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Congédiement d'Ahern: des actions ou des propos auraient déplu

BAIE-COMEAU — Steve Ahern aurait posé des actions ou fait des déclarations qui ne pouvaient pas être entérinées par la direction du Drakkar, s’il faut en croire le président du conseil d’administration de l’équipe. Quant au principal intéressé, il préfère digérer la nouvelle de son congédiement encore quelques jours avant de commenter.

«On a pris cette décision, car il y a des choses qu’on a apprises dans les dernières semaines qui n’étaient pas en ligne avec nos façons de faire. Au moment d’exercer l’année d’option du contrat, on n’avait pas ces informations-là en main», a déclaré Steeve Gagné, faisant ainsi valoir que le divorce entre les deux parties était ainsi devenu inévitable. «Par respect pour Steve, je n’irai pas dans les détails.»

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Même s’il n’expose pas les raisons qui ont entraîné ce geste plutôt surprenant, M. Gagné assure «n’avoir rien à cacher» et soutient que l’organisation ne dilapide pas l’argent public malgré le fait qu’elle congédie un employé moins de deux mois après l’avoir réembauché.

Rappelons, si besoin est, que le Drakkar est propriété de la Ville de Baie-Comeau et que cette dernière verse tout près de 400 000 $ par année au club. «Il y a des gens de la Ville de Baie-Comeau autour de la table et ils sont au courant de la décision. Moi aussi, j’ai l’intérêt de protéger l’argent du public», a ajouté le président du c.a.

Il est aussi bon de souligner ici que l’année d’option prévue au contrat d’Ahern a été exercée au début mai. Ce dernier avait demandé un temps de réflexion avant de déterminer s’il voulait revenir avec l’équipe. Ahern, on se souviendra, avait manifesté publiquement quelques insatisfactions dans ses relations avec le conseil d’administration, au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries.

«[Le congédiement] n’a vraiment rien à voir avec ça, on en est à des années-lumière. On s’était expliqués là-dessus et le dossier était clos. Ce n’est pas un règlement de comptes.»

Ce congédiement-surprise peut éventuellement placer le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, Jon Goyens, dans un drôle d’embarras. Ce dernier vient d’être embauché par Ahern il y a trois semaines et la règle dans le sport veut qu’un nouveau directeur général nomme lui-même ses hommes aux différents échelons du département hockey.

«Jon a été contacté par Pierre [Desjardins, le directeur général adjoint]. Il l’a appelé pour lui expliquer ce qui arrive et pourquoi ça arrive. Ça ne le [Goyens] place absolument pas dans une drôle de situation», a déclaré Steeve Gagné.

C’est donc Pierre Desjardins, nommé adjoint au directeur général la journée même où l’année d’option au contrat de Steve Ahern a été exercée, qui assure l’intérim jusqu’à nouvel ordre. Un processus d’embauche pour trouver un nouveau dg devrait être lancé dans les prochaines semaines. Desjardins est aussi recruteur-chef du Drakkar.

En terminant, Steeve Gagné dit souhaiter la meilleure des chances à son désormais ex-directeur général, avec qui il a travaillé de nombreuses années. Il assure également que ce congédiement n’a rien à voir avec l’autre carrière d’Ahern, celle de directeur d’école pour le compte de la Commission scolaire de l’Estuaire.

Steve Ahern était à l’emploi du Drakkar depuis 1998, alors qu’il avait été engagé comme entraîneur des gardiens de but du club. Il a été nommé directeur général de l’équipe en juillet 2009. Sous sa gouverne, la formation nord-côtière a atteint la finale de la LHJMQ à deux reprises, sans toutefois parvenir à remporter le championnat tant attendu par les partisans du Drakkar.

Drakkar

Le Drakkar congédie Steve Ahern

BAIE-COMEAU – Stupeur dans le camp du Drakkar de Baie-Comeau. Selon TVA Sports, l’organisation nord-côtière vient de congédier son directeur général Steve Ahern. Les deux parties venaient pourtant d’exercer l’année d’option prévue à son contrat.

La direction du club prend donc cette décision à un drôle de moment, quelques jours après qu’Ahern et l’équipe de recruteurs qu’il chapeautait aient procédé aux sélections du Drakkar lors de la dernière séance de repêchage. De plus, le dg congédié venait de procéder à l’embauche du nouvel entraîneur-chef de la formation, Jon Goyens.

Au moment d’écrire ces lignes, personne de l’organisation n’a répondu au Soleil à savoir pourquoi elle avait pris cette décision et qui prendrait la relève de celui qui a été directeur général de l’équipe au cours des 10 dernières saisons.

Le torchon brûlait entre Ahern et le conseil d’administration de l’équipe. Au lendemain de l’élimination du Drakkar ce printemps. l’ex dg avait confié au Soleil qu’il n’avait pas nécessairement les coudées franches dans sa gestion du volet hockey du club. Lors de l’annonce de son année d’option, il assurait que les choses étaient réglées, mais ce n’est visiblement pas le cas.

Steve Ahern a été nommé directeur général du Drakkar le 17 juillet 2009. Il faisait partie de l’organisation depuis 1998, alors qu’il avait été embauché à titre d’entraîneur des gardiens. Soulignons au passage qu’Ahern ne se retrouve pas tout de même pas sans boulot puisqu’il est directeur adjoint de la polyvalente des Baies de Baie-Comeau.

Hockey

Nathan Légaré confiant de pouvoir brouiller les cartes au repêchage

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Il ne faut pas espérer que Nathan Légaré fasse un plat de son classement final par la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey, qui le place au 54e rang des patineurs nord-américains pour le repêchage de ce weekend. Il sait très bien que la majorité des observateurs le font pointer beaucoup plus haut sur leur propre liste et il a suffisamment confiance en ses moyens pour espérer sortir plus rapidement.

Deuxième meilleur buteur (45) et huitième marqueur de la LHJMQ (87 points) la saison dernière, l’attaquant de puissance du Drakkar de Baie-Comeau assure qu’il n’a pas été affecté par ce rang, tout ce qu’il y a de plus théorique quand on y pense. À la mi-saison, il pointait au 64e échelon.

«Je n’ai vraiment pas été dérangé par ce classement, même si tout le monde m’en parlait», a confié Légaré. «C’est peut-être pour ça que j’ai connu du succès l’an dernier. Je me concentrais sur les matchs et j’oubliais ce que me disaient les partisans et les journalistes là-dessus.»

Au cours de la saison, il a eu des contacts avec 30 des 31 formations du circuit Bettman. Lors du dernier camp d’évaluation de la LNH à Buffalo, il a rencontré les représentants de 21 équipes. Ceux de Pittsburgh et de Chicago sont allés un peu plus loin que les préliminaires, l’invitant à souper. Est-ce un signe de leur grand intérêt?

«Je ne sais pas, mais j’espère sortir le plus haut possible, peut-être en deuxième ronde. On ne sait pas ce qui peut arriver et le rang de sélection, ce n’est pas ce qui est le plus important. Le plus important, c’est d’avoir sa chance. On l’a bien vu avec Alex Barré-Boulet», a-t-il fait valoir.

Ignoré par toutes les équipes de la LNH, Barré-Boulet a finalement signé comme agent libre par le Lightning de Tampa Bay l’an dernier. Affecté au Crunch de Syracuse, le natif de Montmagny a raflé rien de moins que le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine. Légaré n’aura sûrement pas à vivre la même déception que Barré-Boulet au repêchage, mais on comprend bien où il veut en venir avec cet exemple.

Coup de patin

L’ailier droit a entrepris son entraînement estival avec son bon ami Alexis Lafrenière et d’autres gros noms du circuit Courteau comme Samuel Poulin, Xavier Parent, Samuel Bolduc et son coéquipier chez le Drakkar, Christopher Merisier-Ortiz.

En compagne du réputé préparateur physique Stéphane Dubé, Légaré travaille particulièrement sur le principal point sur lequel les dépisteurs ont une réticence dans son jeu, soit son coup de patin. Mais il ne faut pas oublier qu’à six pieds et plus de 200 livres, Légaré ne peut pas accélérer comme un joueur de plus petit gabarit. «Je vais me concentrer sur ma vitesse, mais pour passer à l’échelon supérieur, il faut tout améliorer, pas juste un élément», reconnaît-il avec justesse.

Quand cette fameuse chance de faire ses preuves se présentera, Nathan Légaré entend tout faire pour demeurer «en haut», mais il demeure réaliste. «Pour moi, il n’y a rien d’impossible, mais pour mon développement, je ne serai sûrement pas frustré si je dois retourner au niveau junior. Ce sera à moi de connaître un vrai bon camp pour forcer la main de l’équipe qui m’aura repêché», conclut le jeune homme de 18 ans.

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Zack Morissette, le fils de Dave, choisi par le Drakkar

En analysant l’allure du repêchage, le Drakkar de Baie-Comeau pouvait se permettre de sacrifier son choix de première ronde en retour de quatre sélections en 2019 et 2020.

«L’offre de Patrick était excellente. Il a bien payé, et parfois, l’ascenseur revient», résumait Steve Ahern, qui a été le partenaire de danse de Roy, pour l’occasion.

Le Drakkar avait les yeux sur Nathan Gaucher, repêché au 8e rang par les Remparts. Le Drakkar pouvait donc se permettre de mettre la main sur quatre choix, se doutant bien que l’autre joueur qu’il reluquait serait disponible, le moment venu. En cédant le 15e choix en première ronde, Baie-Comeau a obtenu les choix de 2e et 3e rondes des Remparts de 2019 et ceux de 2e et 3e rondes de 2020.

À son rang de sélection au deuxième tour (26e), le Drakkar a opté pour l’ailier gauche Drew Elliott et il a enchaîné en troisième ronde avec le défenseur Zack Morissette, fils de Dave Morissette, l’ancien joueur devenu commentateur sportif et qui est originaire de Baie-Comeau.

«Aujourd’hui, c’est une belle journée pour la famille. Je vois Dave et le grand-père de Zack, je suis content pour eux. Le grand-père a été impliqué dans le hockey mineur, c’est un moment privilégié. Mais on a repêché un joueur de hockey, pas le fils d’un animateur de télé. Dave, c’est Dave, et Zack, c’est Zack», expliquait Ahern.

Dave devait être bien d’accord avec lui. Lors d’une photo prise avec lui et son fils dans les gradins avant que Zack ne s’amène à la table de l’équipe, il s’est excusé auprès de lui, ne voulant surtout pas lui enlever l’attention qu’il méritait.

«J’apporte ma touche, Dave et Zack, ce sont deux personnes. Je suis très content d’appartenir au Drakkar, c’est une belle organisation», disait le joueur de 15 ans développé au collège Bishop’s, dans le hockey scolaire (LHPS).

Selon le DG, Morissette affiche déjà les valeurs du Drakkar. Il se réjouissait aussi de la sélection d’Elliott, un joueur du Nouveau-Brunswick qui n’a jamais eu l’intention de bouder la formation de la Côte-Nord.

«Je suis très heureux et je n’ai aucun problème à aller jouer à Baie-Comeau. Je ne m’y attendais pas, mais quand j’ai entendu mon nom [au 26e rang], j’étais content», confiait le natif de Saint-Jean.

«Nous l’avions 15e sur notre liste, il a glissé au 26e. Il est intense, il a de la fougue et il voulait venir chez nous», résumait Ahern.

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Le Drakkar confirme la nomination de Jon Goyens [VIDÉO]

Après la conquête d’un premier championnat avec les Lions de Lac-Saint-Louis, en 2011, quelques équipes de la LHJMQ avaient cogné à la porte de Jon Goyens. Nommé au poste d’entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, jeudi, il ne regrettait aucunement d’avoir attendu à aujourd’hui pour faire le saut.

«Ça m’a laissé du temps pour prendre plus d’expérience. Je suis plus prêt, maintenant, et je suis un meilleur coach que je ne l’étais en 2011», disait-il dans un hôtel de Québec, où se tenait la conférence de presse de l’annonce du successeur de Martin Bernard en marge des assises de la LHJMQ.

Goyens débarque sur la Côte-Nord avec deux conquêtes de la Coupe Jimmy-Ferrari, dont la plus récente en 2016 alors qu’il dirigeait l’actuel capitaine du Drakkar, Nathan Légaré. Il revendique aussi deux médailles de bronze à la Coupe Telus.

À Baie-Comeau, son mandat sera développer les joueurs, propager les valeurs d’intensité et d’équité de l’équipe et bien expliquer le tout à la génération d’aujourd’hui.

«Je suis directeur d’école, je sais que le questionnement peut venir vite. On a vécu la problématique à la fin de la saison, dans les séries, il faut être juste et bien expliquer les choses», notait le directeur général Steve Ahern, convaincu que Goyens fera en sorte que le club puisse être compétitif rapidement «comme on aurait dû le faire dans les séries».

Le plus victorieux en séries

Goyens est l’entraîneur-chef comptant le plus de victoires dans les séries de la Ligue midget AAA. Il a déjà été adjoint et responsable de la vidéo avec la défunte équipe de Lewiston, dans la LHJMQ. Il entraîne des joueurs professionnels, l’été, et participe à des camps de perfectionnement avec les Maple Leafs de Toronto et le Crunch de Syracuse. Benoît Groulx, qui dirige le club-école du Lightning, a eu de bons mots pour lui, selon Ahern, qui connaissait Goyens sans être ami avec lui.

«Dans le hockey, ce n’est pas de l’amitié que ça prend, il faut des passionnés qui veulent gagner. J’aurais pu nommer mon prof de français qui est vraiment bon, mais j’aimais mieux un coach de hockey», illustrait le DG avec le sourire.

Des raisons familiales ont gardé Goyens à la maison de 2011 à 2019. Sa femme lui avait prédit qu’il recevrait une offre, ce printemps. «Les gens pensaient que j’étais très confortable à Montréal. Quand l’occasion se présente, il faut sortir de sa zone de confort et relever le défi», précisait-il.

Reste à voir si sa présence permettra au Drakkar d’avoir la main plus heureuse avec les joueurs de Lac-Saint-Louis…

«La décision de venir à Baie-Comeau, dans la LHJMQ ou d’aller aux États-Unis appartient aux familles. Mais à la fin de la journée, si le fait de connaître des joueurs peut aider au recrutement, je serai très content d’aider», notait le nouveau pilote du Drakkar.

Le jour du jugement ne viendra pas après le premier mois pour celui qui a signé un contrat de deux ans assorti d’une troisième année en option.

«Ce qui compte, ce n’est pas d’être content de gagner nos six premiers matchs, et après Noël, de ne pas faire les séries. Il faut que la fondation soit solide en janvier pour que les joueurs soient prêts à affronter n’importe quel style de jeu dans les séries», notait le fils de Chrys Goyens, auteur de biographies de Larry Robinson, Scotty Bowman, Maurice Richard, Darryl Sittler et Mario Lemieux, entre autres.

«Peut-être que son père pourrait écrire la mienne, à un moment donné», ajoutait Ahern avec une touche d’humour. Il préférera sans doute que Jon Goyens ajoute de belles pages à l’histoire du Drakkar!

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Steve Ahern manque de cartes pour le repêchage de la LHJMQ

BAIE-COMEAU — Pour l’instant, Steve Ahern n’a pas énormément de cartes dans ses mains en ce qui a trait à la séance de repêchage de la LHJMQ, qui se tient ce samedi au Centre Vidéotron. Le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau devrait toutefois améliorer substantiellement son jeu avec les nombreux vétérans de l’équipe.

«On a beaucoup de joueurs de 20 ans disponibles et il y en aura plusieurs autres sur le marché. Juste Rimouski et nous, on est quasiment capable de faire une équipe complète de 20 ans», a souligné Ahern mercredi, alors qu’il était en route vers Québec.

«Pour le reste, notre premier choix [15e au total] peut être disponible si on a une bonne offre, mais mes dépisteurs me disent qu’il y a une excellente cuvée de joueurs en première ronde et que dans les rondes 2 à 4, on peut y aller plus en fonction de nos besoins», a-t-il ajouté.

Toutefois, Ahern n’a pour le moment pas de sélection en deuxième et en troisième ronde. Son choix de deuxième tour a été cédé au Cap-Breton afin de faire l’acquisition de Kyle Jessiman, tandis que le choix de troisième ronde du Drakkar appartient à l’Océanic, acquis dans le catastrophique échange d’Antoine Dufort-Plante, qui ne s’est jamais présenté sur la Côte-Nord.

Plusieurs des choix cédés lors de la période de transactions de l’hiver dernier devraient cependant revenir dans la besace du dg du Drakkar. De nombreuses rumeurs font état de départs de vétérans comme Shawn Element, Yan Aucoin et Ethan Crossman, qui seraient échangés en retour de choix au repêchage.

Il le faudra, car dans le portrait actuel, Baie-Comeau n’a aucun choix dans les cinq premières rondes en 2020 et 2021. Sans nier avoir des pourparlers à ce sujet, Steve Ahern a refusé de s’avancer plus loin, mais les habitués des cuisines du hockey junior majeur savent bien qu’il y a souvent un élastique d’attaché sur les choix de repêchage échangés.

Baribeau de retour?

Pour ce qui est de la situation des gardiens, le Drakkar aura peut-être un gardien de 20 ans pour amorcer la prochaine campagne. Alex D’Orio et Dereck Baribeau auront tous les deux cet âge. Si le premier ne reviendra probablement pas au niveau junior, la chose n’est pas impossible pour le second, qui n’a pas vu beaucoup d’action en 2018-2019 en raison de blessures.

«J’adore Baribeau et aussi [Lucas] Fitzpatrick, qui est prêt à garder beaucoup de matchs. Et si jamais D’Orio revient, ça nous donne une carte supplémentaire», a fait valoir Ahern. «Et il ne faut pas oublier [Félix-Antoine] Voyer et [Justin] Bourque, des gardiens repêchés l’an dernier qui ont eu une saison supplémentaire dans le corps dans le midget. Ce sont aussi deux bons gardiens.»

Dans ses discussions avec ses homologues, le directeur général du Drakkar se dit notamment à la recherche d’un joueur de profondeur à l’attaque. Et il écoute bien sûr les offres pour sa flopée de vétérans.

Soulignons en terminant que le Drakkar officialisera ce jeudi matin l’embauche de Jon Goyens comme entraîneur-chef de l’équipe. Goyens a passé les 10 dernières années dans le circuit midget AAA, à la barre des Lions du Lac-Saint-Louis.

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Jon Goyens nommé entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau

BAIE-COMEAU – La direction de l’équipe refuse de le confirmer, mais tout laisse croire que le Drakkar de Baie-Comeau confiera le poste d’entraîneur-chef de l’équipe à Jon Goyens, qui dirigeait jusque-là les Lions du Lac-Saint-Louis, de la Ligue midget AAA.

Les rumeurs qui amènent Goyens à Baie-Comeau courent déjà depuis quelques jours et sans les nier, le directeur général Steve Ahern s’est bien abstenu de les confirmer pour l’instant, assurant qu’il n’y encore rien de réglé dans ce dossier. L’organisation a convoqué une conférence de presse jeudi à Québec, en marge des assises de la LHJMQ, pour dévoiler ce qui s’avère être un secret de polichinelle.

Le Drakkar est sans entraîneur-chef depuis que le club a décidé de ne pas renouveler le contrat de Martin Bernard à la fin de la dernière campagne, qui s’est conclue en queue de poisson avec une élimination au premier tour éliminatoire.

10 ans avec les Lions

Goyens, âgé de 40 ans, a piloté les Lions au cours des 10 dernières saisons. Il a remporté avec eux deux championnats des séries, en 2010-2011 et 2015-2016. Cette dernière coupe Jimmy-Ferrari a notamment été gagnée avec l’aide de Gabriel Fortier, aujourd’hui capitaine du Drakkar et assurément une des figures de proue de la formation en 2019-2020.

Soulignons qu’au terme de ces deux championnats, les Lions ont décroché la médaille de bronze au championnat national midget AAA, la coupe TELUS.

Le nom de Jon Goyens a aussi résonné lors de la dernière saison midget alors que son équipe a éliminé en séries les grandissimes favoris, les Chevaliers de Lévis, qui n’avaient perdu qu’une seule rencontre durant tout le calendrier régulier. Le Lac-Saint-Louis s’est ensuite incliné en finale face aux Cantonniers de Magog.

Parmi ses faits d’armes, Goyens est l’entraîneur-chef qui a remporté le plus de victoires en séries dans l’histoire de la ligue, soit 75. Il a déjà brièvement goûté au hockey de la LHJMQ alors qu’il a été entraîneur affecté à la vidéo chez les défunts MAINEiacs de Lewiston, en 2008-2009.

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Le Drakkar congédie Martin Bernard

BAIE-COMEAU — Comme le veut l’implacable loi du sport, Martin Bernard a écopé pour la fin de campagne en queue de poisson du Drakkar de Baie-Comeau. Celui qui a été entraîneur-chef de la formation nord-côtière durant trois ans a été avisé mardi matin que son contrat ne serait pas renouvelé.

Bernard était revenu à Baie-Comeau pour entendre cette mauvaise nouvelle de la bouche du directeur général Steve Ahern qui, pour sa part, a été confirmé dans son poste la semaine dernière. De l’avis de ce dernier, le pilote des trois dernières saisons n’est pas tombé des nues, principalement en raison de l’élimination du Drakkar en première ronde des séries.

«Le bulletin d’un coach, ce sont les séries. On avait bâti un plan sur trois ans, l’évaluation qui avait été faite était de se retrouver dans le carré d’as cette année et ça n’a malheureusement pas été le cas», a soutenu Ahern. «Il [Bernard] s’attendait à ça. C’est dommage, mais le hockey est fait comme ça. Il ne faut pas oublier non plus que les coachs ont aussi des vies de famille. Ce n’est pas facile pour elles non plus», a-t-il ajouté.

«On n’est jamais maître de notre destinée», a été le premier commentaire de Martin Bernard, philosophe devant la fatalité. «Dans ce métier, on est tributaires des performances, spécialement en séries. Toutefois, quand je regarde l’ensemble du portrait, c’était d’être compétitif lors de la troisième saison et on a connu une des meilleures saisons de l’histoire de cette organisation.»

Là-dessus, difficile de contredire celui qui vivait un troisième congédiement à titre d’entraîneur-chef. Le Drakkar a récolté 102 points pour se classer au quatrième échelon du classement général du circuit Courteau. L’élimination en sept rencontres aux mains des Wildcats de Moncton, après notamment trois revers à domicile, lui aura toutefois été fatale.

Remerciements

Martin Bernard, qui a remercié dans un long message sur Twitter l’organisation du Drakkar, les partisans et bien sûr les joueurs qui ont évolué sous ses ordres, pensera maintenant aux siens avant de savoir où il va rebondir. «Pour l’instant, l’important est de s’assurer que mes proches soient bien. Il ne faut pas que ce soit une distraction pour les enfants à l’école. Pour la suite, on verra», a lancé le père d’une fille âgée de 15 ans et d’un garçon de 12 ans.

Toujours gentleman dans ses relations avec les médias et le public en général, Bernard a dit souhaiter aux partisans en conclusion «une première coupe du Président dans les prochaines années».

Steve Ahern est maintenant en mode recherche d’un nouvel entraîneur-chef, qui sera le 11e de l’histoire de l’équipe. Le directeur général ne cherche pas nécessairement quelqu’un qui a de l’expérience du hockey junior majeur, mais il veut un pilote «qui aura une connaissance de la façon de composer avec [les jeunes de] la nouvelle génération et qui sera ouvert à travailler avec les nouvelles technologies, comme la psychométrie».

Le directeur général, qui assurait en début d’après-midi mardi avoir déjà reçu huit propositions, se donne jusqu’à dimanche prochain pour recevoir les candidatures des gens intéressés. Il souhaite que le prochain pilote soit nommé d’ici les assises de la LHJMQ, qui auront lieu du 6 au 8 juin.

En trois saisons à la barre du Drakkar, Martin Bernard a compilé un dossier de 105 victoires et 99 défaites, dont 19 en supplémentaire ou en fusillade. Sa fiche en séries sur la Côte-Nord est de quatre gains et 12 revers. Dans la LHJMQ, il a également dirigé les Tigres de Victoriaville et les Cataractes de Shawinigan.

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Ahern demeure en poste avec le Drakkar

BAIE-COMEAU — Steve Ahern demeurera pour au moins encore un an le patron hockey du Drakkar de Baie-Comeau. Le principal intéressé et le conseil d’administration de l’équipe se sont entendus pour exercer l’année d’option au contrat de celui qui entreprendra une 11e campagne comme directeur général de l’équipe.

«J’avais demandé un temps de réflexion et après ce temps, on a décidé d’exercer l’année d’option», a déclaré Ahern, qui avait souligné au lendemain de l’élimination de l’équipe en première ronde des séries avoir certains désaccords avec le conseil d’administration sur la manière de procéder aux opérations hockey. Il assure que ce dossier est clos.

«On avait des choses à clarifier et je suis super content de continuer à travailler avec le groupe actuel», a-t-il fait valoir en refusant de revenir sur ces points de discorde. Les deux parties discuteront en cours de saison prochaine sur la possibilité de renouveler à plus long terme le contrat d’Ahern, à bord du Drakkar depuis 1998.

Steve Ahern aura également un peu d’aide dans ses fonctions. Le dépisteur-chef de l’équipe, Pierre Desjardins, ajoute le titre de directeur général adjoint à sa description de tâches. «En fait, il faisait déjà ce travail d’adjoint, sans avoir le titre. [Cette nomination] sécurise aussi d’une certaine façon l’organisation si jamais il se passe quelque chose avec mon autre carrière.»

Il est bon ici de rappeler que le poste de directeur général du Drakkar n’est pas le principal gagne-pain de Steve Ahern. Il est en effet directeur adjoint d’une polyvalente à Baie-Comeau et il n’est pas impossible qu’une progression dans cette carrière fasse en sorte qu’il doive laisser de côté le hockey.

Le sort de Martin Bernard

Quant au sort de l’entraîneur-chef Martin Bernard, sous contrat avec l’équipe jusqu’au 1er juin, il n’a toujours pas été décidé, a assuré le directeur général.

«J’avais convenu avec Martin que j’allais régler mon dossier en premier et qu’on se parlerait par la suite. On devrait se rencontrer la semaine prochaine à Baie-Comeau. Il n’y a pas de décision de prise dans son cas et on va voir ce qu’on peut faire», a-t-il déclaré.

Pour ce qui est des rumeurs d’échanges qui courent, comme Shawn Element à Bathurst ou Ethan Crossman à Chicoutimi, Ahern a tenu à les démentir et confie qu’elles déstabilisent inutilement les jeunes, qui complètent pour la plupart leur année scolaire.

«Je trouve vraiment ça déplorable que certains se permettent de sortir toutes sortes de choses. La période d’échanges a lieu lors de la séance de repêchage et il n’y aura rien de réglé avant ça. Je n’ai dit à aucun joueur dans l’équipe qu’il était échangé et s’il y a des transactions qui se font, elles se feront en juin», a-t-il conclu.

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Bilan positif pour le Drakkar, malgré la fin abrupte

BAIE-COMEAU — Malgré l’élimination rapide de l’équipe en séries et les vraisemblables désaccords entre le conseil d’administration et le directeur général, l’état-major du Drakkar a tenu mardi à faire un bilan tout en positivisme de la saison 2018-2019. De plus, pas question d’aborder les questions sensibles comme les contrats des hommes de hockey lors de ce point de presse.

D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration, Steeve Gagné, a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur le contrat de l’entraîneur-chef Martin Bernard, qui est venu à échéance à la fin de la saison, et celui du dg Steve Ahern, à qui il reste une année d’option.

«On va s’asseoir bientôt pour les discussions», a simplement lancé M. Gagné, soutenant que «les choses vont suivre leurs cours». Signalons que Bernard n’était pas présent à cette activité de presse. Selon l’organisation, il avait des engagements familiaux déjà prévus à Magog, sa région natale.

Même Ahern, qui s’était confié au Soleil deux jours après l’élimination de l’équipe, a refusé de revenir sur ses déclarations concernant ses relations qui ne seraient pas au beau fixe avec le C.A. Il s’en est même excusé auprès des membres du conseil durant ce point de presse. «Sincèrement, ce sont des réactions que tu ne dois pas avoir quand t’es dg», a-t-il affirmé.

Des séries crève-cœurs

Après avoir rappelé les faits saillants de la saison régulière, où le Drakkar a cumulé la deuxième meilleure fiche de son histoire et pris le quatrième rang au classement général, le directeur général a dû revenir sur l’élimination en sept matchs face aux Wildcats de Moncton, un coriace adversaire que les siens auraient évité si le classement général avait été utilisé pour la première ronde plutôt que le classement par conférence. «Pour moi comme tout le monde, c’est une déception vraiment incroyable», a-t-il dit.

Steve Ahern a aussi signalé que, malgré trois rencontres avec le réputé psychologue sportif Sylvain Guimond, qui travaille notamment avec Sidney Crosby, les joueurs du Drakkar étaient particulièrement tendus, jouant plus avec la peur de perdre que la volonté de gagner. «Les gars avaient peur de décevoir les partisans et ce qui est arrivé, c’est qu’on a déçu les partisans», a-t-il lâché.

Une année rentable

Sur le plan financier, les dirigeants assurent là aussi que le bilan est positif. Malgré une légère baisse dans les abonnements de saison, le nombre de billets vendus à l’unité a crû de 20 %. Ainsi, la moyenne d’assistance est passée de 1752 à 1840 spectateurs par match.

«Quand on passe la barre des 1800, on peut s’attendre à une année rentable, même s’il y a d’autres facteurs à tenir en compte», a fait valoir le directeur administratif Étienne Fortier, qui parle notamment des ententes avec les commanditaires, qui fluctuent d’une année à l’autre.

L’instauration des billets de type moitié-moitié a permis au Drakkar d’augmenter de près de 300 % sa vente de billets du genre comparativement à la Loto-Drakkar, qui n’accordait que 1000 $ par match au gagnant. En moyenne cette année, ce lot est passé à 3500 $, permettant ainsi au club de défrayer avec ces nouveaux revenus l’ensemble des frais reliés aux études des joueurs.

Le bilan financier complet ne sera connu que cet été, lors de la fin de l’année financière de Hockey junior Baie-Comeau, l’organisme sans but lucratif qui chapeaute l’équipe, propriété de la Ville de Baie-Comeau.