L'Américain James Driscoll a pris part à plus de 100 tournois de la PGA, empochant des gains en carrière de 6 millions $.

Deux anciens de la PGA à l'Omnium du Québec Canam

Misant sur son contingent le plus relevé depuis sa renaissance en 2014, l’Omnium du Québec Canam se permet aussi un clin d’œil à la PGA, cette semaine, puisque deux golfeurs ayant joué les plus grands tournois du monde seront présents sur les allées du club de golf de Saint-Georges.

Après David Moreland IV, un habitué des tournois du Circuit Canada Pro Tour (CCPT), voilà que James Driscoll s’ajoute à la liste des joueurs inscrits à ce tournoi de quatre jours doté d’une bourse de 100 000 $, dont 18 000 $ iront dans les poches du vainqueur.

À 40 ans, Driscoll revendique plus de 100 participations à des tournois de la PGA et a amassé des gains de 6 millions $ en carrière. Il a déjà pris part au Tournoi des maîtres et à l’Omnium des États-Unis.

«Un ami de Driscoll qui participe à nos tournois lui a suggéré de venir jouer l’Omnium du Québec et il m’a appelé pour s’inscrire», a expliqué Jean Trudeau, le président du CCPT à propos du natif du Massachusetts. Il ne faut cependant pas en déduire que la victoire lui est assurée à l’avance, car le tableau regroupe plusieurs joueurs en mesure de s’épanouir sur le terrain beauceron.

«Il est impossible de prédire le gagnant. Le contingent n’a jamais été aussi relevé, autant en termes de qualité que de quantité. Nous avons 140 joueurs, dont une trentaine d’Américains, des gars à temps plein des circuits PGA Canada et Mackenzie Tour», ajoute Trudeau.

Des Québécois dans le coup

Parmi les joueurs en mesure de s’imposer, on retrouve plusieurs Québécois. Le champion en titre Marc-Étienne Bussières (Longchamp) voudra défendre sa victoire de l’an dernier. D’autres seront à surveiller, comme le favori local Max Gilbert, Yohan Benson, Pierre-Alexandre Bédard, Raoul Ménard et Sonny Michaud, auteur de sa première victoire à l’Omnium Bâton Rouge, plus tôt cette saison.

«Ça ne me surprendrait pas qu’un Québécois puisse l’emporter. Personnellement, je suis content avec mon jeu. J’ai joué 150 rondes, cette saison, et j’affiche une moyenne de 69, une première pour moi en carrière. Le tableau est très relevé, mais au final, je n’ai aucun contrôle sur ce que les autres font. Je dois battre le terrain et ne pas me battre moi-même», illustre Michaud, représentant du club La Tempête.

Si le tournoi devait se gagner avec une carte cumulative de -  30, Michaud pense avoir les moyens de s’approcher de ce score. «J’ai joué -  14 à la Coupe Canada, à Victoriaville, la semaine dernière, c’est donc possible de faire mieux, car la coche n’est pas si haute, ça t’indique que ton jeu est déjà bon», disait celui qui se réjouit plus de la constance de son jeu que de ses résultats.

Dans un tournoi de quatre jours, c’est justement cette constance qui fait la différence. Personne ne l’emporte en jouant une seule bonne ronde, comme on peut parfois le faire sur un tournoi de deux jours.

«J’adore les tournois de quatre jours par ça. On passe 18h sur le terrain, en plus de gérer la pression qui vient avec ça. La victoire est vraiment méritée.»

L’Omnium du Québec se met en marche jeudi, avec les premiers départs à 7h15. Il s’agit du deuxième tournoi le plus âgé au pays, le plus vieux étant l’Omnium du Canada.