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Jean-Simon Desgagnés participait pour la première fois à une compétition de ce niveau, jeudi, à Florence, en Italie.
Jean-Simon Desgagnés participait pour la première fois à une compétition de ce niveau, jeudi, à Florence, en Italie.

Diamond League: déçu, Desgagnés veut apprendre de son baptême

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Le baptême de Jean-Simon Desgagnés dans la Diamond League d’athlétisme n’a pas tourné comme il espérait. Mais si le résultat le décevait, l’expérience pourrait s’avérer enrichissante.

Le coureur de Québec participait pour la première fois à une compétition de ce niveau, jeudi, à Florence, en Italie. Il prenait le départ du 3000 m steeplechase en compagnie du meneur au classement mondial et du champion olympique en titre.

En bout de ligne, le favori a remporté l’épreuve avec le temps le plus rapide de la saison de 8:08.54 tandis que l’étudiant en médecine de 22 ans complétait celle-ci avec un chrono en huit minutes, 39 secondes et 47 centièmes, bon pour le 13e et dernier rang parmi ceux ayant complété l’épreuve. Le peloton comptait 15 participants.

«La dernière fois où j’ai couru en 8:39, ça doit remonter à il y a deux ou trois ans. Dans une course stratégique, ça peut aller, mais c’est assez décevant dans une où le but est d’aller le plus vite possible», reconnaissait-il, quelques heures après son premier tour de piste parmi les grands de la discipline.

Desgagnés connaissait le Marocain Soufiane El Bakkali et le Kényan Conseslus Kipruto de réputation. Il a eu la chance de courir près d’eux, le premier filant à toute vitesse jusqu’au fil d’arrivée tandis que le second n’a pas complété l’épreuve. Il ne s’attendait pas leur souffler dans le cou, mais pensait être en mesure de se retrouver en milieu de peloton et non pas à la queue de celui-ci.

«Il s’agit de la course ayant été remportée avec le temps le plus rapide à laquelle j’ai participé. C’était assez impressionnant de les voir et de constater en personne ce qu’ils sont capables de faire, mais je ne dirais pas que cela m’a dérangé. Je n’étais juste pas de ce calibre, aujourd’hui [jeudi], mais je serai capable de rivaliser avec eux dans quelques années», ajoutait-il.

Déçu, mais pas abattu, voilà donc l’état d’âme qui l’habitait à son retour à l’hôtel.

«Je vais apprendre de cette course. On veut toujours faire notre meilleure course, mais c’est aussi dans la défaite que l’on grandit. Même si le départ de la course a été un peu trop rapide pour la forme que j’avais, il n’y a aucune excuse. J’ai raté une belle occasion de me rapprocher du standard olympique, les astres étaient alignés pour le faire, mais je n’ai pas fait ma meilleure course, point. Ça arrive, il faut juste se relever et continuer», notait celui qui se demandait si l’horaire chargé des dernières semaines (courses et voyagement) pouvait y être pour quelque chose.

Pour l’instant, le coureur du Rouge et Or de l’Université Laval a décidé de faire l’impasse sur les essais canadiens, qui auront lieu du 25 au 29 juin. Il se rendra plutôt en France afin de prendre part à une autre compétition, le 19 juin.

«Je risque fort bien d’aller en France pour essayer d’aller chercher le standard [8:22.00] olympique et quelques points dans l’espoir que ça va passer. Si jamais les règles changeaient au niveau de la quarantaine au Canada, je pourrais sauter dans le premier avion, le 20 juin, et revenir pour les Championnats canadiens.»