Drakkar

Début de match coûteux pour le Drakkar

BAIE-COMEAU — Un début de match un peu plus difficile que la veille aura finalement coûté cher au Drakkar samedi. Malgré un retour convaincant dans les 40 dernières minutes, les Nord-Côtiers se sont inclinés 3-2 devant les Huskies de Rouyn-Noranda lors de ce second duel d’un programme double.

En déficit 2-0 après 15 minutes de jeu, le Drakkar a tranquillement remonté la pente et le but de Shawn Element, en désavantage numérique en début de troisième, a créé l’égalité 2-2 et allumé les 2006 spectateurs présents au Centre Henry-Leonard, qui ont de nouveau eu droit à un excellent spectacle. Toutefois, à peine 50 secondes plus tard, Alex Beaucage a remis les siens en avant pour de bon.

«Après leur but en désavantage numérique, j’ai aimé la façon dont on s’est comportés, en restant calmes, et Beaucage a répliqué avec le gros but», a lancé le pilote des Huskies, Mario Pouliot, évidemment ravi de rentrer à la maison avec un gain sur la glace du Drakkar, en rose ce samedi dans le match au profit de la lutte contre le cancer du sein.

«Pour ce deuxième match en deux jours, on a bien rebondi. Ce n’était pas toujours beau dans notre zone, mais Zachary Émond [le gardien] a fait une très bonne job. Je suis content de cette victoire sur la route, c’est une victoire importante, et c’est aussi une première défaite pour eux à domicile», a enchaîné l’ex-pilote du Drakkar.

Plus loin dans le couloir des vestiaires, son vis-à-vis soulignait que le premier but de la rencontre, celui de Patrik Hrehorcak inscrit à la suite d’un revirement en zone du Drakkar, avait un peu sonné ses hommes.

«Après ce but, ça nous a pris du temps à revenir dans le match, les gars se disaient qu’ils ne pouvaient pas donner ce genre de but-là», de faire valoir Martin Bernard, qui retirait toutefois beaucoup plus de positif que de négatif dans ce week-end. «Sur six périodes, on a mené le jeu durant cinq périodes et demie», a-t-il analysé.

Un message pour Joly

Le côté négatif de la fin de semaine est cependant ressorti à la fin de l’entrevue du pilote du Drakkar, qui a tenu à amener lui-même le sujet sur la prestation de D’Artagnan Joly, qui a réchauffé le banc de longues minutes.

«Avec le talent qu’il [Joly] a, c’est inacceptable qu’il ne travaille pas plus que ça», a déclaré Bernard. «On veut que D’Artagnan travaille avec nous, qu’il pousse dans la bonne direction et qu’il fasse honneur à son talent et son intelligence. Je ne suis simplement pas satisfait de la manière dont il travaille.»

Après le filet de Hrehorcak, Jakub Lauko a ensuite surpris Kyle Jessiman d’un tir du revers d’assez loin pour doubler l’écart. En toute fin de période, le Drakkar a reçu son premier jeu de puissance de la fin de semaine (les Huskies n’ont pas écopé de pénalité vendredi). Il a à peu près tout fait, sauf marquer. Émond était étourdi devant sa cage, mais la rondelle a refusé d’y entrer.

Le Drakkar a disputé une meilleure période en deuxième, ce qui lui a permis de ramener la marge à un but. Le puissant tir frappé de Nathan Légaré (8e) n’a pas été complètement maîtrisé par Émond, de sorte que la rondelle a glissé doucement derrière lui avant de pénétrer dans le filet.

Notes 

Avec la défaite d’hier, le Drakkar montre une fiche de 6-4-0-1 lors des matchs en rose à domicile. Malgré cette fiche positive, le Drakkar a marqué 34 buts et en a accordé 40, un résultat déficitaire qui s’explique par une raclée de 12-1 contre Chicoutimi en 2015…

Les hommes de Martin Bernard disputeront leur prochain match mercredi alors qu’ils rendront visite aux Remparts au Centre Vidéotron. Suivra ensuite une courte série aller-retour contre Chicoutimi vendredi et samedi.

Drakkar

La première manche au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a remporté vendredi la première manche de son duel au sommet face aux Huskies, l’emportant 5-2. Rouyn-Noranda subissait ainsi un premier revers sur la route après quatre matchs, tandis que les hommes de Martin Bernard sont toujours invaincus à domicile (6-0).

Les locaux sont sortis en force et n’ont jamais regardé derrière par la suite, eux qui ont repris le premier rang du classement général avec la défaite de Halifax. «Les gars étaient prêts, ils avaient hâte à ce challenge», a déclaré le pilote du Drakkar. «On sentait les gars concentrés et ça s’est reflété sur la patinoire.»

Si l’attaque s’est de nouveau démarquée dans ce match, la défensive a également eu son mot à dire. Bernard a en fait salué le travail des siens en unité de cinq sans la rondelle. «Il y a eu plusieurs séquences où on a fait un bon repli, où on a coupé un jeu parce qu’on était à la bonne place. L’aspect défensif du jeu est important si tu veux gagner des matchs.»

Grosse première période

Le Drakkar a fait la majorité de ses dommages dès le premier engagement, marquant trois fois sans réplique. Christopher Merisier-Ortiz, première étoile de la rencontre, a lancé le bal avec son second de la campagne, suivi de Gabriel Fortier (6e), qui a converti la remise de D’Artagnan Joly. Ce dernier avait volé le disque à Alexis Arsenault derrière le but des Huskies. Hugo Savinsky, avec son premier but depuis plus d’un an, a porté la marque 3-0 d’un long tir qui a trompé la vigilance de Samuel Harvey.

Samuel L’Italien (4e) a creusé l’écart à quatre buts en début de troisième. Par la suite, Rafaël Harvey-Pinard et Félix Bibeau ont finalement réussi à battre Kyle Jessiman, mais le but d’Ivan Chekhovich (5e) dans un filet désert a mis fin au débat. Les deux mêmes formations ont rendez-vous samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

NOTES : Le Drakkar a cédé le joueur qu’il a sélectionné au cinquième tour du repêchage de 2018, Alexis Dubé, au Titan d’Acadie-Bathurst en retour d’un choix de cinquième ronde en 2020. Cette transaction cache probablement autre chose, car Dubé est présentement le meilleur marqueur de la ligue midget AAA Nouveau-Brunswick/Île-du-Prince-Édouard, avec 21 points en 9 rencontres.


Drakkar

Le Drakkar arrive à maturité

BAIE-COMEAU — La grosse machine rouge du Drakkar a pris la route mercredi midi en confiance pour un périple de trois matchs en quatre jours qui devrait lui donner une bonne idée de sa valeur cette saison.

Les hommes de Martin Bernard se frotteront à Drummondville jeudi, à Québec vendredi et conclura avec une escale à Rimouski dimanche. Sans rien enlever à l’adversaire de vendredi, les Remparts, l’entraîneur-chef du Drakkar identifiait comme étant «de bons challenges» les rencontres contre les Voltigeurs et l’Océanic.

«Drummondville, c’est l’équipe étiquetée numéro 1 dans notre ligue. Ce sera intéressant de se frotter à ce club, tout comme Rimouski, aussi pressentie pour finir dans le top 3 au classement général. Ça va être un autre match baromètre qui va nous indiquer où on est rendus dans notre progression», a fait valoir Bernard, dont les troupiers sont toujours invaincus en temps réglementaire jusqu’ici cette saison (7-0-0-1).

Selon le pilote, l’heure est venue de récolter ce que l’équipe a semé les deux saisons précédentes. «C’est souvent à la troisième année de développement que les choses tombent à leur place et que les gars sont en mesure de mieux gérer les moments critiques d’un match.» Il note également que les frustrations vécues la saison dernière «ont apporté un énorme bagage d’expérience».

Le capitaine Gabriel Fortier précise aussi un autre élément important de cette recette gagnante. «On est arrivés au camp avec la mentalité que cette année, c’était l’année où il fallait tous travailler ensemble. Et ça paraît depuis le début de la saison. Les quatre lignes, les six défenseurs, les gardiens, on travaille tous dans le même sens à chaque match», a-t-il indiqué quelques minutes avant le départ de l’autocar pour le centre du Québec.

Le trio de l’heure

Fortier pilote possiblement le trio le plus dangereux de la LHJMQ en ce début de la campagne. Ivan Chekhovich et Yaroslav Alexeyev ont chacun 13 points, un de plus que leur joueur de centre. «De toute façon, peu importe avec qui tu joues, il se passe quelque chose. Toutes les lignes créent de belles choses.»

Alexeyev explique en partie par son grand temps de glace son départ canon, lui qui a déjà 10 buts au compteur, soit trois de mieux que son coéquipier Nathan Légaré, une autre des menaces offensives du Drakkar, et Dmitry Zavgorodniy, de l’Océanic.

«Mais ça a vraiment été une bonne nouvelle de me retrouver ici avec Ivan. Je suis vraiment heureux de pouvoir jouer avec lui et aussi d’avoir quelqu’un pour parler russe», ajoute Alexeyev, acquis ce printemps du Phœnix de Sherbrooke en compagnie d’un choix de troisième tour en 2019 en retour d’Édouard St-Laurent.

Fortier assure que ses coéquipiers et lui gardent la tête froide malgré les succès présents. «Il reste encore 60 matchs à jouer, il faut seulement continuer à travailler. Oui, on est premiers, mais ce qui est le plus dur, c’est de rester premiers.»

Drakkar

Le Drakkar persévère, la foule survoltée

BAIE-COMEAU — Ambiance des séries samedi après-midi au Centre Henry-Leonard de Baie-Comeau, alors qu’une foule survoltée a assisté à un bon match de hockey, qui s’est soldée par une victoire de 3-2 du Drakkar aux dépens des Mooseheads de Halifax.

C’est encore une fois nul autre que Yaroslav Alexeyev qui a joué les héros, marquant le but de la victoire à 18:07 de la troisième. Il a converti la passe de Gabriel Fortier pour battre Alexis Gravel, première étoile de la rencontre avec 37 arrêts, dont plusieurs pas commodes.

Même s’il a bombardé le gardien ennemi, le Drakkar a dû persévérer avant de toucher la cible. La formation de l’an dernier se serait peut-être découragée face à un gardien en pleine possession de ses moyens comme Gravel l’était samedi, mais pas l’équipe de cette saison, plus mature.

«C’est là que l’expérience des dernières années entre en ligne de compte», a souligné Martin Bernard, dont l’équipe est toujours invaincue en temps réglementaire (7-0-0-1) et qui a parlé de cette rencontre comme étant un match baromètre. «Il faut continuer à travailler et ne pas changer la recette. Si on a toutes ces chances de marquer, c’est parce qu’on fait de bonnes choses.»

L’entraîneur-chef du Drakkar a souligné que ses troupiers jouaient avec confiance, facilitant ainsi leur travail. «Il faut rester humbles dans tout ça et malgré les succès, il ne faut pas monter trop haut», a-t-il ajouté en louant les prestations de Samuel L’Italien, «qui fait un travail colossal et qui apporte du calme dans les situations critiques» et aussi de Tyler Hylland, dont il a salué le sens du jeu.

Un peu plus loin dans le couloir des vestiaires, Éric Veilleux était un peu moins fier de la performance de sa formation, mais il prenait la chose avec un grain de sel. Il ne faut pas oublier que les Mooseheads disputent leurs 15 premiers matchs de la saison sur la route.

«Défensivement, on est en arrière de bien du monde. Il y a beaucoup de travail à faire de ce côté-là et on n’a pas vraiment eu la chance de travailler dessus», a souligné celui qui revenait à Baie-Comeau pour la première fois depuis qu’il avait quitté l’équipe en 2014. «On donne de bonnes chances de marquer et vous me connaissez un peu, vous savez que ce n’est pas mon genre d’aimer ça», a-t-il lancé aux scribes baie-comois.

Le Drakkar a dominé le premier engagement, mais il s’est buté à un Gravel solide à bien des occasions et chanceux à d’autres, notamment lorsque Ivan Chekhovich a raté son tir devant une cage vide. À l’autre bout, Antoine Morand a frappé la barre horizontale.

Vraiment satisfaite de la prestation du Drakkar, qui a pris 18 lancers au premier engagement, la foule de 1903 spectateurs au Centre Henry-Leonard lui a accordé une chaleureuse ovation au son de la sirène. Cette sirène a été bienvenue dans le camp des Mooseheads, embouteillés dans leur zone.

Halifax a resserré un peu son jeu défensif en début de deuxième tout en inscrivant le premier but du match, celui de Raphaël Lavoie d’un tir parfait dans le haut du filet. Mais la puissante attaque du Drakkar ne dormait pas profondément.

L’Italien (2e) a d’abord créé l’égalité à 8:51. Après avoir gagné la mise au jeu, L’Italien est allé se placer devant le filet, d’où il a accepté la belle passe de Nathan Légaré. Un peu plus de quatre minutes plus tard, D’Artagnan Joly lançait le Drakkar en avant avec son cinquième, marqué en supériorité numérique.

Notes 

Xavier Bouchard a appris quelques heures avant le match le décès de son grand-père. Il a tout de même tenu à être en uniforme… 

Xavier Parent a inscrit l’autre but des Néo-Écossais…

Après avoir bien fait à ses débuts dans la LHJMQ vendredi, le défenseur Brendan St-Louis était rayé de l’alignement samedi, Hugo Savinsky reprenant sa place…

Il manquait plusieurs morceaux du côté des Mooseheads, dont Jared MacIsaac et Ostap Safin…

La prochaine semaine du Drakkar ne sera pas de tout repos avec des escales à Drummondville jeudi, Québec vendredi et Rimouski dimanche.

Drakkar

Alexeyev frappe trois fois, le Drakkar bat les Islanders 8-3

BAIE-COMEAU — Yaroslav Alexeyev a inscrit un second tour du chapeau à ses trois dernières sorties, conduisant le Drakkar vers un triomphe de 8-3 face aux Islanders de Charlottetown, vendredi à Baie-Comeau. Les hommes de Martin Bernard demeurent ainsi la seule équipe invaincue de la LHJMQ, signant une sixième victoire en sept matchs en ce début de campagne.

Le Russe a maintenant neuf buts au compteur, un sommet jusqu’ici dans le circuit Courteau. Alexeyev est aujourd’hui deuxième compteur de la LHJMQ. Ses coéquipiers Nathan Légaré et Ivan Chekhovich sont respectivement premier et troisième, témoignant ainsi de toute la force de frappe du Drakkar en ce début de saison.

«J’ai aimé comment on a débuté le match, même si Charlottetown a marqué le premier but», a lancé l’entraîneur-chef du Drakkar. «On a bâti un rythme et quand la deuxième a débuté, les gars ont pesé sur l’accélérateur et on a réussi à exploiter notre vitesse. Chapeau aux gars.»

Quant à la tenue d’Alexeyev, qu’il s’apprête à surnommer la «Comète blonde», Bernard ne peut qu’être enchanté par ses talents de marqueur. «La combinaison entre lui, Ivan et Gabriel [Fortier] fonctionne bien. On va garder ça comme ça pour un bout.»

Le pointage était de 1-1 après 20 minutes, mais le Drakkar a enchaîné en deuxième avec cinq buts en moins de 11 minutes. Fortier, Légaré, Logan Camp, son premier en carrière, Christopher Merisier-Ortiz et D’Artagnan Joly ont été les autres marqueurs du Drakkar.

Le pilote a aussi relevé le jeu de Sacha Roy, auteur d’une mise en échec déterminante sur le but gagnant, celui de Fortier. «Je suis content qu’il est reçu une étoile [la troisième]. Sacha fait partie des héros obscurs dont on ne souligne pas toujours le travail», a-t-il fait valoir.

Keith Getson, Pierre-Olivier Joseph et Nikita Alexandrov ont trompé la vigilance de Justin Blanchette, auteur de 25 arrêts en ce vendredi soir au Centre Henry-Leonard. Le Drakkar recevra samedi après-midi les Mooseheads de Halifax pour un duel attendu sur la Côte-Nord, avec notamment le retour d’Éric Veilleux à Baie-Comeau.

Drakkar

Victoire «brouillonne» du Drakkar contre le Phœnix

BAIE-COMEAU — Même s’il n’a pas disputé son meilleur match, le Drakkar a rapidement retrouvé le sentier de la victoire mardi en signant un gain de 4-3 aux dépens du Phoenix de Sherbrooke. Nathan Légaré a montré la voie avec un tour du chapeau pour les meneurs au classement général de la LHJMQ.

Le premier but de Légaré, en deuxième, portait le pointage 2-0. Toutefois, l’excellent Samuel Poulin a créé l’égalité avec un doublé. Le gros numéro 29 du Drakkar, qui compte maintenant six buts, a toutefois frappé fort en troisième avec deux autres filets. Sur ces trois buts, Samuel L’Italien a récolté une mention d’aide.

«C’est probablement le match dont je suis le moins satisfait cette saison», a souligné l’entraîneur-chef Martin Bernard. «On était brouillon dans notre structure de jeu et défensivement, on n’était pas allumé et ça s’est reflété dans le nombre de lancers accordés [38]», a-t-il ajouté en faisant valoir que malgré tout, les siens avaient «trouvé un moyen de gagner».

Les deux gardiens ont eu leur mot à dire dans ce duel. Le cerbère du Drakkar, Kyle Jessiman, a été particulièrement solide. Son vis-à-vis Brendan Cregan a lui aussi livré une bonne prestation avec 30 arrêts.

Bonne recette en avantage numérique

Le Drakkar a également marqué deux fois en deux avantages numériques, une chose qu’il n’avait réussi qu’une seule fois en 19 occasions jusqu’ici cette saison. Lors des attaques à cinq mardi, Bernard a délégué cinq attaquants sur la glace, une recette qui lui a réussi.

Le jeu de puissance, «on ne l’avait pas encore pratiqué depuis le retour des joueurs des camps pro», a souligné le pilote. «On a eu l’occasion hier [lundi] et on a passé la pratique là-dessus. C’est le fun que ça ait fonctionné, ce sont des choses sur lesquelles bâtir.»

L’ex-Phoenix Yaroslav Alexeyev (6e) a enfilé le premier but des locaux. Le joueur contre qui le Russe a été échangé, Édouard St-Laurent, s’est aussi rappelé au souvenir de ses anciens coéquipiers avec un but et deux mentions d’assistance pour Sherbrooke. Le but de l’ex-Drakkar a été marqué alors que le gardien Cregan avait été rappelé au banc en fin de rencontre au profit d’un sixième attaquant.

LHJMQ

Premier échec de la saison pour le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau n’est finalement pas invincible. Après quatre gains consécutifs en début de saison, il a connu samedi à Blainville-Boisbriand son premier échec, récoltant tout de même un point dans ce revers de 4-3, en fusillade, aux mains de l’Armada.

Les locaux menaient pourtant cette rencontre 3-1 avec deux minutes à jouer, mais Yaroslav Alexeyev n’en avait pas encore fini. Il a d’abord créé l’égalité à 18:01. Ensuite, malgré le fait que les joueurs de l’Armada étaient en avantage numérique, ces derniers ne forçaient en rien le jeu, laissant le Drakkar manœuvrer à sa guise. Alexeyev en a profité pour compléter un tour du chapeau avec 6,7 secondes à faire.

Avec ses cinq buts, le grand copain d’Ivan Chekhovich est le meilleur buteur de la LHJMQ tandis que Chekho est le meilleur marqueur du circuit avec 10 points, lui qui a récolté deux mentions d’aide dans cette rencontre.

«Il faut lever notre chapeau au gardien de l’autre côté (Émile Samson, auteur de 34 arrêts). Il a fait de très gros arrêts, avec en plus deux vols en supplémentaire (contre Alexeyev et Jordan Martel)», a lancé le pilote du Drakkar, Martin Bernard.

«On s’est bien battus, on n’a jamais abandonné», a poursuivi l’entraîneur-chef. «Et on a vu dans ce match qu’on a pris de la maturité parce qu’on ne s’est pas effondrés quand c’est venu 3-1 avec sept minutes à faire. On aurait même pu gagner avec un peu de chance en supplémentaire. On rentre d’un voyage avec trois points sur quatre et c’est positif.»

L’Armada avait pris les devants en première avec le but de Charles-Antoine Giguère, inscrit en désavantage numérique à 18:33. Avant de battre Justin Blanchette d’un tir des poignets, Giguère a réussi à déjouer le défenseur recrue Jérémy Michaud qui, à sa décharge, n’a reçu aucun support de Xavier Bouchard sur la séquence.

En deuxième, le Drakkar est parvenu à réduire le nombre de tirs accordés tout en créant l’égalité. Alexeyev a bien suivi Gabriel Fortier en zone ennemie, récupéré une rondelle libre dans le haut de l’enclave et trompé Samson d’un lancer du côté de la mitaine.

Blainville-Boisbriand s’était procuré une priorité de deux buts au dernier tiers par l’entremise de Samuel Desgroseilliers, son premier en carrière dans le junior majeur, et Rémy Anglehart.

Drakkar

Le Drakkar bat les Olympiques 3-2 et demeure invaincu

GATINEAU — Près de 3000 spectateurs avaient hâte de saluer la nouvelle bande d’Éric Landry vendredi soir au centre Robert-Guertin dans un duel entre deux équipes invaincues. Le Drakkar de Baie-Comeau a toutefois réduit la foule au silence en continuant sa domination du début de saison grâce à une victoire de 3-2.

Après un but rapide refusé à Giordano Finoro parce qu’il y avait obstruction sur le gardien, le Drakkar a pris le contrôle de la partie pour prendre l’avance 3-0 après deux périodes grâce à Xavier Bouchard, Ivan Chekhovich et Jordan Martel. 

Shawn Boudrias a été le premier à faire lever la foule en début de troisième période sur un but en avantage numérique. Puis, à cinq contre trois, il a marqué son deuxième du match pour raviver tous les espoirs avec encore 10:57 à écouler.

Malgré les attaques répétées des Olympiques, qui avaient clairement repris confiance, ils se sont butés à Kyle Jessiman, qui a complété le match avec 27 arrêts contre 28 pour Tristan Bérubé.

Les Olympiques (2-1-0) peuvent se consoler en se disant qu’ils ont été capables de limiter la puissante attaque du Drakkar (4-0-0) à seulement trois buts. L’équipe de la Côte-Nord avait marqué six buts par match dans ses trois premières victoires. Et malgré la domination des visiteurs, surtout en deuxième période, les locaux ont été dans le coup jusqu’à la fin du match contre une des équipes les plus âgées de la LHJMQ.

Joly blanchi

Le Gatinois D’Artagnan Joly a été écarté de la feuille de pointage pour la première fois de la saison. Il avait compté un but dans chacun de ses trois premiers matchs, en plus de totaliser six points.

Pour lui, l’énergie déployée en première période par le Drakkar a fait la différence contre les Olympiques. «On savait qu’ils allaient sortir fort. On a été capables d’égaler leur énergie et on savait qu’ils auraient moins d’énergie en deuxième période. Nous en avons profité pour marquer de gros buts.

«Ils sont revenus en troisième à cause de punitions qui nous ont coûté cher. Ça nous a fait perdre du momentum. Il faudra éviter cela», a ajouté l’attaquant du Drakkar.

Drakkar

Gain facile de 9-3 du Drakkar sur les Cataractes

BAIE-COMEAU — Le Drakkar a vogué vers une victoire facile mercredi contre les Cataractes de Shawinigan, l’emportant par le pointage sans appel de 9-3. Jusqu’ici en 2018-2019, les Nord-Côtiers n’ont toujours pas goûté l’amertume de la défaite.

Le Drakkar a répondu sans équivoque au départ un peu mou des Cats, marquant trois fois en première et en ajoutant deux autres au début de l’engagement médian. C’était 5-0 après 24 minutes. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, les hommes de Martin Bernard se sont assis sur leurs lauriers et avant la sirène annonçant la fin de la deuxième, l’écart était réduit à deux buts.

Les locaux ont cependant mis fin aux minces espoirs des Cataractes en troisième, enchaînant quatre filets sans réplique, au grand plaisir de la petite foule de 1312 personnes réunies au Centre Henry-Leonard.

«Brouillon et farfelu»

«On était vraiment dans la structure jusqu’à temps qu’on prenne les devants 5-0», a analysé l’entraîneur-chef du Drakkar. «À partir de là, on a commencé à être brouillon et farfelu. Derrière le banc, on se demandait ça sortait d’où, parce qu’on ne trouvait pas ça dans notre plan de match. Mais on a redressé la situation en fin de deuxième et on est revenus forts en troisième.»

Le Russe Ivan Chekhovich a pris les choses en main en offensive, avec une prestation de trois buts et deux passes. Gabriel Fortier (1-2), Nathan Légaré (1-2), D’Artagnan Joly (1-2), Tyler Hylland, Yaroslav Alexeyev, Samuel L’Italien et Shawn Element ont complété le pointage pour les vainqueurs. Pour Alexeyev et L’Italien, il s’agissait de leur premier dans l’uniforme nord-côtier. Jan Drozg et Vincent Senez, avec deux, ont répliqué pour Shawinigan.

«Ivan joue du gros hockey. On voit qu’il est affamé et qu’il en veut toujours plus», a signalé Bernard. «À 19 ans, les leaders offensifs doivent prendre charge de l’équipe et Ivan le fait très bien.»

Lucas Fitzpatrick et Antoine Coulombe ont connu une soirée difficile devant le filet des visiteurs. À leur décharge, leurs coéquipiers ont paru invisibles à plusieurs reprises. À l’autre bout, Justin Blanchette n’a eu que 19 tirs à affronter.

Le Drakkar mettra sa fiche immaculée de 3-0 en jeu vendredi alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau. Jordan Martel fera ses débuts en 2018-2019, lui qui a terminé de purger sa suspension de trois parties.

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Le Drakkar amorce sa saison du bon pied

SAGUENAY — Le vétéran Jesse Sutton n’a pas tardé à faire une très bonne première impression dans son nouvel uniforme. L’ancien des Remparts de Québec a marqué dès le match inaugural des Saguenéens dans une défaite de 3-1 contre le Drakkar de Baie-Comeau, vendredi.

«C’est seulement le premier match de la saison, mais je suis plutôt heureux de mon jeu individuellement. Cette saison, je veux aller au filet aussi souvent que je peux. C’est certain qu’on doit améliorer des choses collectivement», a noté l’attaquant de 20 ans. «C’est ça du leadership. Quand les choses allaient moins bien, il a travaillé encore plus fort et essayé. Il a fait de belles choses. On a vu sa rapidité. On l’a vu patiner. Il y a d’autres joueurs qui patinent comme ça qu’on n’a pas vu patiner», a souligné l’entraîneur-chef Yanick Jean.

Sutton a bien aimé l’ambiance du centre Georges-Vézina à sa première expérience avec l’équipe locale. «J’ai vraiment senti que les gens étaient connectés et la glace olympique convient très bien à mon style de jeu. C’est sûr qu’on aurait voulu l’emporter. On va espérer qu’on va prendre notre revanche à Baie-Comeau demain [samedi].»

De bon augure

Dans l’autre vestiaire, l’entraîneur-chef Martin Bernard avait bien sûr le sourire. «C’était notre premier match avec tout le monde. J’avais hâte de voir comment on réagirait. En général, je trouve qu’on a joué un bon match de hockey.

«C’est sûr qu’on a une équipe un peu plus vieille avec des gars plus expérimentés. J’ai senti mon club calme tout la rencontre. Il n’y a pas eu de vent de panique, même dans les temps forts des Sags. C’est de bon augure pour la suite.»

Les Sags étaient visiblement nerveux en début de rencontre, dominés par les visiteurs qui ont ouvert la marque. D’Artagnan Joly a pris de vitesse la défensive chicoutimienne avant de glisser la rondelle entre les jambières d’Alexis Shank. Tyler Hylland et Yaroslav Alexeyev ont complété la marque pour les vainqueurs.

C’est le cinquième match d’ouverture de suite au Centre Georges-Vézina que les Sags perdent.

«Je pense qu’à la fin du camp d’entraînement, les deux victoires faciles face au Drakkar, peut-être que certains croyaient que ce serait comme ça la saison régulière. Le camp d’entraînement, c’est une saison. Aller jusqu’à Noël, c’est une autre, ainsi que la deuxième moitié, puis les séries. L’intensité augmente continuellement d’un cran et il faut le vivre pour le comprendre», a confié Jean.