Béatrice Lamarche se réjouissait d’avoir disputé sa dernière compétition extérieure nationale sur l’anneau de glace.

Dernier tour de piste à l'anneau de glace extérieur Gaétan-Boucher

La dernière compétition nationale disputée à l’anneau de glace extérieur Gaétan-Boucher est maintenant chose du passé. Si les courses sous le soleil, dimanche, à la Coupe Canada 1, ont rappelé le charme de patiner dehors, les athlètes accueillent à bras ouverts l’anneau de glace couvert, dont la construction débutera à la fin de l’hiver.

«Si quelqu’un venait ici pour la première fois en fin de semaine, avec le soleil et pas trop de vent, il doit se demander pourquoi on veut construire un toit là-dessus. Mais les journées de janvier où il fait -20 °C et il neige, c’est moins plaisant un peu», a souligné Daniel Dubreuil, dimanche midi, après avoir pris le deuxième rang du deuxième 1000 m de la Coupe Canada 1. 

À 23 ans, l’athlète de Saint-Étienne-de-Lauzon estime avoir disputé entre 15 et 20 compétitions à l’anneau de glace. Si en compétition nationale, la glace extérieure a parfois donné un avantage local aux patineurs de la grande région de Québec, il en va autrement à l’entraînement, pointe-t-il.

«Des fois, on ne patine pas parce qu’il fait trop froid ou il pleut. La glace n’est pas parfaite. C’est plus dur de peaufiner les petits détails techniques. On cherche à retrancher des dixièmes et des centièmes de seconde.» 

Prolonger des carrières

Ex-Olympien devenu entraîneur au Centre régional d’entraînement de patinage de vitesse de Québec, Muncef Ouardi estime que l’anneau de glace couvert aidera aussi à prolonger des carrières de patineurs québécois. «Pratiquement tous mes coéquipiers et moi, on a pris notre retraite avant de commencer à décliner athlétiquement. À un moment donné, il fallait aller à l’école et partir à des camps d’entraînement à Calgary, ça retardait ça beaucoup.»

Déjà, l’arrivée prochaine de l’anneau de glace couvert a fait grimper les inscriptions en patinage de vitesse dans la région, note l’entraîneur originaire de Charlesbourg. «On n’a jamais eu autant de patineurs. Les jeunes savent que l’anneau s’en vient et voient le potentiel.»

L’échéancier pour le nouveau Centre sportif de Sainte-Foy, un projet de 68 millions $, prévoit une ouverture pour la saison 2019-2020. Pour l’hiver prochain, «la fédération travaille sur plusieurs possibilités sur des glaces ailleurs», explique Muncef Ouardi. 

Qu’à cela ne tienne, Béatrice Lamarche se réjouissait d’avoir disputé sa dernière compétition extérieure nationale sur l’anneau de glace. «Je ne vais pas m’ennuyer du froid et du vent», a expliqué la patineuse de 19 ans, elle qui sera présente lors du prochain cycle olympique pour profiter des installations intérieures. 

Bilan en demi-teinte pour Lamarche

Lamarche est par ailleurs passée bien près de signer une troisième victoire en trois jours, dimanche, prenant le deuxième rang du 500 m et du 1000 m derrière l’Albertaine Maddison Pearman. «La fatigue a commencé à se faire sentir dans mes jambes et mentalement aussi. J’ai trouvé ça quand même dur.»

Malgré de bons résultats et un record de piste sur 1500 m, vendredi, on sentait la jeune patineuse un peu insatisfaite de ses temps sur 500 m et 1000 m durant la fin de semaine. «J’aurais aimé battre mes meilleurs temps et je pensais que j’avais les jambes pour le faire», a-t-elle admis.