Connor McDavid admet que l’accumulation des défaites cette saison est difficile à supporter. Pourtant, il fait tout pour aider son équipe, lui qui montre une fiche de 33 buts et 59 aides. Il est le premier joueur des Oilers à franchir le cap des 90 points lors de trois saisons consécutives depuis Jari Kurri (1983-1990) et Mark Messier (1987-1990).

Des attentes insatisfaites chez les Oilers et les Sabres

BUFFALO — Tout en n’écartant pas l’espoir d’une poussée tardive jusqu’aux séries éliminatoires, le capitaine des Oilers d’Edmonton, Connor McDavid, admet que l’accumulation des défaites cette saison est difficile à supporter. À Buffalo, Jack Eichel, l’homologue de McDavid, a montré des signes d’impatience lorsque questionné sur le fait que les Sabres n’ont pas gagné deux matchs de suite depuis la mi-décembre.

«Je n’ai pas de réponse pour vous en ce moment», a lancé Eichel à la suite d’un revers de 5-2 à Toronto samedi, 24 heures après une victoire contre Pittsburgh.

Ce qui devient de plus en plus clair depuis que McDavid et Eichel ont été les deux premiers joueurs choisis lors de la séance de sélection de 2015, c’est qu’il faut plus que l’arrivée d’une vedette au talent hors du commun pour transformer une formation perdante en un club pouvant aspirer aux grands honneurs.

«C’est un sport d’équipe. Un seul joueur ne peut pas régler tous les problèmes», a noté lundi l’attaquant Kyle Okposo, des Sabres, à quelques heures de leur rendez-vous contre les Oilers, à Buffalo. Un duel que les Oilers ont gagné 4-3 et lors duquel McDavid (0-2-2) et Eichel (2-0-2) n’ont pu faire de maître.

«Ils peuvent certainement aider. Mais il s’agit d’un effort collectif», a ajouté Okposo.

Sur le plan individuel, McDavid et Eichel, qui sont tous deux âgés de 22 ans, sont les visages de leur organisation respective, en vertu de leur rendement et de leur salaire. McDavid vient d’entamer la première saison d’un contrat de huit ans, d’une valeur globale de 100 millions $. Eichel en est à la première année d’un contrat d’une durée semblable à celui de McDavid, qui rapportera 80 millions $ au hockeyeur américain.

Sur le plan collectif, leur équipe respective ne parvient pas à gravir les échelons du classement général, et chacune d’elles est menacée de rater les séries éliminatoires, avec environ un mois à écouler à la saison régulière.

Les similitudes sont étonnantes.

Avec McDavid, les Oilers n’ont atteint les séries qu’une seule fois, en 2016-2017, et ont été éliminés au deuxième tour par les Sharks de San Jose. Les Sabres sont au cœur d’une disette de sept ans sans avoir participé aux séries, la plus longue de leur histoire, et ont terminé au dernier rang du classement général deux fois malgré l’arrivée d’Eichel.

Les deux organisations ont changé de directeur général et d’entraîneur depuis 2015. Dans le cadre de mesures distinctes, les Oilers ont limogé le directeur général Peter Chiarelli et l’entraîneur-chef Todd McLellan. Les Sabres ont montré la porte de la sortie au directeur général Tim Murray et à l’entraîneur-chef Dan Bylsma en avril 2017.

On est loin des attentes qui ont fait suite au repêchage de 2015 en Floride. Des attentes injustes, affirment McDavid et Eichel.

«Je ne pense pas que ce soit possible», tranche McDavid au sujet du pouvoir d’un joueur de changer la trajectoire d’une organisation à lui seul.

«Dans cette ligue, où la compétition est si relevée soir après soir, je ne crois pas qu’un joueur, seul, pour tout changer», enchaîne McDavid, qui compte à son palmarès deux trophées Art Ross, remis au meilleur marqueur, et un trophée Hart, à titre de joueur le plus utile dans la LNH en 2017.

Espoirs gâchés

Le manque de régularité est venu gâcher les espoirs des Sabres de prendre part aux éliminatoires.

Avec un dossier de 13-22-6 depuis une heureuse séquence de dix victoires en novembre, les Sabres sont passés d’une brève escale au premier rang du classement de l’Association Est jusqu’au 11e échelon, à neuf points du Canadien de Montréal et de la dernière place donnant accès aux séries.

Durant cette glissade, Eichel a été l’un des rares joueurs à afficher une certaine régularité, alors que sa plus longue séquence sans obtenir un seul point a été de cinq parties.

«C’est un sport d’équipe et tout le monde doit tirer dans la même direction», a déclaré Eichel, qui totalise 72 points, dont 25 buts.

«C’est la meilleure ligue au monde. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que ce soit facile. Je pense que nous nous doutions tous que ce serait ardu et ç’a l’a été.»

Les Oilers se sont causés du tort en connaissant une séquence de 1-8-2 à compter du 19 janvier. Ils ont rebondi depuis avec une fiche de 5-1-2 dans leurs huit dernières parties, mais demeurent au 11e échelon dans l’Association ouest à six points d’une place dans les séries.

En vertu de sa fiche individuelle de 33 buts et 59 aides, McDavid est le premier joueur des Oilers à franchir le cap des 90 points lors de trois saisons consécutives depuis Jari Kurri (1983-1990) et Mark Messier (1987-1990).

«Connor accomplit plein de choses pour nous. Les statistiques offensives sont évidentes, mais c’est plus que ça, a souligné l’attaquant Sam Gagner lorsque questionné sur le fait que les Oilers pourraient rater les éliminatoires malgré l’apport de McDavid.

«Nous pensons que nous avons encore une chance de remonter la côte, a ajouté Gagner. Nous sommes toujours dans la lutte. Nous espérons y arriver pour qu’on arrête d’en parler.»