Jakub Lauko a déjoué Anthony Morrone pour marquer l’un des trois buts des siens, mercredi, au Centre Vidéotron.

Des Huskies hermétiques contre les Remparts

Confrontés à nouveau à l’une des meilleures équipes de la LHJMQ, les Remparts n’ont jamais pu percer l’hermétique défensive des Huskies de Rouyn-Noranda, mercredi au Centre Vidéotron, avec le résultat qu’ils ont encaissé une défaite de 3-0. Il s’agissait de leur premier revers par blanchissage depuis le début de la saison.

Les Remparts disputaient leur 17e match de la campagne, soit le quart du calendrier régulier. Ils présentent une fiche de 8-7-1-1 et entreprennent, vendredi, un très long voyage qui les mènera à Victoriaville, Gatineau, Rouyn-Noranda, Val-d’Or et Shawinigan.

«C’est vraiment une puissance, sûrement l’une des meilleures équipes qu’on a affrontées cette saison», notait l’entraîneur-chef Patrick Roy. «Ils ont joué un très bon match de route, ils ont bien défendu le devant du filet. D’un côté comme de l’autre, il n’y a pas eu beaucoup de chances de marquer, mais c’est certain qu’il y avait très peu d’espace sur la patinoire.

«J’ai senti qu’ils avaient plus d’énergie que nous, à comparer à celle qu’on avait dans nos matchs contre Rimouski. Mais on n’a donné que 23 lancers contre une machine de hockey sans que l’on joue notre meilleur match.»

Roy a passé une partie de la soirée à jongler avec son premier trio, utilisant à peu près tous les ailiers gauches de son alignement avec Philipp Kurashev et Aleksei Sergeev. La présence d’Olivier Mathieu, qui effectuait un retour au jeu après avoir raté les quatre précédentes rencontres, n’a pas duré longtemps sur cette ligne.

«On l’a essayé en première période, mais c’était peut-être un peu trop demander pour un premier match. Je ne trouvais pas que c’était menaçant, ça prend un joueur qui donne la rondelle à Kurashev en mouvement, je ne veux pas qu’il soit toujours en échec avant. J’ai essayé Olivier, Cormier, Montreuil et Dubé, mais je dois admettre que Thomas Caron faisait un très bon travail avec lui.»

Pas grand-chose de solide

Les Remparts n’ont effectué que deux lancers dangereux sur leurs 22 au tableau selon le sommaire du match. Les joueurs de Rouyn-Noranda n’en ont eu que sept en 23, mais ils ont touché la cible à chaque période par l’entremise de Jakub Lauko et Justin Bergeron (2) aux dépens d’Anthony Morrone, tandis que Zachary Émond a été crédité du zéro.

«On n’a pas donné grand-chose de solide dans l’enclave aux Remparts, sauf peut-être un moment fort qu’ils ont eu en deuxième. Ils ont pris des lancers de l’extérieur. Les Remparts sont difficiles à battre au Centre Vidéotron, on était prêt. On a rebondi après notre défaite à Val-d’Or. Quand tu as une occasion de le faire après une défaite inattendue, c’est bon», indiquait l’entraîneur-chef Mario Pouliot.

Le capitaine des Remparts constatait la même chose. «Ils ont bien fermé le jeu, ils ont super bien joué, le crédit leur revient», reconnaissait Benjamin Gagné. «Je pense qu’on n’a pas travaillé assez fort, ç’a paru un peu à la fin du match. C’est quand même fatigant de jouer un match comme ça, il va falloir trouver un moyen de jouer ce style-là pendant le reste de l’année. La clé sera de garder nos présences plus courtes pour avoir le plus de jambes possible.»

Notes

Les Remparts s’entraînent, jeudi, avant de partir sur la route pour huit jours… 

Le premier choix des Huskies, William Dufour, de Beauport, n’a pas pu jouer devant les membres de sa famille puisqu’il a quitté l’équipe, mardi, pour participer au Défi mondial des moins de 17 ans… 

Les Remparts ne joueront pas à Québec avant le vendredi 16 novembre contre Shawinigan. L’assistance de 6405 spectateurs était la plus petite des 10 matchs disputés au Centre Vidéotron, cette saison.

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POULIOT COMME CHEZ LUI À ROUYN-NORANDA

Après avoir remporté la Coupe Memorial avec le Titan d’Acadie-Bathurst, Mario Pouliot a la chance d’éviter la phase de reconstruction qui commence au Nouveau-Brunswick. Il se retrouve plutôt avec un club qui figure, encore, parmi la crème de la LHJMQ.

Pouliot a remplacé Gilles Bouchard à la barre des Huskies de Rouyn-Noranda lors du départ de ce dernier pour  le club-école du Lightning de Tampa Bay dans la Ligue américaine. Il a hérité de la double fonction d’entraîneur-chef et de directeur général, mais aussi d’une équipe de grande qualité. «Je n’ai pas eu besoin d’une période d’adaptation. Je connaissais déjà très bien la ville, l’organisation, le propriétaire, j’ai juste eu besoin de changer de bord dans le bureau des coachs», disait en riant celui qui avait été l’adjoint de Bouchard pendant trois ans et demi avant de diriger le Titan.

En débarquant en Abitibi, Pouliot a trouvé un club redoutable doté d’une profondeur qui aidera les Huskies à éviter un cycle de reconstruction dans les prochaines années. «J’ai connu l’après-Patrick Cormier, à Rouyn, ce n’est jamais facile. Le but, c’est d’être compétitif chaque saison. Si tu fais bien les choses, ça peut se faire», disait-il à propos du club ayant toujours misé sur plusieurs choix au repêchage pour arriver à ses fins.

Avant le match de mercredi, les Huskies menaient le classement de la division ouest. Maintenant qu’il sait ce qu’il a sous la main, il ne pense qu’à voir son club poursuivre sa progression. «On verra où l’on se situe à l’approche de la période des échanges. On sait qu’il y a beaucoup de parité dans la Ligue, on sait qu’on peut rivaliser avec les formations de tête», disait celui dont le retour à Bathurst aura lieu le 2 décembre. On devrait alors lui remettre sa bague de la Coupe Memorial. 

«On a accompli quelque chose d’exceptionnel en étant le plus petit marché à gagner la Coupe, ça va toujours rester gravé dans ma mémoire.»