Comme toutes les golfeuses qui ont pris le départ jeudi, Anne-Catherine Tanguay a dû combattre les forts vents qui ont secoué le parcours de Paradise Island, aux Bahamas.

Débuts venteux pour Tanguay dans la LPGA

Il vente fort au paradis cette semaine! Anne-Catherine Tanguay a dû se contenter d’une carte de + 5 pour la première ronde du premier tournoi de la saison de la LPGA, jeudi, sur le parcours de Paradise Island balayé par le vent, aux Bahamas. La jeune étoile ontarienne Brooke Henderson mène, à - 5.

«Considérant les conditions extrêmement difficiles, ça n’a pas été si pire que ça», a résumé Tanguay, jointe au téléphone après ses 78 coups sur les 18 trous de la normale 73 de la Classique Pure Silk. «Et ils annoncent encore plus de vent demain [vendredi]. Mais je suis prête. Je sais à quoi m’attendre.» 

La golfeuse de Sainte-Foy de 27 ans, qui amorce sa première saison à titre de membre à part entière du plus important circuit de golf féminin au monde, a combattu Éole qui soufflait à plus de 30 km/h toute la ronde et de «grosses bourrasques» atteignant jusqu’à 50 km/h. Elle a quand même inscrit trois oiselets, mais également cinq bogueys et un triple boguey, au septième trou.

«Au sept, on a pris quelques mauvaises décisions qui ont coûté cher», admet-elle, à propos de son inséparable duo avec son cadet et amoureux, Jean-Hubert Trahan. «On a d’abord choisi la mauvaise ligne de départ et sur mon troisième coup, on a sous-estimé la force du vent», ce qui a eu comme conséquence de soulever sa balle très haut dans les airs sans pour autant l’avancer bien loin.

«Dans la mesure où je ne suis pas le pointage, ce n’est pas décevant du tout, assure Tanguay. Tout le monde a eu de la misère. Les autres filles qui ont joué avec moi ont fait + 6 [la Sud-Coréenne Haeji Kang] et + 7 [l’Américaine Kassidy Teare].»

Cela la place pour l’instant ex æquo au 85e rang sur 108 participantes. Tanguay s’élance ce matin à 7h30, pour la deuxième ronde, et espère se hisser parmi les 70 meilleures afin de continuer à jouer dans les deux rondes finales de samedi et dimanche.

Leblanc à + 1

Pendant ce temps, l’Ontarienne de 20 ans Henderson a réussi à s’en tirer sans boguey pour prendre la tête avec une carte de 68 (- 5). «Le vent est parfois difficile à juger, mais il semble qu’on ait tout bien calculé. Je ne sais pas trop comment on a fait», a commenté la meneuse sur le site de la LPGA, rendant au passage hommage à sa sœur et cadette, Britanny.

«J’avais toujours l’impression que ma casquette s’envolait! Et c’était difficile de juste maintenir un bon équilibre assez longtemps sur les coups roulés et réussir de bons élans. Je crois que rendues à dimanche, on va toutes être devenues de très bonnes joueuses dans le vent», a dit Henderson.

Elle est suivie par deux golfeuses à - 4, l’Espagnole Luna Sobron Galmes et l’Australienne Sarah Jane Smith, puis de six autres à - 3. Gagnante du tournoi l’an dernier, l’Américaine Britanny Lincicome pointe à + 1.

La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc montre aussi un pointage de + 1. Une première ronde de 74, résultat d’un oiselet au quatrième trou et de bogueys consécutifs aux 14e et 15e. Leblanc dispose d’une exemption médicale pour les cinq premiers tournois de la saison afin de conserver son statut complet au sein de la LPGA.

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WOODS A EU MAL... À SES DEUXIÈMES COUPS

Pour son retour sur le circuit professionnel américain après un an d’absence, le roi déchu du golf Tiger Woods a alterné le bon et le moins bon, jeudi à Torrey Pines, en Californie. L’ancien no 1 mondial, désormais 647e, a joué la normale de 72, une carte synonyme de 84e place après la première ronde de l’Omnium Farmers Insurance. «J’étais un peu rouillé», a admis l’Américain de 42 ans, qui subi quatre opérations au dos en moins de trois ans. «Je n’ai plus du tout mal, mais ce qui m’a fait mal, ce sont mes deuxièmes coups. Je ne les ai pas bien joués et me suis retrouvé souvent en situation difficile sur les verts.»

Woods a raté d’une rotation de balle un aigle au sixième trou, une normale cinq. Il a aussi flirté avec un trou d’un coup au 16e, la balle s’arrêtant à huit pouces de la coupe. «La balle était bien frappée et ça donnait bonne impression, mais ensuite on était à l’écoute de la foule», a dit l’auteur de 79 victoires sur le circuit de la PGA, dont 14 grands tournois. L’Américain Tony Finau est le meneur à 65, résultat de neuf oiselets. Il est suivi de ses compatriotes Ted Potter fils et Ryan Palmer, qui ont joué 66.  AFP et AP