David Noël est bien heureux de pouvoir se concentrer sur son retour sur la glace, après avoir eu peur de perdre son œil.

David Noël remis de sa frousse

La vision dans son œil droit est encore partiellement embrouillée, mais cela n’empêche plus David Noël de faire ce qu’il aime le plus au monde : jouer au hockey. Après une longue convalescence de trois mois, le défenseur de Québec veut rattraper le temps perdu avec les Foreurs de Val-d’Or.

Noël a vécu toute une frousse, au début du mois d’octobre, lorsqu’un bâton l’a atteint à l’œil lors d’un match contre les Huskies de Rouyn-Noranda. Il a subi une déchirure de la pupille et pendant les deux premiers mois, un repos complet lui a été prescrit.

«Je pouvais dormir et prendre la médication nécessaire, c’est à peu près tout ce que je faisais. Je ne pouvais quasiment pas regarder la télé», a expliqué le capitaine des Foreurs, dimanche au Centre Vidéotron, avant la défaite des siens par 5-2 face aux Remparts de Québec.

Il n’en était pas à sa première visite de la saison dans le quartier Limoilou, d’où il vient, puisqu’il a passé plusieurs semaines chez lui pendant son absence.

«Ça n’a pas été un bon feeling pour moi de vivre ça, mais aussi pour ma famille. J’étais bien encadré à Val-d’Or, sauf que mes parents voulaient aussi que je sois près d’eux pour consulter un spécialiste à l’Hôpital Saint-Sacrement», a raconté celui qui, sur le coup, a craint de perdre l’usage de son œil.

Pour l’instant, l’ancien du Blizzard du Séminaire Saint-François (midget AAA) porte une visière complète.

«Si jamais je reviens avec une demi-visière, cette saison, je vais sûrement y penser un peu, mais avec une complète, je n’y pense pas. Je commence à m’habituer aux lumières fortes. Mon œil ne devrait pas revenir à 100 %, mais je vois très bien lorsque mes deux yeux sont ouverts. Si je ferme l’œil gauche, par contre, ma vision est floue dans le droit. Pour ce qui est de la largeur, c’est comme avant», dit celui qui a évité le pire dans les circonstances et qui porte une lentille cornéenne en permanence depuis l’incident.

Pour l’heure, l’arrière de 19 ans veut retrouver ses moyens. L’auteur de 14 buts et 48 points en 68 matchs la saison dernière ne disputait que son 17e match, dimanche. Il en était à son 11depuis son retour au jeu. «J’ai été trois mois sans pouvoir jouer, c’est plus long qu’une pause de hockey pendant l’été. J’ai aussi perdu de la masse musculaire, parce que je ne pouvais pas m’entraîner. Le pire est fait, je peux tourner la page. Je veux maintenant retrouver le rythme, la mobilité, la vitesse et l’exécution que j’avais avant ma blessure.»

Choix de cinquième ronde des Blues de St. Louis en 2017, il a encore un peu de temps devant lui pour les convaincre de lui offrir un contrat.

«Tout au long de ma convalescence, ils se sont informés de moi. Quand je rencontrais le médecin, ils faisaient le suivi. Leur médecin m’a appelé, aussi, ils m’ont bien soutenu. J’ai perdu une partie de la saison pour leur montrer ce que je peux faire, mais il reste encore du temps pour m’évaluer.»

Pour ce qui est des Foreurs, Noël veut les aider à poursuivre leur progression et à finir le plus haut possible dans l’association de l’Ouest. Une quatrième place n’est pas hors de portée. «Ça se passe un peu moins bien présentement, mais on veut aller chercher l’avantage de la glace», a noté celui qui a commencé sa carrière junior avec les Saguenéens de Chicoutimi.