Donald Dufresne, l’adjoint de Serge Beausoleil à Rimouski, est rentré au bercail après avoir passé six ans à titre d’entraîneur-adjoint du club-école du Canadien à Hamilton, St. John’s et Laval.

Donald Dufresne: «un enseignant extraordinaire»

Serge Beausoleil le soupçonne d’avoir développé le concept de «donner au suivant». Après avoir travaillé avec Donald Dufresne à sa première saison à titre d’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski, il a retrouvé le même adjoint toujours prêt se mettre au service des jeunes et de l’équipe.

Dufresne n’a pas eu à réfléchir longtemps lorsque la possibilité de travailler à nouveau avec l’Océanic s’est présentée après son départ de l’organisation du Canadien, où il fut entraîneur-adjoint de son club-école de la Ligue américaine pendant six ans à Hamilton, St. John’s et Laval.

«Je suis béni d’avoir pu vivre autant de belles expériences. J’ai rencontré plein de monde, j’ai voyagé, j’ai plus de bagage qu’avant. Je me suis promené en masse et j’étais content quand Serge et Alexandre [Tanguay] m’ont demandé si je voulais revenir. Je suis d’ici, je connais l’histoire du club, les coulisses, les environs», racontait Dufresne, rencontré vendredi avant le premier des deux matchs contre les Remparts et son ancien coéquipier dans la LNH, Patrick Roy.

Dufresne a roulé sa bosse dans le hockey, comme joueur et comme adjoint. Il a disputé 268 matchs dans la LNH avec Montréal, Los Angeles, Tampa Bay, St. Louis et Edmonton. Il a aussi brièvement évolué avec les défunts Rafales de Québec, de la Ligue internationale, avant de prendre sa retraite.

Comme entraîneur, il a notamment travaillé avec Éric Lavigne chez les Citadelles de Québec avant de retourner à Rimouski, où il a notamment vécu l’époque de Sidney Crosby. Ironie du sort, il arrive au moment où l’Océanic aligne une autre vedette montante en Alexis Lafrenière.

Vers l’avenir

Dufresne n’est pas le genre à comparer les deux joueurs, au même âge. «Je ne crois pas aux comparaisons. Sid, c’est Sid; Brad [Richards], c’était Brad et Alexis va faire son propre chemin. Moi, je suis là pour aider les jeunes, les guider un peu avec mon vécu et mes connaissances», dit l’homme de hockey de 51 ans.

Il a apprécié son séjour dans la Ligue américaine, où on lui demandait de développer des défenseurs pour la LNH. Et même si son mandat a pris fin, le printemps dernier, pas question non plus de pleurer sur le lait renversé.

«J’aime mieux vivre le moment présent à fond. Si je regardais dans le passé, je pleurerais. Et il y a trop d’inconnu pour prédire le futur», souligne-t-il avec la sagesse de ses 30 saisons passées dans la LHJMQ et le hockey professionnel

Dufresne n’aide pas seulement les jeunes qu’il a devant lui. À sa première saison à Rimouski, Beausoleil avait profité des conseils de celui qui fut son adjoint pendant un an avant de partir travailler avec le Canadien.

«Je suis privilégié de l’avoir eu comme adjoint à mes débuts. J’arrivais du midget AAA et j’étais assez rigide. Quand j’étais un peu impatient, Donald me disait : “Serge, on va les aider”. Ça me calmait un peu.

«Donald est un enseignant extraordinaire. Encore aujourd’hui, il est là pour les bonnes raisons, pour aider les jeunes. Il a le cœur sur la main, il ne prend jamais le crédit de rien. Ce n’est pas pour rien qu’il est un ami intime de Sidney Crosby», soulignait Beausoleil.