Evander Kane dit avoir adoré son expérience à San Jose. Reste à avoir si le dg Doug Wilson choisira de dépenser les dollars dont il dispose pour lui faire signer un nouveau contrat.

Doug Wilson a les dollars, reste à les dépenser

SAN JOSE — La scène s’est répétée pour les Sharks : être en ligne pour les poignées de mains à San Jose, après une autre élimination en séries. Les «Requins» semblaient avoir ce qu’il faut pour un long parcours, mais celui-ci a pris fin dimanche au deuxième tour en six matchs, au profit des Golden Knights de Las Vegas.

Peter DeBoer dirige les Sharks depuis la saison 2015-2016. Et pour la troisième année de suite, la défaite éliminant son club a été subie à la maison. En 2016, les Sharks avaient été éliminés en finale par Pittsburgh en six matchs. En 2017, ils ont connu une fin de saison médiocre et les Oilers leur ont montré la porte en six matchs, au premier tour. 

Dans l’ensemble de la série contre Las Vegas, les premiers trios de chaque équipe ont eu des rendements très différents. William Karlsson, Jonathan Marchessault et Reilly Smith ont cumulé huit buts et 25 points, contre trois filets et cinq points pour Kane, Joe Pavelski et Joonas Donskoi.

«C’est sûr que nous aurions voulu être plus productifs», a admis le capitaine Joe Pavelski. «Il faut trouver ce qui a cloché. Nous avons eu des chances, sans capitaliser. J’aimerais avoir les réponses, mais c’est certain que nous aurions dû mieux jouer.»

L’heure des décisions

L’heure des décisions a maintenant sonné à San Jose. Joe Thornton s’est blessé au genou droit le 23 janvier et n’a pas réintégré la formation, bien qu’il s’entraînait en séries. Auteur de 13 buts et 36 points en 47 matchs, l’athlète de 38 ans pourrait devenir joueur autonome sans compensation.

Acquis de Buffalo à la date limite des transactions, Evander Kane a récolté neuf buts et 14 points en 17 matchs en saison régulière. Il a ajouté trois buts et une passe face aux Ducks. Il n’a toutefois marqué qu’une fois contre les Golden Knights. L’attaquant était toutefois ennuyé par des blessures. 

Les Sharks devront décider s’ils le gardent ou s’ils le laissent filer sur le marché des joueurs autonomes. Si Kane signe à San Jose, ils devront céder leur choix de premier tour en 2019 aux Sabres. Si il choisit de poursuivre sa carrière ailleurs, ce choix en deviendra un de deuxième ronde. 

«Bien sûr, j’aime gagner, et j’avais une belle opportunité de le faire ici», a dit l’attaquant, qui aura 27 ans au mois d’août. «J’ai vraiment, vraiment, vraiment aimé le temps que j’ai passé avec ce groupe de joueurs. J’ai aimé me battre à leurs côtés.»

Les Sharks envisagent toutefois l’avenir avec optimisme. Les jeunes joueurs ont montré de belles choses. Mentionnons Tomas Hertl, Chris Tierney, Kevin Labanc, Timo Meier — il a marqué 21 buts à 21 ans — et Joakim Ryan, qui est le partenaire idéal de Brent Burns à la ligne bleue.

C’est avec une marge de plus de 15 millions $ sous le plafond salarial que les Sharks aborderont la période estivale. Si une partie de ce montant pourrait servir à garder Thornton ou Kane, le directeur général Doug Wilson pourrait également utiliser ce coussin pour tenter de convaincre John Tavares de quitter les Islanders pour la Californie. Cette marge de manœuvre a été planifiée par Wilson depuis un bon bout de temps. Reste maintenant à savoir ce qu’il fera de tous ces dollars.