Deux équipes qui souhaitent oublier leur dernier affrontement [VIDÉO]

La demi-finale québécoise de football universitaire mettra en scène samedi, au Stade Telus, deux équipes qui souhaitent oublier leur dernier affrontement, mais pour des raisons différentes. Le 6 octobre, le Rouge et Or de l’Université Laval avait en effet écrasé les Stingers de Concordia par la marque de 74 à 0, un match où le quart des Stingers Adam Vance, nommé au sein de l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ), n’avait accumulé que 57 verges par la passe. Les deux adversaires se revoient cette semaine pour un match sans lendemain et tant l’entraîneur-chef de Concordia, Brad Collinson, que son homologue de Laval, Glen Constantin, souhaitent regarder vers l’avant et tourner la page sur ce match à sens unique.

La confiance des champions

En point de presse jeudi, l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, démontrait la confiance du pilote d’une équipe qui vient de remporter le championnat de la conférence du Québec. «Il faut jouer notre standard, peu importe le passé», a déclaré Constantin, qui estime que son équipe s’est améliorée depuis le dernier affrontement avec Concordia. «Je ne pense pas qu’on va gagner 150 à 0, mais les joueurs comprennent qu’ils doivent jouer leur plein potentiel. Pour ça, je ne suis pas inquiet. Je suis très satisfait de leur comportement des trois ou quatre dernières semaines. La semaine de relâche nous aide: les joueurs étudient le matin et peuvent mettre l’accent sur le football en après-midi», a-t-il déclaré. Constantin insiste tout de même sur l’importance «d’oublier le dernier match contre Concordia» et «de ne pas penser au match suivant (celui de la Coupe Dunsmore)». «Il faut penser seulement au match de samedi, alors qu’on aura devant nous une équipe qui a tout à gagner et rien à perdre», poursuit-il, ajoutant que les Stingers misent beaucoup sur des fronts multiples défensivement tout en mettant beaucoup de pression sur le quart-arrière. D’ailleurs, le pilote du Rouge et Or veut éviter de faire reposer le dénouement du match sur les épaules de son jeune quart Thomas Bolduc. «Il faudra avoir un équilibre entre la passe et la course. Et il ne faut pas non plus oublier que c’est le mois des jeux truqués, surtout contre une équipe qui n’a rien à perdre. Il faudra être aux aguets défensivement.» Constantin ne croit pas que les siens réussiront à empêcher les deux meilleurs receveurs de passes des Stingers, James Tyrrell et Jeremy Murphy, de capter une passe comme ils l’ont fait lors du dernier match entre les deux équipes. «C’était un accomplissement assez spécial et je ne crois pas qu’on pourra le refaire. Ce sont deux très bons joueurs», ajoute-t-il en avançant qu’il se préparait également pour une possible apparition du receveur vedette Vince Alessandrini, limité à une seule partie cette saison à cause des blessures. «Je suis convaincu que, s’il est apte à jouer, il va jouer», termine Constantin.

EN CHIFFRES

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 7 victoires 1 défaite (première position)
  • Dernier match: Victoire de 35 à 10 contre le Vert & Or Sherbrooke
  • Points marqués: 301
  • Points accordés: 172
  • Verges accumulées: 3 191 (1 720 par la course, 1 471 par la passe)
  • Verges accordées: 1 838 (676 par la course, 1 162 par la passe)
Il faut jouer notre standard, peu importe le passé. Les joueurs comprennent qu’ils doivent jouer leur plein potentiel. Pour ça, je ne suis pas inquiet», déclare l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin.

À la recherche du match parfait

Pour Brad Collinson, entraîneur-chef des Stingers de Concordia, la recette pour vaincre le Rouge et Or est à la fois simple et compliquée. «Quand on joue contre eux, il faut jouer un match parfait. Malheureusement, on ne l’a pas fait cette année», a-t-il déclaré, réaliste, lorsqu’on lui a rappelé que les deux affrontements de ses protégés avec la troupe de Glen Constantin s’étaient soldés par des défaites plutôt humiliantes de 41 à 6 et de 74 à 0. «Laval est une bonne équipe qui est bien «coachée»», ajoute celui qui en sait quelque chose, ayant pendant plusieurs années fait partie du personnel d’entraîneurs du Rouge et Or. Il rappelle cependant que les Stingers ont connu plus de succès cette saison contre les autres équipes de la conférence, l’emportant deux fois contre Sherbrooke et perdant trois des quatre autres matches par sept points ou moins, dont deux duels serrés contre les puissants Carabins de l’Université de Montréal. «Peu importe l’équipe que tu affrontes en séries, ce sera une bonne équipe. Il y a une parité dans notre conférence cette saison, c’est juste qu’on n’a rien fait contre Laval cette année», poursuit-il. Même si son équipe a beaucoup vécu par la passe cette année, Collinson est déterminé à démontrer un style offensif basé sur les options de course et de passe en fin de semaine. «Tout dépend des options qu’on nous donnera. Si le Rouge et Or «loade le box», on va lancer le ballon. S’ils «droppent neuf», on va courir», a-t-il illustré. «Nous savons que nous sommes une équipe différente des autres cette année dans la mesure où les autres ont un centre-arrière et beaucoup de formations avec des demis insérés alors que nous, on fonctionne plus avec cinq receveurs», poursuit Collinson. «Notre offensive joue bien depuis deux semaines et oui, notre défensive a donné des verges, mais on est dans une bonne conférence. Nos jeunes sur la ligne de mêlée se sont tout de même améliorés», résume-t-il. Finalement, Brad Collinson a assuré que le receveur Vince Alessandrini, blessé, ne serait pas disponible pour le match de samedi.

EN CHIFFRES

  • Stingers de Concordia
  • Fiche: 2 victoires 6 défaites (quatrième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 17 contre McGill
  • Points marqués: 121
  • Points accordés: 262
  • Verges accumulées: 2 623 (603 par la course, 2 020 par la passe)
  • Verges accordées: 3 378 (1 489 par la course, 1 889 par la passe)
«Quand on joue contre eux [le Rouge et Or], il faut jouer un match parfait. Malheureusement, on ne l’a pas fait cette année, reconnaît l’entraîneur des Stingers, Brad Collinson. Laval est une bonne équipe qui est bien coachée.»