Serena Williams a franchi avec succès la première étape de son retour en battant Zarina Diyas. Sa prochaine adversaire, la Néerlandaise Kiki Bertens (29e mondiale), pourrait lui poser plus de problèmes.

De retour au jeu, Serena Williams défend son honnêteté

INDIAN WELLS — Après 404 jours d’absence sur le circuit WTA, l’ancienne numéro un mondiale Serena Williams a vite retrouvé ses repères... et les questions des journalistes, jeudi soir au tournoi d’Indian Wells, en Californie.

Après sa victoire de 7-5 et 6-3 contre Zarina Diya (53e mondiale), Williams a dû justifier son recours à une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) lors du tournoi de Roland-Garros 2015. L’Américaine a assuré n’avoir rien fait de mal et avoir demandé une AUT pour soigner d’une grippe.

 «Je n’ai jamais été contrôlée positive. J’ai toujours eu recours à des AUT, donc vous devriez vérifier vos informations», a dit la lauréate de 23 titres du Grand Chelem. 

«Cela fait 20 ans que je joue et j’ai toujours été extrêmement honnête. C’est quelque chose dont je suis fière, surtout depuis que j’ai une fille», a assuré Williams. «Je ne pourrais jamais regarder ma fille dans les yeux et lui dire : “Maman a triché”. C’est complètement irresponsable, et même avant la naissance de ma fille, j’avais déjà cette attitude.»

En 2015, Williams avait obtenu une dérogation pour prendre du prednisone, un corticostéroïde anti-inflammatoire, pour soulager ses symptômes. Très affaiblie pendant la quinzaine parisienne, elle avait quand même remporté le tournoi, s’imposant contre Lucie Safarova en finale.

«Je n’allais pas jouer [à Roland-Garros] sans AUT parce que si vous vous souvenez bien, j’étais très malade cette année-là. Je ne vais jamais, jamais faire en sorte d’avoir un avantage sur quelqu’un d’autre. Je ne suis pas comme ça. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour gagner le tournoi et je pensais vraiment ne pas pouvoir jouer la finale.»

Grande nervosité

L’Américaine de 36 ans a réussi la première étape de son retour après 14 mois d’absence et de graves complications médicales à la suite de la naissance de sa fille Alexis Olympia, même si tout n’a pas été parfait — loin de là — avec un service perfectible (58 % de premières balles, quatre double fautes) et une grande nervosité malgré le soutien enthousiaste du public.

«C’est incroyable, me revoilà un an et un enfant après, et maintenant je vais vite retrouver ma fille à la maison», a-t-elle confié. «Je suis encore un peu “rouillée”, mais ce n’est pas le plus important, ce qui compte, c’est de donner le meilleur de moi-même à chaque match pour mon retour.»

Sa prochaine adversaire pourrait lui poser plus de problèmes. Il s’agit de la Néerlandaise Kiki Bertens (29e mondiale), qu’elle a toujours battue en deux confrontations. «Je sais que je ne jouerai pas à mon meilleur niveau lors des premiers matchs, cela va prendre du temps», a prévenu la joueuse aux 72 titres WTA.

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AUGER-ALIASSIME ÉLIMINE POSPISIL

Félix Auger-Aliassime a signé un premier gain en carrière dans le tableau principal d’un tournoi ATP en défaisant le Canadien Vasek Pospisil 6-2 et 7-6 (4), vendredi à Indian Wells. Au deuxième tour, le joueur de 17 ans de l’Ancienne-Lorette classé au 169e rang mondial a rendez-vous avec un autre compatriote et pas le moindre : Milos Raonic, qui a glissé au 38e rang mondial à la suite de blessures.

À son premier affrontement contre Pospisil, Auger-Aliassime n’a pas paru intimidé et il a dominé grâce à 12 coups gagnants, se sauvant avec la première manche. La deuxième a été un peu plus ardue, mais il a su protéger son service pour finalement l’emporter lors de sa première balle du match, au bris d’égalité. Le Québécois a réussi 11 as, alors que Pospisil en a inscrit deux.  La Presse canadienne