Après un début de saison laborieux, Sidney Crosby a retrouvé son instinct de marqueur.

Crosby a retrouvé sa touche

Ce n'est pas une sensation habituelle pour Sidney Crosby. Le capitaine des Penguins de Pittsburgh ne cherche généralement pas de réponses sur la patinoire, du moins jamais autant qu'après son début de saison catastrophique.
Non seulement les buts étaient difficiles à obtenir, mais Crosby avait la vague impression qu'il était totalement inefficace. Il a enregistré son premier point lors du sixième match du mois d'octobre, et a été limité à deux buts lors de ses 18 premières rencontres. Il a conclu le premier mois du calendrier avec le plus faible total de points (5) de sa carrière.
Toutes les statistiques, de sa productivité en attaque au temps de possession de la rondelle, indiquaient que quelque chose clochait avec le meilleur joueur au monde. Ce qui le troublait encore davantage, c'était l'absence de chances de marquer.
«C'est une chose de traverser des séquences où la rondelle refuse de pénétrer dans le filet, mais c'en est une autre quand tu as l'impression que tu n'as aucun impact sur l'issue d'une rencontre», a déclaré Crosby, plus tôt cette semaine. «Et cette période-là a été difficile.»
En faire trop
Les ennuis se sont poursuivis en novembre, mais Crosby a finalement vu de la lumière au bout du tunnel. Il a depuis retrouvé sa place au sein de l'élite du circuit Bettman, occupant le troisième rang des marqueurs en 2016.
«Quand j'y repense, je dois admettre que je tentais d'en faire trop», a reconnu Crosby. «J'ai l'impression que j'aurais simplement dû sauter sur la patinoire et jouer plutôt que de penser à chacune des chances que je ratais. J'aurais dû me concentrer à retrouver mes bonnes sensations et à obtenir des chances de marquer.»
Il a pris du recul et a simplifié son approche, prenant la décision qu'il retrouverait sa touche en pourchassant la rondelle. Il en a déduit que s'il la protégeait et qu'il était plus agressif dans les batailles pour sa possession, alors les points s'additionneraient.
C'est sa capacité à contrôler le disque qui est la plus évidente lorsque Crosby est à son meilleur, a dit le gardien des Penguins Marc-André Fleury. «C'est là-dessus que j'essaie de travailler, a confié Crosby. Quand tu pourchasses la rondelle, tu crées plus de chances de marquer parce que tu es en possession de la rondelle, et lorsque tu fabriques rapidement des jeux, alors tu te crées de l'espace.
«Parfois, quand tu as des ennuis, tu tentes le jeu parfait, tu ralentis le jeu parce que tu réfléchis et tu réduis ton temps de réaction. Ce n'est pas si compliqué que ça, quand tu prends le temps d'y réfléchir. C'est assez simple. J'essaie de m'assurer de me contenter de jouer, de laisser le jeu venir à moi et de me fier à mes réflexes plutôt que de réfléchir.»
Crosby est le deuxième meilleur marqueur de la ligue depuis le début du mois de novembre derrière Patrick Kane.