Eric Thames a frappé un autre circuit mardi, pour porter son total à 11. Il est présentement le meneur du baseball pour les longues balles.

Départ-canon pour Eric Thames

En multipliant les coups d'éclat au bâton depuis le début de la saison, Eric Thames se taille une place dans le livre des records des Brewers de Milwaukee.
Le barbu joueur de premier but est de retour dans les majeures après trois saisons en Corée du Sud. Lundi contre les Reds de Cincinnati, il a ajouté deux circuits pour porter son total à 10. Et avec sa claque de mardi, Thames a établi une marque de la «Brew Crew» avec 11 longues balles en avril. On s'en doute, il est présentement le meneur du baseball pour les circuits.
Les Reds en ont déjà soupé de lui car sept de ses coups de canon sont survenus à leurs dépens, en cinq matches. «Le baseball est mystérieux, raconte le cogneur gaucher. Il y a des clubs contre qui vous avez la touche magique, et d'autres contre qui sur le même genre de tir, c'est une balle fausse ou un retrait au bâton. Je ne saurais pas comment l'expliquer.»
Thames a brisé un record des Brewers avec 10 circuits dans les 21 premiers matchs, éclipsant les neuf cognés par Rob Deer sur la même période, en 1987. Il a atteint les buts 17 fois en 19 matchs.
On ne savait pas trop si Thames aurait autant de succès qu'en Corée. En trois ans là-bas, il a frappé pour ,348 avec 124 circuits, 379 points produits et 64 buts volés, en 388 matchs.
Les Brewers ont engagé l'athlète de 30 ans en novembre, lui accordant 16 millions $ sur trois ans. Voulant plus de frappeurs gauchers, ils ont laissé filer Chris Carter après une saison de 41 circuits, à égalité au premier rang de la Ligue nationale à ce chapitre en 2016.
Thames a été discret à son premier passage dans le baseball majeur. En 2011 et 2012, il a frappé pour ,250 avec Toronto et Seattle, obtenant 21 circuits. Il a été repêché au septième tour en 2008, par les Blue Jays.
Plus patient
Thames dit avoir appris la patience en jouant en Corée du Sud : les lanceurs n'ont pas d'aussi bonnes rapides que dans les majeures, mais ils sont précis avec leurs changements de vitesse. Il semble s'être vite ajusté à son retour en Amérique.
«Il ne rate pas son coup, a mentionné le gérant des Reds, Bryan Price. Le dicton veut que vous ayez un seul bon tir à frapper dans une présence au bâton. Il a du flair pour savoir quel est ce tir.»
En janvier, Thames disait avoir hâte de renouer avec certaines choses comme parler anglais plus souvent avec ses coéquipiers, ou jouer aux cartes dans le vestiaire. Le chaleureux bonhomme se disait humble d'être de retour dans les majeures.
Il était une star en Corée et si ça continue, il le sera dans les grandes ligues. «Je travaille aussi fort que je peux quand le match commence, dit Thames. C'est fabuleux quand vous abaissez votre niveau de stress. C'est la clé pour s'amuser et être détendu.»