Le premier trio des Golden Knights de Vegas, mené notamment par William Karlsson (au centre) et Jonathan Marchessault (à droite) brille depuis le début des séries. Les Knights ne sont pas les seuls à compter sur un trio percutant, l'offensive n'ayant pas été aussi dominante en éliminatoires depuis plus de 20 ans.

Des séries à saveur offensive

Chaque fois que les membres du trio numéro un des Bruins de Boston sautent sur la patinoire, la défensive du Lightning de Tampa Bay se place en mode alerte. Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak vous feront payer la moindre erreur. Et c’est ce qu’ils ont fait.

«Vous croyez que tout va et que vous jouez bien, et ils n’ont besoin que d’une opportunité», note le défenseur Ryan McDonagh du Lightning. «Nous le savions. Ce n’est pas une surprise. Ils forment un bon trio.»

Depuis le début des séries éliminatoires de la LNH, les meilleures unités offensives se paient un festin, au point d’accumuler les points à une cadence qui n’a pas été vue en plus de deux décennies. Les trios numéro un des Capitals de Washington, des Golden Knights de Vegas, des Penguins de Pittsburgh, des Jets de Winnipeg et des Predators de Nashville dominent les meilleurs tandems défensifs rivaux.

En principe, il est censé être plus difficile de marquer des buts pendant les séries, mais après des années de changements apportés aux règlements dans le but d’ajouter des buts — et plus de buts —, c’est exactement ce qui se produit.

Pendant les 54 premiers matchs éliminatoires, il s’est marqué 332 buts, le plus fort total à ce stade des séries depuis 1996 (338). Les gardiens de but étoile offrent un spectacle de qualité, ce qui n’empêche pas les trios formés de Jake Guentzel, Sidney Crosby et Patric Hornqvist (Pittsburgh); Alex Ovechkin, Evgeny Kuznetsov et Tom Wilson (Washington); Kyle Connor, Mark Scheifele et Blake Wheeler (Winnipeg); Jonathan Marchessault, William Karlsson et Reilly Smith (Vegas); et Filip Forsberg, Ryan Johansen et Viktor Arvidsson (Nashville) de profiter de leurs opportunités.

Pas de formule magique

Après les parties jouées mardi soir, les trios numéro un avaient été sur la patinoire pour environ 54 % des buts marqués depuis le début du deuxième tour, une démonstration de talent qui prouve que les excellents joueurs offensifs surpassent les excellents joueurs défensifs.

«Nous avons un plan de match, mais je ne pense pas que nous avons réussi à l’exécuter totalement», a souligné le défenseur Brendan Dillon, des Sharks, au sujet du travail effectué pour contenir le premier trio des Golden Knights. «Nous y arrivons ici et là.»

Les équipes comptent de plus en plus sur leurs meilleurs défenseurs pour contribuer à l’attaque et contrer la menace offensive de l’adversaire. Et en séries, ils doivent plus que jamais soupeser correctement le moment de contre-attaquer.

Chez les Bruins, Zdeno Chara et Charlie McAvoy ont tenu en échec Auston Matthews et les meilleurs attaquants des Maple Leafs de Toronto lors de la première ronde des séries. Le duo continue de se voir confier les missions les plus difficiles face au Lightning.

«Il n’y a pas de formule magique, si ce n’est que “Z” et Charlie ont réussi, dans la majorité des cas, à ne pas se faire prendre en défaut et à éviter de donner des surnombres», a expliqué l’entraîneur-chef Bruce Cassidy.