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«Je sais que je suis obsessif et que dès que j'ai un objectif en tête, alors je dois l'atteindre. Et je crois qu'après un certain temps, si tu travailles sans relâche, et que tu es toujours concentré sur le but à atteindre, alors certains pourraient qualifier cela de talent extrême», a indiqué Bryson DeChambeau.
«Je sais que je suis obsessif et que dès que j'ai un objectif en tête, alors je dois l'atteindre. Et je crois qu'après un certain temps, si tu travailles sans relâche, et que tu es toujours concentré sur le but à atteindre, alors certains pourraient qualifier cela de talent extrême», a indiqué Bryson DeChambeau.

DeChambeau: «Je ne connais toujours pas l'ampleur de mon talent»

Paul Newberry
Associated Press
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AUGUSTA - Bryson DeChambeau a fait preuve d'une certaine arrogance la dernière fois qu'il s'est retrouvé au Augusta National.

Il a perdu une balle, a évité de justesse le couperet et terminé à 18 coups de l'éventuel champion du Tournoi des Maîtres, Dustin Johnson.

Comme DeChambeau le fait toujours, il a qualifié cet échec d'expérience indispensable dans sa quête d'atteindre la perfection.

Et il n'a pas l'intention de s'excuser pour ses propos.

«Je ne connais toujours pas l'ampleur de mon talent», a déclaré DeChambeau mardi, alors qu'il se prépare pour une autre tentative d'obtenir le légendaire veston vert.

«Je sais que je suis obsessif et que dès que j'ai un objectif en tête, alors je dois l'atteindre. Et je crois qu'après un certain temps, si tu travailles sans relâche, et que tu es toujours concentré sur le but à atteindre, alors certains pourraient qualifier cela de talent extrême», a-t-il ajouté.

Extrême, c'est le mot parfait pour qualifier la philosophie de DeChambeau au golf.

Ce n'est pas suffisant d'effectuer des élans puissants. Il doit avoir un élan plus puissant et plus rapide que quiconque.

Ce n'est pas suffisant de frapper la balle très, très loin. Il doit la frapper plus loin que quiconque.

Et s'il se retrouve derrière un arbre? Pas de problème.

Il a étudié les façons d'éviter les ennuis pendant la majeure partie de sa carrière sportive.

«Quand j'étais plus jeune, mon père me disait de frapper des coups de cocheur ou de fer avec d'étranges trajectoires pour contourner les arbres, de frapper des coups inhabituels afin que je sois en mesure de m'adapter rapidement aux imprévus, a expliqué le Californien âgé de 27 ans. J'ai grandi en apprenant à régler ces problèmes, en frappant la balle de manière unique, et étrange.»

Après avoir signé une spectaculaire victoire l'an dernier à l'Omnium des États-Unis, où il a coupé le souffle de tous ses adversaires avec des coups de départ ahurissants, DeChambeau s'est présenté à Augusta l'automne dernier avec ses gros sabots.

Selon lui, la normale pour le parcours devrait être de 67, et non 72. Les normales-5 ne seraient jamais de taille pour ses impressionnants coups de départ. Il n'anticipait toutefois pas les ennuis qui l'attendaient au troisième trou, une normale-4 de seulement 350 verges.

Mais ce terrain a le don de calmer les ardeurs de ceux qui se croient plus malins que les autres.

Même le troisième trou peut te faire mal si tu n'envoies pas ta balle au bon endroit.

En deuxième ronde, DeChambeau a claqué un puissant coup de départ qui s'est dirigé vers la gauche avant de disparaître dans l'herbe longue détrempée par les pluies torrentielles de la veille. Des gens se sont réunis dans l'espoir de trouver l'objet, mais personne n'y est parvenu dans les temps prescrits.

Échec et mat.

La pénalité pour avoir perdu sa balle a entraîné un triple boguey, mettant du même coup un terme à ses chances de décrocher un autre titre majeur avant même les rondes du week-end.

Il a retenu la leçon, a-t-il assuré, et il est prêt à tenter de nouveau sa chance à compter de jeudi.