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L'heure n'est plus au développement à Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — C’est ce vendredi que s’amorcera officiellement sur la glace le 22e camp d’entraînement du Drakkar de Baie-Comeau. Après deux années de vaches maigres, les partisans de l’équipe ont soif de victoires et l’entraîneur-chef Martin Bernard en est pleinement conscient.

«Quand je suis arrivé ici, le plan était de vivre deux grosses années de développement, importantes à faire, avec les hauts et les bas qui viennent avec et qui font partie de l’apprentissage d’une équipe. Maintenant, cette année, les attentes sont plus élevées et en tant qu’équipe, on veut gagner des matchs de hockey pour se mettre dans une bonne position quand les séries vont commencer.

«Mais tout ça va se faire avec un engagement quotidien de tout le monde dans l’organisation, parce que c’est un long marathon qui débute», tempère Bernard. «Avec les années, j’ai appris qu’il n’y a pas de match facile dans cette ligue et que les équipes qui performent le mieux sont celles qui se présentent à chaque match.»

Sur papier, l’équipage nord-côtier devrait avoir plus de canons cette année, ou du moins ils seront plus puissants, et le nombre de buts marqués devrait être conséquent. Jordan Martel devrait guider cette offensive, appuyé par D’Artagnan Joly, Gabriel Fortier et les deux copains russes que sont Ivan Chekhovich et Yaroslav Alexeyev. Incidemment, ces deux derniers feront leur arrivée à Baie-Comeau le 26.

Roy acquis du Cap-Breton

En défensive, l’équipe a comblé un besoin avec l’acquisition mercredi de Sacha Roy, qui apportera avec ses épaules un élément qui a manqué au Drakkar en 2017-2018. Pour obtenir le défenseur de 19 ans, le dg Steve Ahern a cédé aux Screaming Eagles du Cap-Breton son choix de deuxième ronde en 2020 et le gardien de 18 ans Alex-William Maheux.

«On avait déjà essayé de faire son acquisition aux Fêtes l’an passé», a indiqué le dg Steve Ahern à propos du gaillard de 6’ et de 192 livres. «On avait aussi discuté avec Cap-Breton lors du dernier repêchage, mais on ne s’était pas entendus sur le prix à payer. On voulait un défenseur gaucher qui nous apporte un peu plus de robustesse et c’est ce qu’on a obtenu avec l’acquisition de Sacha.»

«L’an passé, on a perdu énormément de toughness avec la fin de la carrière junior de Samuel Thibault, Mikaël Sabourin qui était à une commotion près de ne plus jouer au hockey et le départ surprise de Matteo Pietroniro. Ce sont trois gars qui nous apportaient de la robustesse qui étaient partis», a expliqué Bernard. «C’est évident qu’on avait un besoin de ce côté. Sacha apportera de la présence physique devant notre filet.»

Avec cette solide formation de jeunes vétérans, couplée à l’arrivée de Roy, Samuel L’Italien et du gardien Kyle Jessiman dans le portrait, les postes disponibles pourraient être rares.

«Il y a moins de postes à combler qu’au cours des dernières saisons, mais il y quand même place pour des joueurs à créer des surprises et nous forcer la main pour percer l’alignement», a lancé Bernard qui, en conséquence, veut se donner le plus de temps possible avant de compléter son alignement final, qui sera formé «des 22 ou 23 joueurs qui vont faire de nous la meilleure équipe possible».

La prochaine saison pourrait également être déterminante pour Bernard, qui écoule la dernière année de son contrat avec le Drakkar. L’entraîneur-chef refuse de se laisser distraire par la situation et rappelle «que tu sois à ta première ou dernière année de contrat, tout le monde veut gagner des matchs».

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Le week-end du repêchage s'annonce tranquille pour le Drakkar

BAIE-COMEAU – Contrairement aux séances de 2016 (quatre choix de première ronde) et 2017 (deux choix de première ronde), le Drakkar de Baie-Comeau ne devrait pas animer le spectacle sur le parquet du Centre Gervais Auto de Shawinigan lors de la séance de sélection 2018 de la LHJMQ.

Cette fois, le directeur général Steve Ahern n’a pas de droit de parole au premier tour et tout laisse croire qu’il ne cherchera pas à en acquérir un, «à moins qu’on me le donne gratuitement», a-t-il lancé. Le premier choix 2018 du Drakkar est propriété de Rouyn-Noranda, qu’ils l’ont acquis de Sherbrooke deux jours après que le Phoenix l’ait reçu en retour de Justin Blanchette.

Le patron hockey du Drakkar est cependant intéressé à acquérir des joueurs d’expérience. Sans vouloir vendre la mèche, il convient être en discussion avec Sherbrooke et Québec, notamment. Dans le cas des Diables rouges, la teneur des discussions concerne l’acquisition d’un vétéran en retour d’un des deux choix de deuxième tour (2019 et 2020) que les Remparts ont échangé à Baie-Comeau l’hiver dernier contre Antoine Samuel.

La rumeur veut que ce joueur serait un défenseur d’expérience, les Remparts en comptant quelques-uns et le Drakkar ayant besoin de renfort à la ligne bleue, mais Ahern a assuré qu’il n’était pas en mesure de confirmer quoi que ce soit à ce chapitre.

Pour revenir au repêchage, Baie-Comeau n’a pas non plus ses propres choix de deuxième et de troisième tour, expédiés à Blainville-Boisbriand dans deux trocs différents. Dans les trois premières rondes, Ahern n’a donc pour l’instant qu’un choix de deuxième tour, celui de Moncton (échange de Keven Bouchard).

«Et ce n’est pas impossible qu’on recule un peu notre rang de sélection pour acquérir des choix supplémentaires», a souligné le dg en faisant valoir qu’il n’y a pas de talent exceptionnel comme Alexis Lafrenière dans cette cuvée 2018.

De l'aide à moyen terme

Pour ce repêchage, Steve Ahern a donné à son dépisteur-chef Pierre Desjardins le mandat «de nous dénicher des gars dans chacune des trois positions, soit attaquant, défenseur et gardien, qui seront en mesure de nous aider à moyen terme. On a 22 joueurs de l’an dernier qui peuvent revenir et on a aussi des joueurs du midget AAA à intégrer dans notre alignement», a-t-il déclaré pour expliquer le manque de places à bord du Drakkar pour une verte recrue.

Pour le reste, les représentants de la Côte-Nord ont au moins un choix dans les rondes 4 à 14, sauf la huitième. Le Drakkar aura le loisir de parler deux fois en cinquième, en septième et en dixième ronde.

Deux de ces choix supplémentaires ont été acquis lors de transactions qui ne datent pas d’hier. Celui de cinquième tour provient de Québec, en retour de Simon Boudreau, un échange conclu en… 2014. Quant au choix de septième ronde, il appartenait précédemment à Drummondville. Les Voltigeurs l’ont cédé en 2015 pour les droits sur Jasmin Boutet.

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Déception dans le camp du Drakkar

BAIE-COMEAU — «On ne se cachera pas qu’on s’attendait à une meilleure performance de notre équipe. On s’attendait à être dans la première moitié du classement et on finit 13e...»

Voilà un aperçu du bilan tracé mardi matin par le directeur général du Drakkar, Steve Ahern, pour expliquer la saison 2017-2018, probablement une des plus décevantes des 21 ans d’histoire de l’équipe. Cette saison a pris fin vendredi dernier, avec une élimination en cinq rencontres face à Halifax.

«L’année prochaine, il va falloir donner des résultats à la hauteur de ce que les fans attendent», a ajouté le dg, souhaitant «un spectacle adéquat durant trois périodes» et invitant certains de ses patineurs d’aller voir comment les choses se passent sur un crevettier afin «d’apprendre à travailler en équipe».

Pour sa part, l’entraîneur-chef Martin Bernard dit croire que la progression individuelle des joueurs s’est bien faite en général, mais ce ne fut pas le cas collectivement. «Notre job, c’est de mettre ça ensemble et c’est le défi pour l’an prochain. Tout le monde devra faire la différence, autant les coachs que les joueurs.»

Dans l’état actuel des choses, Ahern soutient être à la recherche  d’un attaquant capable de jouer sur l’un des deux premiers trios. Pour ce qui est des gardiens de but, «on va se requestionner», lance-t-il. L’arrivée (ou non) d’un règlement permettant quatre joueurs de 20 ans si l’ un d’eux est un gardien va possiblement peser dans la balance. 

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Le Drakkar éliminé par les Mooseheads

BAIE-COMEAU — C’est la fin pour le Drakkar. En ce Vendredi saint, les troupiers de Martin Bernard ont vécu leur calvaire en s’inclinant 4-0 face à Halifax, qui n’a pas eu à puiser au fond de ses ressources pour l’emporter. Résultat, les Mooseheads raflent cette série huitième de finale quatre victoires contre une.

Avec un peu de chance pour le Drakkar, le pointage aurait pu demeurer plus serré, mais les trois seuls tirs dangereux pris par Halifax lors des 40 premières minutes ont trouvé le fond du filet. De l’autre côté, Alexis Gravel s’est montré impérial en stoppant 41 tirs.

«Les gars étaient prêts à livrer bataille, mais c’est le manque d’opportunisme. On a eu des chances, pis on a eu des chances, pis des chances. Je pense que Gravel a fait de gros arrêts. On ne peut pas questionner le désir des gars d’être venus ici ce soir pour prolonger la série», a exprimé Bernard.

«Tout au long du match, on y croyait. On croyait que le premier but nous aurait partis. En troisième, ça aurait facilement pu être 3-2, mais les buts ne sont pas venus.»

Ils ne sont en en effet pas venus souvent, les buts pour le Drakkar dans cette série. Les Nord-Côtiers n’ont marqué que 10 fois en cinq rencontres, dont une seule fois dans les deux derniers matchs. Bernard voit le match numéro 1, un revers de 5-2, comme le moment marquant. Le Drakkar avait bien fait, mais son manque de réussite en avantage et en désavantage lui a été fatal. «On méritait un meilleur sort, on avait vraiment fait une bonne job et ce match-là, je continue à croire qu’on aurait dû le gagner et se retrouver ce soir  avec une égalité de 2-2 dans la série. Ce qui nous a coulés, ce sont les unités spéciales. Dans le match 2, c’était 3-3 avec quatre minutes à faire. Là aussi, on a eu nos chances.»

Pour revenir au cinquième match, à part quelques porte-couleurs locaux, comme le fier Gabriel Fortier, les Mooseheads semblaient plus désirer la victoire que l’adversaire au premier vingt, de sorte qu’ils ont inscrit le premier but, celui de Jocktan Chainey, que Francis Leclerc aimerait sûrement revoir. À mi-chemin en deuxième, il a de nouveau paru faible sur le tir de Connor Moynihan. Comme si ce n’était pas suffisant, Yan Aucoin a mis accidentellement en échec son gardien, le sortant complètement du jeu et offrant ainsi une cage déserte à Arnaud Durandeau pour le troisième filet. Ce dernier a complété la marque en troisième.

NOTE : La thérapeute athlétique du Drakkar, Amy Barrette, a dû être transférée d’urgence en avion-ambulance vers Québec vendredi matin, en raison de sérieuses complications dues à une pneumonie. Nos pensées l’accompagnent,

Drakkar

Une raclée place le Drakkar au bord du gouffre

BAIE-COMEAU — Une deuxième période catastrophique et une troisième à l’avenant ont été fatales au Drakkar, qui a subi une raclée de 8-1 devant Halifax, mercredi au Centre Henry-Leonard. Les Mooseheads mènent cette série huitième de finale par trois victoires contre une. Baie-Comeau devra donc éviter l’élimination à partir de vendredi.

Le Drakkar est apparu moins incisif et, surtout, moins discipliné que la veille. Les bévues ont aussi été plus coûteuses face à une offensive capable de faire mal si on lui en laisse l’occasion un peu trop souvent. Solide la veille, Francis Leclerc a quitté la rencontre après 40 minutes, ayant cédé cinq fois sur 24 lancers. Son successeur Justin Blanchette a plié à trois reprises sur 16 tirs.

«En séries, que tu perdes 2-1 ou 8-1, t’as perdu le match. Il faut tourner la page et se concentrer sur le prochain», a philosophé le piloteMartin Bernard, qui ne sentait pas le même niveau d’énergie chez les siens. «On était plus lents dans notre exécution, on a perdu plus de batailles le long des rampes, mais on a été plus physiques qu’eux [15 mises en échec contre 4].»

Refusant de s’étendre sur le négatif — et il y en avait —, Bernard voulait mettre l’accent sur la cinquième rencontre, de nouveau présentée à Baie-Comeau (vendredi à 19h30). «Ce sont de petits facteurs qui ont fait la différence mais là, on met ça à la poubelle, on se relève et on continue à travailler», a-t-il lancé en soulignant que «l’objectif est d’aller jouer à Halifax lundi».

Un but qui fait mal

Le capitaine Maxime Fortier a guidé l’attaque des vainqueurs avec deux buts. Il a enfilé le premier but de la rencontre et celui qui portait le pointage 4-1 à 14:34 de la deuxième, un but qui a coupé les ailes des locaux, eux qui avaient déjà toutes les misères du monde à revenir dans la rencontre et qui amorçaient tout juste une supériorité numérique.

«C’est sûr qu’en désavantage numérique, ça fait toujours mal de se faire compter», a fait valoir le capitaine des Mooseheads, soulignant que la veille, les siens n’avaient pas su s’ajuster à la foule tapageuse du Drakkar. «Aujourd’hui, on a commencé fort et on ne leur a rien donné. On est l’équipe la plus talentueuse de la ligue. Quand on travaille, c’est ça que ça donne.»

Raphaël Lavoie, Joel Bishop, Jocktan Chainey, Ben Higgins, Arnaud Durandeau et Connor Moynihan ont inscrit les autres buts des Mooseheads. La faible réplique du Drakkar est venue de Jordan Martel, son premier des séries, qui portait le pointage 1-1 à 16:48 du premier vingt.

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Fraîchement rappelé, Bélanger joue les héros

BAIE-COMEAU — Le Drakkar est toujours bien à flot. Une poussée de trois buts sans riposte en deuxième période a conduit mardi les Baie-Comois vers un gain de 4-2 aux dépens des Mooseheads de Halifax. Ces derniers mènent maintenant cette série huitième de finale deux victoires à une. Le quatrième rencontre aura lieu dès mercredi, de nouveau sur la Côte-Nord.

Baie-Comeau, qui ne pouvait pas échapper ce match, a su se relever d’un début de rencontre où il s’est retrouvé en déficit malgré un bon départ. Au lieu de paniquer, les hommes de Martin Bernard ont su se nourrir de leur bruyante foule du Centre Henry-Leonard, particulièrement en forme mardi.

«Un peu à l’image du début de la série, on a bien fait en première, on a dominé dans les tirs et dans l’implication physique, mais on était en arrière dans le score. Au premier entracte, j’ai juste dit aux gars de continuer à travailler, à y croire et quand tu continues à travailler fort, les bonnes choses arrivent», a déclaré l’entraîneur-chef du Drakkar.

Premier trio en forme

C’est un joueur renvoyé plus tôt en saison dans le junior AAA, Jean-Simon Bélanger, qui a joué les héros dans cette rencontre. Rappelé lundi, Bélanger a redirigé la belle passe de Jordan Martel pour inscrire le but gagnant à 12:05 en deuxième. Le reste des dégâts offensifs a été provoqué par le premier trio, celui de Gabriel Fortier, Ivan Chekhovich et D’Artagnan Joly.

«On a fait face à de l’adversité en deuxième, avec le but refusé sur un hors-jeu qui aurait fait 2-2. Et il faut aussi lever notre chapeau à Jean-Simon, qui a marqué un gros but», a ajouté Bernard. « On savait ce qu’il était capable de nous apporter, un aspect un peu plus physique, et on savait qu’il était capable de patiner. C’est une bonne addition.»

Les locaux ont limité les Têtes d’orignaux à seulement six tirs au premier vingt, mais ce leur fut suffisant pour marquer à deux reprises en l’espace de trois minutes en fin d’engagement, des buts d’Arnaud Durandeau et Filip Zadina.

Au grand bonheur de ses 1850 partisans, le Drakkar a rebondi avec sa réplique de trois buts à l’engagement médian. Fortier (2e), le véritable leader de cette équipe, a d’abord cassé la glace pour Baie-Comeau. Après un but refusé au Drakkar en raison d’un hors-jeu, Chekhovich (3e) a créé l’égalité et Bélanger a ensuite lancé les siens en avant pour de bon.

Le troisième tiers a donné lieu à du jeu défensif du Drakkar, qui s’est appliqué à bien fermer le centre afin d’empêcher les véloces patineurs de Halifax de prendre leur envol. Le second de la soirée de Fortier, avec deux minutes à faire, a finalement tiré les marrons du feu. Chapeau aussi à Francis Leclerc, qui a notamment volé Zadina de la jambière gauche en troisième, pour signer son premier gain en carrière en séries.

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Deuxième revers du Drakkar face aux Mooseheads

BAIE-COMEAU — Peut-être encore plus que la veille, le manque d’opportunisme du Drakkar a été déterminant dans ce revers de 5-3 de Baie-Comeau face aux Mooseheads, samedi. Les hommes de Martin Bernard ont quitté Halifax avec un déficit de 2-0 dans cette série huitième de finale, qui se poursuivra mardi sur la Côte-Nord.

«On a eu deux échappées, de [Jordan] Martel et de [Ivan] Chekhovich. Un but là-dessus aurait pu faire toute la différence», a souligné l’entraîneur-chef du Drakkar, par ailleurs nullement abattu de ce second revers. «On tire du positif de ce match, surtout de la façon dont on est sortis forts en troisième, en prenant le momentum, jusqu’au quatrième but, où on a payé cher pour une erreur.» 

Le Drakkar a connu un début de rencontre beaucoup moins efficace que la veille, tirant de l’arrière par deux filets avant la mi-chemin de la première. C’est à ce moment que Bernard a séparé les vétérans Martel et Simon Chevrier de D’Artagnan Joly, replaçant ce dernier avec Ivan Chekhovich et Gabriel Fortier «et ça a immédiatement cliqué, ils sont allés chercher le gros but. Ces trois-là ont connu un gros match», de souligner le pilote.

On ne pouvait en dire autant de Martel et Chevrier, qui ont conclu leur soirée avec un différentiel de -3. «Ce n’est vraiment pas ce à quoi on s’attend d’eux, un match de -3. Ils auront l’occasion de se reprendre dès le prochain match», a déclaré Bernard.

Filip Zadina a lancé les hostilités à 6:09, une seconde après la fin d’une autre mauvaise pénalité écopée par Chevrier. Quelques instants plus tard, Jared McIsaac a solidement frappé Samuel Dickner au centre de la glace. Antoine Girard a voulu s’en prendre au défenseur des Mooseheads, mais il a plutôt eu affaire à Connor Moynihan, qui ne lui a pas laissé de chance. 

Peut-être fouetté par ce combat, Halifax a rapidement doublé l’écart lorsque Maxime Fortier a battu Bradley Lalonde de vitesse et ensuite déjoué Francis Leclerc (34 arrêts). Question de faire tourner le vent, le pilote du Drakkar a alors modifié ses trios. Fortier a répondu avec son premier des séries. 

Le Drakkar a joué de chance en deuxième sur le filet créant l’égalité. Pendant qu’Alexis Gravel était retourné à son banc en raison d’une pénalité retardée aux visiteurs, Maxime Fortier a involontairement lancé dans son propre but. Le filet a été accordé à Girard (1er). Chekhovich a ensuite eu une chance en or de lancer le Drakkar en avant, mais Gravel (26 arrêts) est parvenu à dévier son tir bas. C’est plutôt Joel Bishop qui a redonné l’avance aux siens un peu plus tard. 

En retard par un but en début de troisième, Baie-Comeau a pris d’assaut la zone des Mooseheads et à 7 :30, Chekhovich (2e) redirigeait la passe de Joly, sa deuxième de la partie, pour faire 3-3. La marmite a commencé à bouillir pas mal pour les locaux par la suite jusqu’à temps que Benoît-Olivier Groulx, laissé fin seul devant Leclerc, porte le pointage 4-3 avec moins de cinq minutes à jouer. Xavier Parent a enchaîné moins de deux minutes plus tard.

«Cette série est loin d’être terminée. On vient de jouer contre une équipe pas facile à battre chez elle et on a bien tenu notre bout. Là, on s’en va chez nous, devant nos fans, dans notre aréna, et on sait qu’on peut les battre», a conclu Martin Bernard.

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Baie-Comeau s'incline malgré une bonne performance

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a livré une solide performance générale en ouverture de sa ronde éliminatoire, mais une bévue et une mauvaise pénalité ont été déterminantes dans ce revers de 5-2 aux dépens des Mooseheads, qui ont pris les devants 1-0 dans cette série huitième de finale, vendredi à Halifax.

Le troisième but des Mooseheads, le premier de la soirée de Maxime Fortier, qui portait le pointage 3-1 en deuxième, a été causé par une sortie de zone bousillée par Yan Aucoin. Quant aux deux derniers buts des vainqueurs, marqués en l’espace de 87 secondes en troisième, ils ont eu lieu durant une double mineure imposée à Simon Chevrier pour bâton élevé.

Les unités spéciales dans leur ensemble ont eu leur mot à dire dans ce duel. Baie-Comeau a pu déployer à sept reprises son jeu de puissance, mais n’a touché la cible qu’une seule fois avec le but d’Ivan Chekhovich, qui réduisait l’écart 3-2 en troisième. Les locaux ont quant à eux concrétisé deux de leurs quatre occasions avec un homme en plus.

«Ce match se résume à peu de choses : des revirements qui font mal et les unités spéciales, qui ont fait la différence», a rapidement analysé Martin Bernard. «On a bien joué à cinq contre cinq, on a gardé Halifax à moins de 30 tirs [26] chez eux. J’aurais toutefois aimé qu’on soit un peu plus opportunistes autour du filet. On a eu nos chances.»

Éviter les revirements

S’il n’a rien à reprocher à ses troupiers en matière d’intensité au jeu, l’entraîneur-chef du Drakkar a fait valoir que ces derniers «devront être meilleurs sur les unités spéciales et trouver une façon d’éviter les revirements. Ce sont des choses qui font mal contre eux», a-t-il déclaré.

Le Drakkar s’est montré convaincant au premier vingt, ouvrant même le pointage. Au terme d’une belle récupération du disque en zone ennemie, le tir frappé de Xavier Bouchard a trouvé refuge derrière Alexis Gravel. Les Mooseheads ont créé l’égalité par l’entremise d’Arnaud Durandeau, qui a accepté la passe brillante de Filip Zadina.

Les visiteurs ont poursuivi dans la même veine en deuxième, doublant même le nombre de tirs de l’adversaire (16-8). Ils ont aussi reçu trois jeux de puissance pratiquement consécutifs, mais c’est Halifax qui a frappé deux fois sans réplique dans cet engagement, des buts de Raphaël Lavoie et Fortier. Ce dernier et Xavier Parent ont enfilé les buts des Mooseheads en troisième.

Devant le filet, Gravel a eu le meilleur sur le vétéran Francis Leclerc. Le cerbère des Mooseheads a stoppé 36 rondelles, comparativement à 21 arrêts pour le portier du Drakkar.

Le Drakkar tentera dès samedi (18h) d’égaler les chances dans la série.

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Drakkar-Mooseheads : un rendez-vous pour les dépisteurs

BAIE-COMEAU — L’affrontement entre le Drakkar de Baie-Comeau et les Mooseheads de Halifax n’est probablement pas celui où seront braqués les projecteurs en ce début des séries éliminatoires de la LHJMQ. Il risque toutefois d’être le rendez-vous des dépisteurs de nombreuses équipes professionnelles.

En effet, on retrouve dans ce duel cinq joueurs classés parmi les 50 premiers chez les patineurs évoluant en Amérique du Nord pour le prochain repêchage de la LNH. Les Mooseheads possèdent Filip Zadina (classé 2e), Jared McIsaac (12e) et Benoît-Olivier Groulx (18e). Du côté du Drakkar, on retrouve Gabriel Fortier (35e) et Xavier Bouchard (41e).

«Les spectateurs et les dépisteurs vont en avoir plein la vue dans cette série», prédit l’entraîneur-chef du Drakkar, Martin Bernard, qui souligne le fait que les deux formations en sont sensiblement à la même étape de leur développement en ce qui concerne les groupes d’âge. Les Têtes d’orignaux ont toutefois une cartouche que le Drakkar n’a pas.

«La différence, c’est Zadina. N’importe qui dans la ligue qui aurait ajouté Zadina dans son alignement cette année aurait fait un bond au classement», a lancé Bernard à propos du jeune Tchèque, septième meilleur marqueur du circuit Courteau (82 points) et troisième meilleur buteur (44, ex aequo).

En conséquence, les Mooseheads forment une équipe «qui regorge de talent offensif avec beaucoup d’habiletés, de la vitesse et qui mise aussi sur trois défenseurs capables de supporter l’attaque», a enchaîné le pilote, identifiant McIsaac, Jocktan Chainey et Jake Ryczek.

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Le Drakkar s’incline 3-1 face aux Tigres

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a conclu sa saison en subissant un troisième revers consécutif, s’inclinant 3-1 face aux Tigres de Victoriaville qui, pour l’occasion, n’avaient pas habillé plusieurs de leurs meilleurs éléments.

Comme sa formation n’avait rien à gagner dans cette dernière rencontre de la saison régulière, le pilote Louis Robitaille avait donné une journée de congé à Maxime Comtois, Vitalii Abramov et Vincent Lanoue. Étienne Montpetit a aussi eu droit à une soirée de repos et son remplaçant Tristan Côté-Cazenave (30 arrêts) a été solide, particulièrement au deuxième vingt.

«On tourne la page», a lancé un Martin Bernard habituellement plus loquace, lui qui a parlé d’un match sans enjeu. «On se concentre sur les séries, maintenant qu’on sait qui est notre adversaire.»

Cet adversaire, ce sont les Mooseheads de Halifax en première ronde des séries, sous la formule 2-3-2. Les deux premiers matchs devraient être disputés vendredi et samedi dans la capitale néo-écossaise.

«Halifax, c’est une bonne équipe de hockey, qui est dans la même groupe d’âge que nous au niveau du développement», a rapidement analysé le pilote. «Ça va être un bon défi, mais on a fait de bons matchs contre eux cette saison. On les a battus chez eux [gain de 3-2 le 9 novembre] et on leur a donné une bonne opposition ici [défaite de 5-4 le 4 mars]. On est très enthousiastes d’entreprendre les séries.»

Pour revenir au match, les Tigres ont été seuls à s’inscrire au pointage au premier engagement avec le second en carrière de Marco Cavalleri. Le faible tir du Suisse s’est retrouvé dans le fond du filet car Justin Blanchette, d’office pendant que Francis Leclerc avait droit à un congé, s’était déplacé du mauvais côté.

Les visiteurs ont ajouté deux autres filets en deuxième. Dominic Cormier a d’abord doublé la mise, complétant le bel échange entre Chase Harwell et Jérémy Côté. Un peu moins de deux minutes plus tard, ce même Côté a reçu à son tour un cadeau de Blanchette (31 arrêts), qui a perdu la rondelle alors qu’il se trouvait derrière son filet.

Ivan Chekhovich a évité l’affront d’un blanchissage aux locaux en marquant le seul but des siens à 16:24 de la troisième, durant un baroud d’honneur mené pour laisser une meilleure impression aux 2112 partisans sur place au Centre Henry-Leonard.

Comme le veut la tradition, le Drakkar a aussi honoré ses joueurs de 20 ans avant la rencontre. Ainsi, Simon Chevrier et Bradley Lalonde ont reçu un cadeau, en présence de membres de leurs familles.