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Bilan positif pour le Drakkar, malgré la fin abrupte

BAIE-COMEAU — Malgré l’élimination rapide de l’équipe en séries et les vraisemblables désaccords entre le conseil d’administration et le directeur général, l’état-major du Drakkar a tenu mardi à faire un bilan tout en positivisme de la saison 2018-2019. De plus, pas question d’aborder les questions sensibles comme les contrats des hommes de hockey lors de ce point de presse.

D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur le contrat de l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui est venu à échéance à la fin de la saison, et celui du dg Steve Ahern, à qui il reste une année d’option.

«On va s’asseoir bientôt pour les discussions», a simplement lancé M. Gagné, soutenant que «les choses vont suivre leurs cours». Signalons que Bernard n’était pas présent à cette activité de presse. Selon l’organisation, il avait des engagements familiaux déjà prévus à Magog, sa région natale.

Même Ahern, qui s’était confié au Soleil deux jours après l’élimination de l’équipe, a refusé de revenir sur ses déclarations concernant ses relations qui ne seraient pas au beau fixe avec le C.A. Il s’en est même excusé auprès des membres du conseil durant ce point de presse. «Sincèrement, ce sont des réactions que tu ne dois pas avoir quand t’es dg», a-t-il affirmé.

Des séries crève-cœurs

Après avoir rappelé les faits saillants de la saison régulière, où le Drakkar a cumulé la deuxième meilleure fiche de son histoire et pris le quatrième rang au classement général, le directeur général a dû revenir sur l’élimination en sept matchs face aux Wildcats de Moncton, un coriace adversaire que les siens auraient évité si le classement général avait été utilisé pour la première ronde plutôt que le classement par conférence. «Pour moi comme tout le monde, c’est une déception vraiment incroyable», a-t-il dit.

Steve Ahern a aussi signalé que, malgré trois rencontres avec le réputé psychologue sportif Sylvain Guimond, qui travaille notamment avec Sidney Crosby, les joueurs du Drakkar étaient particulièrement tendus, jouant plus avec la peur de perdre que la volonté de gagner. «Les gars avaient peur de décevoir les partisans et ce qui est arrivé, c’est qu’on a déçu les partisans», a-t-il lâché.

Une année rentable

Sur le plan financier, les dirigeants assurent là aussi que le bilan est positif. Malgré une légère baisse dans les abonnements de saison, le nombre de billets vendus à l’unité a crû de 20 %. Ainsi, la moyenne d’assistance est passée de 1752 à 1840 spectateurs par match.

«Quand on passe la barre des 1800, on peut s’attendre à une année rentable, même s’il y a d’autres facteurs à tenir en compte», a fait valoir le directeur administratif Étienne Fortier, qui parle notamment des ententes avec les commanditaires, qui fluctuent d’une année à l’autre.

L’instauration des billets de type moitié-moitié a permis au Drakkar d’augmenter de près de 300 % sa vente de billets du genre comparativement à la Loto-Drakkar, qui n’accordait que 1000 $ par match au gagnant. En moyenne cette année, ce lot est passé à 3500 $, permettant ainsi au club de défrayer avec ces nouveaux revenus l’ensemble des frais reliés aux études des joueurs.

Le bilan financier complet ne sera connu que cet été, lors de la fin de l’année financière de Hockey junior Baie-Comeau, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute l’équipe, propriété de la Ville de Baie-Comeau.

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Steve Ahern réfléchit sur son avenir

BAIE-COMEAU — La fin abrupte de la saison 2018-2019 a laissé, on peut s’en douter, un goût d’amertume dans la bouche du directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Steve Ahern. Mais ce n’est pas nécessairement pour les raisons qu’on pourrait croire.

Ahern dit réfléchir présentement à son avenir à la tête du département hockey de l’organisation qu’il dirige depuis 10 ans, en plus d’être instructeur des gardiens de but. Trop de choses ne fonctionnent pas comme il le souhaiterait et l’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton au premier tour des séries ne l’aide pas à faire passer la pilule.

«Aujourd’hui [jeudi], j’ai parlé à Steeve [Gagné, président du conseil d’administration de l’équipe] pour lui demander un temps de réflexion», a déclaré Ahern, à qui il reste une année d’option à l’entente qui le lie avec l’équipe. «J’ai beaucoup de choses à penser.»

Parmi ces choses à penser figurent ses relations avec le conseil d’administration, qui n’ont pas toujours été au beau fixe. Soulignons que la direction de l’équipe est chapeautée par un organisme sans but lucratif contrôlé par un conseil d’administration. Dans les faits, le Drakkar appartient à la Ville de Baie-Comeau, qui ne se mêle toutefois pas du quotidien du club.

«Bien sûr, le c.a. a un rôle dans toute organisation et bien des choses lui sont redevables, mais ça devrait se limiter à l’aspect administratif. J’ai fait ma job du mieux que j’ai pu, mais il fallait tenir compte du c.a.», a lancé le Montréalais d’origine, à bord du Drakkar depuis 21 ans.

«Il y a plus d’un acteur dans une équipe de hockey et il faut que tout le monde travaille en collaboration. Quand ce n’est pas le cas, ça donne ce que ça a donné et en disant ça, je ne blâme aucunement les joueurs», a enchaîné le dg en se faisant sibyllin.

Visiblement, Steve Ahern marche sur des œufs durant cette entrevue, mais on sent bien qu’il en aurait long à dire. «J’aurais dû prendre des décisions en pensant seulement à mon travail de directeur général. Il y a des choses que j’aurais voulu faire et que je n’ai pas été capable de faire. Je n’ai pas toujours pu prendre les décisions que j’aurais voulues», lâche-t-il en refusant d’entrer dans les détails.

Steve Ahern assure qu’il doit également réfléchir à son autre carrière, celle qu’il mène à la Commission scolaire de l’Estuaire. L’homme de hockey est aussi directeur adjoint à la polyvalente des Baies, un établissement d’environ 700 élèves qui, incidemment, se trouve tout juste à côté du domicile du Drakkar, le Centre Henry-Leonard.

«Ça fait 20 ans que je donne ma peau pour cette organisation [le Drakkar], mais j’adore aussi mes fonctions à la commission scolaire. Je me rends compte que je peux aussi avoir là un impact sur les jeunes. Ma réflexion se fait donc aussi sur ce que je veux faire dans l’avenir dans le milieu scolaire», a conclu celui qui préfère attendre encore quelques jours avant de revenir sur la dernière saison de l’équipe sur la glace.

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Fin du voyage pour le Drakkar [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Consternation à Baie-Comeau. Le Drakkar, supposément construit pour naviguer vers de lointains horizons en séries cette saison, s’est plutôt échoué dès le premier tour, subissant mardi à domicile un revers de 3-2 face aux Wildcats de Moncton, qui remportent cette série huitième de finale quatre victoires contre trois.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, le gardien Francis Leclerc a récolté la première étoile à chacune des quatre rencontres disputées à Baie-Comeau. Mardi, il a encore brillé de tous ses feux, stoppant 36 tirs. Leclerc a choisi le moyen le plus cruel pour se rappeler au souvenir des partisans du Drakkar, pour qui il gardait les buts l’an dernier. Lors de la poignée de main d’après-match, les joueurs du Drakkar ont d’ailleurs été nombreux à lui faire l’accolade.

«J’aime ça jouer sous la pression et avec les partisans de Baie-Comeau qui font beaucoup de bruit; ça me pompe», a déclaré le héros de la série. «Ce sont des matchs émotifs et j’aime ça. À Moncton, c’était un peu moins émotif.» Quant aux longues poignées de main, il a rappelé qu’il avait encore de bons amis à Baie-Comeau. «Je me sentais un peu mal pour eux, mais moi, j’ai seulement fait ce que j’avais à faire», a lancé Leclerc.

«Ça fait trois ans qu’on travaille à bâtir cette équipe pour en arriver où on en était et c’est décevant. On voulait vraiment faire quelque chose de mieux», ont été les premiers mots de l’entraîneur-chef Martin Bernard.

«Cette série se résume au manque d’opportunisme. On a eu de très grosses chances de marquer sur lesquelles on n’a pas capitalisé et sur lesquelles on capitalisait en saison. Ça a aussi fait en sorte que notre avantage numérique [3 en 30 dans la série] a moins bien fonctionné.»

«Bombardé»

Quant au travail de Leclerc, Bernard n’a pu que constater : «On pensait après les trois matchs à Moncton qu’on avait réussi à percer le mystère Francis, mais il faut lui donner le crédit». «On l’a bombardé, mais il était dans sa zone.»

Jeremy McKenna a enfilé l’important premier but de la rencontre, faisant habilement dévier le tir de Gabriel Sylvestre en passant devant Alex D’Orio à 3:51 du premier vingt. Dans cette série, la formation qui a marqué le premier but a remporté chacun des sept matchs.

 «On est passé au travers de l’adversité», a fait valoir l’entraîneur-chef des Wildcats, John Torchetti, qui identifie la discipline des siens dans les deux derniers matchs à Baie-Comeau comme un facteur important. «Limiter les avantages numériques accordés, ça leur a enlevé un peu de momentum, surtout devant leurs partisans, qui sont extraordinaires. J’aime jouer ici. C’est ça, le hockey des séries», a-t-il ajouté.

Jacob Stewart et Mika Cyr ont enfilé les autres buts des vainqueurs. Nathan Légaré, sur un retour de tir, et Gabriel Fortier, avec 36 secondes à faire au duel, sont parvenus à déjouer Leclerc.

Il s’agissait de la cinquième fois de son histoire que le Drakkar disputait un septième match dans une série. Avec ce revers, il montre une fiche de 1-4 dans ces circonstances et 1-3 à domicile, là où pourtant toutes les équipes veulent jouer le match ultime.

NOTES: Blessé lors du match numéro 6, Christopher Benoît, l’un des meilleurs des siens dans cette série avec Shawn Element, n’était pas en uniforme pour le Drakkar... Un total de 2008 spectateurs était de ce dernier match au Centre Henry-Leonard.

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Moncton 3/Baie-Comeau 1: coriaces Wildcats [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Ils sont coriaces, ces Wildcats. Faisant honneur à leur réputation d’équipe dure à battre sur la route, Moncton a arraché un second gain en trois matchs à Baie-Comeau, disposant lundi du Drakkar par la marque de 3-1. Cette série de premier tour est maintenant égale 3-3 et connaîtra son dénouement mardi soir.

Le cerbère des Wildcats, Francis Leclerc, a récolté la première étoile pour la troisième fois en autant de rencontres au Centre Henry-Leonard. Il n’a pas eu à être aussi fumant que lors des deux premiers duels, mais il a tout de même stoppé 33 rondelles pour aider les siens à pousser cette série à la limite. Devant lui, ses coéquipiers ont probablement disputé leur meilleur match à Baie-Comeau.

«On savait que ça allait être une guerre de tranchées. C’est exactement ce qu’on a», de souligner le pilote du Drakkar, Martin Bernard.

«Les séries, ça se gagne pouce par pouce, je le dis depuis le début. Et ça a été ce genre de match-là ce soir. Demain [mardi], c’est un match numéro 7 et il n’y a plus rien qui tient», a-t-il ajouté quand on lui a fait remarquer que l’équipe visiteuse a remporté quatre des six rencontres jusqu’ici.

Avec un peu plus de précision, le Drakkar aurait pu régler le sort des Wildcats, mais il en fut autrement. «On a frappé des poteaux, on a manqué le filet sur d’autres lancers. Le manque d’opportunisme est certainement ce qui a fait la différence», a déclaré Bernard, en rappelant qu’il faudra mettre plus de trafic devant le filet pour battre Leclerc.

«Francis, c’est notre meilleur compétiteur chaque soir», a affirmé John Torchetti, l’entraîneur-chef des Wildcats, avant de lever son chapeau au reste de la formation. «C’est ce qu’on voulait, un match numéro 7. Les gars ont fait tout un travail et nos leaders, comme [Gabriel] Sylvestre, [Jonathan] Aspirot, [Mika] Cyr et [Jeremy] McKenna, ont joué un solide match.»

Moncton a profité d’une pénalité de quatre minutes imposée à Gabriel Fortier pour ouvrir le pointage, le long tir d’Alexander Khovanov trompant la vigilance d’Alex D’Orio. Pour la sixième fois en autant d’affrontements dans cette série, l’équipe qui a enfilé le premier but a triomphé.

Sur une jambe!

En deuxième, Jakob Pelletier, qui avait joué seulement cinq minutes lors du premier match avant de se blesser, a inscrit le but de la victoire en bondissant sur un retour. L’excellent attaquant s’est toutefois blessé de nouveau à la jambe droite trois minutes plus tard. Il est revenu quelques instants en troisième, mais il n’a pas terminé la rencontre. «Pelletier jouait sur une jambe et il a marqué le but gagnant. Ce gars-là joue avec passion», d’ajouter Torchetti.

À 19:33 de la deuxième, Samuel L’Italien a finalement réussi à percer la muraille de Leclerc, durant une pénalité imposée au gardien des Wildcats. Ce fut toutefois là la seule occasion de célébrer pour les 2435 partisans présents au match.

NOTES: Sonné vendredi à Moncton, Yaroslav Alexeyev n’était pas en uniforme pour Baie-Comeau. Celui qui l’a mis dans cet état, Aleksi Anttalainen, purgeait le premier de ses trois matchs de suspension… Christopher Benoît s’est blessé après une mise en échec en troisième. Son état de santé n’était pas connu à la fin du match.

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Le Drakkar reprend les devants contre Moncton

BAIE-COMEAU — Alex D’Orio s’est dressé devant sa cage, l’offensive a concrétisé ses occasions et le Drakkar de Baie-Comeau a remporté l’important cinquième match de cet affrontement, signant un gain de 5-2 aux dépens des Wildcats de Moncton. Les hommes de Martin Bernard rentrent donc sur la Côte-Nord en avance 3-2 dans cette série huitième-de-finale.

En plus d’être nettement plus opportuniste, le Drakkar s’est également révélé plus solide au chapitre des mises au jeu. Quant à D’Orio, il a stoppé 39 tirs pour offrir aux siens ce gain primordial. À l’autre bout, Francis Leclerc était à court de miracles, lui qui a été chassé de la rencontre après avoir cédé 4 fois sur 12 lancers.

Au premier vingt, D’Orio était bien déterminé à ne pas laisser les locaux ouvrir le pointage. Il a notamment frustré Jeremy McKenna, à bout portant. Quelques secondes plus tard, Shawn Element l’a remercié en déviant au vol le tir de Mathieu Charlebois pour faire 1-0.

Les deux Russes du Drakkar se sont ensuite manifestés. Yaroslav Alexeyev a d’abord saisi un retour dans l’enclave pour doubler l’avance des siens. Et à 15 :01, la passe d’Ivan Chekhovich destinée à Gabriel Fortier a dévié sur Aleksi Anttalainen pour battre Leclerc.

«Alex a vraiment été très bon et on s’est donné une bonne avance en première. Mais s’il y a quelque chose à changer dans ce match, c’est qu’on a trop voulu protéger notre avance», a déclaré l’entraîneur-chef du Drakkar. «Lors du match numéro 3, on s’est fait remonter et ça a probablement joué dans la tête des gars.»

Autre point à améliorer selon Bernard, le jeu des siens avec l’avantage d’un homme (0 en 6). «On n’a pas été bons en avantage numérique, honnêtement. On va devoir continuer à travailler ça et on va avoir une grosse journée pour le faire.»

Dès la 23e seconde du deuxième engagement, Chekhovich a enfilé un but qui a fait mal aux espoirs des locaux, contournant le filet à la vitesse de l’éclair pour marquer le quatrième but des siens. Encore une fois, Anttalainen n’a pas aidé le travail de son gardien en touchant accidentellement au disque. C’est le moment que John Torchetti a choisi pour rappeler Leclerc, remplacé par Charles-Antoine Lavallée, parfait sur 21 tirs.

En troisième, Moncton a bien tenté de revenir dans le match avec les buts d’Alexander Khovanov et Adam Capannelli, mais Ethan Crossman a complété dans un filet désert. Les Wildcats ont passé la dernière minute de jeu à six contre trois, mais ils n’ont pu faire bouger les cordages.

Victoire ternie

Cette victoire a été ternie par la chute d’Alexeyev, qui s’est retrouvé tête première dans la bande après une mise en échec d’Anttalainen près du filet de Lavallée. Le joueur du Drakkar a quitté la glace sur une civière, tandis que le match du Finlandais a pris fin sur la séquence, chassé pour une pénalité majeure.

«Ça fait deux fois en deux matchs que ce genre de chose arrive. C’est anormal qu’un gars sorte sur une civière. Il y a des messages qui auraient dû être passés et qui ne l’ont pas été et c’est ça que ça donne», s’est emporté le pilote, qui aurait voulu que ce message se passe par une suspension à Jonathan Aspirot après le quatrième match.

NOTES : En raison de l’état de santé de son frère, l’entraîneur adjoint Mario Marois est de nouveau rentré à Québec. Le directeur général Steve Ahern a pris sa place derrière le banc…Après la rencontre, Bernard a appris de la bouche de l’auteur de ces lignes qu’il était en nomination pour le titre d’entraîneur de l’année, avec Jim Hulton (Charlottetown) et Mario Pouliot (Rouyn-Noranda). Pour sa part, Gabriel Fortier est en nomination pour le joueur le plus gentilhomme et efficace.

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Le Drakkar coulé par ses unités spéciales [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Les Wildcats de Moncton n’ont pas l’air d’une formation privée de son meilleur joueur. Malgré l’absence de Jakob Pelletier, les hommes de John Torchetti ont créé l’égalité 2-2 mercredi dans cette série huitième-de-finale, arrachant un gain de 3-2 au Drakkar de Baie-Comeau, qui trébuchait pour la première fois au Centre Avenir de Moncton.

Le travail des unités spéciales a été déterminant dans cette rencontre de nouveau âprement disputée. Le Drakkar a été blanchi en cinq supériorités numériques tandis que les locaux ont concrétisé deux de leurs cinq occasions. Par deux fois, c’est Mika Cyr, le meilleur marqueur jusqu’ici dans cette série, qui a touché la cible.

«Ça s’est joué là, sur les unités spéciales», a convenu l’entraîneur-chef du Drakkar, Martin Bernard. «On a pourtant eu nos chances, mais on ne l’a pas mis dedans, notamment en troisième, quand Yaroslav [Alexeyev] et Sam [L’Italien] ont tiré à côté du but. Plus tôt, [Ethan] Crossman a aussi brisé son bâton alors qu’il avait un but ouvert.»

Ce fut probablement aussi le match où le Drakkar a pris le moins de tirs dangereux. «On a réussi à marquer un but sur un rebond, mais il faudra travailler plus pour aller les chercher», a-t-il ajouté.

Les mises au jeu

Contrairement à son habitude, Baie-Comeau a aussi été dominé dans les cercles de mise au jeu, les Cats en raflant 40 sur 62. Cyr (18 en 23) et Jeremy McKenna (9 en 9) ont été magistraux, à l’opposé du spécialiste du Drakkar à ce chapitre, L’Italien (5 en 21). «Il va falloir se raplomber et être meilleur sur les mises au jeu», a d’ailleurs reconnu le pilote.

Les Wildcats ont connu leur meilleure première période jusqu’ici dans cette série. Ils en ont profité pour marquer le premier but lorsque le puissant tir frappé de Jonathan Aspirot a battu Alex D’Orio du côté du bloqueur. Toutefois, avant la fin de l’engagement, Keenan MacIsaac a créé l’égalité, lui aussi d’un tir voilé du côté du bâton de Francis Leclerc.

En milieu de deuxième, Crossman a mis du temps à se relever après une mise en échec douteuse et impunie d’Aspirot, à environ deux mètres de la rampe. Délégué sur la glace à la mise au jeu suivante pour passer un message, Sacha Roy a un peu trop insisté auprès d’Aspirot, écopant d’une pénalité. Moncton a tiré profit du jeu de puissance qui a suivi pour reprendre les devants, avec le premier de la soirée de Cyr.

«C’est un geste qu’on ne veut pas voir dans le hockey, Crossman aurait pu rentrer tête première dans la bande. C’était vraiment dangereux», a déclaré Bernard, qualifiant Aspirot de récidiviste. «Xavier [Bouchard] a été suspendu [pour sept rencontres] pour le même genre de geste plus tôt cette saison», n’a pas manqué de rappeler le pilote.

Nathan Légaré a fait 2-2 à 7:42 de la troisième période, bénéficiant d’un généreux retour accordé par Leclerc sur un tir d’un angle fermé de Gabriel Fortier. Mais les pénalités sont revenues hanter le Drakkar. Cette fois, c’est Ivan Chekhovich qui s’est retrouvé au banc de punition après avoir péché en zone adverse. Cyr a fait payer cher cette erreur en enfilant le but de la victoire à 11:31.

NOTES: Après être rentré à la maison en raison d’un problème de santé dans sa famille, Mario Marois était de retour derrière le banc du Drakkar pour assister Bernard… Jusqu’ici dans cette série, l’équipe qui a inscrit le premier but l’a toujours emporté… Le cinquième match sera disputé vendredi, de nouveau au Centre Avenir.

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Le Drakkar joue avec le feu, mais l'emporte [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Les plombiers continuent de guider le Drakkar de Baie-Comeau dans cette série huitième-de-finale contre les coriaces Wildcats de Moncton. Un but de Shawn Element à 11:02 de la première période de prolongation a procuré un gain de 4-3 aux joueurs de la Côte-Nord, qui prennent les devants 2-1 dans cette série.

Avec trois minutes à faire au dernier tiers, le Drakkar menait 3-1 et semblait voguer allègrement vers la victoire, mais Jeremy McKenna a frappé à deux reprises, le premier avec l’avantage d’un homme et le second alors que Francis Leclerc était au banc au profit d’un sixième attaquant.

Moncton a même cru un instant l’avoir emporté en supplémentaire, mais Yan Aucoin a stoppé sur la ligne de but une rondelle qui glissait derrière Alex D’Orio, solide mardi. Le tir voilé d’Element allait sceller l’issue de cette rencontre chaudement disputée (38-37 Baie-Comeau au chapitre des tirs).

«Malheureusement, deux petites erreurs où la rondelle n’est pas sortie de notre zone leur a permis de faire 3-3, mais les gars se sont accrochés et sont restés concentrés», a lancé le pilote Martin Bernard, soulignant au passage que l’expérience des siens a pesé dans la balance. «C’est une grosse victoire, mais il faut déjà penser à demain (mercredi)», a-t-il ajouté.

Quant au but décisif d’Element, l’entraîneur-chef a fait valoir que «tout le monde a son importance dans l’équipe, mais ce trio-là [complété par Christopher Benoît et Thomas Éthier] fait très bien depuis le début des séries. Ça enlève un peu de pression sur les deux premières lignes.»

Sur les chapeaux de roues

Le Drakkar a de nouveau débuté la rencontre sur les chapeaux de roues, prenant l’avance lorsque le puissant tir frappé de Benoît s’est frayé un chemin sous le bras droit de Leclerc. Les Wildcats se sont toutefois secoués petit à petit et Adam Capannelli a habilement fait dévier un tir de la pointe pour faire 1-1.

Au second engagement, Baie-Comeau a poursuivi sa domination en zone adverse et bien placé dans le trafic devant Leclerc, Ivan Chekhovich a enregistré son premier but des séries, à 18:25. En troisième, Yaroslav Alexeyev a creusé l’écart à deux buts, en avantage numérique, mais il en a fallu un peu plus pour finalement disposer des Chats sauvages.

NOTES: L’entraîneur adjoint Mario Marois a momentanément quitté l’équipe, rentrant à Québec, car l’un de ses proches éprouve des problèmes de santé. Durant son absence, le directeur général Steve Ahern, aussi entraîneur des gardiens de l’organisation, prend sa place derrière le banc…Les Wildcats étaient toujours privés des services de Jakob Pelletier et Jordan Spence. Avant la rencontre, Spence a reçu le trophée Raymond-Lagacé, remis à la recrue défensive de l’année dans la LHJMQ.

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Baie-Comeau/Moncton: le Drakkar freiné par Francis Leclerc [VIDÉO]

BAIE-COMEAU — Francis Leclerc avait encore des miracles à réaliser à Baie-Comeau. Le gardien des Wildcats a de nouveau été impérial samedi, stoppant 39 rondelles pour conduire les siens vers un gain de 5-2 aux dépens du Drakkar. Moncton a donc créé l’égalité 1-1 dans cette série, qui se déplace au Nouveau-Brunswick pour les trois prochains matchs.

Les joueurs du Drakkar ont bien essayé de tromper Leclerc de toutes les façons possibles, mais le cerbère, bien appuyé par sa défensive, ne voulait rien entendre. Les locaux ont aussi raté une tonne de chances de marquer en ratant le filet dans des moments-clés. En toute logique, le gardien a récolté la première étoile pour une deuxième partie d’affilée. À l’opposé, Alex D’Orio n’a pas réussi à faire les gros arrêts, cédant 4 fois sur 21 tirs.

«On se devait de rebondir. On s’est regroupé car il ne fallait pas que ça devienne 2-0 pour l’autre équipe», de déclarer Leclerc, qui dit s’être nourri de l’émotivité de jouer à Baie-Comeau, devant ses anciens partisans. «Les gars ont mieux joué en défensive et ont été plus opportunistes à l’attaque», a-t-il ajouté.

En offensive, le trio d’Elliot Desnoyers, Mika Cyr et Jeremy McKenna a fait bien des dommages. Le premier a marqué deux fois, dont le but gagnant. Cyr (but dans un filet désert et trois passes) et McKenna (trois passes) ont aussi contribué à ce gain. «Il a vraiment été excellent, Francis, on lui en devait une après le match de vendredi», a soutenu Desnoyers. «Maintenant, on retourne chez nous et on va essayer de garder le momentum de notre côté.»

Moncton est 2 en 6 avec l’avantage d’un homme, comparativement à 1 en 7 pour Baie-Comeau. Une partie du résultat s’explique là, selon Martin Bernard. «On a eu des chances en or de la mettre dedans, beaucoup de grosses chances, mais on n’a simplement pas été en mesure de finir la job. Ç’a été une question d’opportunisme», a ajouté l’entraîneur-chef du Drakkar.

«On s’attendait à ce qu’ils (les Wildcats) jouent plus serré. Il faut garder à l’esprit qu’il faut continuer à aller vers le filet et récupérer les retours», a enchaîné le pilote. «Il (Leclerc) fait une bonne job de l’autre côté. À nous de mettre plus de trafic et de ne pas perdre confiance.»

Quant au travail de son gardien, Bernard a refusé de le critiquer, bien au contraire. «Alex est notre gardien numéro 1, c’est lui qui est là pour faire la job et il va faire la job. Vous pouvez poser les questions que vous voulez sur Alex, j’ai entièrement confiance en lui et il va faire le travail», a-t-il lancé aux scribes.

Le premier vingt a été nettement moins endiablé que la veille. Le Drakkar a toutefois reçu deux jeux de puissance consécutifs en première moitié de l’engagement, mais Leclerc a refusé de céder. Les visiteurs ont été les premiers à s’inscrire au pointage lorsque Desnoyers, bien placé dans l’enclave, a trompé la vigilance de D’Orio pour une première fois.

En deuxième, Moncton a fait preuve d’indiscipline, accordant cinq autres avantages numériques au Drakkar, dont deux cinq contre trois de 1 :35 et 1 :01. Baie-Comeau est parvenu à marquer à la fin de la première double supériorité, Leclerc n’y pouvant rien sur le tir sur réception d’Ethan Crossman.

Les Wildcats ont répliqué de la même façon. Blanchis à leurs 11 premiers avantages numériques dans cette série, ils ont finalement cassé la glace sur le long tir des poignets d’Alexander Khovanov, qui avait des yeux.

Au début du dernier tiers, le second du match de Desnoyers a fait mal aux locaux. Samuel L’Italien a bien réduit l’écart à un but, mais le filet de Jacob Hudson au terme d’une échappée a mis fin aux espoirs de la majorité des 2415 spectateurs.

NOTES : Jakob Pelletier et Jordan Spence, tous deux blessés au bas du corps vendredi, n’étaient pas en uniforme pour les Wildcats. Pour remplacer Spence, ces derniers ont fait appel à l’ex-Drakkar Jérémie Hébert plutôt que de devoir évoluer à cinq défenseurs comme vendredi…Les matchs à Moncton seront diffusés gratuitement dans la section bar du Centre Henry-Leonard.

Drakkar

Benoît donne la victoire au Drakkar face à Moncton, 2 à 1

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a eu besoin de la prolongation pour réussir à venir à bout des Wildcats de Moncton, particulièrement de son gardien Francis Leclerc, qui a stoppé l’impressionnant total de 47 rondelles. Baie-Comeau l’a emporté 2-1 grâce au but du joueur de soutien Christopher Benoît.

L’étoile incontestée de cette rencontre est assurément l’ex-cerbère du Drakkar. Leclerc a été magistral de la première à la dernière minute de ce duel inégal, les hommes de Martin Bernard dominant outrageusement 49-19 au chapitre des tirs. Il a pleinement mérité la première étoile et l’ovation de la foule de 2188 spectateurs.

«On a pris près de 50 lancers sur Francis. À un moment donné, fallait bien que ça rapporte», de lancer Benoît, le héros du match. «On restait confiant et on a fait ce qu’il fallait pour gagner»

L’animosité entre les deux équipes s’est rapidement manifestée, les coups d’épaule et les escarmouches étant légion. Le Drakkar a d’ailleurs failli se brûler en faisant preuve d’indiscipline en première moitié de match, mais l’unité en désavantage numérique a été intraitable.

«On a bien testé notre unité en désavantage numérique et de toute évidence, elle est à point. Elle a fait un travail incroyable», a lancé le pilote du Drakkar, qui s’est dit particulièrement fier de travail de ses hommes durant ses quelque 70 minutes de jeu. «Christopher l’a bien dit, on faisait les bonnes choses. Il fallait être patient et ça a pris quatre périodes. Les gars étaient concentrés, énergiques et la foule était incroyable. Elle a vraiment été le septième joueur.»

Sans Spence et Pelletier

Moncton a dû se passer des services de Jordan Spence, hors du jeu lors de la séance d’échauffement d’avant-match et, surtout, de l’excellent Jakob Pelletier, blessé en début de rencontre après un contact avec Alex D’Orio. «On va voir comment ils vont se sentir demain [samedi], mais il faut faire avec les éléments qu’on a», a déclaré l’entraîneur-chef des Wildcats, John Torchetti, tout de même satisfait du travail des siens.

«On a perdu deux de nos meilleurs joueurs et le reste de l’équipe a essayé d’en faire un peu trop plutôt que de se concentrer sur leurs tâches. Nos jeunes joueurs vont apprendre de ça», a-t-il ajouté.

Les Wildcats ont dû essuyer une tempête lors des cinq premières minutes face à un Drakkar déchaîné. Toutefois, Leclerc a été brillant, frustrant notamment Samuel L’Italien, Jordan Martel et Gabriel Fortier. Les locaux sont ensuite retombés dans leurs mauvaises habitudes, n’accordant rien de moins que cinq supériorités numériques aux visiteurs dans la seule première période, dont deux pénalités sur la même séquence pour Mathieu Charlebois.

Heureusement pour les Nord-Côtiers, les Wildcats n’ont pas réussi à marquer. Adam Capannelli croyait bien avoir ouvert le pointage, mais le but a été refusé en raison d’un hors-jeu.

Avec 18 tirs contre seulement 3, le Drakkar a totalement contrôlé le second engagement, mais les deux formations ont marqué chacune une fois. Nathan Légaré a été le premier à toucher la cible, à 1:38, mais Charles-Antoine Giguère a créé l’égalité à 15:55.

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Le Drakkar s’attend à brasser... et à se faire brasser contre Moncton

BAIE-COMEAU — La robustesse devrait être au rendez-vous dans l’affrontement de premier tour entre les Wildcats de Moncton et le Drakkar de Baie-Comeau, deux équipes séparées par seulement 17 points au classement et qui ne détestent pas le jeu physique.

«C’est certain que ça va être une série physique, ça va être un facteur important», d’analyser le vétéran de 20 ans Jordan Martel, qui en sera à un dernier tour de piste dans la LHJMQ. «Moncton a les éléments pour jouer de façon physique, mais on sera capable de répondre sans problème», d’ajouter l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui souligne que ses troupiers «sont fébriles et enthousiastes» à l’idée d’entreprendre les séries.

«On va affronter une bonne équipe et leur changement d’entraîneur leur a donné une dose d’énergie en fin de saison», d’enchaîner le pilote, qui fait valoir au passage que les Wildcats, tout comme le Drakkar, disposent d’une bonne offensive. «C’est une série où ça va se gagner pouce par pouce.»

La pression des grosses foules

Bernard est évidemment heureux de disposer de l’avantage de la glace dans cet affrontement 2-3-2, mais les siens devront apprendre à bien faire quand les partisans se présentent en grand nombre au Centre Henry-Leonard. En effet, aussi curieux que ça puisse paraître, le Drakkar a compilé un dossier de 26 victoires et

8 défaites à domicile cette saison, mais lorsqu’il y a 2000 personnes et plus dans l’aréna, leur fiche est seulement de six gains et cinq revers.

«Est-ce un facteur? Je ne le sais pas, mais ce que je sais, c’est quand l’aréna est plein, les gars ne veulent surtout pas décevoir les fans. Il n’y a sûrement pas de mauvaises intentions de leur part», a-t-il poursuivi.

Autre fait à souligner, si on exclut les joueurs acquis par le biais de transactions en 2018-2019, tous les patineurs qui ont plus d’un an d’expérience à bord du Drakkar n’ont gagné qu’un seul match en séries en carrière. Martel estime que le moment est enfin venu d’engranger les victoires printanières.

«Ça fait trois ans qu’on bâtit cette équipe-là pour les séries et on veut montrer aux gens qu’on est là pour vrai», a estimé l’ailier droit. «On n’a pas eu la chance de faire un bout de chemin en séries, mais cette année, on a les atouts pour aller jusqu’au bout. Ça aurait été le fun de gagner le championnat de notre conférence, mais notre concentration était pour les séries. L’adversaire, ce n’est pas important, ce sera notre façon de jouer qui va l’être.»

Le Drakkar et les Wildcats ne se sont affrontés qu’une seule fois en séries, soit en 2004. Cette année-là, Moncton n’avait fait qu’une bouchée des Nord-Côtiers en première ronde, les éliminant en quatre matchs consécutifs. Cette saison, ils ont partagé leur série de deux matchs, chaque équipe l’emportant en territoire ennemi.