Pierre Dorion pourrait se tourner vers Anthony Duclair pour des conseils sur Patrick Roy, les deux hommes ayant travaillé ensemble chez les Remparts de Québec.

Dorion et Roy vus à Montréal

La nouvelle du dernier week-end à l’effet que Patrick Roy obtiendrait une entrevue pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa semble s’être confirmée mardi alors que selon la station TSN de Montréal, l’ancien gardien vedette du Canadien a été vu au même hôtel de la métropole que le DG Pierre Dorion.

« Je ne pense pas qu’ils se parlaient d’acheter les Alouettes », a blagué la voix du club de la LCF, Mike Moffat, citant un « espion » sur son compte Twitter.

Est-ce que « Saint Patrick » est le dernier saint auquel Dorion va se vouer ? Ça reste à voir alors qu’il serait le septième candidat qu’il a interviewé, après les Jacques Martin, Rick Bowness, Marc Crawford, Troy Mann, D.J. Smith et Nate Leaman.

Dorion a certes discuté avec l’ancien récipiendaire du trophée Jack-Adams avec l’Avalanche du Colorado en 2014 du plan qu’il mettrait en place pour développer les jeunes joueurs de l’organisation ottavienne en reconstruction, les Thomas Chabot, Colin White, Erik Brännström et compagnie.

Comme référence au sein de sa propre équipe, le DG des Sénateurs pourrait se tourner vers l’attaquant Anthony Duclair pour obtenir l’opinion d’un joueur qui a été envoyé à la LNH par Roy.

Ce dernier a dirigé le Montréalais de 23 ans pendant deux saisons avec les Remparts de Québec. Pour l’aider dans son développement, Roy n’avait pas toujours mis des gants blancs avec l’ailier obtenu de Columbus contre Ryan Dzingel en février dernier.

Un des meilleurs espoirs pour le repêchage de la LHJMQ de 2011, l’ancien des Lions du Lac St-Louis avait été un choix de troisième ronde seulement parce qu’il avait annoncé son intention d’opter pour le hockey universitaire américain, sauf que Roy avait réussi à le convaincre de se joindre plutôt à son équipe. Après une excellente saison de 31 buts et 66 points à 16 ans, ça s’était compliqué pour Duclair à sa deuxième saison, année de son repêchage pour la LNH.

Il avait régressé avec une production de 20 buts et 50 points en 55 parties, et le grand manitou des Remparts – Roy était également DG – avait pris les grands moyens au courant de la saison pour tenter de lui faire acheter un concept d’équipe : au lendemain d’une défaite cuisante de 11-2 contre les Mooseheads de Halifax (menés par Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin), Roy avait entériné une décision des joueurs de l’équipe de renvoyer Duclair et Adam Erne – maintenant du Lightning de Tampa Bay – chez eux brièvement, même s’ils n’avaient pas manqué de parties. Duclair a aussi été occasionnellement appelé à faire du temps supplémentaire après les entraînements, notamment pour apprendre à bloquer des tirs.

« Ils l’ont été (suspendus) juste un après-midi, a expliqué Roy au Soleil l’an dernier, en revenant sur cet épisode qui a fait couler beaucoup d’encre. Je voulais qu’ils adhèrent au concept d’équipe, c’était important qu’on ne fasse pas leurs quatre volontés, même si on avait tout fait pour les amener à Québec. J’ai toujours cru qu’on formait un meilleur club avec 20 gars qui se tiennent et non pas avec 10 d’un bord et 10 de l’autre. Les deux savaient que je les adorais, que je faisais cela pour leur bien, mais parfois, ça prend un électrochoc. »

Une dizaine de protégés

Incluant Duclair et Erne, Patrick Roy a dirigé une dizaine d’autres joueurs qui ont atteint la LNH après leur passage au Colisée, dont les Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlasic et Cédric Desjardins, avec qui il a remporté une coupe Memorial en 2006, de même que Jonathan Marchessault, Mikhail Grigorenko, Logan Shaw, Nikita Kucherov (brièvement avant d’être échangé à Rouyn-Noranda) et le gardien Louis Domingue, avec qui il entretenait une relation houleuse.

Duclair, rappelons-le, est un joueur autonome avec restriction cet été, les Sénateurs devant décider s’ils vont lui offrir une augmentation alors qu’il faisait le salaire minimum de 650 000 $ US l’an dernier, saison où il a produit 19 buts et 33 points (8-6-14 en 21 matches à Ottawa).

Rouge et Or

McGill 17/Laval 37: le Rouge et Or remonte en lion et l’emporte

Le Rouge et Or de l’Université Laval et son nouveau quart arrière partant Thomas Bolduc l’ont emporté 37 à 17 contre l’Université McGill dimanche au Stade Telus après avoir tiré de l’arrière durant la majeure partie de la première moitié du match.

«Ce n’est pas le genre de départ qu’on voulait avoir, je trouvais ça "flat" au début. En deuxième demie, on a vu qu’ils ne couraient pas le ballon, alors on a joué avec quatre ailiers au centre», a résumé l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

L’égalité de 17 à 17 à la demie ne réjouissait pas Constantin, qui avait deux mots à dire à ses protégés durant l’entracte. Le discours a vraisemblablement porté puisque le Rouge et Or a entamé la deuxième demie en lion et contrôlé le jeu jusqu’à la fin. 

Une interception d’Alec Poirier suivie d’une course de 49 verges a d’abord mené les locaux à la porte des buts et débouché sur un placement de David Côté. Poirier, comme une bonne partie de 14 169 spectateurs qui prenaient place au Stade Telus, pensait qu’il était en ligne directe vers un touché sur ce jeu qui a néanmoins été un moment décisif du match.

«Ah... Je courais, (Pearce Dumay) m’a rentré dans les jambes, j’ai essayé de l’éviter et j’ai sauté», a résumé Poirier à propos de sa chute à six verges de la zone payante. «Ça aurait été "l’fun", un touché, mais à la fin, une victoire c’est une victoire!»

Sports, etc

Christelle Paré hors des sentiers battus

Christelle Paré n’a jamais été de celles qui se contentent de suivre les sentiers battus.

«Il y a toujours eu chez moi une certaine faim, une curiosité, un besoin de me dire “oui c’est cool, mais encore!”» avoue l’athlète passionnée de rugby et de volleyball qui après l’obtention de son bac, a fait une maîtrise et deux doctorats. «Ainsi, j’aurais pu me contenter de jouer au rugby civil. Mais j’ai vu qu’il y avait une possibilité de relever autre défi. Je me suis dit : «allons-y». Et ce fut la même chose dans mes études. Après ma maîtrise, j’ai senti qu’il y avait des trous à remplir au niveau de la connaissance dans l’industrie de l’humour — qui est partout, mais dont on ne connaît que très peu de choses —  et que j’avais peut-être le pouvoir et assurément l’intérêt de le faire.

«En quelque part, j’ai un contribué mes trajectoires sportive et professionnelle. J’ai toujours eu comme philosophie que j’avais ma place en quelque part et que si cette place n’existait pas, je devais la créer.»

Cette philosophie, Christelle l’a appliquée deux fois plutôt qu’une au niveau sportif. Elle a d’abord été de celles ayant travaillé à mettre en place les fondations de l’équipe de rugby féminin du Rouge et Or avec Sophie Robitaille.

«C’est certain que Bill (McNeil) a fait beaucoup pour la naissance du programme. Mais j’aime dire que j’ai été une des pièces du puzzle. Nous sommes plusieurs à y avoir cru. Et ma plus grande fierté aujourd’hui, c’est de voir des filles de la région de Québec jouer à la Coupe du monde ou aux Jeux olympiques. Je me dis que l’on a mis Québec sur la map.»

Quelques années plus tard, elle a récidivé en travaillant à la création d’un programme de rugby féminin chez le Carabins. Au niveau professionnel, elle est devenue une spécialiste en science de l’humour. Chargée de cours à l’université d’Ottawa, elle est aussi directrice recherche et analyse pour le groupe Juste pour rire-Just for Laughs.

Rien à moitié

Christelle n’a jamais fait les choses à moitié. Alors qu’elle étudiait à l’Université Laval, elle a joué pour les équipes de volleyball et de rugby du Rouge et Or. Mais pourquoi mener deux carrières sportives de front?

«J’aimais le volley et le rugby, et j’étais convaincue que je pouvais faire les deux. C’était deux sports qui me complétaient et que je pratiquais pour des raisons différentes. En volley, je n’ai jamais été une étoile. Et j’ai toujours été avec un groupe très fort. Mais ça ne me dérangeait pas d’être sur le banc. Gagner le championnat canadien a été le fait marquant de ma carrière, un des moments les plus émotifs de ma vie. D’avoir fait partie de cette équipe-là, de ne pas avoir abandonné et de m’être rendue jusqu’au bout en étant très appréciée de mes coéquipières, il n’y avait pas de plus belle récompense. Si j’avais été sur le jeu, j’aurais pas été aussi heureuse.

«En rugby, j’étais un peu comme Obélix. J’ai l’impression que je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite. Quand j’ai commencé à y jouer, c’est une des rares fois que j’ai pu dire que j’avais comme un talent naturel. Et ça été assez facile de me développer, d’être sur le terrain et d’avoir un rôle de leader.»

Christelle se sent privilégiée. Peu d’athlètes ont pu pratiquer deux sports SIC et encore moins ont pu savourer des titres provinciaux dans chaque discipline et un championnat canadien (volley).

«J’ai eu la chance incroyable de rencontrer des êtres humains fantastiques. Tant en volley qu’en rugby, j’ai eu des coéquipières de qui je suis encore très proche. Je suis tellement riche de tous les apprentissages que j’ai faits, de toutes les expériences que j’ai vécues.»

Du sérieux

Pour Christelle, l’humour c’est du sérieux. Détentrice d’un doctorat sur l’industrie de l’humour, elle travaille pour Juste pour rire-Just for Laughs où elle fait de la recherche et du développement. Son mandat est de creuser les grands enjeux de l’industrie de l’humour. Elle doit donc déployer ses antennes à l’international afin de voir comment se dessinent les tendances. Son rôle consiste aussi à aider les gens de l’industrie à comprendre les problématiques qui se dessinent, à faire des ponts entre la recherche et l’industrie et à partage de connaissances aussi. 

«Mon premier bébé a été le JPR Pro (Juste pour rire Pro), le petit frère du Comedy Pro, une journée dédiée à 100 % à l’industrie francophone de l’humour, à ses enjeux, à ses forces et faiblesses, ainsi qu’à son avenir, présenté en juillet.»

Même si elle est très occupée par son travail, Christelle prend le temps d’être active. Elle avoue cependant que rien ne lui apporte autant d’adrénaline que ne le faisaient le rugby ou le volley. «Je suis revenue à une des passions quand j’étais petite, soit la danse. Je suis avec Team Mom, une troupe composée de mamans comme moi.

«Quant au besoin de me donner pour une équipe, pour quelque chose de plus grand, je l’ai transféré dans mon milieu de travail. C’est une des raisons pour lesquelles je suis aussi heureuse d’être chez Juste pour rire, un milieu collaboratif et créatif où je retrouve ce qui m’animait en volley et en rugby. Je suis extrêmement gâtée.»

Remparts

Fin de semaine parfaite pour les Remparts

DRUMMONDVILLE — Comme début de saison, difficile de demander mieux! En comblant un déficit de deux buts en troisième période, dimanche, les Remparts de Québec ont filé vers une victoire de 6-4 aux dépens des Voltigeurs, au Centre Marcel Dionne, à Drummondville, pour boucler un premier week-end d’une façon parfaite.

Les Remparts ont signé deux victoires en autant de matchs sur la route en ce début de saison de la LHJMQ. Ils l’avaient emporté 5-4 en tirs de barrage à Victoriaville, vendredi, en levée de rideau.

Pour s’assurer de cette deuxième victoire d’affilée, ils ont profité d’une poussée de quatre buts sans réplique en troisième au moment où ils tiraient de l’arrière par 4-2. L’ailier droit Pierrick Dubé a connu un fort match avec un tour du chapeau, son deuxième en carrière.

«Ç’a bien été, on a fait de belles choses. Après la deuxième, je n’ai pas dit grand-chose, à part qu’on pouvait être meilleur avec le bâton et j’avais confiance qu’on pouvait revenir. Je suis content qu’on ait trouvé une manière de gagner les deux matchs, mais je trouve qu’on donne trop de chances à l’adversaire contre Pag [le gardien Anthony Pagliarulo], et quand on en donne, on en donne des pas pires… Ce sont des erreurs qu’on peut corriger», résumait l’entraîneur-chef Patrick Roy, en ajoutant que Drummondville avait aussi disputé un bon match.

Travail d’équipe

Spectaculaire, Pagliarulo a reçu 37 lancers, dont plusieurs menaçants. Mais ses coéquipiers n’ont jamais baissé les bras.

«On a de bons leaders, je n’ai pas senti qu’on paniquait», notait Roy, en soulignant la contribution de l’auteur du but vainqueur Anthony Gagnon, acquis pour ajouter de la profondeur à l’alignement. L’entraîneur-chef a aussi utilisé un peu plus que vendredi le choix de première ronde Nathan Gaucher en l’absence d’Aleksei Sergeev et il a bien répondu.

Comme lors du premier match, les Remparts ont ouvert la marque dès le départ, et encore fois, la recrue James Malatesta a été au cœur de l’action. Son lancer a été dévié par Dubé, qui touchait ainsi la cible pour la première de trois fois dans le match.

Ce but hâtif n’a pas ralenti les Voltigeurs, qui ont mis de la pression en zone adverse par la suite pour prendre une avance de 3-1 en deuxième avant de voir les visiteurs se rapprocher à 3-2 en fin de deuxième par l’entremise de Thomas Caron.

Quatre buts

Les Remparts n’ont cependant pas plié les genoux quand les Voltigeurs ont pris une avance de deux buts tôt en troisième. Ils ont plutôt fait preuve de caractère en marquant quatre buts sans réplique, soit ceux d’Édouard St-Laurent, Dubé, Anthony Gagnon et à nouveau Dubé, qui complétait ainsi son tour du chapeau dans un filet désert.

Mathieu Charlebois, Rémy Anglehart, Thomas Pelletier et Charlie Da Fronseca ont déjoué Pagliarulo, fort occupé à nouveau devant le filet des Remparts.

«Tous les attaquants rêveraient de scorer comme ça à tous les matchs. C’est ma troisième année, j’ai été un choix de première ronde et j’ai un bon lancer, il commence à être temps que j’aide l’équipe offensivement. Ça fait toujours plaisir d’avoir deux victoires en deux matchs, surtout avec une équipe jeune. Mais les gars sont confiants, ils s’adaptent vite», indiquait Dubé, en pointant la cohésion entre lui, Félix Bibeau et James Malatesta pour expliquer la récolte de 12 points de la première ligne lors des deux premiers matchs du calendrier.

Les Remparts disputeront leurs deux premiers matchs au Centre Vidéotron, vendredi (19h) et samedi (16h), à l’occasion d’un programme double contre les Huskies de Rouyn-Noranda, les champions en titre de la Coupe Memorial.

NFL

Les 49ers échappent tout... sauf la victoire

SANTA CLARA, Calif. — Les 49ers de San Francisco ont pratiquement tout échappé, sauf la victoire.

Jimmy Garoppolo a lancé une passe de touché de cinq verges à Dante Pettis alors qu’il ne restait que 75 secondes à écouler au match et les 49ers de San Francisco sont venus à bout des Steelers de Pittsburgh 24-20, dimanche.

Les 49ers ont perdu le ballon quatre fois en première demie et ils ont perdu un autre échappé au quatrième quart, mais ils ont tout de même réussi à amorcer leur saison avec un dossier de 3-0 pour une première fois en 21 ans.

«Ce n’est jamais parfait, a insisté le demi de coin des 49ers Richard Sherman. Nous n’avons pas été parfaits aujourd’hui, mais notre fiche l’est.»

En relève à Ben Roethlisberger, Mason Rudolph a effectué un premier départ en carrière dans la NFL. Il n’a cependant pas été en mesure d’offrir une première victoire aux Steelers (0-3) cette saison.

Rudolph a lancé deux longues passes de touché en deuxième demie, rejoignant JuJu Smith-Schuster sur 76 verges et Diontae Johnson sur 39 verges. La dernière passe payante a donné les devants 20-17 aux Steelers, au quatrième quart.

Les 49ers ont répliqué au premier touché avec un majeur de quatre verges du porteur de ballon Jeff Wilson fils. Ils semblaient en voie de réussir un deuxième touché, mais le receveur Richie James fils a été atteint par un ballon alors qu’il était en mouvement derrière la ligne de mêlée. T.J. Watt a récupéré le ballon pour les Steelers, dans la zone payante.

La troupe de Pittsburgh a cependant redonné le ballon aux 49ers quand James Conner s’est fait soutirer l’objet par Arik Armstead. DeForest Buckner a récupéré le ballon à la ligne de 24 des Steelers, mettant la table pour la passe de touché de Garoppolo.

Pettis n’avait réussi que quatre attrapés pour des gains de 22 verges cette saison avant son touché. C’est le jeu le plus important des 49ers jusqu’à présent.

«Il y a évidemment eu des hauts et des bas, a-t-il raconté. Tu ne peux pas être bon tous les jours. Maintenant que je sais ce que c’est de vivre cette situation, je sais que je peux aider l’équipe. Je suis ici pour une raison.»

Les visiteurs n’ont pas été capables d’obtenir un premier jeu lors de la séquence offensive suivante. Rudolph a été victime d’un sac en troisième essai et il a ensuite lancé une interception. Les Steelers revendiquent une fiche de 0-3 pour une première fois depuis 2000.

Garoppolo a complété 22 de ses 32 passes pour des gains aériens de 277 verges. Il a lancé deux interceptions lors des trois premières séries à l’attaque des 49ers alors que le ballon a touché les mains de ses receveurs. Le jeune quart a aussi échappé un ballon à la suite d’une mauvaise remise du centre Weston Richburg.

«C’est un bon départ, a observé Garoppolo. Il reste encore beaucoup de football. Trois victoires, ça ne te mène nulle part dans cette ligue.»

Rudolph a vu 14 de ses 27 tentatives par la voie des airs être saisies pour des gains de 174 verges. Il a lancé une interception à K’Waun Williams.

«Nous nous préparons pour la semaine prochaine. C’est aussi simple que ça, a déclaré l’entraîneur-chef des Steelers, Mike Tomlin. C’est la vie dans la NFL. Ç’aurait été la même chose si nous avions gagné.»

La semaine 3 de la NFL en images

Formule 1

Vettel renoue enfin avec le succès

SINGAPOUR — Doux pour l’un, amer pour l’autre : après vingt-deux Grand Prix sans victoire — et 392 jours, plus d’une saison ! —, Sebastian Vettel a retrouvé le goût du succès dimanche à Singapour, devant son équipier chez Ferrari Charles Leclerc.

Sur la grille de départ, le Monégasque était pourtant en pole position, aux côtés du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). L’Allemand, lui, n’était que troisième, rang qu’il a conservé jusqu’à un arrêt aux stands décisif au dix-neuvième tour.

Premier des leaders, avec le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), à changer de pneus — suivant une consigne «de dernière minute» de la Scuderia, a-t-il expliqué —, Vettel a ensuite été suffisamment rapide en piste pour chiper presque par inadvertance la tête de la course à Leclerc.

Rentré un tour plus tard, le pilote de 21 ans est ressorti de la voie des stands derrière son aîné et n’a pu ensuite récupérer son bien sur un tracé, le circuit urbain de Marina Bay, sur lequel il est très difficile de dépasser.

Lui aussi pris de court par le choix stratégique de Vettel et Verstappen, Hamilton est resté en piste aussi longtemps que possible pour jouer son va-tout, mais il a finalement perdu deux places en rentrant à son tour aux stands.

Quatrième à l’arrivée, le quintuple champion du monde porte tout de même de 63 à 65 points son avance au classement des pilotes sur son dauphin et équipier finlandais Valtteri Bottas, 5e et prié par radio de ne pas mettre en péril son leader.

«Raisons d’y croire»

Verstappen, quatrième sur la grille, complète le podium de la quinzième manche sur 21 cette saison.

Pour Ferrari — qui a dû attendre les deux précédents GP en Belgique et en Italie pour remporter avec Leclerc ses deux premières victoires en 2019 —, c’est le premier doublé depuis le Grand Prix de Hongrie 2017. La première fois aussi depuis 2008 que la Scuderia remporte trois courses de rang.

«Le début de saison a été difficile, mais depuis quelques courses, nous revenons à la vie», s’est réjoui le vainqueur.

«Ces dernières semaines (au cours desquelles il a vu Leclerc ouvrir le compteur de victoires de leur équipe, alors que lui-même partait en tête-à-queue devant les tifosi à Monza pour ne terminer que treizième, ndlr) n’ont pas été les meilleures pour moi», a reconnu Vettel, qui n’avait plus gagné depuis le Grand Prix de Belgique 2018.

«Mais cela m’a fait du bien de recevoir autant de soutien, des messages de gens qui me racontaient leur propre histoire, quand les choses ne se passaient pas si bien pour eux, a poursuivi le quadruple champion du monde. Ça m’a donné de la force et des raisons d’y croire.»

Ce revers de fortune inattendu, sur un tracé sinueux et lent qui, sur le papier, ne favorisait pas les caractéristiques des Ferrari, restera toutefois marqué par la colère évidente de Leclerc à la radio de sa monoplace.

«C’est la course»

Une fois descendu de voiture, le jeune homme s’est montré plus mesuré, expliquant: «je voulais juste faire comprendre que j’étais très mécontent dans la voiture et que ce scénario-là, on ne l’avait pas du tout abordé pendant le meeting d’avant-course.»

«Mais je vais essayer de comprendre pourquoi on a fait ça. Je suis sûr que c’était pour le bien du team et pas contre moi.»

La réponse est venue rapidement du patron de Ferrari, Mattia Binotto. «Nous avons arrêté Sebastian en premier, car Verstappen allait s’arrêter et nous devions défendre sa position», a-t-il justifié.

«C’était le bon moment pour arrêter Sebastian, sans discussion. À sa sortie des stands, sur des pneus frais, il a très bien piloté et s’est retrouvé devant Charles. C’est la course. Ça n’était pas le moment d’arrêter Charles alors que ça l’était pour Seb, tout simplement.»

À noter aussi les huitième et onzième places des Français Pierre Gasly (Toro Rosso) et Romain Grosjean (Haas).

Le Championnat reprend ses droits dès la semaine prochaine en Russie, à Sotchi, sur un tracé qui réussit habituellement plutôt aux Mercedes, et surtout à Bottas. Mais alors qu’on donnait Hamilton favori à Singapour, la Scuderia peut-elle encore faire mentir les pronostics ?

Tennis

Osaka en finale sur ses terres à... Osaka

OSAKA — L'ex-no 1 mondiale Naomi Osaka retrouvera la Russe Anastasia Pavlyuchenkova, classée 41e, en finale du tournoi WTA d'Osaka après avoir battu la Belge Elise Mertens 6-4, 6-1 samedi.

Pour son premier tournoi depuis son élimination en 8e de finale aux Internationaux des États-Unis qui l'a privée de son trône mondial, Osaka, 4e mondiale, a buté sur Mertens jusqu'au 10e jeu du premier set : le bris lui a permis d'arracher la manche avant de dérouler et de plier le match en tout juste une heure.

Face à Pavlyuchenkova qui a écarté sans difficulté l'Allemande Angelique Kerber en demi-finales (6-3, 6-3), Osaka tentera dimanche d'enfin inscrire son nom au palmarès du tournoi sur ses terres après deux finales perdues (2018 et 2016) quand il se tenait à Tokyo.

«Les deux derniers mois ont été plutôt difficiles alors je suis vraiment contente d'avoir atteint la finale, s'est réjoui la Japonaise. Je sais maintenant que c'est sur le dur que je suis la plus à l'aise.»

Tennis

Medvedev en finale pour la 5e année de suite à Saint-Pétersbourg

SAINT-PÉTERSBOURG — Daniil Medvedev s'est qualifié samedi à domicile pour sa cinquième finale consécutive au tournoi ATP de Saint-Pétersbourg en disposant du Bélarusse Egor Gerasimov (7-5, 7-5).

Le Russe, quatrième joueur mondial, a toutefois eu plus de difficultés que prévu pour disposer du qualifié bélarusse, numéro 119 mondial. Daniil Medvedev a dû attendre le 11e jeu pour obtenir un bris à 6-5 et empocher dans la foulée la première manche.

Egor Gerassimov a encore offert une belle résistance au deuxième set avant de s'incliner. En finale, le Russe de 23 ans affrontera le Croate Borna Coric, tombeur du Portugais Joao Sousa, 3-6, 7-6 (7/5), 6-1.

«Ce sera ma première finale en Russie», s'est félicité Daniil Medvedev, récent finaliste aux Internationaux des États-Unis à New York.

Borna Coric, tête de série N.4, a lui atteint sa première finale d'un tournoi ATP depuis le Masters 1000 de Shanghaï en 2018. Le Croate de 22 ans a dû continuer à batailler dans le deuxième set, passant même à deux points de perdre le match mais réussissant à pousser le Portugais au jeu décisif avant de dérouler au troisième set.

C'est la troisième fois de la semaine que Coric s'impose en trois sets. «J'aurais bien aimé gagner en deux mais c'est comme ça», souriait le Croate après la partie.

«Je connais bien les deux joueurs, je vais bien me préparer», assurait Coric.

Canadien

Le Canadien blanchit les Sénateurs et reste invaincu en pré-saison

OTTAWA — Phillip Danault et Jeff Petry ont amassé un but et une aide chacun et le Canadien de Montréal a blanchi les Séanteurs d'Ottawa 4-0, samedi soir.

Le Tricolore a profité d'une belle performance de son avantage numérique, qui a été parfait en trois occasions, pour rester invaincu en quatre matchs préparatoires. Les hommes de Claude Julien ont également écoulé cinq pénalités.

Petry, Danault et Tomas Tatar ont touché la cible alors que leur équipe jouait avec un homme en plus. Jake Evans a quant à lui inscrit son deuxième but en pré-saison pour le Canadien.

«Ça s'en vient sur l'avantage numérique, a assuré Julien. Nous n'avons pas tous les éléments qui seront à notre disposition en saison, mais la chose la plus importante est que nos joueurs font exactement ce qu'on leur demande. Nous avons beaucoup plus de temps dans la zone offensive et nous avons plus d'occasions de marquer. Nous en avons profité ce soir.»

L'espoir du Bleu-blanc-rouge Nick Suzuki était employé à l'aile sur le même trio que Danault et Tatar et il a une fois de plus démontré son talent. Ancien choix de première ronde en 2017, Suzuki a obtenu une mention d'assistance et il a été impliqué dans plusieurs occasions de marquer.

«Nick continue à bien jouer. Il s'adapte bien et nous savons qu'il peut jouer au centre ou à l'aile. Son jeu n'est pas surprenant», a observé Julien.

Keith Kinkaid a disputé la totalité de la rencontre, repoussant 27 rondelles devant le filet du Canadien. Il a été déjoué une fois, en deuxième période, mais les arbitres ont refusé le but des Sénateurs parce qu'il avait perdu son masque.

«Peu importe qui nous mettons dans la formation, nous jouons du bon hockey en groupe et individuellement. Nous avons de bons matchs et encore ce soir, il y a eu beaucoup de positif, a affirmé Julien. C'est quand même encourageant de voir l'équipe se comporter de cette façon.»

Craig Anderson a amorcé la partie pour les Sénateurs et il a cédé deux fois en 29 lancers. Au terme de la deuxième période, Anderson a laissé son filet à Joey Daccord, qui a réalisé trois arrêts en cinq tirs.

La formation montréalaise poursuivra son calendrier préparatoire en accueillant les Maple Leafs de Toronto, lundi soir au Centre Bell.

Les deux équipes ont connu une première période en dents de scie, mais ce sont les Sénateurs qui ont eu les meilleures occasions de se faire valoir, grâce à trois pénalités consécutives du Tricolore. L'unité défensive du Canadien a toutefois bien travaillé pour protéger son gardien.

Lorsque le Bleu-blanc-rouge a eu droit à son premier avantage numérique du match, il n'a pas fait comme ses adversaires et il a fait bouger les cordages. Dès la 11e seconde à cinq contre quatre, Petry a sauté sur une rondelle libre pour marquer le premier but du Canadien avec un joueur en plus depuis le début des matchs préparatoires.

Quelques minutes après avoir frustré Suzuki grâce à un beau déplacement à sa droite, en fin de deuxième période, Anderson a fait un cadeau aux visiteurs en cafouillant derrière le filet. Riley Barber s'est emparé du disque et il l'a refilé à Evans, qui a battu de vitesse le gardien Sénateurs.

Suzuki a une fois de plus fait sentir sa présence, au troisième vingt, en se positionnant devant le filet lors d'un avantage numérique. Son travail pour voiler la vue à Daccord a mené au but de Tatar, qui venait d'accepter une passe de Mike Reilly.

Seulement 39 secondes plus tard, encore avec un joueur en plus, Danault a gagné la mise en jeu et il s'est dirigé vers adverse. Petry a décoché un tir des poignets qui a touché le joueur de centre avant de battre Daccord, qui a vu la rondelle changer de direction.

Formule 1

Leclerc offre à Ferrari une pole position inattendue à Singapour

SINGAPOUR — On attendait Hamilton ou Verstappen, on a encore eu Charles Leclerc : homme en forme du moment, le Monégasque a offert à Ferrari une pole inespérée au Grand Prix de Singapour, quinzième manche de la saison de Formule 1, samedi.

Vainqueur depuis la position de pointe des deux derniers GP en Belgique et en Italie — ses premiers succès en F1 —, Leclerc est bien parti pour récidiver dimanche.

Il est en effet compliqué de dépasser sur le circuit urbain de Marina Bay. Ainsi, huit des onze vainqueurs se sont imposés depuis la première place sur la grille et les trois à ne pas y être parvenus ont subi un incident en course.

«Les statistiques sont contre nous mais la course n'a pas encore commencé», veut tout de même croire le patron de Mercedes Toto Wolff.

Au départ, la nouvelle coqueluche de la F1 sera accompagnée du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). Ils devanceront l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et le Thaïlandais Alexander Albon (Red Bull).

Sur le papier, les Flèches d'argent et les Red Bull, qui bénéficient de plus d'appuis aérodynamiques, devaient être plus agiles et donc plus véloces que les Ferrari, dont le principal atout est la puissance moteur, dans les virages lents du tracé singapourien.

«Mieux» que ce que Ferrari espérait

Mais la Scuderia, distancée en essais libres vendredi, est parvenue à hausser son niveau samedi.

«Nous sommes arrivés en sachant que ça serait difficile mais l'équipe a fait un travail énorme», a expliqué Leclerc, qui avec cinq poles en 2019 surclasse Hamilton et Bottas (quatre chacun, plus une à Verstappen et une à Vettel). «Nous avons apporté quelques nouvelles pièces qui ont bien fonctionné. [...] J'ai beaucoup travaillé après un vendredi compliqué et ça a payé.»

«C'est mieux que ce que nous espérions», a aussi confié son patron Mattia Binotto.

«Je ne sais pas où ils ont trouvé leur rythme aujourd'hui! Normalement, ça n'était pas une de leurs pistes fortes. Ils ont fait du beau travail», les a félicités Hamilton, «content» tout de même d'avoir «extrait tout ce [qu'il pouvait] de [sa] voiture» pour se glisser entre les deux Ferrari.

«Demain, je pense que nous pouvons être agressifs», annonce celui qui a toutes les chances de s'adjuger un sixième titre mondial en fin de saison, grâce à ses 63 points d'avance sur son dauphin Bottas à sept manches de l'issue.

Si le Britannique était tout miel face à son rival après les qualifications, difficile de ne pas y voir un avertissement. Hamilton n'a guère apprécié la défense très agressive de Leclerc en Italie et avait déjà prévenu qu'il hausserait le ton lors de leur prochain affrontement.

Verre à moitié plein

Vettel, lui, semblait voir le verre à moitié plein après ces «qualifs».

L'Allemand était en tête à l'issue du premier essai pour la pole, avant d'être surclassé par son équipier et par le pilote Mercedes. «Mon dernier tour aurait pu être meilleur mais je me suis amélioré passage après passage, a-t-il estimé. J'ai peut-être atteint mon pic trop tôt.»

Si ce résultat ne lui permet pas d'équilibrer la balance face à son jeune équipier, qui semble avoir définitivement pris l'ascendant en ouvrant le compteur de victoires de la Scuderia cette saison, elle gomme tout de même un peu son tête-à-queue et sa treizième place à Monza.

Les McLaren et les Renault complètent comme souvent le top 10 des qualifications. Mais Daniel Ricciardo (Renault) a perdu sa huitième place à cause d'une infraction au règlement technique au niveau de son moteur électrique. L'Australien partira donc en dernière position sur la grille.

Le départ sera donné à 20h10 locales (8h10, heure du Québec) dimanche, dans un léger brouillard dû aux feux de forêt en Indonésie voisine qui n'a jusque-là pas affecté le déroulement du week-end.

Football

Les Alouettes comblent un retard de 20 points et l'emportent

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal ont comblé un retard de 20 points au quatrième quart et ravi les 19 070 spectateurs au stade Percival-Molson - leur plus importante foule de la saison - avec un gain in extremis de 38-37 aux dépens des Blue Bombers de Winnipeg.

C'est une passe de touché de 15 verges de Vernon Adams fils à Jake Wieneke — sa quatrième du match — qui a permis de créer l'égalité à 37 partout.

«C'est un jeu que je cours souvent. Je longe les traits hachurés. Vernon me dit depuis le début de l'année de le courir exactement d'une façon et il m'a trouvé quand c'était le temps. La passe est passée à quelques millimètres du poteau des buts, jusque dans mes mains. C'était un jeu parfait.»

Boris Bede a concrétisé cette victoire en réussissant le converti.

Les Alouettes ont franchi 95 verges sur cette dernière poussée, alors qu'il ne restait que 62 secondes à écouler. Une spectaculaire passe de 60 verges à Quan Bray a mis la table à celle pour Wieneke. La troupe de Khari Jones a eu le dessus 21-0 au pointage dans la dernière période.

«C'est probablement ma victoire la plus excitante en saison, même si j'ai déjà été impliqué dans plusieurs d'entre elles, y compris cette année, a noté l'entraîneur-chef, Khari Jones. Les gars se sont battus. Peu importe le négatif qui a pu arriver, les gars n'ont jamais abandonné et Vernon a été exceptionnel. Il a fait une erreur et s'est immédiatement repris. La défense a fait le boulot quand ç'a compté: ils n'ont accordé que trois points en deuxième demie.»

Chris Matthews a inscrit deux majeurs contre son ancienne formation. DeVier Posey et Adams ont inscrit les autres.

Adams a connu le meilleur match de sa carrière, avec 488 verges de gains aériens. Il a complété 27 de ses 43 passes et n'a commis qu'une interception. Il a ajouté 38 verges au sol en six courses.

Il s'agit d'un retour historique pour les Alouettes (7-5), qui perdaient 34-10 à un certain moment. C'est la première fois de leur histoire qu'ils comblent un retard de 24 points. L'ancien record était un écart de 20 points comblés, le 10 juillet 1981, face aux Argonauts de Toronto. Vince Ferragamo pilotait alors l'attaque des Oiseaux.

La réplique des Blue Bombers (10-4) est venue des trois touchés du quart Chris Streveler (19 en 22, 180 verges, un touché une interception), un autre de Dervin Adams et un dernier par Kyrie Wilson en défense.

Drakkar

Rimouski 5/Baie-Comeau 3: les efforts du Drakkar insuffisants

BAIE-COMEAU — L’Océanic de Rimouski n’avait pas l’intention d’échapper deux matchs consécutifs à Baie-Comeau. Les hommes de Serge Beausoleil rentrent à la maison avec trois points sur une possibilité de quatre en vertu d’un gain de 5-3 samedi aux dépens du Drakkar.

Les locaux ont été les premiers à toucher la cible dans ce second duel de ce programme double, mais Rimouski a enfilé quatre buts sans réplique, dont trois en deuxième, pour prendre une sérieuse option sur le match. Le Drakkar n’a toutefois pas baissé les bras et a rebondi en troisième, s’avérant la meilleure équipe sur la glace. Ce fut toutefois insuffisant.

Devant le filet du Drakkar, Dakota Lund-Cornish a fait face à une mitraille de 42 tirs, accordant par surcroît de nombreux retours. Son vis-à-vis Colten Ellis a été un peu moins occupé avec 33 lancers sur sa cage.

«On attendait que quelqu’un fasse quelque chose à notre place. On voulait jouer avec trop de patience, mais tu peux jouer avec urgence aussi», a lancé l’entraîneur-chef Jon Goyens après la rencontre. «On manquait d’urgence et on leur a donné trois des cinq buts, c’était assez évident. La plupart des choses [qui n’ont pas fonctionné], c’était vraiment entre les deux oreilles aujourd’hui.»

Goyens a soutenu qu’il voulait donner un départ à Lund-Cornish car il aurait été un mois sans voir d’action si Lucas Fitzpatrick était revenu devant le filet, en tenant compte du dernier match hors-concours.

«Daks voudrait sûrement revoir deux des buts mais comme tout le monde, il aura des choses à travailler», a lancé le pilote du Drakkar en signalant toutefois qu’il n’était pas seul dans cette galère. «Quand tu donnes 3, 4, 5 ou 6 opportunités par période à l’autre équipe, tu mets ton gardien dans une position vulnérable et c’est arrivé trop souvent aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

«On voulait repartir sur la note positive sur laquelle on avait terminé la veille», a déclaré Serge Beausoleil pour expliquer le départ endiablé des siens. «On a pris le momentum en partant, mais on savait que le Drakkar allait rebondir en troisième. C’est une équipe compétitive qui vend chèrement sa peau, mais on n’a pas paniqué sur le banc quand ils ont réduit l’écart.»

Bévues défensives coûteuses

Les bévues défensives coûteuses ont été à l’honneur au premier vingt. Feliks Morozov a ouvert le pointage pour le Drakkar à 5:32 après avoir reçu une passe «direct sur la palette» du défenseur de l’Océanic Anthony D’Amours alors qu’il était seul dans l’enclave.

Un peu plus de huit minutes plus tard, au tour cette fois de Félix Tremblay de remettre le disque à l’ennemi en voulant débarrasser le devant du filet. Jacob Kelly n’allait pas rater cette occasion de créer l’égalité.

L’Océanic a cassé les reins du Drakkar à l’engagement médian avec trois filets. Adam Raska a d’abord trompé Lund-Cornish d’un tir haut d’un angle restreint dès la 58e seconde de la période. Zachary Massicotte a enchaîné d’un lancer voilé de la ligne bleue et Nathan Ouellet en a rajouté à 17:33, bien alimenté par Alexis Lafrenière.

Au dernier tiers, Raivis Kristians Ansons a ranimé les 1606 partisans réunis au Centre Henry-Leonard en marquant au terme d’une échappée à la suite de la belle passe d’Antoine Rochon. Brandon Frattaroli a ensuite enfilé le premier but en supériorité numérique de tout le weekend entre les deux clubs (1 en 10 Drakkar, 0 en 9 Rimouski) et tous les espoirs étaient permis pour les troupiers de Goyens.

Kelly, qui a terminé sa journée de travail avec trois points et un différentiel de +4, a toutefois scellé l’issue du match à 16:47.

Notes

Avant la rencontre, le Drakkar a honoré les Blue Jays de Baie-Comeau, qui ont remporté il y a quelques semaines le championnat provincial de baseball dans la catégorie moustique B…

La prochaine rencontre du Drakkar est prévue vendredi prochain, alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau.

Drakkar

La fusillade sourit au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a réussi à arracher sa première victoire de cette nouvelle campagne à sa première sortie, triomphant de l’Océanic de Rimouski par le pointage de 2-1 en fusillade vendredi au Centre Henry-Leonard.

Menant 1-0 en troisième période, les locaux ont vu l’Océanic hausser considérablement le rythme au dernier tiers, avec 15 de leurs 32 tirs. C’est finalement Cédric Paré, l’attaquant le plus dangereux des siens vendredi, qui a créé l’égalité à 6:40. Les deux gardiens, Lucas Fitzpatrick pour le Drakkar et Colten Ellis pour l’Océanic, se sont ensuite dressés pour que leur équipe respective amasse au moins un point au classement.

En tirs de barrage, Gabriel Fortier et Gabriel Proulx ont touché la cible pour les vainqueurs. Seul Alexis Lafrenière est parvenu à faire de même pour Rimouski.

«On a mieux géré nos émotions que la rondelle», a lancé le pilote du Drakkar, Jon Goyens, qui goûte à la victoire à son premier match dans le circuit junior majeur québécois. «Pour les nouveaux, pas juste dans la ligue mais avec Baie-Comeau, un premier match ici, ça peut être énervant», a-t-il fait remarquer.

«On a bien compétitionné», a enchaîné Goyens. «Mes attentes, ce n’est jamais les stats, c’est l’attitude qu’on démontre. L’exécution a manqué sur certaines choses, mais on avait la bonne attitude. On a aussi eu des chances de marquer en désavantage numérique et à cinq contre cinq en troisième, mais ça va être un bon rappel pour demain [samedi] de ne pas être sur les talons quand on a ce genre de chances.»

Quant à son vis-à-vis Serge Beausoleil, il a tenu à souligner le boulot des deux cerbères, qui ont démontré qu’ils étaient prêts à entreprendre cette nouvelle saison. «Il faut donner crédit aux deux gardiens parce qu’il y a eu de belles chances de marquer de chaque côté», a fait remarquer le patron hockey de l’Océanic. «Ce fut un match enlevant pour les spectateurs. J’aurais bien aimé soutirer le deuxième point, mais bon…»

Il a fallu attendre presqu’à la mi-chemin de ce match pour assister au premier but de cette saison 2019-2020 à Baie-Comeau. À son tout premier tir dans la LHJMQ, Valentin Demchenko a trompé Ellis à 8:33 de la deuxième. Le Biélorusse a tiré profit d’un revirement à la ligne bleue de l’Océanic pour se rendre seul jusqu’au filet.

NOTES : Parmi les absents chez le Drakkar, le plus notable était Nathan Légaré, toujours au camp des Penguins de Pittsburgh. L’attaquant de puissance, auteur de deux buts en 23 secondes contre Colombus jeudi, a signé un contrat de trois ans avec le club de la LNH, mais il devrait tout de même revenir avec le Drakkar cette saison, à moins d’une énorme surprise…Autant Baie-Comeau (0 en 6) que Rimouski (0 en 5) n’ont pas vraiment menacés en avantage numérique…Les deux formations se retrouvent ce samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

Remparts

Malatesta s'impose et les Remparts l'emportent

VICTORIAVILLE — À son premier match dans la LHJMQ, la recrue James Malatesta a donné le coup d’envoi à ce qui s’annonce comme une belle carrière en marquant deux buts dans une victoire de 5-4 des Remparts de Québec en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville, vendredi à l’Amphithéâtre Gilbert Perreault.

Malatesta n’a pas tardé à s’inscrire à la feuille de pointage puisqu’il a touché la cible dès la 24e seconde de jeu de ce match qui allait ensuite être excitant du début à la fin.

Andrew Coxhead a brisé l’égalité de 4-4 en inscrivant le but décisif sur la cinquième vague des tirs de barrage. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire scintiller la lumière rouge, personne n’avait déjoué les deux gardiens dans les neuf tentatives avant lui.

«Il va être le fun à regarder jouer. Il a de la vitesse, un bon lancer et tout. Il va avoir de bons mentors avec Félix [Bibeau] et [Pierrick] Dubé, ça va faire une bonne ligne. J’étais content de le voir marquer son premier but dès le départ et son deuxième tout de suite après», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«Je suis très content, surtout de l’avoir fait dans une victoire. Je suis allé devant le filet et de bonnes choses arrivent quand tu vas là. Maintenant, je veux juste construire là-dessus», notait Malatesta, qui a été menaçant à d’autres occasions dans son baptême avec les Remparts.

Outre Malatesta, Anthony Gagnon et Édouard St-Laurent ont aussi marqué en temps régulier pour les Remparts, qui avaient réussi à s’offrir une avance de 3-0 à mi-chemin d’une première période où ils étaient partout.

Les Tigres reviennent

Mais petit à petit, les Tigres sont revenus de l’arrière pour finalement créer l’égalité 4-4 en troisième. «Leur but en fin de première période les a remis dans le match. Une avance de trois buts dans le hockey d’aujourd’hui, ce n’en est plus une grosse. On a eu un léger relâchement en fin de première et ils ont marqué. J’ai été content de voir les choses qu’on a bien faites offensivement. Cependant, au niveau de notre structure en zone offensive, j’ai trouvé qu’on était peut-être mal positionnés à certaines occasions et ça leur donnait des contre-attaques. Je pense qu’ils ont marqué trois ou quatre de leurs buts sur ce genre de situation», expliquait Roy.

Il se réjouissait du travail de ses troupiers, notamment le capitaine Félix Bibeau (2 passes), Anthony Gagnon (1 but et 1 passe) et Coxhead (le but vainqueur). Il a noté de belles choses en défensive, soulignant le boulot accompli par Darien Kielb et Nicolas Savoie. Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 35 lancers. Il a bien fait, si ce n’était que du deuxième but inscrit contre lui. Il a cédé devant Egor Serdyuk, Jérôme Gravel, Félix Paré et Édouard Ouellet.

Les Remparts, qui ont lancé 34 fois vers Tristan Côté-Cazenave, voulaient cette victoire. Après 40 minutes, leur avance de 4-3 ne tenait qu’à un fil, mais le discours dans le vestiaire était positif.

«Il s’agit du genre de match que tu veux gagner. Comme je disais après la deuxième, il faut trouver une manière de gagner et c’est ce qu’on a fait. Je suis content de notre premier match en soi», ajoutait le Diable rouge en chef.

Football

Football collégial: les Titans à l’assaut de la triple égalité

Avec trois victoires et une seule défaite, les Titans de Limoilou font partie d’une triple égalité au deuxième rang du classement général de la première division du football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et les Élans de Garneau. Et ça tombe bien : les Spartiates sont leurs adversaires samedi et ils affronteront les Élans la semaine prochaine, deux duels que l’entraîneur-chef Dave Parent souhaite bien sûr emporter.

«Ce sera un bon match samedi [au terrain du Collège Notre-Dame, à Montréal]. C’est notre premier long voyage de la saison et on sait que les Spartiates ont perdu un match serré la semaine dernière contre Garneau. Historiquement, nous et les Spartiates sommes des équipes qui avons la même identité : deux équipes qui fightent et travaillent de la première à la soixantième minute», analyse Parent, qui rappelle que les quatre derniers duels entre les deux formations n’ont pas fait de maître avec deux victoires de chaque côté.

Matchs serrés

«Ce sont toujours des matchs serrés et très physiques qui se jouent sur une possession», souligne-t-il en rappelant la défaite de 28 à 25 subie l’an dernier par ses protégés devant leurs partisans, une partie où les Titans avaient tenu tête à l’équipe de deuxième position même s’ils avaient terminé la saison au dernier rang du classement général.

«Il y a toujours beaucoup de respect entre nos deux organisations. On sait que les gars vont être bien préparés des deux côtés du terrain et ce sera à nous de bien faire les choses. Nous avons trois victoires consécutives et on veut poursuivre sur notre lancée. Notre premier match de la saison [NDLR : Une défaite de 44 à 3 contre le Phénix du Collège André-Grasset], c’était une mauvaise journée au travail. J’ai dit aux gars qu’on commençait la saison au match numéro 2 et ils ont bien répondu», poursuit Parent.

L’entraîneur ne nie pas qu’une partie du succès des Titans repose sur le fait que l’équipe soit demeurée en bonne santé. «La clé, dans cette division-là, c’est la profondeur et le nombre de blessés. Cette division est tellement compétitive!»

Grosse machine

Dave Parent aura à l’oeil la grosse machine offensive des Spartiates, qui a marqué 139 points en quatre matchs. «Ils ont deux excellents porteurs de ballon, une ligne offensive mature et de bons receveurs. De plus, leur défensive est très agressive», signale-t-il. Le porteur de ballon Hassane Malick Meiga, avec 415 verges sur 21 passes captées, et le porteur de ballon Kalenda Muganda, avec 484 verges sur 70 portées, figurent en effet parmi les meilleurs du circuit. 

De leur côté, les Titans misent beaucoup sur le secondeur Antoine Pomerleau, qui est devenu leur leader au niveau défensif. «Après deux saisons où il a été souvent blessé, son retour à la santé nous apporte beaucoup», précise Parent.

À l’attaque, Parent veut voir les siens varier leurs tactiques même s’ils ont jusqu’à maintenant eu beaucoup de succès à courir avec le ballon. «Il faut être balancés, car les Spartiates ont été ultra-agressifs pour couper la course contre Garneau et ils ont dominé la deuxième moitié du match. Le jeu au sol a toujours été une force à Limoilou, mais notre jeu aérien va bien aussi», précise-t-il.

Quant au jeune quart-arrière Pierre-Luc Michaud, tout juste arrivé des Condors de l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, il progresse de semaine en semaine selon son entraîneur. «Je dirais même que sa progression va au-delà de nos attentes, ce qui est une excellente nouvelle pour nous», conclut-il.

Canadien

Keith Kinkaid disputera un premier match préparatoire avec le Canadien

BROSSARD — Keith Kinkaid a bien paru à son premier test avec le Canadien lors du match Rouges contre Blancs le week-end dernier. Sa préparation se poursuivra samedi, quand il défendra le filet du Tricolore pour une première fois pendant le calendrier préparatoire.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, devrait jouer l'ensemble du match samedi, quand le Canadien affrontera les Sénateurs, à Ottawa. Kinkaid espère d'ailleurs aider sa nouvelle équipe à poursuivre sa série de succès, alors que la formation montréalaise a remporté ses trois premiers matchs préparatoires.

«Même si la saison n'est pas encore commencée, nous voulons bâtir une culture gagnante, a noté Kinkaid, vendredi. Je veux aussi bien me sentir à mon premier départ.»

Kinkaid a vite signé un contrat d'une saison et 1,75 million $ US avec le Canadien après l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet dernier.

Après avoir aidé les Devils du New Jersey à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2018, il a connu une campagne plus difficile l'hiver dernier. Il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant l'heure limite des transactions, mais n'a pas disputé un seul match avec l'équipe de l'Ohio.

Pendant ses années avec les Devils, il a reçu les conseils de Chris Terreri et Roland Melanson. Voilà qu'il travaille maintenant avec Stéphane Waite depuis quelques semaines.

«Nous nous entendons bien, a dit Kinkaid au sujet de sa relation avec Waite. Nous avons travaillé sur certaines choses.

«Il y a des petites choses qui se sont immiscées dans mon jeu la saison dernière - peut-être des mauvaises habitudes, peut-être à cause de la fatigue.»

Kinkaid a toutefois précisé que Waite n'allait pas non plus tenter de repartir à zéro avec lui.

«Il vous laisse jouer comme vous le voulez, a indiqué Kinkaid. Il vous donne les outils pour faire votre travail. Après, c'est au gardien de décider s'il veut appliquer ou non ses conseils.»

Par ailleurs, Kinkaid a mentionné qu'il n'avait pas eu de discussion avec les entraîneurs concernant son utilisation pendant la saison. Il a ajouté que ce sera probablement un dossier géré de match en match.

Rouge et Or

Chénard n’avait pas le goût de jaser

Même si le personnel d’entraîneurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval n’a encore rien confirmé quant au nom du quart-arrière partant dimanche contre McGill, tout semble toujours pointer vers un premier départ de la recrue Thomas Bolduc alors que le vétéran Samuel Chénard débuterait la partie sur le banc.

Vendredi, après l’entraînement du Rouge et Or où Bolduc faisait encore partie du groupe 1, Samuel Chénard n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil. «Je ne donnerai pas d’entrevue aujourd’hui», a répondu poliment celui qui a débuté les trois premiers matchs de l’équipe cette année. Il n’avait visiblement pas la tête à jaser...

C’était tout le contraire pour Bolduc, qui était d’excellente humeur. En véritable gentleman et joueur d’équipe, il a d’abord refusé de confirmer si ses entraîneurs l’avaient bel et bien désigné comme partant dimanche. «Je vais laisser ça à Justin [Ethier, le coordonnateur de l’offensive lavalloise].»

Par contre, le quart de 20 ans a confirmé au Soleil que son père André, entraîneur des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal et ex-entraîneur du Vert & Or de Sherbrooke, allait être présent au match.

«Il a vu une seule partie du Rouge et Or cette année, quand nous avons affronté les Stingers à Concordia. Pour les autres matchs, les Alouettes jouaient en même temps que nous», a-t-il expliqué.

Le paternel fier

Le paternel serait semble-t-il très fier de la progression de fiston, qui était l’an dernier le quart-arrière des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Il était très content pour moi quand je lui ai dit que je m’entraînais avec le groupe 1. Il m’a dit que c’était le fruit de mon travail et de mes efforts depuis plusieurs mois.»

Bolduc a aussi fait beaucoup d’analyse de bandes vidéo afin de se préparer à la partie contre l’équipe de l’Université McGill. «Justin a pris beaucoup de temps avec moi cette semaine pour analyser les tendances de McGill», a commenté le nouveau venu qui a visiblement très hâte d’enfin voir de l’action en situation de match.

La dernière fois où le Rouge et Or a envoyé dans la mêlée un quart-arrière de première année était le début de la saison 2014, quand un certain Hugo Richard avait pris la relève d’Alex Skinner, suspendu par l’équipe. Richard n’a jamais quitté son poste et a mené Laval à deux conquêtes de la Coupe Vanier, en 2016 et 2018, en cinq saisons avec le Rouge et Or.

Football

Les Alouettes veulent devenir un étalon de mesure pour les formations de la LCF

MONTRÉAL — La formule est défraîchie, mais les Alouettes de Montréal se trouvent de nouveau face à un «gros test» contre les Blue Bombers de Winnipeg, samedi, au stade Percival-Molson.

En fait, dans la tête des membres de l'équipe, ce sont maintenant les Alouettes qui se veulent un gros test pour les autres formations du circuit Ambrosie.

«Nous savons que nous sommes une bonne équipe: peu importe qui on affronte, on joue au même niveau, a souligné le centre Kristian Matte. Nous sommes très confiants. Quand on perd par deux, cinq ou six points, on sait qu'on est dans le match. On sait donc qu'on peut gagner.»

Les Alouettes ont réussi à faire oublier les quatre dernières moribondes années avec leurs performances sur le terrain cette saison. Sauf une rencontre, en semaine 3, contre les Tiger-Cats de Hamilton, les Alouettes ont toujours été dans le coup, gagne ou perd.

C'est pourquoi l'équipe aborde le match du week-end avec une fiche fort respectable de six victoires et cinq revers, bien campée au deuxième rang dans l'Est, à six points des Ti-Cats, mais avec un match en main.

Les Blue Bombers connaissent de leur côté une excellente saison. Ils trônent au sommet dans l'Ouest avec neuf victoires en 12 sorties et s'amènent à Montréal en ayant remporté les cinq derniers duels face aux Oiseaux, dont la dernière victoire remonte au 24 juin 2016.

Malgré tout, si l'Ouest a souvent eu la réputation d'avoir facilement le dessus contre les équipes de l'Est, Matte croit que cette époque est révolue.

«Honnêtement, tout le monde parle de l'Ouest, mais quand on regarde les fiches Est contre Ouest, ce n'est pas si mauvais que ça, a-t-il dit. Il y a de bonnes équipes dans l'Ouest, mais il y en a de bonnes dans l'Est aussi. Quand les équipes de l'Est perdent, ce n'est pas de beaucoup. Ce n'est pas comme il y a quelques années, alors que la différence était importante.»

Les Blue Bombers pourront compter sur le retour au jeu de l'une de leurs meilleures armes: le demi offensif Andrew Harris, qui revient au jeu après avoir purgé une suspension de deux rencontres pour avoir contrevenu à la politique antidopage de la Ligue canadienne.

Malgré cette absence de deux matchs, Harris, 32 ans, mène toujours les porteurs de ballon du circuit avec 908 verges. Il a inscrit six touchés jusqu'ici cette saison, dont trois par la course. Il a aussi capté 46 passes pour 337 verges.

«Il est en furie, a déclaré l'entraîneur-chef des Bombers, Mike O'Shea. Il n'est pas de bonne humeur et n'a pas envie d'échanger des politesses. Cette colère, je suis certain qu'il saura la transformer en quelque chose de productif.»

Ce qui promet une journée occupée pour les secondeurs des Alouettes. D'ailleurs, la défense des Alouettes, quatrième de la LCF contre la course, réussirait un bon coup en contenant le jeu au sol des visiteurs: l'attaque aérienne des Bombers est la dernière de la ligue.

À l'attaque, les Alouettes voudront éviter de commettre les mêmes erreurs qui ont mené à leur perte contre les Roughriders de la Saskatchewan, la semaine dernière. Dans ce revers de 27-25, trois des poussées offensives des Oiseaux ont atteint la ligne de 20 des Riders, mais chaque fois, la troupe de Khari Jones a dû se contenter de placements.

«Nous savons tous ce qu'il faut faire: marquer des points. Il faut inscrire des touchés au lieu de placements. Ça enlève la pression de sur les épaules de la défense, a rappelé le quart-arrière Vernon Adams fils. Si on est en mesure de ne faire cela qu'une seule fois contre les Riders, le match est différent. On doit être meilleurs rendus à la ligne de 20, à commencer par moi. J'ai revu le match trois ou quatre fois et on a - j'ai - laissé trop de points sur le terrain. Malgré tout, on ne perd que par deux points. Ça démontre à quel point on peut être bons.»

Le coup d'envoi devrait être donné vers 16h10. La direction des Alouettes a tenu à rappeler que dans le cadre de ce match en l'honneur des Forces armées canadiennes, deux hélicoptères CH146 Griffons de l'Aviation royale canadienne survoleront le stade Percival-Molson en deux occasions avant le début des hostilités.

Bien que très courts, les passages de ces deux aéronefs causeront un bruit susceptible de surprendre les passants ou les habitants des quartiers avoisinants. L'organisation des Alouettes invite les Montréalais à lever les yeux vers le ciel à 16h04 et 16h08.

Le thème de ce match se veut un clin d'?il à l'histoire de l'équipe, qui a été nommée en l'honneur 425e Escadron, le premier escadron canadien-français de l'Aviation royale canadienne, reconnu pour sa ténacité et son dévouement.

Plus de 300 membres des Forces armées assisteront à ce duel.

F1

Essais libres du GP de Singapour: Hamilton domine

SINGAPOUR — Lewis Hamilton, au volant de sa Mercedes, a dominé la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Singapour de Formule 1, une première indication que l’actuel meneur au championnat sera difficile à battre dimanche en course.

Hamilton a réalisé le meilleur tour de cette séance disputée en soirée en une minute 38,773 secondes, soit 184 millièmes devant la Red Bull de Max Verstappen, le plus rapide de la première. Sebastian Vettel (Ferrari), qui traverse une séquence de 22 courses sans victoire, s’est classé troisième.

«C’était une bonne journée. Nous sommes compétitifs et la voiture s’est très bien comportée lors des deux séances», a confié Verstappen.

Le coéquipier de Hamilton, Valtteri Bottas, de retour en piste après un accident lors de la première séance, a pris le quatrième rang.

Hamilton possède une priorité de 63 points devant Bottas au championnat des pilotes avec sept courses à disputer.

S’il compte déjà huit victoires cette saison, le pilote britannique n’a pas gagné depuis le Grand Prix de Hongrie, début août.

Dimanche, Hamilton visera une répétition de la course de 2018 lorsqu’il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

La position de tête est cruciale car le circuit urbain de 5,063 km de Marina Bay est l’un des plus difficiles en F1 pour effectuer des dépassements. Le pilote au premier rang sur la grille a gagné huit des 10 dernières éditions.

«Il y a toujours des choses qui peuvent être améliorées et nous allons travailler là-dessus. Cette course se joue à 95 % lors des qualifications et je suis positif pour l’instant», a poursuivi Verstappen, qui occupe le troisième rang au championnat.

Hamilton s’est imposé à Singapour ces deux dernières années. Une victoire dimanche lui permettrait de faire un pas de plus vers un troisième titre d’affilée et un sixième au total, à seulement un du record de tous les temps de Michael Schumacher.

Leclerc sixième

Charles Leclerc, le vainqueur des deux dernières courses, a dû se contenter de la sixième place, lui dont la première séance a été perturbée par un problème de boîte de vitesses. Alexander Albon (Red Bull) l’a devancé.

Constamment parmi les plus rapides des «autres» écuries, Carlos Sainz sur McLaren a concédé un dixième seulement à Leclerc et il a précédé Nico Hulkenberg (Renault). Le coéquipier de Sainz, la recrue Lando Norris, qui est arrivé à Singapour depuis quelques jours pour s’acclimater, s’est classé 9e.

Sergio Perez (Racing Point) et Kevin Magnussen (Haas) ont été impliqués dans un léger accrochage alors qu’ils préparaient leur tour lancé en seconde moitié de la séance. Le Danois, qui était derrière, s’est élancé avant le Mexicain et a tenté de le dépasser par la droite à la sortie du virage 21, mais ce dernier, qui était au milieu de la piste l’a alors serré contre le mur au point où le pilote Haas l’a touché. L’incident a été revu par les commissaires et Perez a été réprimandé.

«Les commissaires ont déterminé que la manœuvre de Perez correspondait à la définition d’un pilotage “inutilement lent, erratique ou 1/8...3/8 qui pourrait être potentiellement dangereux pour les autres pilotes” et ont en conséquence infligé une réprimande», peut-on lire dans la décision.

Le Québécois Lance Stroll n’a pu faire mieux que la 15e place, à plus de deux secondes de Hamilton.

«Nous n’avons pas encore trouvé le bon équilibre de la voiture et je n’étais pas vraiment à l’aise lors de mes tours rapides, a commenté Stroll. J’ai frôlé les murs d’un peu trop près pour un vendredi à quelques occasions. Mais, en même temps, nous devons profiter des essais libres pour explorer les limites en vue de la suite du week-end.

«Nous avons beaucoup de travail à faire et nous devons trouver une façon de tout mettre ensemble à temps pour la séance de qualifications.»

Football

Les Patriots libèrent le receveur Antonio Brown après une autre accusation

FOXBOROUGH, Mass. — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont décidé de libérer le receveur de passes Antonio Brown après qu’une deuxième victime alléguée l’eut accusé d’inconduite sexuelle.

La formation de Foxborough est la troisième à perdre patience avec le comportement du receveur en sept mois.

Les champions en titre du Super Bowl en ont fait l’annonce en fin de journée, vendredi, dans un communiqué envoyé aux journalistes. Trois minutes plus tôt, Brown avait envoyé un message sur les réseaux sociaux remerciant les Patriots pour l’opportunité.

Brown a été accusé de viol par son ancienne préparatrice physique. Il fait aussi face à des allégations d’inconduite sexuelle d’une deuxième victime. Il se serait dénudé devant l’artiste venue peindre une murale dans sa résidence.

L’entraîneur-chef des Pats, Bill Belichick, et le quart-arrière Tom Brady ont tous deux refusé de commenter la situation de Brown - l’un des plus prolifiques receveurs de la NFL depuis 10 ans - lors de leur disponibilité média de vendredi. Belichick a dit en matinée que l’équipe «étudiait des éléments» avant de couper court sa conférence de presse quand les journalistes ont continué de poser des questions sur Brown.

Questionné à savoir s’il s’attendait à voir Brown jouer contre les Jets de New York, dimanche, Belichick a simplement affirmé qu’il «était dans la formation».

Environ cinq heures plus tard, il ne l’était plus.

Dans le courriel attribué à un «porte-parole» des Patriots, l’équipe a indiqué: «Nous apprécions le travail acharné déployé par plusieurs personnes au cours des 11 derniers jours, mais nous croyons qu’il vaut bien aller dans une direction différente à ce moment-ci».

Selon un article du Sports Illustrated, l’artiste a reçu «un message texte de groupe qui semblait provenir du même numéro de téléphone que Brown lui avait donné en 2017. Le message à la chaîne, qui comprenait quatre autres numéros de téléphone, incluait des photos d’elle et de ses enfants alors que la personne qu’elle croit être Brown encourageait les autres à enquêter sur l’artiste. La personne ayant envoyé le message texte accusait l’artiste d’avoir inventé son récit de l’incident de 2017 afin d’obtenir une somme d’argent».

Les avocats de l’artiste ont mentionné dans un communiqué que la NFL et les Patriots avaient «pris au sérieux les préoccupations de leur cliente».

«Elle voulait que les menaces et l’intimidation cessent et nous espérons que ce soit le cas, ont écrit les avocates Lisa Banks et Debra Katz dans un courriel envoyé aux journalistes. La NFL nous a assuré que peu importe le statut d’Antonio Brown, elle allait continuer son enquête.»

Plus tôt, l’équipementier Nike a rompu ses liens avec le receveur. Par courriel, la compagnie a simplement indiqué que «Antonio Brown n’est plus un athlète Nike».

Nommé quatre fois parmi l’équipe d’étoiles de la NFL, Brown a capté 837 passes en neuf saisons avec les Steelers de Pittsburgh. L’équipe l’a envoyé aux Raiders, qui lui ont consenti un contrat de trois ans d’une valeur de 50 millions $ US.

Brown n’a cependant disputé aucun match avec les Raiders, car ils l’ont libéré avant l’ouverture de la saison. Les Patriots ont embauché le receveur quelques heures plus tard, lui offrant un contrat d’un an d’une valeur de 15 millions $.

Vendredi, les coéquipiers de Brown ont insisté sur le fait qu’ils tentaient de se concentrer sur leur duel contre les Jets et qu’il faisait de même.

Canadien

Poehling souffre d'une commotion; Suzuki testé à l'aile droite

BROSSARD — L’un des joyaux du Canadien est tombé au combat, tandis qu’un autre aura l’occasion de briller encore plus fort.

Ryan Poehling a subi une commotion cérébrale et sera sur la touche pendant une période indéterminée, tandis que Nick Suzuki obtiendra une occasion de se faire valoir avec des réguliers.

Poehling, âgé de 20 ans, a semblé ébranlé après avoir subi une mise en échec un peu tardive de Dryden Hunt, mercredi, lors de la victoire de 4-3 du Tricolore face aux Panthers de la Floride à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

«Il a ressenti des symptômes seulement le lendemain matin. C’est parfois comme ça avec les commotions, a noté l’entraîneur Claude Julien. Nous avons ensuite pris les mesures adéquates.»

L’incident est survenu pendant la deuxième période. Poehling a terminé la rencontre et a même récolté une aide sur le but gagnant de Jake Evans à la troisième période.

«Il n’en a pas parlé après le match, a mentionné Evans. Il m’avait indiqué qu’il avait été plaqué solidement, ce qui expliquait sa coupure au visage. (Jeudi), je tuais le temps avec lui quand il m’a dit qu’il avait probablement subi une commotion cérébrale. C’est dommage pour lui, mais c’est mieux de jouer de prudence, surtout à ce temps-ci de la saison.»

Julien n’a pas voulu s’avancer sur un échéancier concernant le retour au jeu de Poehling. En ce qui concerne Suzuki, également âgé de 20 ans, Julien peut continuer de tenter des expériences.

Samedi face aux Sénateurs, à Ottawa, Suzuki devrait se retrouver à la droite de Tomas Tatar et Phillip Danault. Il s’agira pour lui d’une première occasion d’évoluer avec des joueurs étiquetés top-6 dans la LNH.

«Si un joueur mérite un poste, il faudra lui en trouver un, a noté Julien. Nous aimons ce qu’il a fait au centre, nous voulons voir si nous l’aimons aussi à l’aile. Ça nous donnerait plus d’options.»

Suzuki a évolué à l’aile au cours du camp des recrues avant de se retrouver au centre au début du camp du grand club. Il s’agit d’une position avec laquelle il est familier et il demeure confiant de pouvoir à nouveau livrer la marchandise.

«Ça ne change pas trop de choses sur la glace, a-t-il noté. Quand vous recevez la rondelle le long de la bande, vous pouvez utiliser les joueurs qui se joignent à l’attaque.

«Au centre, vous patinez beaucoup pour couvrir beaucoup d’espace sur la patinoire. À l’aile, vous devez être un peu plus explosif pour récupérer les rondelles en sortie de zone.»

Suzuki avait bien fait à sa première sortie du camp, lundi, face aux Devils du New Jersey. Il s’est démarqué encore plus jeudi face aux Panthers, récoltant deux aides avant de marquer en tirs de barrage.

Danault n’avait pas de raison de croire que Suzuki serait dépassé par les événements face aux Sénateurs, au contraire.

«Il est en confiance, a dit Danault. C’est un bon passeur et il est aussi capable de tirer. Il a une très bonne vision du jeu. Ça pourrait faire des étincelles.»

Par ailleurs, le Canadien a aussi indiqué que l’attaquant Michael McCarron sera absent pendant six semaines en raison d’une blessure à l’aine. Julien n’avait pas de détails à fournir concernant l’état de santé de Paul Byron, ajoutant seulement qu’il s’agissait d’une blessure au haut du corps. Byron n’a pas terminé le match de jeudi face aux Panthers.

Soccer

Même casse-tête pour l’Impact et le Toronto FC

MONTRÉAL — Le calendrier de la MLS a peut-être créé un casse-tête à l’Impact de Montréal, mais le Toronto FC ne pourra vraisemblablement pas en tirer profit.

L’Impact a battu ses rivaux ontariens 1-0, mercredi soir, lors du match aller de la finale du Championnat canadien, et il devra maintenant se diriger vers la Californie pour se mesurer au Galaxy de Los Angeles, samedi.

La formation torontoise, qui accueillera le match retour mercredi prochain, aurait pu être avantagée par les déplacements de ses adversaires. Le problème, c’est qu’elle passera elle aussi à l’ouest pour y affronter le Los Angeles FC, la même soirée que le Bleu-blanc-noir.

Alors que l’Impact et le Toronto FC se battent pour une place en séries dans la MLS, le calendrier chargé pourrait venir compliquer les formations partantes, l’utilisation et la santé des joueurs ainsi que la façon d’aborder le deuxième affrontement de cette finale.

«Nous sommes en plein cœur d’une séquence de sept matchs en 22 jours. À nos yeux, il s’agissait de la première demie d’un duel de 180 minutes. C’est pour cette raison que nous avons donné du repos à plusieurs joueurs et que nous avons augmenté le temps de jeu de certains, a expliqué l’entraîneur-chef du Toronto F.C., Greg Vanney. Ce n’est pas une situation facile parce que nous voulons amasser le plus de points possible pour rester dans la course aux séries. Il faut se demander quelle est la priorité et ce que nous souhaitons accomplir.»

La troupe de Vanney occupe actuellement le quatrième rang de l’Association Est avec un total de 45 points, huit de plus que les Montréalais, qui se retrouvent au huitième échelon, à trois points du Revolution de la Nouvelle-Angleterre et de la fameuse ligne rouge donnant accès aux séries.

Des questions chez l’Impact

Dans le camp de l’Impact, ce voyage en Californie soulève des questions quant à l’utilisation du milieu de terrain Ignacio Piatti. L’Argentin de 34 ans a inscrit le seul but du match mercredi, son quatrième du tournoi, et il a joué pendant 90 minutes pour une deuxième fois en quatre jours.

Piatti, qui a raté quatre parties de la MLS au mois d’août en raison d’une blessure à l’adducteur, n’a pris part qu’à neuf matchs cette saison dans le circuit Garber. Sauf que l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera n’aura peut-être pas le choix de l’utiliser au maximum, car Bojan Krkic et Maxi Urruti ont subi une blessure et Saphir Taïder sera suspendu pour le match retour en raison d’une accumulation de cartons jaunes.

«Nous avions un plan pour certains joueurs, mais nous n’avions pas prévu les blessures à Maxi et Bojan. Nos joueurs veulent participer aux séries. Ignacio devait rester à Montréal pour bien récupérer et attendre jusqu’à mercredi, mais dans cette situation, il devra possiblement voyager, a déclaré Cabrera. À ce point-ci de la saison, ce n’est pas le moment de se garder frais et dispos. Il faut y aller à fond.»

Malgré l’incertitude des blessés et le calendrier complexe, l’Impact pourra au moins bâtir sur sa performance de mercredi afin de tenter de conclure sa saison sur des notes positives. Pendant leur victoire de 1-0 face au Toronto F.C., les hommes de Cabrera ont montré une intensité et une soif de victoire qui n’étaient pas ressorties depuis quelques matchs, et ce, malgré l’urgence au classement.

«Il faut arrêter d’être trop gentils sur le terrain et avoir une mentalité agressive, a observé Cabrera. Il y a un aspect mental dans le sport. Quand tout commence à bien aller, ça devient contagieux et ça crée un rythme. C’était important de regagner notre confiance et nous devons amener cette énergie et cette mentalité dans la MLS.»

Canadien

Canadien 5/Floride 4: Gallagher marque deux buts

MONTRÉAL — Un jour après avoir vu les joueurs luttant pour un poste mener l'assaut, les vétérans du Canadien ont pris la relève dans une victoire en fusillade de 5-4 face aux Panthers de la Floride, jeudi, lors d'un match préparatoire.

Nick Suzuki, Jordan Weal et Phil Varone ont toutefois clos le spectacle, en marquant tour à tour en fusillade.

Les vétérans du Tricolore avaient été plutôt discrets dans une victoire de 4-3 face aux Panthers mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. L'entraîneur-chef Claude Julien avait même laissé savoir son insatisfaction à ce sujet après la rencontre et jeudi matin.

Brendan Gallagher a sonné la charge avec deux buts sur des passes d'Artturi Lehkonen à sa première sortie en match préparatoire. Weal a amassé un but et une aide, tandis que Brett Kulak a été l'autre buteur du Canadien. Shea Weber et Suzuki ont aussi été crédités de deux aides.

Suzuki a connu un bon match entre Paul Byron et Weal. Byron n'est toutefois pas ressorti du vestiaire après le deuxième entracte en raison d'une blessure.

Du côté de la défensive, les yeux étaient tournés vers Josh Brook. C'est plutôt son partenaire Kulak qui a retenu l'attention.

En plus de marquer un but, Kulak a obtenu de nombreuses belles occasions de marquer.

Carey Price a été peu occupé et a accordé quatre buts sur 17 lancers.

Owen Tippett, Anthony Greco, Jonathan Ang et Brett Connolly ont battu Price. Samuel Montembeault a effectué 42 arrêts devant le filet des Panthers.

Weal a ouvert le pointage après seulement 61 secondes de jeu. Il a contourné le défenseur Anton Stralman avant de pousser le disque du revers en direction du filet. La rondelle s'est faufilée à travers l'équipement de Montembeault pour aboutir dans l'objectif.

Les Panthers ont répliqué avec 5:18 à faire au premier vingt. Ang a remis à sa droite vers Tippett en entrée de zone. Tippett a ensuite marqué d'un tir des poignets, alors que Price a semblé être pris à contre-pied après avoir peut-être poussé trop fort pour effectuer son déplacement.

Les visiteurs ont ensuite pris les devants 3-1 grâce à deux buts en 1:13 tôt en deuxième période. Greco a profité d'un revirement de Maxim Lamarche, puis Ang a marqué son deuxième but de la soirée quand il a pu se présenter seul devant Price, qu'il a déjoué entre les jambières après une série de dribles.

Gallagher a réduit l'écart à 5:16, puis Kulak a créé l'égalité à 12:29 à la suite d'une passe de Nick Suzuki lors d'une attaque à deux contre un.

Gallagher est revenu à la charge avec 4:55 à faire au deuxième engagement. Artturi Lehkonen a tenté une passe en pivotant dans le coin de la patinoire et Gallagher n'a eu qu'à dévier dans le filet. Le vétéran défenseur des Panthers Keith Yandle a raté sa couverture sur la séquence.

Connolly a relancé le débat à mi-chemin en troisième période, pendant un avantage numérique. Il a bénéficié d'une passe sur réception parfaite de Vincent Trocheck pour dévier le disque dans l'objectif.

Varone a mis fin au débat en fusillade en déjouant Montembeault entre les jambes.

Le Canadien poursuivra son calendrier préparatoire en affrontant les Sénateurs, samedi, à Ottawa.

Rouge et Or

Chénard pourrait être remplacé par Bolduc

Le quart-arrière de cinquième année du Rouge et Or de l’Université Laval, Samuel Chénard, pourrait perdre son poste de partant après seulement trois matchs, dont la difficile défaite contre les Carabins de l’Université de Montréal. Le nom de la recrue Thomas Bolduc, qui était le quart réserviste samedi et s’entraîne désormais avec le groupe 1, a même été mentionné par l’entraîneur-chef Glen Constantin comme éventuel successeur aussi tôt que lors du match de dimanche contre McGill.

«Ce serait mentir de dire que ça ne nous inquiète pas», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire à propos de la situation de son quart-arrière. Même s’il a complété 62% de ses passes, Chénard ne montre qu’une moyenne de 135,7 verges par la passe par match depuis le début de la saison, la moins bonne performance à ce chapitre chez les quarts-arrières québécois, en plus d’avoir été victime de cinq interceptions. Constantin a ajouté que le coordonnateur de l’attaque Justin Ethier avait parlé de la situation à Chénard.

Bolduc premier en ligne

«Nous allons voir nos autres options. Nous avons quatre quarts-arrières, il pourrait y avoir un nouveau quart-arrière partant et Thomas Bolduc est le premier sur la ligne», a ajouté Constantin. Bolduc, qui est âgé de 20 ans, évoluait en première division collégiale l’an dernier avec les Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Au dernier match contre les Carabins, on a démontré certaines carences. Alors, en pratique, on va donner plus de volume à d’autres quarts pour peut-être faire un changement», a déclaré Constantin. Tant lui que le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier ont toutefois insisté sur le fait que la décision finale n’était pas encore prise quant au sort de Chénard même si Bolduc s’entraîne avec le groupe 1.

De son côté, Bolduc semblait fort heureux jeudi de s’entraîner avec le groupe 1 quatre semaines après son arrivée avec le Rouge et Or. «C’est certain que j’aimerais être partant. Chaque pratique, je travaille comme si j’étais le partant. Quand j’ai vu que j’étais en uniforme et qu’on était juste deux quarts-arrières samedi, je savais que j’allais avoir la possibilité de voir du temps rapidement», a expliqué celui qui est le fils d’André Bolduc, entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal. «Je pense que je suis capable d’apporter une bonne distribution de ballon sur le terrain et je mets aussi beaucoup d’emphase sur le fait de protéger le ballon, avec la bonne défensive qu’on a», a-t-il résumé. 

Samuel Chénard avait passé les quatre dernières saisons dans l’ombre du quart Hugo Richard, qui était devenu le partant du Rouge et Or dès son arrivée des rangs collégiaux.

Remparts

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

F1

GP de Singapour: Lewis Hamilton voudra accroître son avance au classement

SINGAPOUR — Lewis Hamilton souhaite mettre la pression au Grand Prix de Singapour, alors qu’il tente de remporter un sixième championnat des pilotes de Formule 1.

Le pilote Mercedes amorcera la course de dimanche avec une avance de 63 points sur son plus proche poursuivant, son coéquipier Valtteri Bottas.

Comme lors de l’épreuve de l’an dernier, les pilotes doivent s’attendre à de la chaleur accablante et beaucoup d’humidité pour cette course. En plus de la chaleur, un épais brouillard s’est installé au-dessus de la ville et le gouvernement a émis des avis de conditions insalubres de l’air.

Hamilton doit espérer une copie conforme de l’édition 2018, où il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

À Singapour en 2018, il était sur une belle lancée, ayant enlevé quatre des cinq courses précédentes. Bien qu’il compte huit victoires en 2019, sa dernière remonte au GP de Hongrie, au début août.

«L’heure de la course et la météo en font une semaine exigeante pour l’équipe, a déclaré le directeur de Mercedes, Toto Wolff, au sujet de l’épreuve disputée en soirée. Le mercure peut facilement grimper à 40 degrés Celsius dans les garages et les niveaux d’humidité sont très élevés. C’est un environnement difficile pour les pilotes et les voitures.»

Hamilton a gagné les deux dernières courses à Singapour. Une victoire dimanche le rapprocherait d’un troisième championnat consécutif et d’un sixième titre au total, un de moins que le détenteur de la marque, Michael Schumacher.

Leclerc sur une lancée

Le pilote Ferrari Charles Leclerc s’amène à Singapour après deux victoires consécutives, ses deux premières en carrière, a Spa-Francorchamps et Monza. Maintenant quatrième au classement, Leclerc avait pris la neuvième place en 2018.

«Singapour est peut-être le circuit le plus difficile pour les pilotes, en raison de la chaleur et de l’humidité, a dit le Français. Après deux fins de semaine positives en Belgique et en Italie, la course de Singapour ne semble pas faite pour nous sur papier, en raison du très difficile tracé, ponctué de plusieurs coins lents et peu de lignes droites. Mais nous allons tout donner.»

Le circuit de 5 km dans Marina Bay est l’est des plus difficiles pour effectuer des dépassements de tout le calendrier. Celui qui décrochera la pole samedi aura donc un avantage certain : huit des 10 derniers vainqueurs étaient partis de la pole.

Max Verstappen, troisième au classement des pilotes, est parti de la première ligne lors des deux dernières années, tandis que Bottas n’a jamais été parmi les trois premiers au départ.

Sebastian Vettel (Ferrari) et Hamilton sont les deux seuls pilotes du plateau à avoir gagné à Singapour, quatre fois chacun.

Mais Vettel, dont le contrat vient à échéance en 2020, n’a pas gagné à ses 22 dernières courses. Il a glissé au cinquième rang du championnat, à 115 points du meneur.

Rouge et or

Le Rouge et Or a des choses à se faire pardonner

Tant pour le Rouge et Or de l’Université Laval que pour l’équipe-de-football-de-l’Université-McGill-qu’il-ne-faut-plus-appeler-les-Redmen, le duel de dimanche au Stade Telus revêt une importance capitale. Les deux équipes ont en effet des choses à se faire pardonner et ont hâte de sauter de nouveau sur le terrain pour présenter, espèrent-elles, un visage différent. Le week-end dernier, le Rouge et Or s’est incliné 23 à 18 contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal dans un match où son offensive a plutôt mal paru alors que McGill, qui menait 12 à 4 à la demie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, a finalement perdu 16 à 14 sur un touché réalisé avec seulement sept secondes à faire au match. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire de McGill et Glen Constantin du Rouge et Or.

Ne pas se laisser imposer un système

Ce que retient Glen Constantin de la défaite contre les Carabins, c’est d’abord de ne pas se laisser imposer un système de jeu par un adversaire. «La semaine passée, on s’est fait dicter ce qu’on pouvait faire è cause de fronts défensifs à sept ou huit joueurs», a déclaré Constantin jeudi, lors de son point de presse hebdomadaire. Après s’être distingués par la course à leurs deux premiers matchs, les porte-couleurs du Rouge et Or avaient ainsi été forcés de miser sur la passe par la défensive hermétique des Carabins et en avaient payé le prix en raison des difficultés vécues par leur quart-arrière Samuel Chénard. «Dans un monde parfait, il faudrait être capable de courir contre des boîtes à sept, à huit et même à neuf. Nous avons des carences au niveau aérien et je pense qu’après notre match de la semaine dernière, McGill va miser là-dessus et fera probablement tout pour tenter de nous faire passer la balle», poursuit l’entraîneur du Rouge et Or. Selon lui, son groupe de receveurs figure parmi les meilleurs au Québec, mais ils devront gagner leurs batailles s’ils veulent connaître du succès. 

Malgré tout, Constantin se défend bien de céder à la panique. «Ce n’est pas la première fois que nous perdons contre Montréal et nous n’avons quand même pas joué un mauvais match défensif avec moins de 300 verges les deux équipes combinées. Nous avons eu une très bonne journée d’entraînement mercredi et je crois que cette défaite a fouetté les joueurs, car ils n’aiment pas perdre. Ces gars jouent aux échecs et aux dominos et ils veulent gagner», illustre-t-il. Le nom du quart-arrière partant pour le match de dimanche n’était toujours pas connu au moment d’écrire ces lignes, Constantin ayant décidé de réserver son choix au terme de la semaine d’entraînement. Samuel Chénard, qui a disputé les trois premiers matchs de la saison, est toujours sur les rangs, mais il pourrait se faire ravir son poste par Thomas Bolduc, une recrue de 20 ans qui figurait parmi les meilleurs quarts de la première division du football collégial québécois l’an dernier. Les quarts David Pelletier et Jean-Philippe Cordero sont également en lice.

En chiffres

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 2-1 (deuxième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 18 contre les Carabins de l’Université de Montréal
  • Verges gagnées par match: 360.3 (135.7 par la passe 224.7 par la course)
  • Verges accordées par match: 251.7 (154 par la passe, 97.7 par la course)

Remparts

Roy aborde le virage jeunesse des Remparts avec optimisme [VIDÉO]

«On rentre dans un nouveau cycle», reconnaît l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais la présence de neuf recrues, dont cinq joueurs de 16 ans, lui faire voir cette aventure avec optimiste.

«Avec les Malatesta, Gaucher, Truchon, Despatie, Melanson, Sato, etc., il y a de quoi se mettre sous la dent. Les gens qui viendront aux Remparts vont tripper. Je veux que notre marque de commerce soit la vitesse dans notre exécution, l’échec-avant, dans les espaces restreints et la façon de travailler», soutenait le Diable rouge en chef.

Canadien

Canadien: Alex Belzile joue les héros en Acadie

BATHURST — Alex Belzile a marqué en infériorité numérique avec 6:03 à faire en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Panthers de la Floride 4-3, mercredi.

La rencontre était présentée à Bathurst à la suite du concours Kraft Hockeyville, remporté par la ville de Renous, également au Nouveau-Brunswick.

Belzile a brisé l’égalité à la suite d’une attaque à deux contre un. Ryan Poehling a filé avec le disque et a habilement contourné un rival avant de remettre à Belzile, posté à l’embouchure du filet.

Matthew Peca, Jeff Petry et Riley Barber ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien. Belzile a aussi obtenu une mention d’aide, alors que Charlie Lindgren a effectué 18 arrêts.

La majorité des attaquants se battant pour un poste chez le Canadien ont bien paru - Belzile, Barber, Peca et Poehling, notamment. Les trios les plus effacés en offensive ont été ceux de Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi.

«Nous avons vu des joueurs qui veulent faire bonne impression bien jouer ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est impressionnant, des bons jeunes joueurs qui ont démontré beaucoup de belles choses. Et à la fin, il y a eu un beau but pour la victoire.

«Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a peut-être des vétérans qui essaient de reprendre la forme plus lentement que les gars qui veulent se démarquer. En bout de ligne, nous verrons les vraies couleurs de tout le monde à la fin du calendrier préparatoire.»

En défensive, Cale Fleury a connu une bonne deuxième sortie, tandis que Mike Reilly a généré de l’offensive. Reilly a toutefois commis quelques bévues dans sa zone.

«Je me sentais bien lors du premier match, mais je me sentais encore plus à l’aise avec le rythme du jeu cette fois-ci», a indiqué Fleury.

Deux points pour Huberdeau

Jonathan Huberdeau et Evgenii Dadonov ont amassé chacun un but et une aide, tandis que Mike Hoffman a aussi marqué pour les Panthers. Aaron Ekblad et Aleksander Barkov ont récolté chacun deux aides et Chris Driedger a repoussé 15 tirs.

Peca a ouvert la marque après 5:47 de jeu, complétant un bel échange avec Belzile et Jake Evans.

Dadonov a créé l’égalité avec 4:05 à faire, peu de temps après que le Canadien eut écoulé une punition. Jonathan Huberdeau lui a fait une belle passe du revers alors qu’il tombait à la renverse.

Océanic

Serge Beausoleil garde les deux pieds sur la glace

RIMOUSKI — Cette 25e saison de l’Océanic sera-t-elle une année-charnière, ne serait-ce que sur le plan de la maturité de l’équipe? L’entraîneur-chef y croit et la confiance qu’il accorde à sa troupe est fondamentale. Serge Beausoleil évite cependant de pavoiser. «On a encore des croûtes à manger, nuance-t-il. Laissons le processus faire ce qu’il faut et ça va bien aller!»

Le pilote de Rimouski espère voir son équipe s’inscrire dans la continuité. «[…] Je veux continuer à voir sur la patinoire des gars qui apprennent, qui progressent et qui forment une équipe compétitive, souhaite-t-il. […] On est partis avec beaucoup de jeunes et on a progressé de match en match. Chaque match est important. C’est ce qui nous permet d’avancer.»

Si Beausoleil garde la tête froide, il n’en demeure pas moins que les pronostics font de l’Océanic l’une des équipes favorites de la ligue en 2019-2020. «On a eu une bonne saison l’an passé avec 92 points et la saison précédente avec 93, ne peut oublier le directeur-gérant. Il faut avoir encore des standards élevés. Je refuse, par contre, de regarder trop loin. Je pense que le premier quart de la saison sera important. On a quand même une dizaine d’athlètes qui se joignent à notre noyau de joueurs. Il faut les incorporer dans notre façon de faire et dans nos valeurs. Ça prend du temps à mettre en place!»

Alignement d’étoiles

Personne ne peut quand même s’empêcher de voir un alignement d’étoiles pour le club qui sera dans les célébrations et qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et l’un des meilleurs gardiens de but, Colten Ellis, sans oublier le Russe Dmitry Zavgorodniy. «Ça ne fait pas gagner de matchs», tempère Beausoleil, en répétant que son club a une dizaine de nouveaux joueurs et que Maxime Collin est blessé. Celui-ci risque de ne pas regagner l’alignement avant trois ou quatre semaines. Selon Beausoleil, c’est le travail de ses protégés qui fera foi de tout. «Il y a beaucoup de hockey à jouer avant d’arriver au championnat en fin de saison», tient-il à souligner. 

Même si sa troupe s’est inclinée dans tous les matchs hors concours, l’entraîneur n’y voit pas un mauvais présage. «Ce sont des matchs préparatoires», rappelle-t-il, en précisant que Chicoutimi et Moncton ont éprouvé des difficultés, alors que ce sont aussi des équipes favorites. «Donc, il faut faire dans la nuance», requiert-il.

Avant de se sentir fébrile pour l’ouverture de la saison à domicile, le 27 septembre, avec la visite du capitaine des Penguins de Pittsburgh et ancien joueur de l’Océanic, Sidney Crosby, qui verra son chandail être retiré, Serge Beausoleil demeure dans le présent. Il préfère se concentrer sur l’affrontement contre le Drakkar à Baie-Comeau vendredi. «C’est un très beau défi», croit-il, en ne pouvant oublier que la formation de son ancien adjoint, Pierre Rioux, n’a subi aucune défaite en matchs préparatoires.