L'ancien médaillé olympique Nicolas Fontaine est heureux de l'acquisition de deux super trampolines qui permettront aux athlètes de développer à un plus jeune âge leurs qualités acrobatiques.

Deux super trampolines pour peaufiner les acrobaties

Les skieurs acrobatiques de Québec, et ils sont nombreux, disposent d’un nouvel outil pour peaufiner leurs acrobaties. En fait, deux nouveaux outils : deux super trampolines!

«Quand moi j’étais athlète, je m’entraînais là-dessus. Mais je devais voyager à Toronto, parce que c’était la seule au Canada!» se remémore Nicolas Fontaine, qui a fait les belles heures du saut acrobatique dans les années 1990.

Il compte quatre participations olympiques, dont une médaille d’argent, un titre de champion du monde et quatre de champion de la saison de Coupe du monde. Aujourd’hui, il dirige l’équipe du Québec de sauts et est vice-président du complexe de rampes d’eau Acrobatx Yves-LaRoche, à Lac-Beauport.

Le super trampoline de l’Ontarien Dave Ross, coach de la double championne olympique Rosie MacLennan, est arrivé à Québec depuis un an. Le fondateur et président des Studios acrobatiques de Vanier, Jean-François Martel, en a installé deux dans sa nouvelle succursale de Saint-Émile, à 25 000 $ pièce.

Gain de 30 %

Deux fois plus grand et des bonds 30 % plus haut que sur un trampoline olympique régulier. «On veut donner des outils aux athlètes. Un gars qui fait du ski acrobatique, vu qu’il saute 30 % plus haut, le mouvement va être 30 % plus facile à pratiquer. Et sur un trampoline, en 10 minutes, tu peux exécuter des centaines de sauts, alors que sur une descente de ski, tu vas faire deux sauts dans le même temps», illustre Martel, un ancien gymnaste et artiste de cirque durant une vingtaine d’années.

Fontaine y voit un ajout à l’offre d’entraînement dans la région, avec les parcours sur neige, les rampes d’eau l’été et le coussin d’air géant gonflé au pied de ces mêmes rampes l’hiver.

«Quand les jeunes arrivent à la rampe d’eau, leurs habiletés acrobatiques ne sont pas assez développées. On a besoin d’aide de l’extérieur pour nous aider et c’était difficile de trouver de bons plateaux d’entraînement et de bons entraîneurs assez multidisciplinaires pour identifier la spécificité de chaque sport, pas juste en gymnastique», explique Fontaine.

«Maintenant, on n’a pas un, mais deux de ces trampolines disponibles à Québec, à cinq minutes du centre Yves-LaRoche. Un jeune qui commence à s’entraîner sur un super trampoline à l’âge de 10 ans, rendu à 18 ou 20 ans, il aura développé des compétences acrobatiques incroyables», prédit-il.

Un troisième de ces super trampolines existe au Québec, dans la région de Montréal, mais est installé à l’extérieur. Fontaine estime à quelques milliers le nombre de jeunes qui pratiquent le ski acrobatique de tous styles dans la région, pas tous sous supervision. Quelque 500 adeptes fréquentent les rampes d’eau de Lac-Beauport, plus du double d’il y a quatre ans.