Daniel Jones a complété 23 passes sur 36 passes pour 336 verges, deux touchés et une passe de conversion de deux points. Il a ajouté deux touchés au sol dont celui déterminant de sept verges, avec 1:16 à disputer (photo).

Des débuts réussis pour Daniel Jones avec les Giants

EAST RUTHERFORD — Remplaçant Eli Manning, le quart recrue Daniel Jones, jeune homme effacé issu de Duke, a fait la manchette en pilotant une brillante remontée des Giants face aux Buccaneers, dimanche.

Jones a aidé New York (1-2) à combler un déficit de 18 points, en route vers un gain de 32-31 aux dépens de Tampa Bay. Une bouffée d’air frais, après des revers contre Dallas et Buffalo.

Sixième choix lors du repêchage, Jones a complété 23 passes sur 36 passes pour 336 verges, deux touchés et une passe de conversion de deux points.

Il a ajouté deux touchés au sol dont celui déterminant de sept verges, avec 1:16 à disputer.

Jones a tout fait. Il a réussi de longues passes, d’autres courtes. Il a utilisé ses jambes — et son intelligence.

Les passes étaient précises, notamment celle de sept verges à Sterling Shepard dans le coin de la zone des buts, au troisième quart.

Il a absorbé des plaqués dans la pochette. Il a subi cinq sacs et a perdu le ballon deux fois. Mais il a aussi mis à profit sa mobilité pour prolonger les jeux, ce que Manning ne peut plus vraiment faire, à 38 ans.

«Nous avons été très combatifs. Nous avons lutté ferme pour rattraper le retard, a dit Jones. C’était une victoire excitante. J’ai hâte à la suite. Je veux prendre ça comme point de départ pour avancer.»

Manning là pour aider

Manning aurait tenu les mêmes propos. Mais Jones est mobile et peut mener une attaque avec une option passe ou course, la nouvelle norme dans la NFL. Bien que Manning n’ait pas joué, il était là pour aider Jones.

«Il était très impliqué, comme je m’y attendrais de n’importe quel réserviste, a dit l’entraîneur-chef Pat Shurmur, au sujet de Manning. Il était là et nous étions tous là pour soutenir Daniel, en essayant de lui donner les bons jeux et les bons conseils.

«C’était une bonne situation pour Daniel. Imaginez en être à vos débuts, aux côtés d’un gars qui a 15 ans d’expérience, à un niveau très élevé. Ça doit être très rassurant pour Dan.»

Lorsque le match a pris fin, on a pu voir Manning glisser «beau travail» à l’oreille de Jones, sur le terrain.

Manning a mené les Giants à deux victoires au Super Bowl, après les saisons 2007 et 2011. Mais depuis le club a disputé un seul match éliminatoire, perdu à Green Bay, en 2017. Lors des deux dernières saisons, les Giants ont remporté trois et cinq matchs.

La victoire dimanche a fait renaître l’espoir que l’équipe soit de nouveau sur la bonne voie.

«C’est vraiment très motivant, mais en même temps, nous réalisons que nous pouvons être encore meilleurs, a dit l’ailier rapproché Evan Engram, élément déclencheur de la remontée en captant une courte passe et en filant sur 75 verges pour un touché, au tout début du troisième quart.

«C’est important de bâtir à partir de ça, mais il y a des choses à corriger pour se placer dans une posture encore meilleure.»