Mikaël Robidoux aura terminé de purger sa suspension de 15 matchs à temps pour affronter les Foreurs à Val-d’Or, mercredi.

De retour chez les Remparts, Robidoux pressé de tourner la page

Mikaël Robidoux avoue avoir hâte de tourner la page sur la suspension de 15 matchs, lui qui effectuera un retour au jeu lors du long périple des Remparts qui s’amorce vendredi à Victoriaville.

Sanctionné pour un coup de coude au visage de Xavier Simoneau (Voltigeurs de Drummondville), le 28 septembre, Robidoux sera admissible à un retour au jeu contre Val-d’Or, mercredi. «J’ai hâte de recommencer à jouer pour arrêter d’en entendre parler!» a laissé tomber le numéro 18 après l’entraînement de l’équipe au Pavillon de la Jeunesse jeudi matin.

Il avoue d’ailleurs être très surpris de l’ampleur qu’a prise sa suspension. «J’ai vu des gestes récents qui ont mené à des suspensions et dont on n’entend pas parler autant. Je pense que la pression médiatique a joué dans la décision de la Ligue», a poursuivi Robidoux, qui estime être un joueur marqué.

«Je n’ai pas l’impression d’être ciblé : je sais que je suis ciblé. Quand je vais revenir au jeu, il va peut-être y avoir une petite nervosité dans mon jeu à cause de ça, mais il va falloir que j’efface ça.»

Haine et menaces

Robidoux a raconté que son geste et sa suspension ont déclenché un tonnerre de réactions négatives contre lui dans certains médias et sur les réseaux sociaux et qu’il a dû agir pour que le déluge cesse. «Dans la première semaine, je savais que ce ne serait pas évident, alors j’ai changé mon compte Facebook pour un compte privé parce que j’avais reçu des menaces. J’ai eu aussi vu beaucoup trop de messages haineux sur Twitter.»

Il précise également ne pas avoir aimé le traitement reçu de la part de certains commentateurs des médias électroniques. «Quand ça se ramasse à la télé avec Stéphane Leroux, ce n’est pas agréable. Je ne suis pas payé des millions de dollars pour faire ça, moi. Et je ne l’ai pas trouvée drôle non plus quand Bob Hartley m’a comparé à “Mom” Boucher [l’ancien chef des Hells Angels]. Je n’ai rien contre la personne avec qui il m’a comparé, mais je n’ai que 19 ans et je n’ai jamais fait rien de criminel.»

Les retombées de son geste l’auraient même suivi jusque dans un taxi. «J’ai pris un taxi avec un chauffeur que je n’avais jamais vu de ma vie et il m’a parlé de ça...» laisse tomber celui qui en a visiblement marre de devoir répondre aux mêmes questions depuis un mois. 

Fidèle à son style

«Je suis fébrile à l’idée de recommencer à jouer. Quinze matchs, c’est assez long comme suspension», souligne Robidoux. Quant au prochain duel contre les Voltigeurs, le 13 janvier à Drummondville, il est au courant que certains adversaires tenteront peut-être de lui envoyer un message.

«Oui, j’anticipe ce prochain affrontement, mais d’être détesté dans tous les arénas de la Ligue, ça ne me dérange pas vraiment. Je n’ai pas connu autre chose.»

Robidoux ne s’attend pas à changer son style de jeu, même s’il a été sanctionné huit fois depuis son arrivée dans la LHJMQ. «Ça va être difficile de changer mon style. J’en ai discuté avec Patrick [Roy] et j’essaierai surtout de changer mes angles de mise en échec de façon à ne pas toujours donner la grosse mise en échec.»

«Nous, on va lui donner un cadre», a précisé Roy. «Quand il a rencontré Éric Chouinard, directeur de la sécurité des joueurs de la LHJMQ, c’est de ça qu’il a été question. Il devra être capable de gérer ses émotions. Mais ça reste un gros bonhomme et nous, on le veut toujours devant le filet pour jouer un rôle d’écran.»

L'entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy

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Quelques chandails de plus pour le long voyage

Quinze jours se seront écoulés entre le dernier match des Remparts mercredi au Centre Vidéotron et le prochain, le 16 novembre, contre les Cataractes de Shawinigan. La troupe de Patrick Roy s’embarque vendredi pour l’un des plus longs voyages de son histoire : un périple de près de 2000 km en neuf jours qui la mènera tour à tour à Victoriaville, Gatineau, Rouyn-Noranda, Val-d’Or et Shawinigan avant de revenir à domicile.

«C’est correct, c’est comme ça! Tout le monde a des calendriers qui ne sont pas faciles», a philosophé l’entraîneur-­chef Patrick Roy après l’entraînement des Diables rouges, jeudi matin. «Les Tigres, ce sera un bon test puisqu’ils sont 6-1 à domicile et qu’ils travaillent bien sur leur patinoire. Je ne suis pas déçu de la performance de mes joueurs contre Rouyn-­Noranda mercredi [défaite de 3-0], mais j’aimerais bien les voir rebondir avec une bonne performance.»

Avec les nombreuses absences pour cause de blessure ou de suspension, Roy n’a pas pris de chance et a demandé au préposé à l’équipement Stéphane Savard d’amener quelques chandails de plus au cas où la malchance continuerait de frapper ses protégés, l’amenant à puiser dans ses réserves. Les attaquants Thomas Caron, Émile Hegarty Aubin et Samuel Dickner pourraient ainsi être rappelés de leur équipe midget AAA, collégiale ou junior AAA si le besoin se faisait sentir.

«Thomas fera assurément partie des plans de l’équipe après Noël. Par contre, il serait malhabile pour moi de rappeler un joueur alors qu’il reste seulement 15 matchs avant les Fêtes», a cependant précisé Roy, qui tente tant bien que mal de pallier à l’absence de l’attaquant Louis-Filip Côté, blessé à une cheville. «On essaie de trouver le joueur qui pourra remplacer L-P. Là, j’essaie Olivier [Mathieu], mais hier, ça n’a pas très bien été», a-t-il ajouté en faisant allusion à la défaite de mercredi.

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Morrone aimerait battre ses anciens amis

Le cerbère des Remparts Anthony Morrone, acquis des Tigres de Victoriaville durant le camp d’entraînement, a hâte d’affronter ses anciens coéquipiers vendredi soir au Colisée Desjardins. «Oui, ça va faire spécial de jouer devant eux, car les gars de Victo, je les connais depuis un bout», explique celui qui a disputé 13 parties devant la cage des félins la saison dernière. «Je les avais déjà affrontés en match présaison [à L’Ancienne-Lorette], mais là, je reviens là-bas.»

Morrone avoue que ses «anciens amis» et lui ont déjà commencé à s’envoyer des textos en prévision de l’affrontement. «On se dit des choses comme “Je vais t’arrêter, mon...”, des petits clins d’œil comme ça», lance le gardien de but en riant. «Je reviens d’une défaite, alors j’aimerais bien ça, gagner!»