurs gars qui ont fait la job aujourd’hui.»

Fortier a récidivé en début de deuxième, imité ensuite par Giguère. Légaré a complété en fin de troisième, en supériorité numérique. L’ex-Drakkar Thomas Lacombe a assuré la réplique de l’Armada.

Les visiteurs ont dirigé pas moins de 45 tirs en direction du gardien recrue Olivier Adam, qui a sauvé les meubles à quelques occasions avec de beaux arrêts. Il a entre autres frustré Légaré à deux reprises.

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Rien de facile pour le Drakkar à la maison

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a conclu mercredi un séjour de quatre matchs à domicile vraiment pas payant, s’inclinant par la marque de 4-2 devant les Cataractes de Shawinigan. Avec quatre revers, dont un en prolongation, Baie-Comeau n’a donc récolté qu’un maigre point sur une possibilité de huit à la maison.

Les Cats ont été guidés offensivement par l’excellent Mavrik Bourque, qui a signé un tour du chapeau au premier vingt. Devant la cage des siens, l’ex-Drakkar Justin Blanchette s’est rappelé au souvenir de ses anciens coéquipiers en réalisant 29 arrêts, dont quelques-uns pas commodes.

Le Drakkar a pris les devants à mi-chemin du premier engagement par l’entremise de son meilleur marqueur, Nathan Légaré, servi par la belle passe de Valentin Demchenko. Toutefois Bourque, le meilleur pointeur du côté de l’adversaire, a répliqué non pas une, ni deux, mais trois fois en moins de cinq minutes pour scier les jambes des hommes de Jon Goyens et donner aux siens une sérieuse option sur la rencontre.

L’entraîneur-chef faisait un parallèle avec le tennis en parlant d’erreurs non provoquées pour expliquer la première période des siens. «C’était vraiment ça. Deux des trois premiers buts, on gagne la mise au jeu dans notre zone, on est en plein contrôle de la rondelle, mais on pense trop au lieu de bouger la rondelle.»

Les choses se sont un peu améliorées pour le Drakkar en deuxième «parce qu’on a commencé à patiner, on a passé plus de temps dans leur zone, mais il y a eu un mauvais bond et tout à coup, c’était 4 à 1», a ajouté Goyens en signalant que ses troupiers devront travailler plus fort en zone ennemie «pour aller chercher les deuxièmes chances, les rebonds, les déviations et bloquer la vue du gardien».

Au second vingt, les locaux ont connu un intéressant soubresaut, mais Blanchette a notamment signé trois beaux arrêts consécutifs au milieu de l’engagement. Xavier Cormier a récompensé son gardien en portant le pointage 4-1 à 14:09. Deux minutes plus tard, Demchenko (2e) a ramené l’écart à deux buts. Ce fut là le dernier filet de la rencontre.

Le pilote souhaite que les siens retrouvent bientôt leur confiance et cessent surtout de compliquer les choses. «La façon dont on veut jouer, c’est rapidement, utiliser l’option A. Mais pour une raison ou une autre, on va faire un autre maniement de rondelle, on va prendre un autre look à droite ou à gauche avant de prendre la décision. On doit juste réaliser que la game est simple et qu’il faut garder les choses simples.»

Échangés l’un contre l’autre l’an dernier, Lucas Fitzpatrick et Blanchette se faisaient face dans les buts. Le cerbère du Drakkar n’a pas eu la vie facile, cédant 4 fois sur 29 lancers.

NOTES : L’arrière Xavier Bouchard faisait un retour au jeu après avoir raté deux rencontres. Sa présence n’a guère réglé les problèmes du Drakkar dans sa zone…Les Nord-Côtiers disputeront leurs quatre prochains matchs sur la route. Premier arrêt à Boisbriand vendredi, suivi de Drummondville samedi.

Drakkar

La séquence de défaites se poursuit pour le Drakkar

BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a vu sa séquence de revers se prolonger à quatre alors qu’il s’est incliné 4-3 devant les Mooseheads d’Halifax en supplémentaire. Il a pourtant eu une excellente chance de sortir de là avec les deux points et surtout, il a montré plus d’ardeur, ce qu’il n’avait pas affiché lors des deux rencontres précédentes.

Après que Patrick Kyte ait raté un but ouvert en supplémentaire, Gabriel Fortier a obtenu une chance en or à l’autre bout, mais il a lui aussi raté une cage béante, au grand dam des 1400 spectateurs réunis au Centre Henry-Leonard. Les Têtes d’orignaux ont ensuite récupéré la rondelle et Maxim Trépanier, qui a aussi récolté deux passes, a battu Lucas Fitzpatrick pour mettre fin à ce duel.

«Ça fait une semaine qu’on parle seulement de compétitionner et quand tu fais ça, ton attitude et ton effort sont à un autre niveau», a souligné l’entraîneur-chef du Drakkar, Jon Goyens. «Tout le monde était prêt à en donner un peu plus aujourd’hui (samedi). On leur demandait 2 % de plus, pas 10 ou 100 %.»

Le Drakkar a aussi limité les visiteurs à 26 tirs, ce qui améliore grandement les chances de l’emporter. «Quand tu patines, tu pousses, tu forces l’autre équipe à prendre des tirs de l’extérieur (de l’enclave), mais quand tu joues sur les talons, tu ne peux pas faire ça et t’accordes une vingtaine de lancers par période», a fait remarquer le pilote, qui a aussi pris en cours de match la décision de ne plus opposer le trio de Fortier à celui de Benoît-Olivier Groulx.

«De temps en temps, je prends le feeling des joueurs et après avoir discuté avec Fortier, il m’a fait réaliser que je pouvais m’ajuster», de faire valoir Goyens. Le trio de Julien Létourneau, Charles-Antoine Giguère et Brandon Frattaroli, le meilleur du Drakkar samedi, et celui de Mikisiw Awashish avec Drew Elliot et Antoine Rochon ont donc été appelés à limiter les dommages de la grosse unité adverse, ce qu’ils ont réussi à faire dans une certaine mesure.

Le Drakkar a mieux paru en première qu’à ses deux précédentes sorties, mais c’est tout de même l’adversaire qui a ouvert la marque lorsque Trépanier a subtilisé la rondelle dans le coin pour la remettre immédiatement au dangereux Raphaël Lavoie, seul dans l’enclave.

Les locaux ont disputé une bonne deuxième période, leur meilleure depuis longtemps, ce qui leur a permis de créer l’égalité par l’entremise du Baie-Comois Vincent Dupuis, pour qui c’était un premier en carrière. Le cerbère Cole McLaren a échappé le tir haut du jeune défenseur. Avec ce filet, le Drakkar a mis fin à une vilaine séquence de 218 minutes et 22 secondes sans but à cinq contre cinq.

Avec le filet de Raivis Kristians Ansons (3e), en supériorité numérique, le Drakkar a pris les devants après cinq minutes en troisième. Les Mooseheads ont toutefois répliqué avec deux buts en deux minutes, ceux de Cole Stewart et Groulx, ce dernier avec l’avantage d’un homme. Avec cinq minutes à jouer, le but de Létourneau (2e) a expédié les deux équipes en supplémentaire.

Pour un deuxième match consécutif, Xavier Bouchard n’était pas en uniforme, mais Goyens croit que le défenseur retrouvera sa place dans l’alignement mercredi, alors que le Drakkar recevra les Cataractes de Shawinigan pour conclure ce séjour de quatre parties à domicile.

NOTES : Avant la rencontre, le Drakkar a honoré son responsable de l’équipement, Brian St-Louis, pour qui c’était un 1 500e match en carrière dans la LHJMQ. St-Louis, qui a amorcé sa carrière avec les Olympiques de Hull, est à bord du Drakkar depuis les tout premiers coups de rame de l’équipe, en 1997. Une banderole sur la bande devant le banc du Drakkar a immortalisé l’événement. Son fils Brendan a pris la mise au jeu protocolaire.

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Un mauvais départ coule le Drakkar qui s'incline face aux Eagles

BAIE-COMEAU — Rossés 9-2 mercredi à Rimouski, les Eagles du Cap Breton n’avaient aucunement l’intention de subir le même sort vendredi à Baie-Comeau. Ils ont explosé pour trois buts en quatre minutes en première, en route vers un gain facile de 7-2 aux dépens du Drakkar.

À son second départ à Baie-Comeau, Dakota Lund-Cornish a encore fait pire qu’à son premier, cédant trois fois sur sept lancers et étant chassé de la rencontre à 10:22 de la première. Lucas Fitzpatrick a bien fait son possible en relève, mais le mal était déjà fait.

Déçu de la performance amorphe des siens mercredi, Jon Goyens ne pouvait guère se réjouir plus vendredi. «Ça n’a pas commencé comme on voulait. Le niveau d’énergie était mieux, mais le premier et le troisième but, honnêtement, ça doit être des arrêts», a laissé tomber le pilote du Drakkar.

«Il faut dire aussi que leur première ligne a été dominante, ils ont vraiment géré l’offensive et quand t’enlèves un MacIsaac et un Bouchard [blessé], qui sont capables de rivaliser avec eux, tu coupes peut-être ça de moitié. C’est malheureux ce soir, mais tout le monde réalise qu’on a beaucoup de choses à travailler», a-t-il ajouté.

Comme lors du dernier match, les deux buts du Drakkar ont été inscrits en supériorité numérique, l’œuvre de Charles-Antoine Giguère et Julien Létourneau. Les Nord-Côtiers n’ont donc pas marqué à forces égales dans leurs trois dernières sorties. Ils ont été blanchis dimanche dernier et leurs deux buts de mercredi ont aussi été marqués avec l’avantage d’un homme.

«À cinq contre cinq, on doit commencer à créer plus de choses, à créer des deux contre un et utiliser notre vitesse, mais si tu te ne rends pas au filet pour dévier la rondelle et profiter des deuxièmes opportunités, la partie va être facile pour l’autre gardien», n’a pu que constater Goyens.

Shawn Boudrias a guidé l’attaque des Eagles avec un truc du chapeau et deux passes. Egor Sokolov a enchaîné avec un doublé tandis que Ryan Francis a amassé un but et quatre mentions d’aide. Les trois compagnons de trio ont terminé leur soirée de travail à +6. Jarrett Baker a enfilé l’autre but des vainqueurs. Bouchard manquait à l’appel tout comme Thomas Éthier, suspendu pour deux rencontres pour avoir donné de la bande à l’endroit d’Olivier Tremblay des Tigres mercredi. Dans le cas du défenseur, son cas est évalué au jour le jour et il pourrait peut-être faire un retour dans l’alignement samedi alors que le Drakkar reçoit les Mooseheads d’Halifax.

Drakkar

Deuxième période horrible et match difficile pour le Drakkar [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a connu un match difficile et une deuxième période carrément horrible, accordant quatre buts aux Tigres. En conséquence, les visiteurs de Victoriaville ont quitté le Centre Henry-Leonard avec leur premier gain de la saison, une victoire facile de 6-2.

Avec une prestation de trois buts et une mention d’aide, Mikhail Abramov a guidé l’attaque des Tigres. Vincent Sévigny a également inscrit un doublé, l’autre filet revenant à Félix Paré. Du côté du Drakkar, qui a marqué ses deux buts avec l’avantage d’un homme, les filets ont été l’œuvre de Nathan Légaré et Raivis Kristians Ansons.

Devant la cage du Drakkar, Lucas Fitzpatrick a déjà nettement mieux paru tandis qu’à l’autre bout, Tristan Côté-Cazenave a eu la vie beaucoup plus facile.

«On n’a pas joué avec urgence», a lancé le pilote Jon Goyens, tout de même heureux que ce genre de match un peu mou de tout le monde arrive au mois d’octobre et qui sentait que ce genre de prestation pouvait arriver, à la lumière des quatre premières rencontres des siens, où la transition entre les zones n’était pas à son mieux.

«Par exemple, en première, oui c’est 14-7 pour nous dans les lancers, mais on n’attaque pas le filet, on ne bouge pas la rondelle assez vite. On n’est pas assez talentueux pour jouer sans se préoccuper des détails», a-t-il soumis.

Entre autres facettes du jeu qui ont cloché mercredi, les sorties de zone n’ont pas été les moindres. «On est trop lents, a pesté l’entraîneur-chef. On voit l’option A, mais on cherche l’option B, l’option C et tout à coup, les options ne sont plus là. On voulait frapper un circuit, mais des fois, un simple, c’est aussi bon.»

Soulignons aussi que Goyens doit composer avec une défensive amoindrie en raison de la fracture au poignet subie par Keenan MacIsaac à Sherbrooke dimanche. Ce dernier est sur la touche pour une période de deux mois. Un autre vétéran de 20 ans, Gabriel Proulx, a donc été muté de l’attaque à la défensive pour pallier à son absence.

En attendant le retour du défenseur, le directeur général Pierre Rioux a fait l’acquisition de l’avant de 20 ans Charles-Antoine Giguère, qui a conclu la dernière saison avec les Wildcats de Moncton. Giguère évoluait en ce début de campagne dans le circuit junior A de l’Alberta.  

Drakkar

Le Drakkar blanchi à Sherbrooke

SHERBROOKE — Après avoir raté presque toute la dernière saison à la suite d’une blessure et d’une opération au genou, le gardien de but Thomas Sigouin du Phoenix de Sherbrooke s’est offert un cadeau à son tout premier départ cette saison en blanchissant le Drakkar de Baie-Comeau, dimanche après-midi, au Palais des sports.

C’est avec le sourire aux lèvres qu’il s’est présenté à la conférence de presse à la suite de cette victoire de 1 à 0 en prolongation. 

«Dès que notre équipe a marqué, j’ai comme revu toutes les étapes par lesquelles j’ai passé pour réussir à revenir au jeu cette année. Mon cheminement n’a pas toujours été facile. J’ai dû travailler fort pour revenir au point où j’étais. Ce blanchissage est donc le résultat de tous ces efforts.» 

«Thomas part de loin, rappelle l’entraineur du Phoenix, Stéphane Julien. On lui a donné le titre de joueur du match dans le vestiaire. Ne pas jouer pendant un an, ce n’est pas évident. Il travaille tellement fort et mérite son jeu blanc.»

Ce blanchissage a semblé soulager la première étoile de la partie.

«Ça faisait un an ou presque que je n’avais pas obtenu de départ. J’ai pu retrouver mes repères et mon rythme durant le camp, mais une partie préparatoire, ce n’est pas un match de saison.»

Le gardien du Drakkar, Lukas Fitzpatrick, a livré toute une guerre à Sigouin en effectuant 39 arrêts contre 30 pour son homologue.

«On avait beaucoup de chances de marquer, observe Stéphane Julien. Les deux gardiens ont été excellents. Voyer joue bien en prolongation cette saison et je tenais à l’envoyer sur la glace le plus souvent possible. Il a effectué tout un jeu sur le but de Kreutzer.»

Mis à part un avantage numérique à cinq contre trois pour le Drakker et un poteau de Félix Robert en troisième période, le but de Kreutzer a été le seul fait saillant de cette partie chaudement disputée. 

«Le Drakkar est une équipe qui travaille fort et qui est bien structurée, rappelle Yann-Félix Lapointe. Ça n’allait pas être une soirée facile pour nous. On a affronté un gardien qui était en pleine possession de ses moyens. On devait rebondir pour oublier notre indiscipline de vendredi, qui a causé notre défaite contre l’Océanic. Il ne fallait juste pas en faire trop. On savait que la rondelle allait entrer tôt ou tard.» 

Olympiques

Les Olympiques récoltent un point dans un revers en prolongation

Mettez-le comme vous le voulez, le scénario était arrangé avec le gars derrière la caméra.

Un joueur local a marqué le premier but de la saison au centre Robert-Guertin vendredi soir quand Kieran Craig a donné une priorité de 1-0 aux Olympiques en première période. Les aides sur le but de l’attaquant d’Alexandria? Manix Landry et Charles-Antoine Roy. Deux Gatinois.

Drakkar

La fusillade sourit au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a réussi à arracher sa première victoire de cette nouvelle campagne à sa première sortie, triomphant de l’Océanic de Rimouski par le pointage de 2-1 en fusillade vendredi au Centre Henry-Leonard.

Menant 1-0 en troisième période, les locaux ont vu l’Océanic hausser considérablement le rythme au dernier tiers, avec 15 de leurs 32 tirs. C’est finalement Cédric Paré, l’attaquant le plus dangereux des siens vendredi, qui a créé l’égalité à 6:40. Les deux gardiens, Lucas Fitzpatrick pour le Drakkar et Colten Ellis pour l’Océanic, se sont ensuite dressés pour que leur équipe respective amasse au moins un point au classement.

En tirs de barrage, Gabriel Fortier et Gabriel Proulx ont touché la cible pour les vainqueurs. Seul Alexis Lafrenière est parvenu à faire de même pour Rimouski.

«On a mieux géré nos émotions que la rondelle», a lancé le pilote du Drakkar, Jon Goyens, qui goûte à la victoire à son premier match dans le circuit junior majeur québécois. «Pour les nouveaux, pas juste dans la ligue mais avec Baie-Comeau, un premier match ici, ça peut être énervant», a-t-il fait remarquer.

«On a bien compétitionné», a enchaîné Goyens. «Mes attentes, ce n’est jamais les stats, c’est l’attitude qu’on démontre. L’exécution a manqué sur certaines choses, mais on avait la bonne attitude. On a aussi eu des chances de marquer en désavantage numérique et à cinq contre cinq en troisième, mais ça va être un bon rappel pour demain [samedi] de ne pas être sur les talons quand on a ce genre de chances.»

Quant à son vis-à-vis Serge Beausoleil, il a tenu à souligner le boulot des deux cerbères, qui ont démontré qu’ils étaient prêts à entreprendre cette nouvelle saison. «Il faut donner crédit aux deux gardiens parce qu’il y a eu de belles chances de marquer de chaque côté», a fait remarquer le patron hockey de l’Océanic. «Ce fut un match enlevant pour les spectateurs. J’aurais bien aimé soutirer le deuxième point, mais bon…»

Il a fallu attendre presqu’à la mi-chemin de ce match pour assister au premier but de cette saison 2019-2020 à Baie-Comeau. À son tout premier tir dans la LHJMQ, Valentin Demchenko a trompé Ellis à 8:33 de la deuxième. Le Biélorusse a tiré profit d’un revirement à la ligne bleue de l’Océanic pour se rendre seul jusqu’au filet.

NOTES : Parmi les absents chez le Drakkar, le plus notable était Nathan Légaré, toujours au camp des Penguins de Pittsburgh. L’attaquant de puissance, auteur de deux buts en 23 secondes contre Colombus jeudi, a signé un contrat de trois ans avec le club de la LNH, mais il devrait tout de même revenir avec le Drakkar cette saison, à moins d’une énorme surprise…Autant Baie-Comeau (0 en 6) que Rimouski (0 en 5) n’ont pas vraiment menacés en avantage numérique…Les deux formations se retrouvent ce samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

Drakkar

La transition en marche chez le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau entreprendra la saison 2019-2020 comme en étant une de transition. Comme le veut le cycle de reconstruction du hockey junior majeur, il y aura des hauts et surtout des bas. À ce chapitre, la fiche parfaite de l’équipe en matchs hors concours (six victoires en autant de sorties) n’est pas nécessairement significative.

«C’est bien beau, la fiche au camp d’entraînement, mais ça ne donne aucun point au classement», a d’ailleurs tempéré le directeur général Pierre Rioux, embauché cet été après le congédiement de Steve Ahern. «On amorce une année de transition, avec tout ce que ça implique.»

Drakkar

Le Drakkar fin prêt pour la saison

BAIE-COMEAU — En retranchant huit joueurs et en faisant l’acquisition de trois autres, le Drakkar de Baie-Comeau a maintenant l’allure qu’il aura lors de l’ouverture de la saison le 20 septembre. On compte maintenant 22 joueurs dans l’alignement, en incluant Valentin Demchenko, toujours retenu en Biélorussie en attente de son visa.

L’un des huit joueurs coupés est le gardien Ventsislav Shingarov. En toute logique, le directeur général Pierre Rioux a donc fait l’acquisition lundi de deux portiers, soit Antoine Lyonnais, des Saguenéens de Chicoutimi, contre un choix de 10e ronde en 2022, mais surtout Dakota Lund-Cornish, en retour d’un choix de 12e ronde en 2020 et d’un 5e choix en 2022 au Phoenix de Sherbrooke.

«Décision très difficile de couper Shingarov. Il a connu un très bon camp, mais c’est un jeune de 16 ans et on ne voulait pas qu’il brûle les étapes. On veut qu’il poursuivre son développement dans le midget [avec les Vikings de Saint-Eustache]», a indiqué Rioux. «Avec Lund-Cornish, on a trouvé une opportunité de créer une compétition entre deux gardiens de 19 ans et on verra aux Fêtes.» À en décoder les propos du dg, Lucas Fitzpatrick devra donc se battre pour le poste de gardien numéro 1 de l’équipe.

Autre acquisition

L’autre joueur acquis par le Drakkar est Mikisiw Awashish, un attaquant bien bâti que les Sags ont laissé filer pour un choix de 10e ronde en 2020, que le Drakkar venait tout juste d’obtenir pour avoir échangé Jérémy Michaud aux Tigres de Victoriaville.

Michaud faisait partie des joueurs retranchés au terme du match de dimanche contre Québec. Les autres sont Laurent Demers, Anakin Guay-Tessier, Alexis Couture, Christopher Duchesne, Zacharie Charest et Jason Boissonneault. C’est donc dire que la brigade défensive du Drakkar va compter sur trois patineurs originaires de Baie-Comeau, soit Brendan St-Louis, Félix Tremblay et Vincent Dupuis.

Quant au Biélorusse Demchenko, Pierre Rioux assure que les longues démarches pour préparer son arrivée au Canada tirent à leur fin. «Il a passé avec succès l’examen médical pour l’obtention de son visa canadien et dès qu’il le reçoit, on l’embarque sur un avion. On l’attend cette semaine», a conclu le directeur général.

Remparts

Les Remparts noyés par le Drakkar en fin de match

BAIE-COMEAU – Les Remparts ont comblé un écart de quatre buts au dernier tiers, mais un but de Gabriel Fortier, son deuxième du match, avec 12,9 secondes à faire au match a procuré un gain de 6-5 au Drakkar de Baie-Comeau dans le premier match d’un programme double.

Nathan Légaré avait lancé le Drakkar en avant 5-1 avec son second de la rencontre en début de troisième. Les hommes de Jon Goyens et les 558 partisans qui ont délaissé ce beau samedi après-midi pour assister à ce match hors concours croyaient bien que la cause était entendue, mais les visiteurs ne l’entendaient pas de cette oreille.

«On n’a pas abandonné à 5-1, j’ai aimé la persévérance de mon équipe, mais je dois admettre que faire cinq heures et demie de route la journée d’un match, ce n’est pas une situation idéale, mais ce n’est pas une excuse non plus», a déclaré l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«On aurait pu être meilleur dans nos prises de décision, avec la rondelle et sans la rondelle. J’ai hâte à demain [dimanche], on a la chance de recommencer à 14h mais en général, je ne peux pas être satisfait de cette partie», a-t-il ajouté.

À son premier match à Baie-Comeau, Brandon Frattaroli complétait un trio avec l’autre nouvel attaquant du Drakkar, Antoine Rochon, et le vétéran Thomas Éthier. Le match de l’ancien Diable rouge a toutefois pris fin en début de deuxième lorsqu’il a été accueilli à la ligne bleue du Drakkar par Édouard Cournoyer, qui l’a solidement sonné avec sa mise en échec. Il en est quitte pour une commotion cérébrale.

Cournoyer, Romain Rodzinski, Jacob Melanson, Aleksei Sergeev et Pierrick Dubé ont déjoué Ventsislav Shingarov, qui a stoppé 28 rondelles. Du côté du Drakkar, outre Légaré et Fortier, Feliks Morozov et Julien Létourneau ont trompé la vigilance de Thomas Boucher, auteur de 21 arrêts dans cette rencontre.

«Je ne suis pas capable de dire qu’il a donné un mauvais but, mais j’aurais bien aimé qu’il fasse un arrêt de plus», a indiqué le Diable rouge en chef. «Les camps d’entraînement, c’est fait pour ça, ce n’est pas toujours parfait, et j’ai hâte de voir comme [Emerick] Despatie va se comporter demain [dimanche].»

Avant le match, le Drakkar a ajouté un défenseur à son alignement, l’ex-Rempart Félix Tremblay, qui était avec Shawinigan. En retour du joueur de 18 ans originaire de Baie-Comeau, les Cataractes ont reçu du dg Pierre Rioux le choix de cinquième ronde de 2020 des Voltigeurs de Drummondville, acquis plus tôt cette semaine dans la transaction impliquant Jérémy Lapointe et Mathieu Charlebois.

Avant de quitter Québec samedi matin, les Remparts ont retranché le défenseur de 16 ans Olivier Archambault, qui a été retourné à son club midget AAA, le Phénix du collège Esther-Blondin. Il reste donc 27 joueurs au camp et les coupures finales seront annoncées lundi matin… Les deux mêmes formations se retrouvent dimanche à 14h, de nouveau sur la glace du Centre Henry-Leonard.

Saguenéens

Bon test pour les recrues des Sags à Baie-Comeau

Les recrues des Saguenéens de Chicoutimi ont livré une belle prestation, dimanche, lors du premier match préparatoire disputé contre le Drakkar au Centre Henry-Leonard de Baie-Comeau. Les jeunes Sags se sont inclinés 3-2 en fusillade face à un adversaire qui alignait quelques vétérans.

Le Drakkar a été le premier à s’inscrire au pointage en première période, par l’entremise du vétéran Gabriel Fortier, et ce, malgré un désavantage numérique. La riposte des Chicoutimiens est venue dès le début de la deuxième, alors que Xavier Fillion a déjoué le gardien Ventsislav Shingarov, avec l’aide de Mathieu Samson et du défenseur Loris Rafanomezantsoa.

Drakkar

Drakkar: le nouveau dg Pierre Rioux entend être transparent

BAIE-COMEAU – Transparence, travail d’équipe, respect et communication. Voilà le leitmotiv du nouveau directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Pierre Rioux, qui s’amène sur la Côte-Nord avec un impressionnant bagage dans le monde du hockey.

«J’entends être transparent, ce sera mon mot d’ordre», a déclaré Rioux lorsqu’il a été présenté aux médias mercredi au Centre Henry-Leonard, le nouveau domicile professionnel de celui qui a paraphé une entente de deux ans plus une année d’option.

Tout en remerciant l’Océanic de Rimouski et Serge Beausoleil de l’avoir libéré de son contrat de directeur général adjoint afin de pouvoir profiter de cette opportunité, Pierre Rioux n’a pas caché avoir été tout ouïe lorsque le Drakkar a remercié son précédent directeur général, Steve Ahern, en juin.

«Tous les gars dans le hockey, sans nécessairement le crier sur tous les toits, veulent avoir une opportunité d’avancer dans leur carrière. J’ai donc appelé Steeve [Gagné, président du conseil d’administration du club] pour lui signifier mon intérêt pour le poste», a-t-il fait valoir.

«Sept personnes ont été rencontrées pour le poste et [au terme du processus], le choix a été unanime et c’était Pierre», a déclaré M. Gagné. «Il a un bagage d’expérience extraordinaire et c’était important pour nous d’avoir quelqu’un qui connaît bien les rouages du hockey. Le choix a été facile.»

Autre élément qui a peut-être facilité le choix du C.A., c’est que Rioux connaît bien le dépisteur-chef de l’équipe, Pierre Desjardins, qui sera aussi son adjoint, et le pilote Jon Goyens, qui l’a connu alors que son nouveau patron travaillait pour l’organisation des Maple Leafs de Toronto.

«C’était l’un des rares dépisteurs de la Ligue nationale à venir aux matchs midget AAA. Il venait me voir pour me parler de certains joueurs», a souligné Goyens, qui a passé 10 ans comme entraîneur-chef des Lions du Lac-Saint-Louis. «Je vais aussi à chaque année au repêchage de la Ligue nationale et à chaque fois, on se trouvait un cinq minutes pour se parler.»

Début du camp

Pierre Rioux est arrivé à Baie-Comeau tout juste à temps pour le début du camp d’entraînement du Drakkar, qui s’amorce officiellement sur glace jeudi après l’arrivée des joueurs mercredi. Un total de 49 joueurs, dont 11 qui ont porté l’uniforme nord-côtier la saison dernière, se sont présentés à Goyens et son équipe d’entraîneurs. Ces derniers, incidemment, seront en charge sur la glace dans les premiers jours.

«Honnêtement, je ne connais pas tous les joueurs. Je vais donc prendre un rôle d’observateur dans les premières journées du camp et déterminer qui peut être une superstar dans son rôle car on ne veut pas 23 joueurs au style identique», a lâché l’entraîneur-chef, qui assure au passage «qu’avec moi, tout le monde a droit à son opportunité».

Après quelques duels intra-équipe, le Drakkar amorcera son calendrier préparatoire ce dimanche face aux Saguenéens de Chicoutimi, qui reviendront en ville les 6 et 13 septembre. Les deux autres parties locales seront disputées contre les Remparts de Québec, les 24 et 25 août.

Drakkar

Pierre Rioux s’amène avec le Drakkar comme directeur général

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a regardé de l’autre côté du fleuve pour dénicher son nouveau directeur général. L’embauche de Pierre Rioux sera officialisée mercredi matin, lors d’une conférence de presse.

Jusqu’à cette semaine, Rioux était l’adjoint au directeur général au sein de l’Océanic de Rimouski. On se souviendra que l’équipe de la Côte-Nord était sans directeur général depuis près de deux mois, soit depuis le congédiement de Steve Ahern, qui venait pourtant d’accepter d’exercer l’année d’option à son contrat.

Rioux, qui a évolué pour les Flames de Calgary en 1982-83, roule sa bosse dans le monde du hockey depuis plusieurs années. Avant d’être adjoint au directeur général à Rimouski, poste qu’il a occupé la saison dernière, il était déjà adjoint à Serge Beausoleil mais dans les autres fonctions de ce dernier, soit derrière le banc de l’équipe, les deux saisons précédentes.

Dans la LHJMQ, Pierre Rioux a rempli le rôle d’entraîneur adjoint chez les Remparts de Québec en 2002-03, et aussi avec les Wildcats de Moncton en 2004-05. Le natif de Québec a aussi été entraîneur-chef dans la Ligue nord-américaine de hockey. Il a également été dépisteur durant six saisons pour le compte de Maple Leafs de Toronto.

Durant sa carrière junior de trois ans, Rioux a récolté 326 points, dont 136 buts, en 194 rencontres, toutes disputées dans l’uniforme des Cataractes de Shawinigan.

L’Océanic n’a pas tardé à trouver le successeur de Pierre Rioux comme assistant au directeur général. Il s’agit d’un autre ancien joueur de la LHJMQ, Danny Dupont. La saison dernière, Dupont oeuvrait au sein du programme hockey du Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières, dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire. 

Drakkar

Le Drakkar remanie ses effectifs au niveau de ses joueurs de 20 ans

BAIE-COMEAU – En cette journée d’ouverture des transactions dans la LHJMQ, le Drakkar de Baie-Comeau a posé trois gestes impliquant autant de joueurs de 20 ans.

La formation de la Côte-Nord a d’abord fait l’acquisition du joueur de centre Gabriel Proulx, des Screaming Eagles du Cap Breton. En retour, le Drakkar a cédé un choix de sixième ronde en 2020 et un autre de huitième tour en 2021.

De l’avis du directeur général par intérim, Pierre Desjardins, Proulx « apportera de la vitesse à notre attaque et sur les premières unités offensives « et démontre « des qualités de leader «. Il soutient aussi que le joueur de centre « cadre bien dans notre philosophie de jumeler efficacement les études au hockey «. Proulx était le candidat des Eagles l’an dernier pour le trophée Marcel-Robert, remis au meilleur athlète-étudiant.

En contrepartie, Baie-Comeau a échangé le robuste défenseur Sacha Roy aux Sea Dogs de Saint.John, contre un modeste choix de 12e ronde. Roy a aussi évolué à l’attaque en fin de saison avec le Drakkar.

Finalement, le Drakkar a dit au revoir à un autre patineur de 20 ans, le dynamique Christopher Benoît, qui tentera sa chance au camp d’entraînement des Voltigeurs de Drummondville. Si jamais il se taille un poste avec les Voltigeurs, ces derniers donneront une compensation au Drakkar.

« Nous voulions donner la chance à Christopher d’évoluer dans la LHJMQ cette saison «, a fait valoir Pierre Desjardins pour expliquer ce geste. Benoît va donc rejoindre l’ex-directeur général du Drakkar, Steve Ahern, maintenant adjoint au dg Philippe Boucher à Drummondville.

Le portrait des joueurs de 20 ans commence à se préciser chez le Drakkar. Avec le nouveau venu Roy et son bon ami Thomas Éthier, déjà avec le club, le défenseur Keenan MacIsaac devrait compléter le trio de 20 ans. Pour l’instant, tout laisse croire que les gardiens Alex D’Orio et Dereck Baribeau, qui auraient pu occuper un poste de vétéran de 20 ans, joueront tous deux au niveau professionnel la saison prochaine.

Drakkar

Repêchage international: un Biélorusse et un Letton avec le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a mis la main sur deux attaquants de 17 ans lors de la séance de sélection internationale de la Ligue canadienne de hockey jeudi, un Biélorusse et un Letton.

Parlant au 45e rang, l’équipe nord-côtière a d’abord repêché Valentin Demchenko, qui a évolué la saison dernière avec l’équipe nationale du Belarus des moins de 18 ans, récoltant 11 buts et 16 mentions d’aide en 48 matchs. Demchenko mesure 5 pieds 9 pouces et fait osciller la balance à 157 livres

En deuxième ronde, avec le 105e choix, le Drakkar a jeté son dévolu sur le Letton Raivis Kristians Ansons, un ailier gauche de six pieds un et de 186 livres. Il a joué à la fois avec les U18 et les U20 de son pays.

«Ce sont deux joueurs qu’on aimait beaucoup. Pierre (Desjardins, dépisteur-chef et directeur général par intérim) les a vus jouer au Championnat du monde U18», a fait valoir Daniel Paradis, coordonnateur au développement des joueurs chez le Drakkar. «Demchenko a beaucoup de vitesse, de bonnes habiletés, il joue avec passion, il a de la drive et il est très content d’avoir été choisi par le Drakkar», a-t-il ajouté.

«Quant à Ansons, il a eu beaucoup de responsabilités au championnat U18. C’est un bon patineur, doté d’un bon tir, capable de jouer à l’aile ou au centre», d’enchaîner Paradis. «Il est solide physiquement et il joue aussi bien défensivement qu’offensivement.»

Selon Daniel Paradis, les agents des deux jeunes ont assuré à Desjardins que leurs protégés se présenteront au prochain camp d’entraînement du Drakkar. À moins que Yaroslav Alexeyev revienne comme joueur de 20 ans, ce qui serait plutôt surprenant, il y aura deux places disponibles pour des joueurs outre-Atlantique à bord du Drakkar la saison prochaine.

Le coordonnateur au développement des joueurs prévient toutefois que Demchenko et Ansons n’auront vraisemblablement pas un impact immédiat avec le club la saison prochaine. «Ce sont deux jeunes de 17 ans. Il faudra leur laisser le temps de s’acclimater et de s’épanouir, mais ils seront dans un environnement pour ça», a-t-il conclu.

Drakkar

Congédiement d'Ahern: des actions ou des propos auraient déplu

BAIE-COMEAU — Steve Ahern aurait posé des actions ou fait des déclarations qui ne pouvaient pas être entérinées par la direction du Drakkar, s’il faut en croire le président du conseil d’administration de l’équipe. Quant au principal intéressé, il préfère digérer la nouvelle de son congédiement encore quelques jours avant de commenter.

«On a pris cette décision car il y a des choses qu’on a apprises dans les dernières semaines qui n’étaient pas en ligne avec nos façons de faire. Au moment d’exercer l’année d’option du contrat, on n’avait pas ces informations-là en main», a déclaré Steeve Gagné, faisant ainsi valoir que le divorce entre les deux parties était ainsi devenu inévitable. «Par respect pour Steve, je n’irai pas dans les détails.»

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Même s’il n’expose pas les raisons qui ont entraîné ce geste plutôt surprenant, M. Gagné assure «n’avoir rien à cacher» et soutient que l’organisation ne dilapide pas l’argent public malgré le fait qu’elle congédie un employé moins de deux mois après l’avoir réembauché.

Rappelons, si besoin est, que le Drakkar est propriété de la Ville de Baie-Comeau et que cette dernière verse tout près de 400 000 $ par année au club. «Il y a des gens de la Ville de Baie-Comeau autour de la table et ils sont au courant de la décision. Moi aussi, j’ai l’intérêt de protéger l’argent du public», a ajouté le président du C.A.

Il est aussi bon de souligner ici que l’année d’option prévue au contrat d’Ahern a été exercée au début mai. Ce dernier avait demandé un temps de réflexion avant de déterminer s’il voulait revenir avec l’équipe. Ahern, on se souviendra, avait manifesté publiquement quelques insatisfactions dans ses relations avec le conseil d’administration, au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries.

«[Le congédiement] n’a vraiment rien à voir avec ça, on en est à des années-lumière. On s’était expliqués là-dessus et le dossier était clos. Ce n’est pas un règlement de comptes.»

Drôle d’embarras

Ce congédiement-surprise peut éventuellement placer le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, Jon Goyens, dans un drôle d’embarras. Ce dernier vient d’être embauché par Ahern il y a trois semaines et la règle dans le sport veut qu’un nouveau directeur général nomme lui-même ses hommes aux différents échelons du département hockey.

«Jon a été contacté par Pierre [Desjardins, le directeur général adjoint). Il l’a appelé pour lui expliquer ce qui arrive et pourquoi ça arrive. Ça ne le [Goyens] place absolument pas dans une drôle de situation», a déclaré Steeve Gagné.

C’est donc Pierre Desjardins, nommé adjoint au directeur général la journée même où l’année d’option au contrat de Steve Ahern a été exercée, qui assure l’intérim jusqu’à nouvel ordre. Un processus d’embauche pour trouver un nouveau d.g. devrait être lancé dans les prochaines semaines. Desjardins est aussi recruteur-chef du Drakkar.

En terminant, Steeve Gagné dit souhaiter la meilleure des chances à son désormais ex-directeur général, avec qui il a travaillé de nombreuses années. Il assure également que ce congédiement n’a rien à voir avec l’autre carrière d’Ahern, celle de directeur d’école pour le compte de la Commission scolaire de l’Estuaire.

Steve Ahern était à l’emploi du Drakkar depuis 1998, alors qu’il avait été engagé comme entraîneur des gardiens de but du club. Il a été nommé directeur général de l’équipe en juillet 2009. Sous sa gouverne, la formation nord-côtière a atteint la finale de la LHJMQ à deux reprises, sans toutefois parvenir à remporter le championnat tant attendu par les partisans du Drakkar.

Drakkar

Le Drakkar congédie Steve Ahern

BAIE-COMEAU – Stupeur dans le camp du Drakkar de Baie-Comeau. Selon TVA Sports, l’organisation nord-côtière vient de congédier son directeur général Steve Ahern. Les deux parties venaient pourtant d’exercer l’année d’option prévue à son contrat.

La direction du club prend donc cette décision à un drôle de moment, quelques jours après qu’Ahern et l’équipe de recruteurs qu’il chapeautait aient procédé aux sélections du Drakkar lors de la dernière séance de repêchage. De plus, le dg congédié venait de procéder à l’embauche du nouvel entraîneur-chef de la formation, Jon Goyens.

Au moment d’écrire ces lignes, personne de l’organisation n’a répondu au Soleil à savoir pourquoi elle avait pris cette décision et qui prendrait la relève de celui qui a été directeur général de l’équipe au cours des 10 dernières saisons.

Le torchon brûlait entre Ahern et le conseil d’administration de l’équipe. Au lendemain de l’élimination du Drakkar ce printemps. l’ex dg avait confié au Soleil qu’il n’avait pas nécessairement les coudées franches dans sa gestion du volet hockey du club. Lors de l’annonce de son année d’option, il assurait que les choses étaient réglées, mais ce n’est visiblement pas le cas.

Steve Ahern a été nommé directeur général du Drakkar le 17 juillet 2009. Il faisait partie de l’organisation depuis 1998, alors qu’il avait été embauché à titre d’entraîneur des gardiens. Soulignons au passage qu’Ahern ne se retrouve pas tout de même pas sans boulot puisqu’il est directeur adjoint de la polyvalente des Baies de Baie-Comeau.

Hockey

Nathan Légaré confiant de pouvoir brouiller les cartes au repêchage

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Il ne faut pas espérer que Nathan Légaré fasse un plat de son classement final par la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey, qui le place au 54e rang des patineurs nord-américains pour le repêchage de ce weekend. Il sait très bien que la majorité des observateurs le font pointer beaucoup plus haut sur leur propre liste et il a suffisamment confiance en ses moyens pour espérer sortir plus rapidement.

Deuxième meilleur buteur (45) et huitième marqueur de la LHJMQ (87 points) la saison dernière, l’attaquant de puissance du Drakkar de Baie-Comeau assure qu’il n’a pas été affecté par ce rang, tout ce qu’il y a de plus théorique quand on y pense. À la mi-saison, il pointait au 64e échelon.

«Je n’ai vraiment pas été dérangé par ce classement, même si tout le monde m’en parlait», a confié Légaré. «C’est peut-être pour ça que j’ai connu du succès l’an dernier. Je me concentrais sur les matchs et j’oubliais ce que me disaient les partisans et les journalistes là-dessus.»

Au cours de la saison, il a eu des contacts avec 30 des 31 formations du circuit Bettman. Lors du dernier camp d’évaluation de la LNH à Buffalo, il a rencontré les représentants de 21 équipes. Ceux de Pittsburgh et de Chicago sont allés un peu plus loin que les préliminaires, l’invitant à souper. Est-ce un signe de leur grand intérêt?

«Je ne sais pas, mais j’espère sortir le plus haut possible, peut-être en deuxième ronde. On ne sait pas ce qui peut arriver et le rang de sélection, ce n’est pas ce qui est le plus important. Le plus important, c’est d’avoir sa chance. On l’a bien vu avec Alex Barré-Boulet», a-t-il fait valoir.

Ignoré par toutes les équipes de la LNH, Barré-Boulet a finalement signé comme agent libre par le Lightning de Tampa Bay l’an dernier. Affecté au Crunch de Syracuse, le natif de Montmagny a raflé rien de moins que le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine. Légaré n’aura sûrement pas à vivre la même déception que Barré-Boulet au repêchage, mais on comprend bien où il veut en venir avec cet exemple.

Coup de patin

L’ailier droit a entrepris son entraînement estival avec son bon ami Alexis Lafrenière et d’autres gros noms du circuit Courteau comme Samuel Poulin, Xavier Parent, Samuel Bolduc et son coéquipier chez le Drakkar, Christopher Merisier-Ortiz.

En compagne du réputé préparateur physique Stéphane Dubé, Légaré travaille particulièrement sur le principal point sur lequel les dépisteurs ont une réticence dans son jeu, soit son coup de patin. Mais il ne faut pas oublier qu’à six pieds et plus de 200 livres, Légaré ne peut pas accélérer comme un joueur de plus petit gabarit. «Je vais me concentrer sur ma vitesse, mais pour passer à l’échelon supérieur, il faut tout améliorer, pas juste un élément», reconnaît-il avec justesse.

Quand cette fameuse chance de faire ses preuves se présentera, Nathan Légaré entend tout faire pour demeurer «en haut», mais il demeure réaliste. «Pour moi, il n’y a rien d’impossible, mais pour mon développement, je ne serai sûrement pas frustré si je dois retourner au niveau junior. Ce sera à moi de connaître un vrai bon camp pour forcer la main de l’équipe qui m’aura repêché», conclut le jeune homme de 18 ans.

Drakkar

Zack Morissette, le fils de Dave, choisi par le Drakkar

En analysant l’allure du repêchage, le Drakkar de Baie-Comeau pouvait se permettre de sacrifier son choix de première ronde en retour de quatre sélections en 2019 et 2020.

«L’offre de Patrick était excellente. Il a bien payé, et parfois, l’ascenseur revient», résumait Steve Ahern, qui a été le partenaire de danse de Roy, pour l’occasion.

Le Drakkar avait les yeux sur Nathan Gaucher, repêché au 8e rang par les Remparts. Le Drakkar pouvait donc se permettre de mettre la main sur quatre choix, se doutant bien que l’autre joueur qu’il reluquait serait disponible, le moment venu. En cédant le 15e choix en première ronde, Baie-Comeau a obtenu les choix de 2e et 3e rondes des Remparts de 2019 et ceux de 2e et 3e rondes de 2020.

À son rang de sélection au deuxième tour (26e), le Drakkar a opté pour l’ailier gauche Drew Elliott et il a enchaîné en troisième ronde avec le défenseur Zack Morissette, fils de Dave Morissette, l’ancien joueur devenu commentateur sportif et qui est originaire de Baie-Comeau.

«Aujourd’hui, c’est une belle journée pour la famille. Je vois Dave et le grand-père de Zack, je suis content pour eux. Le grand-père a été impliqué dans le hockey mineur, c’est un moment privilégié. Mais on a repêché un joueur de hockey, pas le fils d’un animateur de télé. Dave, c’est Dave, et Zack, c’est Zack», expliquait Ahern.

Dave devait être bien d’accord avec lui. Lors d’une photo prise avec lui et son fils dans les gradins avant que Zack ne s’amène à la table de l’équipe, il s’est excusé auprès de lui, ne voulant surtout pas lui enlever l’attention qu’il méritait.

«J’apporte ma touche, Dave et Zack, ce sont deux personnes. Je suis très content d’appartenir au Drakkar, c’est une belle organisation», disait le joueur de 15 ans développé au collège Bishop’s, dans le hockey scolaire (LHPS).

Selon le DG, Morissette affiche déjà les valeurs du Drakkar. Il se réjouissait aussi de la sélection d’Elliott, un joueur du Nouveau-Brunswick qui n’a jamais eu l’intention de bouder la formation de la Côte-Nord.

«Je suis très heureux et je n’ai aucun problème à aller jouer à Baie-Comeau. Je ne m’y attendais pas, mais quand j’ai entendu mon nom [au 26e rang], j’étais content», confiait le natif de Saint-Jean.

«Nous l’avions 15e sur notre liste, il a glissé au 26e. Il est intense, il a de la fougue et il voulait venir chez nous», résumait Ahern.

Drakkar

Le Drakkar confirme la nomination de Jon Goyens [VIDÉO]

Après la conquête d’un premier championnat avec les Lions de Lac-Saint-Louis, en 2011, quelques équipes de la LHJMQ avaient cogné à la porte de Jon Goyens. Nommé au poste d’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, jeudi, il ne regrettait aucunement d’avoir attendu à aujourd’hui pour faire le saut.

«Ça m’a laissé du temps pour prendre plus d’expérience. Je suis plus prêt, maintenant, et je suis un meilleur coach que je ne l’étais en 2011», disait-il dans un hôtel de Québec, où se tenait la conférence de presse de l’annonce du successeur de Martin Bernard en marge des assises de la LHJMQ.

Goyens débarque sur la Côte-Nord avec deux conquêtes de la Coupe Jimmy-Ferrari, dont la plus récente en 2016 alors qu’il dirigeait l’actuel capitaine du Drakkar, Nathan Légaré. Il revendique aussi deux médailles de bronze à la Coupe Telus.

À Baie-Comeau, son mandat sera développer les joueurs, propager les valeurs d’intensité et d’équité de l’équipe et bien expliquer le tout à la génération d’aujourd’hui.

«Je suis directeur d’école, je sais que le questionnement peut venir vite. On a vécu la problématique à la fin de la saison, dans les séries, il faut être juste et bien expliquer les choses», notait le directeur général Steve Ahern, convaincu que Goyens fera en sorte que le club puisse être compétitif rapidement «comme on aurait dû le faire dans les séries».

Le plus victorieux en séries

Goyens est l’entraîneur-chef comptant le plus de victoires dans les séries de la Ligue midget AAA. Il a déjà été adjoint et responsable de la vidéo avec la défunte équipe de Lewiston, dans la LHJMQ. Il entraîne des joueurs professionnels, l’été, et participe à des camps de perfectionnement avec les Maple Leafs de Toronto et le Crunch de Syracuse. Benoît Groulx, qui dirige le club-école du Lightning, a eu de bons mots pour lui, selon Ahern, qui connaissait Goyens sans être ami avec lui.

«Dans le hockey, ce n’est pas de l’amitié que ça prend, il faut des passionnés qui veulent gagner. J’aurais pu nommer mon prof de français qui est vraiment bon, mais j’aimais mieux un coach de hockey», illustrait le DG avec le sourire.

Des raisons familiales ont gardé Goyens à la maison de 2011 à 2019. Sa femme lui avait prédit qu’il recevrait une offre, ce printemps. «Les gens pensaient que j’étais très confortable à Montréal. Quand l’occasion se présente, il faut sortir de sa zone de confort et relever le défi», précisait-il.

Reste à voir si sa présence permettra au Drakkar d’avoir la main plus heureuse avec les joueurs de Lac-Saint-Louis…

«La décision de venir à Baie-Comeau, dans la LHJMQ ou d’aller aux États-Unis appartient aux familles. Mais à la fin de la journée, si le fait de connaître des joueurs peut aider au recrutement, je serai très content d’aider», notait le nouveau pilote du Drakkar.

Le jour du jugement ne viendra pas après le premier mois pour celui qui a signé un contrat de deux ans assorti d’une troisième année en option.

«Ce qui compte, ce n’est pas d’être content de gagner nos six premiers matchs, et après Noël, de ne pas faire les séries. Il faut que la fondation soit solide en janvier pour que les joueurs soient prêts à affronter n’importe quel style de jeu dans les séries», notait le fils de Chrys Goyens, auteur de biographies de Larry Robinson, Scotty Bowman, Maurice Richard, Darryl Sittler et Mario Lemieux, entre autres.

«Peut-être que son père pourrait écrire la mienne, à un moment donné», ajoutait Ahern avec une touche d’humour. Il préférera sans doute que Jon Goyens ajoute de belles pages à l’histoire du Drakkar!

Drakkar

Steve Ahern manque de cartes pour le repêchage de la LHJMQ

BAIE-COMEAU — Pour l’instant, Steve Ahern n’a pas énormément de cartes dans ses mains en ce qui a trait à la séance de repêchage de la LHJMQ, qui se tient ce samedi au Centre Vidéotron. Le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau devrait toutefois améliorer substantiellement son jeu avec les nombreux vétérans de l’équipe.

«On a beaucoup de joueurs de 20 ans disponibles et il y en aura plusieurs autres sur le marché. Juste Rimouski et nous, on est quasiment capable de faire une équipe complète de 20 ans», a souligné Ahern mercredi, alors qu’il était en route vers Québec.

«Pour le reste, notre premier choix [15e au total] peut être disponible si on a une bonne offre, mais mes dépisteurs me disent qu’il y a une excellente cuvée de joueurs en première ronde et que dans les rondes 2 à 4, on peut y aller plus en fonction de nos besoins», a-t-il ajouté.

Toutefois, Ahern n’a pour le moment pas de sélection en deuxième et en troisième ronde. Son choix de deuxième tour a été cédé au Cap-Breton afin de faire l’acquisition de Kyle Jessiman, tandis que le choix de troisième ronde du Drakkar appartient à l’Océanic, acquis dans le catastrophique échange d’Antoine Dufort-Plante, qui ne s’est jamais présenté sur la Côte-Nord.

Plusieurs des choix cédés lors de la période de transactions de l’hiver dernier devraient cependant revenir dans la besace du dg du Drakkar. De nombreuses rumeurs font état de départs de vétérans comme Shawn Element, Yan Aucoin et Ethan Crossman, qui seraient échangés en retour de choix au repêchage.

Il le faudra, car dans le portrait actuel, Baie-Comeau n’a aucun choix dans les cinq premières rondes en 2020 et 2021. Sans nier avoir des pourparlers à ce sujet, Steve Ahern a refusé de s’avancer plus loin, mais les habitués des cuisines du hockey junior majeur savent bien qu’il y a souvent un élastique d’attaché sur les choix de repêchage échangés.

Baribeau de retour?

Pour ce qui est de la situation des gardiens, le Drakkar aura peut-être un gardien de 20 ans pour amorcer la prochaine campagne. Alex D’Orio et Dereck Baribeau auront tous les deux cet âge. Si le premier ne reviendra probablement pas au niveau junior, la chose n’est pas impossible pour le second, qui n’a pas vu beaucoup d’action en 2018-2019 en raison de blessures.

«J’adore Baribeau et aussi [Lucas] Fitzpatrick, qui est prêt à garder beaucoup de matchs. Et si jamais D’Orio revient, ça nous donne une carte supplémentaire», a fait valoir Ahern. «Et il ne faut pas oublier [Félix-Antoine] Voyer et [Justin] Bourque, des gardiens repêchés l’an dernier qui ont eu une saison supplémentaire dans le corps dans le midget. Ce sont aussi deux bons gardiens.»

Dans ses discussions avec ses homologues, le directeur général du Drakkar se dit notamment à la recherche d’un joueur de profondeur à l’attaque. Et il écoute bien sûr les offres pour sa flopée de vétérans.

Soulignons en terminant que le Drakkar officialisera ce jeudi matin l’embauche de Jon Goyens comme entraîneur-chef de l’équipe. Goyens a passé les 10 dernières années dans le circuit midget AAA, à la barre des Lions du Lac-Saint-Louis.

Drakkar

Jon Goyens nommé entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau

BAIE-COMEAU – La direction de l’équipe refuse de le confirmer, mais tout laisse croire que le Drakkar de Baie-Comeau confiera le poste d’entraîneur-chef de l’équipe à Jon Goyens, qui dirigeait jusque-là les Lions du Lac-Saint-Louis, de la Ligue midget AAA.

Les rumeurs qui amènent Goyens à Baie-Comeau courent déjà depuis quelques jours et sans les nier, le directeur général Steve Ahern s’est bien abstenu de les confirmer pour l’instant, assurant qu’il n’y encore rien de réglé dans ce dossier. L’organisation a convoqué une conférence de presse jeudi à Québec, en marge des assises de la LHJMQ, pour dévoiler ce qui s’avère être un secret de polichinelle.

Le Drakkar est sans entraîneur-chef depuis que le club a décidé de ne pas renouveler le contrat de Martin Bernard à la fin de la dernière campagne, qui s’est conclue en queue de poisson avec une élimination au premier tour éliminatoire.

10 ans avec les Lions

Goyens, âgé de 40 ans, a piloté les Lions au cours des 10 dernières saisons. Il a remporté avec eux deux championnats des séries, en 2010-2011 et 2015-2016. Cette dernière coupe Jimmy-Ferrari a notamment été gagnée avec l’aide de Gabriel Fortier, aujourd’hui capitaine du Drakkar et assurément une des figures de proue de la formation en 2019-2020.

Soulignons qu’au terme de ces deux championnats, les Lions ont décroché la médaille de bronze au championnat national midget AAA, la coupe TELUS.

Le nom de Jon Goyens a aussi résonné lors de la dernière saison midget alors que son équipe a éliminé en séries les grandissimes favoris, les Chevaliers de Lévis, qui n’avaient perdu qu’une seule rencontre durant tout le calendrier régulier. Le Lac-Saint-Louis s’est ensuite incliné en finale face aux Cantonniers de Magog.

Parmi ses faits d’armes, Goyens est l’entraîneur-chef qui a remporté le plus de victoires en séries dans l’histoire de la ligue, soit 75. Il a déjà brièvement goûté au hockey de la LHJMQ alors qu’il a été entraîneur affecté à la vidéo chez les défunts MAINEiacs de Lewiston, en 2008-2009.

Drakkar

Le Drakkar congédie Martin Bernard

BAIE-COMEAU — Comme le veut l’implacable loi du sport, Martin Bernard a écopé pour la fin de campagne en queue de poisson du Drakkar de Baie-Comeau. Celui qui a été entraîneur-chef de la formation nord-côtière durant trois ans a été avisé mardi matin que son contrat ne serait pas renouvelé.

Bernard était revenu à Baie-Comeau pour entendre cette mauvaise nouvelle de la bouche du directeur général Steve Ahern qui, pour sa part, a été confirmé dans son poste la semaine dernière. De l’avis de ce dernier, le pilote des trois dernières saisons n’est pas tombé des nues, principalement en raison de l’élimination du Drakkar en première ronde des séries.

«Le bulletin d’un coach, ce sont les séries. On avait bâti un plan sur trois ans, l’évaluation qui avait été faite était de se retrouver dans le carré d’as cette année et ça n’a malheureusement pas été le cas», a soutenu Ahern. «Il [Bernard] s’attendait à ça. C’est dommage, mais le hockey est fait comme ça. Il ne faut pas oublier non plus que les coachs ont aussi des vies de famille. Ce n’est pas facile pour elles non plus», a-t-il ajouté.

«On n’est jamais maître de notre destinée», a été le premier commentaire de Martin Bernard, philosophe devant la fatalité. «Dans ce métier, on est tributaires des performances, spécialement en séries. Toutefois, quand je regarde l’ensemble du portrait, c’était d’être compétitif lors de la troisième saison et on a connu une des meilleures saisons de l’histoire de cette organisation.»

Là-dessus, difficile de contredire celui qui vivait un troisième congédiement à titre d’entraîneur-chef. Le Drakkar a récolté 102 points pour se classer au quatrième échelon du classement général du circuit Courteau. L’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton, après notamment trois revers à domicile, lui aura toutefois été fatale.

Remerciements

Martin Bernard, qui a remercié dans un long message sur Twitter l’organisation du Drakkar, les partisans et bien sûr les joueurs qui ont évolué sous ses ordres, pensera maintenant aux siens avant de savoir où il va rebondir. «Pour l’instant, l’important est de s’assurer que mes proches soient bien. Il ne faut pas que ce soit une distraction pour les enfants à l’école. Pour la suite, on verra», a lancé le père d’une fille âgée de 15 ans et d’un garçon de 12 ans.

Toujours gentleman dans ses relations avec les médias et le public en général, Bernard a dit souhaiter aux partisans en conclusion «une première coupe du Président dans les prochaines années».

Steve Ahern est maintenant en mode recherche d’un nouvel entraîneur-chef, qui sera le 11e de l’histoire de l’équipe. Le directeur général ne cherche pas nécessairement quelqu’un qui a de l’expérience du hockey junior majeur, mais il veut un pilote «qui aura une connaissance de la façon de composer avec [les jeunes de] la nouvelle génération et qui sera ouvert à travailler avec les nouvelles technologies, comme la psychométrie».

Le directeur général, qui assurait en début d’après-midi mardi avoir déjà reçu huit propositions, se donne jusqu’à dimanche prochain pour recevoir les candidatures des gens intéressés. Il souhaite que le prochain pilote soit nommé d’ici les assises de la LHJMQ, qui auront lieu du 6 au 8 juin.

En trois saisons à la barre du Drakkar, Martin Bernard a compilé un dossier de 105 victoires et 99 défaites, dont 19 en supplémentaire ou en fusillade. Sa fiche en séries sur la Côte-Nord est de quatre gains et 12 revers. Dans la LHJMQ, il a également dirigé les Tigres de Victoriaville et les Cataractes de Shawinigan.

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Ahern demeure en poste avec le Drakkar

BAIE-COMEAU — Steve Ahern demeurera pour au moins encore un an le patron hockey du Drakkar de Baie-Comeau. Le principal intéressé et le conseil d’administration de l’équipe se sont entendus pour exercer l’année d’option au contrat de celui qui entreprendra une 11e campagne comme directeur général de l’équipe.

«J’avais demandé un temps de réflexion et après ce temps, on a décidé d’exercer l’année d’option», a déclaré Ahern, qui avait souligné au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries avoir certains désaccords avec le conseil d’administration sur la manière de procéder aux opérations hockey. Il assure que ce dossier est clos.

«On avait des choses à clarifier et je suis super content de continuer à travailler avec le groupe actuel», a-t-il fait valoir en refusant de revenir sur ces points de discorde. Les deux parties discuteront en cours de saison prochaine sur la possibilité de renouveler à plus long terme le contrat d’Ahern, à bord du Drakkar depuis 1998.

Steve Ahern aura également un peu d’aide dans ses fonctions. Le dépisteur-chef de l’équipe, Pierre Desjardins, ajoute le titre de directeur général adjoint à sa description de tâches. «En fait, il faisait déjà ce travail d’adjoint, sans avoir le titre. [Cette nomination] sécurise aussi d’une certaine façon l’organisation si jamais il se passe quelque chose avec mon autre carrière.»

Il est bon ici de rappeler que le poste de directeur général du Drakkar n’est pas le principal gagne-pain de Steve Ahern. Il est en effet directeur adjoint d’une polyvalente à Baie-Comeau et il n’est pas impossible qu’une progression dans cette carrière fasse en sorte qu’il doive laisser de côté le hockey.

Le sort de Martin Bernard

Quant au sort de l’entraîneur-chef Martin Bernard, sous contrat avec l’équipe jusqu’au 1er juin, il n’a toujours pas été décidé, a assuré le directeur général.

«J’avais convenu avec Martin que j’allais régler mon dossier en premier et qu’on se parlerait par la suite. On devrait se rencontrer la semaine prochaine à Baie-Comeau. Il n’y a pas de décision de prise dans son cas et on va voir ce qu’on peut faire», a-t-il déclaré.

Pour ce qui est des rumeurs d’échanges qui courent, comme Shawn Element à Bathurst ou Ethan Crossman à Chicoutimi, Ahern a tenu à les démentir et confie qu’elles déstabilisent inutilement les jeunes, qui complètent pour la plupart leur année scolaire.

«Je trouve vraiment ça déplorable que certains se permettent de sortir toutes sortes de choses. La période d’échanges a lieu lors de la séance de repêchage et il n’y aura rien de réglé avant ça. Je n’ai dit à aucun joueur dans l’équipe qu’il était échangé et s’il y a des transactions qui se font, elles se feront en juin», a-t-il conclu.

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Bilan positif pour le Drakkar, malgré la fin abrupte

BAIE-COMEAU — Malgré l’élimination rapide de l’équipe en séries et les vraisemblables désaccords entre le conseil d’administration et le directeur général, l’état-major du Drakkar a tenu mardi à faire un bilan tout en positivisme de la saison 2018-2019. De plus, pas question d’aborder les questions sensibles comme les contrats des hommes de hockey lors de ce point de presse.

D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur le contrat de l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui est venu à échéance à la fin de la saison, et celui du dg Steve Ahern, à qui il reste une année d’option.

«On va s’asseoir bientôt pour les discussions», a simplement lancé M. Gagné, soutenant que «les choses vont suivre leurs cours». Signalons que Bernard n’était pas présent à cette activité de presse. Selon l’organisation, il avait des engagements familiaux déjà prévus à Magog, sa région natale.

Même Ahern, qui s’était confié au Soleil deux jours après l’élimination de l’équipe, a refusé de revenir sur ses déclarations concernant ses relations qui ne seraient pas au beau fixe avec le C.A. Il s’en est même excusé auprès des membres du conseil durant ce point de presse. «Sincèrement, ce sont des réactions que tu ne dois pas avoir quand t’es dg», a-t-il affirmé.

Des séries crève-cœurs

Après avoir rappelé les faits saillants de la saison régulière, où le Drakkar a cumulé la deuxième meilleure fiche de son histoire et pris le quatrième rang au classement général, le directeur général a dû revenir sur l’élimination en sept matchs face aux Wildcats de Moncton, un coriace adversaire que les siens auraient évité si le classement général avait été utilisé pour la première ronde plutôt que le classement par conférence. «Pour moi comme tout le monde, c’est une déception vraiment incroyable», a-t-il dit.

Steve Ahern a aussi signalé que, malgré trois rencontres avec le réputé psychologue sportif Sylvain Guimond, qui travaille notamment avec Sidney Crosby, les joueurs du Drakkar étaient particulièrement tendus, jouant plus avec la peur de perdre que la volonté de gagner. «Les gars avaient peur de décevoir les partisans et ce qui est arrivé, c’est qu’on a déçu les partisans», a-t-il lâché.

Une année rentable

Sur le plan financier, les dirigeants assurent là aussi que le bilan est positif. Malgré une légère baisse dans les abonnements de saison, le nombre de billets vendus à l’unité a crû de 20 %. Ainsi, la moyenne d’assistance est passée de 1752 à 1840 spectateurs par match.

«Quand on passe la barre des 1800, on peut s’attendre à une année rentable, même s’il y a d’autres facteurs à tenir en compte», a fait valoir le directeur administratif Étienne Fortier, qui parle notamment des ententes avec les commanditaires, qui fluctuent d’une année à l’autre.

L’instauration des billets de type moitié-moitié a permis au Drakkar d’augmenter de près de 300 % sa vente de billets du genre comparativement à la Loto-Drakkar, qui n’accordait que 1000 $ par match au gagnant. En moyenne cette année, ce lot est passé à 3500 $, permettant ainsi au club de défrayer avec ces nouveaux revenus l’ensemble des frais reliés aux études des joueurs.

Le bilan financier complet ne sera connu que cet été, lors de la fin de l’année financière de Hockey junior Baie-Comeau, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute l’équipe, propriété de la Ville de Baie-Comeau.

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Steve Ahern réfléchit sur son avenir

BAIE-COMEAU — La fin abrupte de la saison 2018-2019 a laissé, on peut s’en douter, un goût d’amertume dans la bouche du directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Steve Ahern. Mais ce n’est pas nécessairement pour les raisons qu’on pourrait croire.

Ahern dit réfléchir présentement à son avenir à la tête du département hockey de l’organisation qu’il dirige depuis 10 ans, en plus d’être instructeur des gardiens de but. Trop de choses ne fonctionnent pas comme il le souhaiterait et l’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton au premier tour des séries ne l’aide pas à faire passer la pilule.

«Aujourd’hui [jeudi], j’ai parlé à Steeve [Gagné, président du conseil d’administration de l’équipe] pour lui demander un temps de réflexion», a déclaré Ahern, à qui il reste une année d’option à l’entente qui le lie avec l’équipe. «J’ai beaucoup de choses à penser.»

Parmi ces choses à penser figurent ses relations avec le conseil d’administration, qui n’ont pas toujours été au beau fixe. Soulignons que la direction de l’équipe est chapeautée par un organisme sans but lucratif contrôlé par un conseil d’administration. Dans les faits, le Drakkar appartient à la Ville de Baie-Comeau, qui ne se mêle toutefois pas du quotidien du club.

«Bien sûr, le c.a. a un rôle dans toute organisation et bien des choses lui sont redevables, mais ça devrait se limiter à l’aspect administratif. J’ai fait ma job du mieux que j’ai pu, mais il fallait tenir compte du c.a.», a lancé le Montréalais d’origine, à bord du Drakkar depuis 21 ans.

«Il y a plus d’un acteur dans une équipe de hockey et il faut que tout le monde travaille en collaboration. Quand ce n’est pas le cas, ça donne ce que ça a donné et en disant ça, je ne blâme aucunement les joueurs», a enchaîné le dg en se faisant sibyllin.

Visiblement, Steve Ahern marche sur des œufs durant cette entrevue, mais on sent bien qu’il en aurait long à dire. «J’aurais dû prendre des décisions en pensant seulement à mon travail de directeur général. Il y a des choses que j’aurais voulu faire et que je n’ai pas été capable de faire. Je n’ai pas toujours pu prendre les décisions que j’aurais voulues», lâche-t-il en refusant d’entrer dans les détails.

Steve Ahern assure qu’il doit également réfléchir à son autre carrière, celle qu’il mène à la Commission scolaire de l’Estuaire. L’homme de hockey est aussi directeur adjoint à la polyvalente des Baies, un établissement d’environ 700 élèves qui, incidemment, se trouve tout juste à côté du domicile du Drakkar, le Centre Henry-Leonard.

«Ça fait 20 ans que je donne ma peau pour cette organisation [le Drakkar], mais j’adore aussi mes fonctions à la commission scolaire. Je me rends compte que je peux aussi avoir là un impact sur les jeunes. Ma réflexion se fait donc aussi sur ce que je veux faire dans l’avenir dans le milieu scolaire», a conclu celui qui préfère attendre encore quelques jours avant de revenir sur la dernière saison de l’équipe sur la glace.

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Fin du voyage pour le Drakkar [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Consternation à Baie-Comeau. Le Drakkar, supposément construit pour naviguer vers de lointains horizons en séries cette saison, s’est plutôt échoué dès le premier tour, subissant mardi à domicile un revers de 3-2 face aux Wildcats de Moncton, qui remportent cette série huitième de finale quatre victoires contre trois.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, le gardien Francis Leclerc a récolté la première étoile à chacune des quatre rencontres disputées à Baie-Comeau. Mardi, il a encore brillé de tous ses feux, stoppant 36 tirs. Leclerc a choisi le moyen le plus cruel pour se rappeler au souvenir des partisans du Drakkar, pour qui il gardait les buts l’an dernier. Lors de la poignée de main d’après-match, les joueurs du Drakkar ont d’ailleurs été nombreux à lui faire l’accolade.

«J’aime ça jouer sous la pression et avec les partisans de Baie-Comeau qui font beaucoup de bruit; ça me pompe», a déclaré le héros de la série. «Ce sont des matchs émotifs et j’aime ça. À Moncton, c’était un peu moins émotif.» Quant aux longues poignées de main, il a rappelé qu’il avait encore de bons amis à Baie-Comeau. «Je me sentais un peu mal pour eux, mais moi, j’ai seulement fait ce que j’avais à faire», a lancé Leclerc.

«Ça fait trois ans qu’on travaille à bâtir cette équipe pour en arriver où on en était et c’est décevant. On voulait vraiment faire quelque chose de mieux», ont été les premiers mots de l’entraîneur-chef Martin Bernard.

«Cette série se résume au manque d’opportunisme. On a eu de très grosses chances de marquer sur lesquelles on n’a pas capitalisé et sur lesquelles on capitalisait en saison. Ça a aussi fait en sorte que notre avantage numérique [3 en 30 dans la série] a moins bien fonctionné.»

«Bombardé»

Quant au travail de Leclerc, Bernard n’a pu que constater : «On pensait après les trois matchs à Moncton qu’on avait réussi à percer le mystère Francis, mais il faut lui donner le crédit». «On l’a bombardé, mais il était dans sa zone.»

Jeremy McKenna a enfilé l’important premier but de la rencontre, faisant habilement dévier le tir de Gabriel Sylvestre en passant devant Alex D’Orio à 3:51 du premier vingt. Dans cette série, la formation qui a marqué le premier but a remporté chacun des sept matchs.

 «On est passé au travers de l’adversité», a fait valoir l’entraîneur-chef des Wildcats, John Torchetti, qui identifie la discipline des siens dans les deux derniers matchs à Baie-Comeau comme un facteur important. «Limiter les avantages numériques accordés, ça leur a enlevé un peu de momentum, surtout devant leurs partisans, qui sont extraordinaires. J’aime jouer ici. C’est ça, le hockey des séries», a-t-il ajouté.

Jacob Stewart et Mika Cyr ont enfilé les autres buts des vainqueurs. Nathan Légaré, sur un retour de tir, et Gabriel Fortier, avec 36 secondes à faire au duel, sont parvenus à déjouer Leclerc.

Il s’agissait de la cinquième fois de son histoire que le Drakkar disputait un septième match dans une série. Avec ce revers, il montre une fiche de 1-4 dans ces circonstances et 1-3 à domicile, là où pourtant toutes les équipes veulent jouer le match ultime.

NOTES: Blessé lors du match numéro 6, Christopher Benoît, l’un des meilleurs des siens dans cette série avec Shawn Element, n’était pas en uniforme pour le Drakkar... Un total de 2008 spectateurs était de ce dernier match au Centre Henry-Leonard.

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Moncton 3/Baie-Comeau 1: coriaces Wildcats [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Ils sont coriaces, ces Wildcats. Faisant honneur à leur réputation d’équipe dure à battre sur la route, Moncton a arraché un second gain en trois matchs à Baie-Comeau, disposant lundi du Drakkar par la marque de 3-1. Cette série de premier tour est maintenant égale 3-3 et connaîtra son dénouement mardi soir.

Le cerbère des Wildcats, Francis Leclerc, a récolté la première étoile pour la troisième fois en autant de rencontres au Centre Henry-Leonard. Il n’a pas eu à être aussi fumant que lors des deux premiers duels, mais il a tout de même stoppé 33 rondelles pour aider les siens à pousser cette série à la limite. Devant lui, ses coéquipiers ont probablement disputé leur meilleur match à Baie-Comeau.

«On savait que ça allait être une guerre de tranchées. C’est exactement ce qu’on a», de souligner le pilote du Drakkar, Martin Bernard.

«Les séries, ça se gagne pouce par pouce, je le dis depuis le début. Et ça a été ce genre de match-là ce soir. Demain [mardi], c’est un match numéro 7 et il n’y a plus rien qui tient», a-t-il ajouté quand on lui a fait remarquer que l’équipe visiteuse a remporté quatre des six rencontres jusqu’ici.

Avec un peu plus de précision, le Drakkar aurait pu régler le sort des Wildcats, mais il en fut autrement. «On a frappé des poteaux, on a manqué le filet sur d’autres lancers. Le manque d’opportunisme est certainement ce qui a fait la différence», a déclaré Bernard, en rappelant qu’il faudra mettre plus de trafic devant le filet pour battre Leclerc.

«Francis, c’est notre meilleur compétiteur chaque soir», a affirmé John Torchetti, l’entraîneur-chef des Wildcats, avant de lever son chapeau au reste de la formation. «C’est ce qu’on voulait, un match numéro 7. Les gars ont fait tout un travail et nos leaders, comme [Gabriel] Sylvestre, [Jonathan] Aspirot, [Mika] Cyr et [Jeremy] McKenna, ont joué un solide match.»

Moncton a profité d’une pénalité de quatre minutes imposée à Gabriel Fortier pour ouvrir le pointage, le long tir d’Alexander Khovanov trompant la vigilance d’Alex D’Orio. Pour la sixième fois en autant d’affrontements dans cette série, l’équipe qui a enfilé le premier but a triomphé.

Sur une jambe!

En deuxième, Jakob Pelletier, qui avait joué seulement cinq minutes lors du premier match avant de se blesser, a inscrit le but de la victoire en bondissant sur un retour. L’excellent attaquant s’est toutefois blessé de nouveau à la jambe droite trois minutes plus tard. Il est revenu quelques instants en troisième, mais il n’a pas terminé la rencontre. «Pelletier jouait sur une jambe et il a marqué le but gagnant. Ce gars-là joue avec passion», d’ajouter Torchetti.

À 19:33 de la deuxième, Samuel L’Italien a finalement réussi à percer la muraille de Leclerc, durant une pénalité imposée au gardien des Wildcats. Ce fut toutefois là la seule occasion de célébrer pour les 2435 partisans présents au match.

NOTES: Sonné vendredi à Moncton, Yaroslav Alexeyev n’était pas en uniforme pour Baie-Comeau. Celui qui l’a mis dans cet état, Aleksi Anttalainen, purgeait le premier de ses trois matchs de suspension… Christopher Benoît s’est blessé après une mise en échec en troisième. Son état de santé n’était pas connu à la fin du match.