Les partisans de la France réunis au Pub Galway

Des partisans de Québec soulagés par la victoire de la France

Les partisans français et argentins réunis au Pub Galway, sur l’Avenue Cartier, pour le match France-Argentine en huitième de finale de la Coupe du monde de soccer, s’attendaient à un match serré, mais après une première mi-temps paritaire, c’est la France qui a remporté la victoire 4-3. À l’image du match en Russie, l’ambiance au Galway était survoltée.

Interrogé à la mi-temps, Arnaud Landry avait pronostiqué des buts de Kylian Mbappé. Chose faite à la 64e et 68e minute. Des buts qui ont libéré les partisans français qui ont pu laisser éclater leur joie, après la douche froide à la reprise avec le 2e but argentin.

«C’était stressant jusqu’à la fin, mais j’ai commencé à y croire avec le but de Mbappé», a avoué Dave Robin après le match. 

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Stressant, d’autant plus que les Argentins ont réduit le score à la 93e minute grâce à un but d'Agüero et se sont montrés menaçants jusqu’au coup de sifflet final.

Malgré la défaite, les partisans argentins n’étaient pas trop déçus du résultat. «Je suis fier de ce qu’ils ont donné. Jusqu’à la fin, on a eu des chances de marquer», a analysé Rafael Forteza, qui a critiqué les choix du sélectionneur. «Messi s’est souvent retrouvé tout seul, il a fait ce qu’il pouvait et a été l’initiateur de deux buts, mais le sélectionneur n’a pas choisi les bons joueurs pour l’entourer.»

Tout au long du match, les cris de joie ou de stupeur se sont fait entendre au Galway dans les deux camps. Les visages un peu crispés du côté argentin, au début du match avec l’ouverture du score par Antoine Griezmann pour la France, ont changé de camp avec l’égalisation de Di Maria (41e). 

À la mi-temps, la confiance régnait dans les deux équipes. Chacun pensait pouvoir remporter la victoire. Fabiola Forteza était contente de l'Albiceleste et était persuadée que Messi allait «montrer la voie à ses coéquipiers pour la victoire en 2e période». Les Argentins y ont cru à la 50e minute avec le but de Mercado, mais elle fut de courte durée avec l’égalisation de Benjamin Pavard pour la France à la 57e minute. 

À partir de là, l’espoir est revenu chez les Français qui n’ont pas cessé d’encourager leur équipe et les décibels sont montés d’un cran à chaque but de la France.  

Match serré 

Avant le coup d’envoi, les partisans des deux équipes se montraient confiants, mais prudents. Le match allait être serré, promettaient-ils.

Pour Frédéric Gaillard, partisan de la France, la France avait «des chances de gagner», mais il fallait devoir être «fort défensivement» et l’attaque se montrer «décisive». 

Un avis partagé par Félix Devisme: «Le match va être difficile, mais je suis confiant. Messi n’a pas montré grand-chose jusqu’à présent et on a l’équipe pour aller loin.»

Du côté argentin, la confiance était également de mise. «Avec la victoire contre le Nigeria et la claque contre la Croatie [lors de la phase de poule], il va y avoir beaucoup de volonté par rapport à la représentation du pays, le match va être serré, ça peut aller dans les deux sens», a confié Rafael Forteza.

En quart de finale, vendredi 6 juillet à 10h, la France affrontera l'Uruguay.

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UNE MONTAGNE RUSSE D'ÉMOTIONS

Les partisans argentins ont éclaté de joie lorsque l'Argentine a créé l'égalité en fin de première demie.

Il n’y avait pas qu’au Pub Galway où les partisans argentins avaient trouvé un siège pour regarder le match de huitièmes de finale contre la France. Une vingtaine d’entre eux se sont entassés dans la petite salle à manger de La Cantina 10, sur le chemin Sainte-Foy, pour soutenir la troupe de Lionel Messi. 

Le cœur était à la fête jusqu’à la 57e minute, moment où Benjamin Pavard a ramené les deux équipes à la case départ. Par la suite, «une avalanche d’erreurs» a coulé l’Albiceleste. La joie a rapidement fait place à un mélange de colère et de déception chez les partisans. 

«Il y a eu des graves erreurs qui ne se font pas, analyse le propriétaire de l’endroit, Nicolas Driussi. Ce sont des choses que tu ne te permets même pas dans une petite ligue de garage et ici ils le font à la Coupe du monde. Moi ça m’a vraiment fait de la peine.» 

Sans jeter le blâme sur Lionel Messi, M. Driussi compare la performance argentine à «un restaurant où personne — le gérant, le busboy, le serveur — n’est bon. […] C’est la triste vérité.» Ouvert depuis seulement un mois et demi, le restaurant a affiché complet à chaque partie de l’Argentine et compte continuer à accueillir des partisans d’autres sélections d’ici la conclusion du Mondial le 15 juillet.  Sébastien St-Onge