Habitués à un marathon en séries, Dominik Walsh et ses Diamants devront donc y aller d’un sprint ce week-end pour espérer passer en finale.
Habitués à un marathon en séries, Dominik Walsh et ses Diamants devront donc y aller d’un sprint ce week-end pour espérer passer en finale.

Diamants de Québec: une journée pour passer en finale

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Champions défendants de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ), les Diamants de Québec vivront en fin de semaine une situation rarement vécue lorsqu’ils prendront part au tournoi à la ronde de trois matchs qui déterminera quelles seront les deux équipes qui s’affronteront en grande finale dans une série 3 de 5.

Le tournoi mettra en scène les champions des trois sections au parc Champigny de Repentigny. Les Diamants croiseront le fer avec le Royal de Repentigny à midi, puis avec les Ducs de Longueuil à 15h. Les Ducs et le Royal s’affronteront à leur tour à 18h, sauf si les deux formations battent les Diamants, dans lequel cas elles passeraient directement à la finale. Si toutes les équipes terminent le tournoi avec une victoire et une défaite, les deux équipes ayant accordé le moins de points par manche défensive iront en finale.

Habitués à un marathon en séries, Dominik Walsh et ses Diamants devront donc y aller d’un sprint ce week-end pour espérer passer en finale. Le gérant avoue n’avoir jamais vécu rien de semblable. «C’est la première fois que je vois ça, absolument!» déclare-t-il au Soleil. «La ligue voulait essayer de jouer la saison le plus rapidement possible en cas de deuxième vague de COVID-19 et voulait que les 12 équipes fassent les séries. À 12, ce n’est pas évident et ça amène la nécessité d’un tournoi à la ronde comme ça.»

Adversaires inconnus

L’autre particularité vient du fait que les Diamants auront comme adversaires deux équipes qu’ils n’ont pas affrontées une seule fois cette saison en raison des calendriers où les formations de la LBJEQ jouaient seulement contre les rivaux de leur section. Un peu comme à l’époque avant 1997 dans les ligues majeures où les équipes de la Ligue Nationale et de la Ligue Américaine ne s’affrontaient pas durant le calendrier régulier avant que les champions de chaque circuit croisent le fer pour la Série Mondiale.

«En vérité, je ne connais presque pas les Ducs et le Royal. Je vais devoir faire mes recherches et faire aller mes contacts dans la région de Montréal en plus d’analyser les statistiques de chacun de leurs joueurs de A à Z», explique Walsh, qui avoue qu’il ne se serait pas attendu à voir ces équipes au tournoi à la ronde.

«Le Royal, c’est la grosse surprise des séries. Ils ont été très bons en 2017, mais ont eu deux saisons difficiles par la suite. Cependant, ils ont impressionné en éliminant les Bisons de Saint-Eustache, qui avaient eu la meilleure fiche cette saison avec 18 victoires et quatre défaites», poursuit le pilote des Diamants.

Il vante aussi le trio de partants du Royal composé des droitiers Viktor Bergeron et Philippe Breton et du gaucher Alexis Gravel, un membre de l’équipe canadienne des 18 ans et moins qui s’est rapporté à l’équipe pour les séries. 

Walsh considère aussi que les Ducs bénéficient d’un petit avantage en ne disputant pas le premier match de la journée. «Ainsi, ils pourront voir leurs deux adversaires à l’oeuvre et leurs lanceurs seront tous au repos, contrairement à ceux de leur adversaire, lors de leur première partie.»

Expérience

Pour leur faire face, les Diamants compteront sur leurs propres lanceurs qui ont été solides depuis le début des séries et sur leur expérience des matchs importants, où l’enjeu et l’émotion sont grands, au cours des précédentes séries de fin de saison. 

«Cette année, une de nos forces a été que nos partants nous donnaient toujours cinq ou six manches de travail. Là, si un partant a des difficultés en deuxième manche, on n’aura pas le luxe d’être patient, surtout que si on ne gagne qu’un match, on n’est même pas sûrs de passer. Heureusement, tous nos lanceurs sont prêts à lancer sauf peut-être Étienne Le Roy-Audit qui a lancé lundi et ne pourrait être disponible qu’en relève», indique-t-il, soulignant aussi le travail de ses voltigeurs recrues Joey Rousseau et Olivier Bovet dans la série précédente contre les Aigles de Trois-Rivières.