Cindy Ouellet n’a pas pu refuser l’offre qui lui a été faite de devenir ambassadrice du Défi sportif AlterGo, en plus bien sûr d’y participer en basketball en fauteuil roulant.

Défi sportif d'AlterGo: Ouellet retourne l'ascenseur

Athlète multisports aux Jeux paralympiques et bientôt docteur en génie biomédical, Cindy Ouellet a décidé cette année de retourner l’ascenseur au Défi sportif AlterGo, où elle avait retrouvé le goût de faire du sport à l’adolescence, quelques années après qu’un cancer des os l’ait confinée à un fauteuil roulant. Elle sera l’athlète ambassadrice de l’événement qui aura lieu sur six sites à Montréal et en Montérégie du 26 avril au 5 mai.

Native de Rivière-du-Loup et résidant depuis quelques années à Québec, Cindy n’avait pas participé au Défi depuis plusieurs années. Ses études aux États-Unis, d’abord à l’Université de l’Alabama, où elle a fait son baccalauréat et une maîtrise en physiologie, puis à l’Univerité Southern California, où elle a complété une seconde maîtrise et les cours d’un doctorat en génie biomédical, l’avaient tenue loin de cet événement qu’elle adore. «Les examens tombaient toujours la même fin de semaine que le défi!» lance-t-elle en entrevue avec Le Soleil.

Retour

Cette année, comme il ne lui reste que sa thèse de doctorat à compléter, Cindy est déjà de retour à Québec et n’a pas pu dire non à l’offre qui lui a été faite de devenir ambassadrice du Défi sportif AlterGo, en plus bien sûr d’y participer en basketball en fauteuil roulant. «C’est un événement vraiment formidable. Quinze sports, 8000 athlètes sur place pendant dix jours, c’est un des seuls événements comme ça. Et en plus, ce qui est bien c’est que ça inclut des athlètes avec toutes les limitations: physiques, intellectuelles, mais aussi l’autisme, des handicapés visuels et auditifs. C’est tellement une belle opportunité de dire et de démontrer que nos limites ne nous définissent pas!», poursuit Cindy.

«Je me souviens de mon premier Défi, j’y ai rencontré des athlètes de très haut niveau. Quand tu es jeune et que tu vois d’autres personnes qui ont les mêmes limites que toi pour performer, tu veux toi aussi te rendre là», analyse celle qui a plus tard participé à trois Jeux paralympiques d’été avec l’équipe canadienne de basketball, puis aux Jeux paralympiques de PyeongChang en ski de fond. «On peut dire que le Défi sportif AlterGo, ça a un peu été le début de mon ascension dans le monde du sport paralympique.»

Recherche

D’ailleurs, avec la fin de ses cours aux États-Unis, Cindy peut maintenant se consacrer à la recherche pour la rédaction de sa thèse et à sa préparation pour les Jeux paralympiques de Tokyo, ses cinquièmes. De mai à août, elle sera à Toronto avec l’équipe nationale qui se préparera pour les Jeux parapanaméricains de Lima cet été, qui serviront aussi de qualifications pour Tokyo. «Notre équipe est cinquième au monde et première en Amérique et ce sont les deux premières équipes qui se qualifient. On peut dire que nos chances sont bonnes, que c’est réaliste de penser se qualifier, mais il ne faut pas s’asseoir là-dessus et se laisser aller», insiste-t-elle.

L’athlète voudrait aussi revivre l’expérience des Jeux paralympiques d’hiver après une première apparition un peu surprenante. «Je venais juste de débuter le ski, depuis quelques mois seulement, et j’ai réussi à me qualifier. C’était déjà un exploit pour moi et j’ai quand même réalisé une bonne performance. C’est une expérience unique, même si ce sont des jeux un peu plus petits avec moins d’athlètes et de disciplines», poursuit celle qui pense à Pékin, en 2022.

D’ici là, probablement après les Jeux de Tokyo, elle remettra sa thèse de doctorat qui traitera des hanches biomimétiques, liées aux nerfs et qui peuvent se contrôler par la pensée. Elle l’avoue, elle aimerait beaucoup faire de la recherche dans ce domaine des neurosciences qui la touche personnellement. «Je suis intéressée par les sciences depuis que je suis toute jeune et à l’université, j’ai toujours étudié dans le domaine des sciences», conclut-elle.