Alex Chiasson est l'un des cinq joueurs des Oilers à être retourné sur la patinoire, lundi.
Alex Chiasson est l'un des cinq joueurs des Oilers à être retourné sur la patinoire, lundi.

Des Oilers sur la glace!

Les Oilers d’Edmonton étaient de retour au Rogers Place lundi, certains d’entre eux, du moins. Le club avait ouvert son aréna pour des entraînements volontaires en petits groupes, alors que la LNH commençait la phase 2 de son protocole vers un retour au jeu.

Les Oilers ont publié un gazouillis incluant une photo et une vidéo dans lesquelles on pouvait voir les attaquants Alex Chiasson et Tyler Benson, les défenseurs Kris Russell et Matt Benning, ainsi que le gardien des ligues mineures Stuart Skinner effectuer des exercices sur la patinoire. Les cinq respectaient des règles de distanciation sociale.

Les joueurs à travers le circuit avaient l’option de retourner au centre d’entraînement de leur équipe si les autorités locales le permettaient.

«C’est certainement différent, a admis Benning lors d’une vidéoconférence après l’entraînement. Il y a des personnes pour nous aider à suivre toutes les règles, s’assurer que nous portons un masque et que nous respectons les mesures sanitaires.

«C’était bien de retourner à la patinoire, mais c’était différent. Nous avons dû faire beaucoup de choses pour respecter les mesures de sécurité et profiter des installations.»

De nombreux joueurs de la LNH sont retournés dans leur résidence estivale au début de la pandémie de la COVID-19 et ils sont toujours éparpillés à travers l’Amérique du Nord et l’Europe. Selon les règles locales, certains ont accès à une patinoire depuis plusieurs semaines.

À Montréal

Pour sa part, le Canadien de Montréal a fait savoir qu’aucun joueur a manifesté pour l’instant le désir de s’entraîner sur la glace du complexe sportif de l’équipe à Brossard. Seulement deux joueurs sont actuellement dans la région de Montréal, soit les attaquants Paul Byron et Jonathan Drouin.

«Compte tenu des règles de quarantaine en vigueur ici au Canada, nous savons que les joueurs de l’extérieur du pays préfèrent demeurer dans leur région pour s’entraîner», a précisé l’équipe la semaine dernière.

De plus, l’équipe profite de la situation actuelle pour faire des travaux de maintenance sur la patinoire du centre d’entraînement. Mais elle a précisé que la patinoire peut être prête en 72 heures si un joueur en fait la demande.

La LNH, qui a récemment dévoilé un plan de relance de la saison 2019-20 avec des séries à 24 équipes, a interrompu ses activités le 12 mars avec 189 matchs à jouer au calendrier régulier.

Les Flames de Calgary avaient la permission d’ouvrir leurs installations lundi, mais un porte-parole a indiqué dans un courriel qu’ils le feront seulement plus tard cette semaine. La médecin en chef de l’Alberta, la docteure Deena Hinshaw, avait donné la permission aux Oilers et aux Flames de reprendre l’entraînement en petits groupes dès lundi.

Les Canucks de Vancouver et les Jets de Winnipeg sont un peu dans la même position que le Canadien et n’ont pas l’intention de rouvrir rapidement leurs installations puisque la majorité des joueurs n’habitent pas la région.

Les Maple Leafs de Toronto ont indiqué vendredi dernier que leurs joueurs allaient passer des tests de dépistage de la COVID-19 dans l’objectif d’ensuite effectuer des examens médicaux cette semaine. Les Sénateurs d’Ottawa sont l’une des sept équipes exclues du format de relance à 24 équipes.

Si certains joueurs ont pu continuer à patiner pendant la pandémie, la majorité a dû se contenter d’entraînements avec l’équipement disponible chez soi.

«C’est une chose de s’entraîner, c’est autre chose de patiner sur la glace, a dit Benning, qui a ajouté que Chiasson avait planifié certains exercices. Ce n’est pas tout le monde qui peut retourner sur la patinoire et reprendre là où il avait laissé. Quand je passe deux jours sans patiner et que je retourne sur la glace, j’ai l’impression que je n’ai jamais patiné de ma vie!

«Les trois derniers mois ont été un peu stressants, mais je me sens beaucoup mieux que je l’imaginais.»

Les entraînements doivent se faire sans contact et on ne peut envoyer plus de six joueurs en même temps sur la patinoire. On s’attend aussi à ce que les joueurs se tiennent loin les uns des autres.


« Quand je passe deux jours sans patiner et que je retourne sur la glace, j’ai l’impression que je n’ai jamais patiné de ma vie! »
Alex Chiasson

Les joueurs doivent porter un masque en arrivant et quittant le centre d’entraînement, ainsi que dans les situations où il est impossible de respecter la distanciation sociale. Ils n’ont toutefois pas à porter un masque pendant les exercices sur la glace ou hors de la patinoire.

Les entraîneurs et membres de la direction peuvent regarder, mais n’ont pas la permission de participer aux séances.

Les joueurs et membres de l’organisation doivent subir un test de dépistage de la COVID-19 deux jours avant de reprendre l’entraînement, puis deux fois par semaine par la suite. Ils doivent aussi prendre leur température chaque jour avant de partir pour l’aréna.

Les équipes doivent aussi faire un suivi à l’arrivée de chaque joueur.

«Ce n’est pas très agréable, a dit Benning au sujet de la prise d’échantillon nasal pour le test de dépistage. Il y avait déjà des joueurs sur la patinoire et nous avions hâte de pouvoir y aller.

«Il y a peut-être un joueur ou deux qui vont se plaindre, mais ils vont le faire quand même.»

La prochaine phase de relance de la LNH devrait permettre aux équipes d’organiser des camps d’entraînement quelque part après le 10 juillet. Le tournoi à 24 équipes commencerait ensuite tard en juillet ou tôt en août.