Patrick Charlebois est ici accompagné de Peter Sheremeta, directeur provincial de la Fondation Terry Fox, et Mathieu Pothier, directeur général et co-propriétaire d’Acura Trois-Rivières, commanditaire de l’athlète.

Dix marathons dans dix provinces pour Charlebois

Trois-Rivières — Après avoir couru sept marathons en sept jours sur sept continents dans le cadre du World Marathon Challenge l’an dernier, l’athlète trifluvien Patrick Charlebois crée son propre défi à relever, et donne naissance au Canadian Marathon Challenge. Au mois de mai, Charlebois ira courir dix marathons en dix jours dans chacune des provinces canadiennes.

Du même coup, le défi servira à amasser des fonds pour la Fondation Terry Fox, qui vise à financer la recherche contre le cancer. «C’était une évidence pour moi de m’associer à la Fondation Terry Fox, car c’est un homme qui m’a grandement inspiré depuis que je suis tout petit et encore aujourd’hui comme coureur», constate Patrick Charlebois, qui confie qu’il n’avait que dix ans lorsqu’il a vu Fox entamer son marathon de l’espoir en 1980, une course qui devait le faire traverser le Canada d’un océan à l’autre pour lutter contre le cancer. Depuis sa création, la Fondation Terry Fox a pu amasser tout près de 750 M$ à travers le Canada, des fonds qui ont été réinvestis entièrement dans la recherche.

Ainsi, en dix jours, Patrick Charlebois devra courir 422 kilomètres dans trois fuseaux horaires et se déplacera en avion et en voiture entre les différents défis. Alors qu’il prendra part à deux marathons officiels, soit ceux d’Halifax le 20 mai et de Calgary le 27 mai, il se créera ses propres circuits de marathon pour Saint-Jean, Moncton, Charlottetown, Montréal, Toronto, Winnipeg, Régina et Vancouver.

«La fondation a déjà elle-même tout près de 800 circuits établis à travers le Canada dans le cadre de la Journée Terry Fox. Je vais donc m’asseoir avec eux et déterminer les parcours que nous allons emprunter. Dans un monde idéal, j’aimerais pouvoir répéter des boucles de 5 ou de 10 kilomètres, pour que ça puisse aussi motiver les supporters à venir nous voir, nous encourager et même peut-être embarquer avec nous pour courir», indique Patrick Charlebois.

Le défi, même s’il ne se passe pas sur sept continents différents et dans des conditions climatiques diamétralement opposées, demeure tout de même entier du point de vue physique, confie le coureur. «Par rapport au World Marathon Challenge, je devrai courir 122 kilomètres de plus. Sur l’asphalte, le défi demeure toujours la gestion des blessures. Quand je suis revenu du World Marathon Challenge, j’ai mis un bon quatre mois à récupérer de mes blessures. Ça a été très dur sur le corps», convient celui qui dit avoir adapté sa préparation cette fois, notamment à l’aide de son équipe, en plus de l’achat de nouvel équipement comme des souliers de course Hoka, achetés spécialement aux États-Unis.

«Ce sont les souliers que portait Mike Wardian lorsqu’il m’a battu au World Marathon Challenge. J’ai compris une fois que je les ai essayés. Ce sont des souliers que l’on dit maximalistes. C’est comme de courir sur un nuage», mentionne-t-il, avouant qu’il a eu besoin d’une certaine période d’adaptation pour se faire à ce nouvel équipement, mais qu’il en constate tous les bienfaits aujourd’hui.

L’athlète a d’ailleurs déjà commencé sa préparation, lui qui court entre 130 km et 210 km par semaine et qui commence déjà à adapter son alimentation en conséquence. Ce défi devrait en effet lui faire dépenser près de 60 000 calories en dix jours, ce qui exige une diète adaptée pour pouvoir tenir le coup.

Patrick Charlebois a aussi reçu l’appui de commanditaires comme Acura Trois-Rivières dans ce défi qui pourrait devoir représenter un investissement entre 15 000 $ et 25 000 $.

Un rendez-vous annuel?

Bien qu’il complétera seul le premier Canadian Marathon Challenge, Patrick Charlebois ne cache pas qu’il aimerait que ça devienne un événement annuel, au même titre que le World Marathon Challenge, qui serait accessible aux athlètes qui sont à la recherche d’un nouveau défi à relever. Selon Charlebois, des milliers de Canadiens auraient la capacité de relever un tel défi et il souhaite que le mouvement se crée pour en faire un rendez-vous sportif de haut niveau.

Pour cette année, il s’attend par contre à recevoir l’appui de plusieurs personnes à travers les provinces, soit par le biais de la Fondation Terry Fox ou de la publicité qui sera faite entourant l’événement, et précise que quiconque souhaite se joindre à lui pour courir l’un ou l’autre des marathons est évidemment le bienvenu.