Pierrick Dubé n'a pas pu profiter de l'occasion pour s'inscrire au pointage.

Défaite de 5-2: les Remparts rattrapés par la réalité, constate Roy

Au-delà du résultat décevant d’un rendez-vous qu’il qualifiait de «match des séries», l’entraîneur-chef Patrick Roy a réalisé qu’il n’alignait probablement pas un groupe de vétérans en mesure de traîner l’équipe en cette phase de reconstruction.

Le revers de 5-2 encaissé aux dépens des Olympiques de Gatineau, samedi après-midi au Centre Vidéotron, l’a déçu. Et il n’a pas caché les raisons derrière cette déception dans ce qui était considéré comme un match de quatre points contre un club qui cherche à rejoindre le sien au classement général de la LHJMQ.

«Je suis déçu de la façon qu’on a joué. Je commence à me poser des questions dans le sens où peut-être que mes vétérans ne sont pas capables de plus. Ils ne sont pas en mesure d’afficher de la constance, de faire la différence, c’est peut-être pour ça qu’on y est allé avec des plus jeunes», analysait-il dans son point de presse.

Ile venait à nouveau de voir son équipe forcée de jouer du hockey de rattrapage, les visiteurs ayant pris rapidement les devants en début de match et s’offrir une avance de 3-0 en deuxième période.

«Je dois faire attention, parce que je ne peux pas demander à ces gars-là ce qu’ils ne sont pas capables de me donner. La majorité n’a jamais joué ce rôle-là, et aujourd’hui, je leur demande d’être les sauveurs des Remparts. Ce n’est pas dans leur ADN. J’aimerais en avoir plus de certains vétérans, mais je pense qu’ils ne sont peut-être juste pas capables de traîner l’équipe, ce n’est pas plus compliqué que ça. Il faut accepter où l’on est et faire jouer nos jeunes», ajoutait le Diable rouge en chef.

À 48h de la date limite des transactions, Roy ne songeait pas plus à se départir de ses joueurs d’expérience pour autant.

«Quand même que je voudrais, il faut être deux pour danser. Tu sais, des fois, on se pense meilleur qu’on est, et aujourd’hui, la réalité nous rattrape, la commande est peut-être trop lourde pour eux. Quand tu rentres dans le vestiaire et que tu as l’impression que ça prend le gros «speech», ça peut arriver une fois ou deux dans une année, mais quand t’es obligé de le faire aux deux matchs, tu sais que tu es dans la marde… C’est pour ça qu’on est où l’on est.»

Roy, qui aimerait que les jeunes grandissent dans un environnement victorieux, n’a cependant rien à redire sur l’attitude des vétérans en question. Il ne se privera pas pour donner le plus de glace possible aux espoirs de demain, histoire de leur permettre de se développer plus rapidement.

«Nos partisans sont fantastiques parce qu’ils voient qu’on a des Rochette, Malatesta, Gaucher, Truchon, Cormier, Savoie, Melanson [qui est blessé]. On a beaucoup de bons jeunes de 16 et 17 ans, mais on ne peut leur demander de traîner l’équipe et j’en arrive à la même conclusion avec des gars qui ne l’ont jamais fait. Quand tu fais deux ou trois clubs, c’est que tu ne remplis pas le rôle qu’on t’a demandé. Les gars ont tous une bonne attitude, ce sont de «criff» de bons «Jack», mais je ne peux pas demander à Sergeev de se replier, il ne n’a jamais fait ; je ne peux pas demander à Gagnon de transporter l’équipe, il ne l’a pas fait à Gatineau et Rimouski ; je ne peux pas demander à Kielb de le faire aussi, il ne l’a pas fait à Gatineau et on l’avait échangé pour une raison», ajoutait Roy.

Pour ce qui est du match, les Remparts tiraient de l’arrière 3-0 lorsqu’ils ont amorcé un retour, se rapprochant à 3-2 en fin de deuxiéme. Mais des but tardifs des Olympiques en avantage numérique et dans un filet désert en troisième ont plutôt creusé l’écart.

«C’est encore le début de match, autant de ma part que de tout le monde, on s’est compliqué la vie sur des jeux qu’on devrait faire. À la fin, je ne dirai que les arbitres ont coûté le match, parce que c’est nous qui nous sommes fait scorer et fait les erreurs, mais les punitions en fin de troisième n’ont pas aidé», indiquait pour sa part le gardien Tristan Côté-Cazenave à propos de cette deuxième défaite de suite.

Nathan Gaucher (6e) et Aleksei Sergeev (3e) ont marqué dans la cause perdue. La réplique des Olympiques, qui signaient un cinquième succès de suite, fut celle de Carson MacKinnon, Breaden Virtue, Kieran Craig, Charles-Antoine Roy et Mathieu Bizier.

Les deux équipes ont de nouveau rendez-vous, dimanche (15h). Si les Olympiques l’emportaient, ils se rapprocheraient à deux points des Remparts au classement général.

«Demain [dimanche], on a une chance, mais le grand portrait va toujours rester le même», admettait l’entraîneur-chef.

Montreuil blessé à l’aine

L’ailier Gabriel Montreuil est tenu à l’écart du jeu pour une période de sept à 10 jours en raison d’une blessure à l’aine survenue en première période du match à Baie-Comeau, le 31 décembre. Il ratait une deuxième rencontre de suite pour cette raison. Retranché, vendredi à Blainville, le défenseur Dylan Schives a repris sa place dans l’alignement au profit d’Édouard Cournoyer.

Programme double

Le programme double du présent week-end est le second du genre, cette saison, au Centre Vidéotron. En début de calendrier, les Huskies de Rouyn-Noranda avaient aussi disputé deux matchs en deux jours à Québec. «C’est la deuxième fois qu’on fait cela, on avait aussi disputé deux matchs à Rimouski, cette année. Ça nous permet de passer moins de temps dans l’autobus. La journée qu’on récupère, on peut s’en servir pour s’entraîner ou se reposer», expliquait Éric Landry, des OIympiques.

À LIRE AUSSI: Despatie va rester à Québec