Si, dans le premier match de la finale de la Coupe du président, l’Armada avait offert une superbe performance contre le Titan, la fatigue a rattrapé la formation de Blainville-Boisbriand dans le deuxième affrontement, remporté 4-0 par leurs adversaires.

Deux congés qui tombent bien pour l’Armada

BOISBRIAND — L’adrénaline avait peut-être aidé l’Armada de Blainville-Boisbriand à offrir une superbe performance lors du premier match de la Coupe du président, mais la fatigue a visiblement rattrapé la formation des Basses-Laurentides lors de la deuxième partie.

Au lendemain d’un revers de 4-0 aux mains du Titan d’Acadie-Bathurst, qui a créé l’impasse dans la finale, l’entraîneur-chef Joël Bouchard et ses hommes n’avaient pas l’intention de cracher sur les deux journées de congé dont ils bénéficient avant de sauter sur la patinoire du Centre K.C. Irving pour y disputer le troisième affrontement, mardi soir.

L’Armada n’a pas été déclassée lors du deuxième match, au contraire, mais force est d’admettre que les sept duels au tour précédent contre les Islanders de Charlottetown, dont trois ont nécessité une prolongation, ont laissé des traces.

«J’ai ressenti la fatigue, a observé Bouchard. Nous avions la semaine dans le corps. Personne n’a dit que ce serait une série facile, dans le sens qu’on joue quand même contre la deuxième équipe au classement. Nous sommes où nous voulons être et les deux journées de congé vont faire du bien. Nous serons reposés à Bathurst.»

L’Armada n’avait attendu que 72 heures avant d’en découdre en finale avec le Titan, qui avait pour sa part profité d’un congé de huit jours. La troupe de Mario Pouliot était beaucoup mieux rodée samedi alors que ses rivaux ont légèrement manqué de jambes.

«Les émotions ont atteint un haut niveau cette semaine. Après un match difficile vendredi, nous sommes venus pour jouer samedi et nous n’avons pas donné beaucoup d’occasions de marquer, a déclaré l’entraîneur-chef de l’Armada. Je trouvais nos jeux un peu moins raides qu’à l’habitude, mais je ne peux pas dire qu’il y avait un manque d’effort.»

Le dernier changement

À Boisbriand, l’Armada avait le luxe du dernier changement et le personnel d’entraîneurs avait l’avantage de gérer les confrontations. Ça n’a toutefois pas empêché Pouliot d’envoyer à outrance ses meilleurs éléments défensifs.

Olivier Galipeau, gagnant du trophée Émile-Bouchard remis au meilleur défenseur du circuit Courteau, et son partenaire de jeu Noah Dobson, espoir du top 10 au prochain repêchage de la LNH, ont d’ailleurs engrangé beaucoup de minutes lors des deux premières rencontres à l’étranger.

Maintenant à domicile, l’entraîneur-chef du Titan pourra utiliser ce dernier changement afin de contrer les attaquants de l’Armada Alexandre Alain, Drake Batherson et Alex Barré-Boulet, les trois meilleurs pointeurs depuis le début des séries.

La stratégie ne semble toutefois pas effrayer Bouchard qui, fidèle à lui-même, a analysé la situation sans prendre de détours.

«Aller jouer à Bathurst, ça ne m’énerve pas beaucoup. Mario peut faire jouer Galipeau et Dobson tant qu’il veut, ça fait partie du jeu, a-t-il mentionné. Il a des joueurs et il les met sur la glace, je fais la même chose avec les miens.»

À partir de mardi, les deux équipes seront à court d’excuses pour expliquer leurs performances en finale de la Coupe du président. Elles seront reposées et en santé, mais surtout, elles seront prêtes à tout donner pour avoir la chance de représenter la LHJMQ lors du prochain tournoi de la Coupe Memorial.