Comme plusieurs milliers de pee-wee qui envahiront le Centre Vidéotron mardi soir pour voir Philipp Kurashev et les Remparts affronter les Tigres de Victoriaville, Kurashev était lui-même assis dans les estrades du Colisée de Québec, il y a sept ans.

Des pee-wee devenus grands

«Je me souviens d’avoir assisté à un match des Remparts, quand on était ici. Bien sûr, j’étais loin de me douter que j’allais un jour jouer pour cette équipe! C’est drôle comment tout ça s’est arrangé par la suite.»

Comme plusieurs milliers de pee-wee qui envahiront le Centre Vidéotron mardi soir pour voir Philipp Kurashev et les Remparts affronter les Tigres de Victoriaville, Kurashev était lui-même assis dans les estrades du Colisée de Québec, il y a sept ans.

Entouré de ses coéquipiers des Swiss Eastern Selects, un mardi soir de février 2012, il a regardé les Remparts infliger une raclée de 9-1 au Drakkar de Baie-Comeau. Mikhail Grigorenko et Adam Erne avaient chacun inscrit deux buts. Comme le jeune Kurashev, l’immense majorité des 12 158 spectateurs étaient des hockeyeurs de 11 ou 12 ans participants du Tournoi international pee-wee de Québec.

Même genre de pointage que pour les matchs de la troupe suisse classée AA-Élites. Kurashev et ses compatriotes avaient toutefois perdu par ces importantes marges, 8-0 contre North Shore Winter Club et 10-2 contre Detroit Compuware.

«On avait perdu nos deux matchs, mais on avait quand même gagné quelques parties hors concours. On avait aussi fait plusieurs sorties touristiques, comme aller voir les chutes Montmorency, visiter l’Hôtel de glace et glisser à Valcartier. C’était une belle expérience», indique celui qui a été repêché dans la LNH en juin dernier, par Chicago, et qui, à 19 ans, dispute sa troisième campagne dans le junior majeur avec Québec.

Contre les petits Nordiques

Pas besoin de venir d’aussi loin que la Suisse pour être impressionné par l’immensité de l’amphithéâtre de Limoilou, le Colisée jusqu’en 2015. Le gardien des Remparts Anthony Pagliarulo arrivait de Laval, en 2013.

«On avait gagné nos deux premiers matchs, puis on avait affronté les petits Nordiques. Un samedi midi, c’était rempli! À cet âge-là, c’est impressionnant. Même encore aujourd’hui, ça l’est, mais à cet âge-là, c’est un rêve. On a perdu, mais comme expérience, c’était juste fou!» se remémore le portier de 18 ans.

Les Sénateurs de Laval, dans la division AA-Bolduc, partageaient le travail devant le filet dans ce tournoi entre Pagliarulo et Cédric Laverdière, qui évolue maintenant dans le junior AAA.

Même s’il est originaire de Québec, Samuel Dickner avoue lui aussi avoir été fasciné du haut de ses 12 ans par l’ampleur de l’événement et de l’aréna. «Me semble que ça ne fait pas si longtemps que ça...» sourit le petit ailier gauche des Remparts, lui qui s’alignait pour le Champlain de Québec-Centre dans l’Inter B, en 2012.

«Magique!»

«Juste jouer un match au Colisée, c’était magique! Tu profites de l’expérience et tu essaies d’avoir du plaisir», réitère-t-il, lui dont l’équipe avait perdu son premier affrontement, avant d’aller en disputer deux autres à l’Arpidrome de Charlesbourg.

Auteur de deux buts en trois rencontres dans le tournoi, Dickner estime qu’il s’agit souvent du premier moment de grande ampleur vécu par un jeune hockeyeur. «Il y a beaucoup de monde dans les estrades, ça donne un peu un sentiment d’importance. Ce tournoi-là est reconnu partout et tout le monde t’en parle dans ta famille et tes amis», résume Dickner.