Danielle Goyette a aidé le Canada à remporter sept fois l’or au championnat mondial féminin, en plus de deux triomphes et une médaille d’argent aux Olympiques. Au moment de se retirer, en 2008, elle était quatrième pour les points en championnat mondial, avec 68.

Danielle Goyette au Panthéon du hockey

TORONTO — Danielle Goyette, Dave Andreychuk, Mark Recchi, Teemu Selanne et Paul Kariya ont été intronisés au Panthéon du hockey, lundi soir, à Toronto. Le Temple a aussi ouvert ses portes aux bâtisseurs Jeremy Jacobs, propriétaire des Bruins de Boston, et à Clare Drake, entraîneur de longue date au hockey universitaire canadien.

Goyette a aidé le Canada à mériter sept fois l’or au championnat mondial féminin, en plus de deux triomphes et une médaille d’argent aux Olympiques. Au moment de se retirer, en 2008, elle était quatrième pour les points en championnat mondial, avec 68.

«Ma famille a toujours été d’un grand support», a-t-elle dit en français dans son discours, lundi. Elle a évoqué ses parents ainsi que ses sept frères et sœurs, qui lui ont montré la valeur du travail en équipe.

Goyette a aussi parlé de l’influence qu’elle a pu avoir dans l’essor du hockey féminin.

«Je suis tellement fière de dire que je suis devenue un modèle à suivre pour les jeunes filles», a dit la médaillée d’or aux Jeux de Salt Lake City et de Turin.

Andreychuk s’est retiré en 2006 après 23 saisons dans la LNH. Il occupe le 14e rang de l’histoire avec 640 buts. Nul n’éclipse encore ses 274 buts en avantage numérique.

Parmi les 17 joueurs à la retraite avec 600 filets ou plus, seuls lui et Selanne n’étaient pas encore au Temple de la renommée. Il y était admissible depuis 2009, tandis que Selanne est devenu admissible cette année.

Bons mots pour les Sabres

Ancienne vedette des Sabres et des Leafs, Andreychuk a aussi joué avec les Devils du New Jersey, les Bruins de Boston, l’Avalanche du Colorado et le Lightning de Tampa Bay. Il a soulevé la Coupe Stanley en 2004, avec le Lightning. Andreychuk a maintenu son association avec Tampa Bay, devenant leur vice-président des affaires communautaires et corporatives.

Andreychuk a été le premier à livrer son discours, lundi. Il a eu de très bons mots pour les Sabres, disant avoir vécu son éclosion là-bas. C’est à Buffalo qu’il a rencontré sa femme, et c’est là où sont nées leurs trois filles.

Andreychuk a aussi confié avoir beaucoup appris de Jacques Lemaire, l’entraîneur des Devils à l’époque où il s’y trouvait. Il a qualifié de «magique» ce qui est arrivé à Tampa Bay, lors de son passage là-bas.

«Autant on peut avoir l’impression que la boucle est bouclée, nous sommes tous des figures que les jeunes peuvent voir comme des exemples à suivre, a dit Andreychuk. Je vais continuer cette tradition.»

Recchi a notamment brillé avec les Penguins, les Flyers et le Canadien. Avec 1652 matchs disputés en saison régulière, il n’est dépassé à ce chapitre que par trois joueurs. Recchi a remporté la coupe avec Pittsburgh, la Caroline et Boston, devenant seulement le 10e joueur à faire partie de trois clubs champions. Au fil d’une carrière incluant aussi des arrêts à Tampa Bay et Atlanta, il a enfilé 577 buts et obtenu 1533 points.

Selanne a mérité le trophée Calder après avoir marqué 76 buts à sa première saison dans la LNH, en 1992-1993, avec Winnipeg. Il avait été choisi 10e au total par les Jets en 1988.

Selanne a connu sept campagnes de 40 buts ou plus. Il a remporté la Coupe Stanley avec Anaheim en 2007. Le Finlandais a aussi joué pour le Colorado et les Sharks.

Kariya a disputé neuf saisons avec les Mighty Ducks d’Anaheim, qui l’ont choisi quatrième au total en 1993. Avec eux, il a signé deux saisons de 100 points et plus, dont une récolte de 50 buts, en 1995-1996.

Aux Jeux olympiques, Kariya a aidé le Canada à obtenir l’argent en 1994, puis l’or en 2002. Il a également porté l’uniforme de l’Avalanche, des Predators et des Blues.