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Jean-Claude Laprise 
Jean-Claude Laprise 

Décès de Jean-Claude Laprise, pionnier du badminton à Québec

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Pionnier du badminton à Québec, Jean-Claude Laprise est décédé, mardi, à la résidence Saint-Antoine, à l’âge de 88 ans. Membre du Temple de la renommée de Badminton Québec, il a initié plusieurs jeunes à la pratique de ce sport et été l’entraîneur des meilleurs joueurs de l’histoire de la région, dont Johanne Falardeau et Denis Martin.

Plusieurs personnalités de cette discipline lui ont d’ailleurs rendu hommage tout au long de la journée.

«Si j’ai eu autant de succès, c’est en grande partie grâce à lui. Il a été mon premier entraîneur, de l’âge de 10 à 15 ans, il avait tellement de patience. Il ne faisait jamais rien pour lui, il ne cherchait qu’à nous aider pour qu’on puisse se rendre le plus loin possible. Il avait un don pour détecter le potentiel de chaque jeune joueur», confiait Johanne Falardeau à propos de celui qui fut comme un père pour elle.

«M. Laprise m’a donné une tonne de cours sans jamais rien me charger. Il le faisait par passion, par amour. J’étais comme sa petite fille et il croyait en moi. Je suis entraîneure, aujourd’hui, et j’essaie d’être comme lui avec les jeunes», ajoutait celle qui avait connu son heure de gloire en remportant une médaille d’or en double aux Jeux du Commonwealth en 1982. Elle a aussi déjà été championne canadienne senior en simple.

«Je garde l’image d’un petit monsieur tout gêné de cinq pieds, mais il était un grand homme. Il était tellement dévoué. M. Laprise n’a pas eu d’enfants, les joueurs de badminton étaient ses enfants. Il s’agit d’une partie de moi qui s’en va, mais les souvenirs vont toujours rester», ajoutait celle qui prenait sa retraite comme joueuse il y a 30 ans, en 1991.

Jean-Claude Laprise a tout fait dans le badminton, à Québec, pendant plusieurs décennies des années 1960 à 1990. Il a notamment été entraîneur du Rouge et Or, responsable du programme de badminton au club Nautilus Plus de Québec, s’est impliqué dans le sport-études de l’école Cardinal-Roy, organisé de nombreux tournois, etc. Il souffrait de la malade d’Alzheimer depuis quelques années et son décès est attribuable au coronavirus, selon l’un de ses amis.

«Il a consacré sa vie au badminton, il a tout donné et partagé sa passion. Si on entendait parler autant de badminton, c’était grâce à lui. Il était un grand rassembleur. Il est impossible de parler de badminton sans penser à Jean-Claude Laprise, il a été un grand du badminton», disait Marie-Claude Lachance, l’une des joueuses découvertes par celui-ci.

«Il m’avait recruté à 12 ans alors que je jouais dans un club aux Saules [à Québec]. D’ailleurs, les trois filles chez nous ont joué pour lui. Il fait partie de ma vie», admet celle qui a été à la barre du Rouge et Or de 1992 à 2000.

Nommée récemment à la barre du Rouge et Or, Chantale Jobin a aussi été formée à l’école de Jean-Claude Laprise.

«La ville de Québec a connu d’énormes succès sous sa tutelle. Sans M. Laprise, c’est certain que je n’aurais pas vécu une carrière aussi intense en badminton car c’est lui qui est venu me chercher à la polyvalente. Je lui dois tout. Nous vous remercions et nous vous saluons bien bas. Merci infiniment pour tout M. Laprise. Reposez en paix», lui rendait-elle hommage sur sa page Facebook.