Un groupe de Néerlandais participera vendredi au Défi de patin de 100 km sur le lac Beauport, épreuve de lancement du 14e Pentathlon des neiges. Jeudi, ils se sont échauffés sur les plaines d’Abraham.

Dernier tour de raquette au Pentathlon des neiges

L’Union internationale de triathlon ne veut plus de la raquette. La dernière épreuve de Coupe du monde raquette-patin-ski de fond se tiendra sur les plaines d’Abraham, dimanche. Dans un dessein d’exportation, la version québécoise du triathlon d’hiver troquera la course de raquette pour la course à pied sur neige.

Le Pentathlon des neiges attirera pas moins de 5500 concurrents de tous âges sur les Plaines et le lac Beauport, pendant les 10 prochains jours. Succès monstre depuis 14 ans qui en fait le plus grand événement multisport d’hiver au monde en termes de participation. C’est gros. Disciplines, distances et horaires se trouvent sur www.pentathlondesneiges.com.

Sauf que le rejeton, lui, l’enfant prodige, s’avère moins en santé qu’attendu et reste chétif. À sa cinquième année d’existence, la Coupe du monde de triathlon d’hiver S3 (snowshoe-skate-ski) demeure à ce jour la seule épreuve du genre au calendrier de l’Union internationale de triathlon (ITU).

Le directeur général du Groupe Pentathlon, François Calletta, et son équipe ont donc récemment accepté le compromis proposé par l’ITU de laisser tomber la raquette, équipement très peu répandu en Europe continentale, en Scandinavie et en Russie, pour en arriver à une version de leur sport qu’ils espèrent plus exportable.

Invasion oranje

Une graine a été plantée en Autriche en janvier par une bande de Hollandais un peu fous (du patin bien sûr!). En marge du 30e Alternative Elfstedentocht sur le lac Weissensee, reprise du traditionnel Tour des onze cités en patin jadis tenu aux Pays-Bas, on a organisé un premier triathlon d’hiver pied-patin-ski qui a réuni 80 participants.

«On cherche toujours quelque chose de neuf», affirme Toine Doreleijers, organisateur de l’Alternative Elfstedentocht depuis 22 ans. «Les Autrichiens adorent le ski, les Néerlandais adorent le patin et tout le monde aime la course!»

«Ce triathlon a aussi un important potentiel de développement dans d’autres pays près de l’Autriche, comme la Slovénie, l’Italie et l’Allemagne, ou encore en Norvège et en Finlande, poursuit-il. On va regarder le pentathlon également. Des expériences sportives en nature, c’est ce que les gens recherchent», explique celui qui se définit comme organisateur de courses d’aventure.

Doreleijers est accompagné à Québec d’une cinquantaine de compatriotes des Pays-Bas, qui participent vendredi au Défi de patin de 100 km sur le lac Beauport. Leur tournée les a aussi amenés à Ottawa et au lac Masson, dans les Laurentides.

Question de patinoire

Outre des Hollandais en Autriche, un important événement de patin extérieur du même genre en Suède, la Runn Winter Week, du nom du lac Runn situé près de Falun, s’avère une autre cible pour implanter une nouvelle étape du triathlon d’hiver.

Il en ressort toutefois que le nœud ne réside pas tant sous les pieds des concurrents, avec ou sans raquettes, mais plutôt dans la difficulté d’avoir une glace extérieure de haute qualité assurée, donc idéalement réfrigérée de façon artificielle.

L’absence de ce genre d’infrastructure en France, par exemple, fait dire à Bruno Freudenreich que la tenue d’une telle compétition s’avère peu envisageable dans l’Hexagone. Le triathlonien de Chambéry, qui a vu les installations d’Albertville et de Chamonix fermer au fil des années, est de retour pour son troisième triathlon d’hiver à Québec.