Jacques Martin avait bien dit le printemps dernier qu’il n’avait pas l’intention d’accrocher son sifflet d’entraîneur.
Jacques Martin avait bien dit le printemps dernier qu’il n’avait pas l’intention d’accrocher son sifflet d’entraîneur.

Direction Manhattan pour Jacques Martin

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Jacques Martin avait bien dit le printemps dernier qu’il n’avait pas l’intention d’accrocher son sifflet d’entraîneur.

Remercié de ses services après l’élimination surprise des Penguins de Pittsburgh aux mains du Canadien de Montréal lors de la ronde de qualification du début août, l’entraîneur originaire de St-Pascal Baylon, près de Rockland, s’est déjà déniché un nouveau contrat comme entraîneur adjoint, cette fois avec les Rangers de New York.

L’ancien entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa et du Canadien de Montréal, entre autres, devrait avoir les mêmes responsabilités sous David Quinn qu’avec les Penguins, soit de superviser le travail des défenseurs ainsi que de l’unité de désavantage numérique.


« J’étais déjà en discussions avec une autre équipe, que je ne nommerai pas, et puis les Rangers ont appelé, peut-être parce qu’ils étaient au courant des discussions. »
Jacques Martin

En sept saisons à Pittsburgh, dont cinq à travailler sous les ordres de Mike Sullivan (un ami de Quinn), il a aidé les Penguins à remporter deux coupes Stanley, en 2016 et 2017.

« J’étais déjà en discussions avec une autre équipe, que je ne nommerai pas, et puis les Rangers ont appelé, peut-être parce qu’ils étaient au courant des discussions, a expliqué Jacques Martin, joint par le collègue Richard Labbé, de La Presse. Ça s’est passé assez rapidement, la direction des Rangers m’avait contacté la semaine dernière.»

Même s’ils ont été balayés par les Hurricanes lors du dernier tour de qualification, les Rangers sont considérés comme une jeune formation en pleine croissance. À leur attaque menée par Artemi Panarin et l’ancien Sénateur Mika Zibanejad, ils vont pouvoir ajouter le meilleur espoir du prochain repêchage, le Québécois Alexis Lafrenière, étant donné qu’ils ont remporté le gros lot à la loterie du repêchage.

« Les Rangers ont beaucoup de bons jeunes joueurs ; je crois qu’ils avaient huit joueurs de moins de 21 ans dans leur formation la saison dernière, et en plus, il y aura le gros premier choix au prochain repêchage. Alors c’est sûr que c’est excitant de se joindre à une équipe jeune comme ça, qui mise aussi sur un entraîneur jeune... Dans mon cas, je pense que la direction des Rangers voulait ajouter un peu d’expérience au groupe d’entraîneurs. Les Rangers ont perdu récemment Lindy Ruff (nommé entraîneur des Devils du New Jersey), et je crois que la direction du club voulait trouver un autre entraîneur d’expérience pour combler ce départ. Je pense que je cadrais avec ce qu’ils recherchaient. C’est une chance pour moi de me joindre à une équipe de premier plan, et une équipe qui a fait partie des six premières dans la Ligue nationale. Ce sera un beau défi», a-t-il indiqué.

L’homme de hockey de 67 ans occupe le 20e rang pour le plus de victoires en carrière dans l’histoire de la LNH, avec une fiche de 613-481-119-81. Il a aussi dirigé les Blues de St. Louis et les Panthers de la Floride. Il a aussi été entraîneur adjoint avec les Nordiques de Québec et les Blackhawks de Chicago.