Les Élans comptent sur le quart-arrière Tristan Blais (11) qui, malgré seulement 43 % de passes complétées, protège bien le ballon avec 13 passes de touché contre seulement deux interceptions.

Défi de taille pour les Élans de Garneau et le Notre-Dame

Garneau et Notre-Dame-de-Foy sont les deux seules équipes de football collégial de la région de Québec à participer aux éliminatoires, samedi. Et la tâche s’annonce ardue.

Ayant terminé aux cinquième et septième rangs sur 10 clubs, les Élans du Cégep Garneau (5-4) et le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy (4-5) ne profitent pas de l’avantage du terrain en cette première ronde quarts de finale.

À Garneau, les protégés de l’entraîneur-chef Claude Juneau jouent en novembre pour la première fois en trois ans grâce à leur meilleure fiche des six dernières saisons. «On est très contents d’avoir terminé le calendrier régulier comme la meilleure équipe de la région de Québec», souligne celui qui tient la barre de l’équipe pour une cinquième campagne.

Ses Élans se rendent samedi après-midi (13h) à Sherbrooke pour y affronter les Cougars du Collège Champlain de Lennoxville (6-3), qui les ont vaincus 37-10 le 29 septembre, à Québec.

Mais tout cela n’a plus d’importance, insiste Juneau. «Les deux équipes sont différentes et l’enjeu n’est pas le même. On a fini sur une bonne victoire à Saint-Jean [23-20, samedi dernier] et les gars sont très concentrés sur ce qu’ils ont à faire», affirme le coach.

Quatrièmes au classement, les Cougars ont fini deuxièmes de la ligue autant pour les points marqués (303) et que les points accordés (158). Garneau pointe sixième à l’attaque (245) et cinquième en défensive (231).

Les Élans comptent sur le quart Tristan Blais qui, malgré seulement 43 % de passes complétées, protège bien le ballon avec 13 passes de touché contre seulement deux interceptions. Son vis-à-vis sera Thomas Bolduc, auteur de 2289 verges de gains aériens en saison, plus du double de Blais, de 20 passes de touché et de 12 interceptions.

Ce qui risque d’offrir des occasions de gros jeux à la défensive de Garneau, menée par le secondeur Ian Leroux, meneur de la ligue pour les plaqués, et l’ailier défensif Thomas Khuong, auteur de 11 sacs jusqu’ici cet automne.

Le CNDF sur une lancée

Du côté du CNDF, la dernière des sept formations à accéder aux éliminatoires vient de l’emporter à trois de ses quatre dernières sorties. Et la défaite a été encaissée par un seul point, contre l’équipe en tête du classement. Ce qui fait dire au pilote Marc-André Dion que sa troupe «entre en séries sur une bonne lancée».

La visite chez les Spartiates (7-2), samedi soir (19h), ne s’annonce pas pour autant facile. Le Notre-Dame s’était incliné 48-26 au Cégep du Vieux-Montréal, le 8 septembre dernier. En plus de perdre le match, les résidents de Saint-Augustin-de-Desmaures avaient perdu leur quart-arrière partant Raphaël Latulippe, blessé.

Après avoir testé Alexandre Naud et Jacob Morneau avec plus ou moins de succès, les champions du Bol d’or de 2016 remettent dorénavant leur attaque entre les mains du pivot Jérôme Rancourt, une recrue de 6’4” qui allie un bras puissant et des jambes solides pour courir avec le ballon.

Ayant pris part aux séries à chacune de ses 16 années d’existence, le club de foot du CNDF montrait pourtant un dossier de 1-4 à la mi-saison. «Mais au lieu de chercher des coupables, les gars ont trouvé des solutions. Ça démontre les grandes qualités de leadership qui habitent notre vestiaire», dit Dion.

«Cette année, personne n’est imbattable dans notre ligue. Il faut juste que cette journée-là soit la nôtre», résume celui qui devra composer avec une attaque au sol adverse centrée sur le porteur de ballon Alexandre Dagobert, qui a marqué quatre de ses huit touchés de la saison dans le match contre le Notre-Dame.

Les Faucons de Lévis-Lauzon (2-7) et les Titans de Limoilou (1-8) ne sont pas qualifiés.