Daniel Lacroix (à gauche) a été l'adjoint à Michel Therrien lors de son retour comme entraineur-chef du Canadien.

Daniel Lacroix: des expériences internationales qui rapportent

Revenu derrière le banc des Wildcats de Moncton en décembre à la suite du congédiement de John Torchetti, l’ancien entraîneur adjoint du Canadien de Montréal Daniel Lacroix dit avoir beaucoup appris de ses expériences aux quatre coins du monde depuis un an et demi.

«C’est un peu comme un prof d’université qui prend une année sabbatique», a illustré avant le match de dimanche celui qui a passé 11 saisons comme adjoint dans la LNH et une comme adjoint dans la Ligue américaine depuis qu’il a quitté Moncton une première fois en 2006.

En 2018, Lacroix est devenu l’entraîneur-chef de l’équipe nationale de Lituanie pour ensuite passer derrière le banc des Requins de Cologne en première division allemande.

«Tout ça a été une très bonne expérience pour moi. En Lituanie, avec un seul entraînement par semaine, c’est difficile d’implanter un système. Le concept d’enseignement est très différent», poursuit celui qui a aussi enseigné le hockey en Chine et en Finlande avec la LNH.

«Quand je suis arrivé à Cologne l’an passé, c’était comme ici cette année : j’ai été nommé en janvier et je devais “apprendre” la Ligue», indique-t-il.

«Ce n’est pas long de se retremper là-dedans, cependant. À la maison, que je travaille ou pas, je regarde deux matchs de hockey par soir. J’avais discuté avec l’organisation et j’avais une bonne idée de l’équipe dont j’héritais. Maintenant, j’ai une bonne vision de ce que je veux pour le reste de la saison», poursuit Lacroix.

«On a eu un bon mois de janvier avec plusieurs matchs la fin de semaine, donc on a eu le temps de s’entraîner. Il y a un nouveau coach et six nouveaux joueurs. Il fallait apprendre à se connaître, apprendre à jouer et à gagner de la bonne façon.»

Lacroix avoue qu’il continue de suivre de près le Canadien de Montréal, auquel il a été associé durant quatre saisons. «Je suis allé les voir jeudi [contre les Ducks d’Anaheim]. Ils sont l’fun à regarder. Ils ont une bonne dynamique et de jeunes joueurs», poursuit l’entraîneur des Wildcats, qui assure que son retour dans la LHJMQ ne l’amène pas à s’ennuyer de la LNH.

«C’est sûr que la LNH, c’est la meilleure ligue au monde et c’est la seule où tu peux remporter la Coupe Stanley. Ici, c’est autre chose, il y a la Coupe Memorial et elle est extrêmement difficile à gagner», indique celui qui a laissé entendre que c’est à lui que reviendrait la décision quant à son retour à la barre des Wildcats la saison prochaine.

«Je dois voir si c’est le bon fit pour moi. Mes enfants et ma femme sont aux États-Unis, alors il faudra que j’évalue tout ça», conclut-il.