Déclassés par l’Océanic, les Remparts s’inclinent 2 à 1

Déclassés 38 à 15 au chapitre des tirs au but, les Remparts de Québec se sont inclinés 2 à 1 dans le premier match d’une série de deux contre l’Océanic de Rimouski vendredi soir au Centre Vidéotron.

Adam Raska, en avantage numérique, et Isaac Béliveau en fin de deuxième période ont marqué alors qu’Alexis Lafrenière n’inscrivait aucun point pour la première fois depuis le match inaugural de l’Océanic.

«On n’était pas là et c’est inacceptable, surtout devant nos partisans. On les a regardé jouer comme des «all stars» et on n’a rien fait», a déclaré, visiblement déçu, le capitaine des Remparts Félix Bibeau.

«Cette semaine, en pratique, nous, les vétérans, n’étions pas aussi «sharp» que d’habitude et ça s’est transporté sur la glace. On ne gagnait aucune bataille, on était toujours deuxièmes sur la rondelle», a poursuivi celui qui a marqué le seul but des siens lors d’un double avantage numérique en troisième période. 

Bibeau avait touché le poteau à la droite de Colten Ellis en première période et les Remparts en ont frappé un autre en troisième. «Parfois, quand tu ne mérites pas un match, les dieux du hockey s’en occupent...», a ajouté Bibeau.

Pagliarulo brille

L’entraîneur de l’Océanic, Serge Beausoleil, était souriant au moment de rencontrer les médias après la partie même s’il a avoué avoir trouvé un peu longue la troisième période où les siens ont écopé de quatre pénalités. «Il n’y a pas juste le résultat, mais il y avait des pénalités qu’on méritait en troisième», a-t-il lancé avant de vanter le travail du gardien des Remparts, l’ex-Océanic Anthony Pagliarulo.

«On va arrêter là, Pagliarulo a fait plusieurs arrêts miraculeux. C’est un gars qu’on aimait et je suis content de voir comment il se développe», a-t-il poursuivi. Beausoleil a comparé la domination des siens en deuxième période à un rouleau compresseur. «Nous avons dicté le rythme tout le long du match, mais à trois contre cinq, c’est plus difficile», a-t-il déclaré en mentionnant la supériorité numérique qui a mené au but de Bibeau.

Festival de pataraphes

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, faisait le même constat que Beausoleil concernant le deuxième vingt, où les Remparts n’ont lancé que trois fois vers Colten Ellis même s’ils se sont tenus loin du cachot.

«On n’a pas d’excuse pour la deuxième, c’est notre pire période de la saison. C’était un festival de pataraphes: on a eu de la difficulté à sortir de notre territoire et on prenait de mauvaises décisions en zone neutre. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu les Remparts jouer une aussi mauvaise période.»

Pas de point volé

Roy aurait quand même aimé voir les siens «voler un point» en fin de match. «Quand on a un mauvais match, ça ne veut pas dire qu’on doit le perdre. Je suis content de la façon dont on a rebondi en troisième. Nos quelques petites chances de marquer à la fin du match auraient pu nous donner un point, même si Rimouski a été la meilleure équipe.»

Les Remparts avaient passé la moitié de la première période à court d’un homme, ayant écopé de quatre pénalités, une situation qui a amené beaucoup de fatigue selon Roy. «C’était souvent les mêmes gars sur la glace. (Darien) Kielb a joué 30 minutes ce soir, Bibeau, 25 minutes, (Anthony) Gagnon et (James) Malatesta aussi. Demain, on a la journée pour se reposer. On va coucher à Rimouski et essayer d’être meilleurs dimanche», a-t-il conclu.

Notes: Andrew Coxhead, qui était un cas incertain, n’a pas revêtu l’uniforme pour les Remparts vendredi... Les Remparts sont passés près de battre leur record du plus petit nombre de tirs en un match qui était de 13 pour la nouvelle mouture de l’équipe. Le record pour la première édition est de neuf tirs et celui de la Ligue de hockey junior majeur du Québec est de sept par les défunts Bisons de Granby...