La préparation olympique de Lauriane Genest qui, normalement, se serait déroulée sur une période de quelques mois le printemps dernier passera à un an et demi.
La préparation olympique de Lauriane Genest qui, normalement, se serait déroulée sur une période de quelques mois le printemps dernier passera à un an et demi.

Cyclisme: Lauriane Genest croit qu’elle sera encore meilleure à Tokyo

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Alors que plusieurs athlètes ont vu leurs aspirations freinées par l’arrêt des compétitions sportives en raison de la pandémie, la cycliste sur piste Lauriane Genest de Lévis croit plutôt que la situation lui sera bénéfique.

«Je n’ai participé à aucune course depuis les trois épreuves des championnats du monde sur piste à Berlin en mars. Le virus était déjà bien présent parce que je me souviens qu’il y avait un entraîneur italien qui n’avait pas pu venir parce qu’il avait été testé positif. Cependant, on n’était pas encore conscient de l’ampleur que tout ça allait prendre», explique au Soleil la Lévisienne qui s’entraîne au Centre national du cyclisme Mattamy à Milton, en Ontario.

«Comme c’est mon rêve depuis que je suis toute jeune, c’était décevant d’apprendre que les Jeux olympiques étaient reportés. Cependant, les nouvelles sont assez bonnes puisqu’on nous a dit que les jeux allaient avoir lieu en 2021», poursuit celle qui s’était dite très impressionnée lors de sa participation aux Jeux du Commonwealth de 2018.

Plus de préparation

«J’ai pu réévaluer ma préparation en fonction des Olympiques qui auront lieu un an plus tard. C’est différent, mais en fin de compte ça m’a donné plus de temps pour faire mieux les choses, pour toucher à tous les aspects du cyclisme. Je pense qu’à l’été 2021, je serai une meilleure cycliste que je l’étais l’été dernier», analyse-t-elle.

Sa préparation olympique qui, normalement, se serait déroulée sur une période de quelques mois le printemps dernier passera donc à un an et demi. «Par exemple, cet été, comme il n’y avait aucune course, j’ai passé beaucoup de temps en vélo de route pour la phase aérobique. C’est un aspect que je n’ai normalement pas la possibilité de travailler autant, mais qui est quand même important au niveau de la récupération. Quand tu fais de cinq à six sprints sur trois heures, tes chances sont meilleures quand tu améliores ta phase aérobique.» 

À mesure que les Jeux approcheront, la cycliste ajustera graduellement ses roues et son équipement de course pour reproduire le plus fidèlement possible l’effort qu’elle fera lors des épreuves olympiques sur piste au Vélodrome Izu de Tokyo. 

Combattre l’hiver

Par ailleurs, c’est davantage l’hiver qui s’approche que son premier été sans course qui préoccupe Lauriane, qui déteste la saison froide à s’en confesser. «Moi, je n’aime pas l’hiver et j’adore l’été. Je ne sais pas pourquoi je suis née au Canada!» rigole-t-elle. L’hiver dernier, elle l’a passé en grande partie sur les pistes d’Australie et de Nouvelle-Zélande, alors que c’était la belle saison dans l’hémisphère sud. 

«Normalement, les épreuves de la Coupe du Monde ont lieu en hiver, mais l’an dernier, c’était la dernière saison que c’était comme ça et le calendrier des courses devait revenir en été. Mais comme tout a été annulé cette année et que les Jeux olympiques occuperont la majeure partie de l’été 2021, on ne sait plus vraiment comment ce sera réorganisé», explique Lauriane.

En attendant, elle utilise diverses méthodes pour garder le sourire alors que la neige est à nos portes. «Ça a l’air niaiseux, mais j’en parle avec ma préparatrice mentale et je pratique la visualisation. J’ai déjà mis un sapin de Noël dans mon salon et ça m’amène toujours un sourire sur le visage quand je le vois. J’ai aussi mis une photo de la mer dans ma fenêtre, ce qui me met de bonne humeur quand je me lève le matin», termine-t-elle au sujet de ses tactiques pour combattre la grisaille de l’hiver.