Depuis qu’Andrew Coxhead, un ancien Mooseheads, est devenu un Remparts, toute sa famille néo-écossaise s’est convertie au club de la capitale québécoise.

Coxhead toujours à la maison

HALIFAX — Andrew Coxhead jouera toute la première ronde des séries à domicile. Il est chez lui à Québec puisqu’il s’aligne pour les Remparts depuis trois ans, mais aussi à Halifax, région où il a grandi. Et tout va pour le mieux pour lui jusqu’ici : les Remparts ont raflé les deux premiers matchs à Halifax!

Même si la foule du Centre Scotiabank n’a pas été tendre envers les Remparts vendredi et samedi, Coxhead savait que quelque part, dans la section 18, une douzaine de personnes étaient derrière lui.

«C’est bizarre de jouer sur cette patinoire, mais pour l’équipe visiteuse», a constaté le gros joueur de centre des Remparts, entre les deux rencontres disputées au domicile des Mooseheads. Les duels 3, 4 et 5 ont lieu à Québec, sa deuxième maison, à commencer par mardi.

Coxhead vient de Bedford, à 15 minutes de la capitale de la Nouvelle-Écosse. Juste au bout du bassin Bedford, la dernière section du bras de l’océan Atlantique qui entre dans les terres et vient séparer Halifax de Dartmouth.

Premier choix en 2016

Il a grandi en encourageant les Mooseheads. Mais depuis que les Remparts en ont fait leur premier choix au repêchage en 2016, toute une famille néo-écossaise s’est convertie au club de la capitale québécoise.

«C’est très plaisant d’avoir ma famille et mes amis aux matchs. Mes parents étaient là, ma grand-mère, mes chums d’enfance, mon frère et leurs amis aussi. C’est bien qu’ils viennent me voir jouer. Ici, ça reste ma ville, même si je joue pour l’autre équipe», affirme Coxhead, avouant avoir été un peu plus nerveux qu’à l’habitude pour amorcer les matchs.

L’attaquant de 6’ 3” de 18 ans a même des amis dans le camp adverse. Il a joué tout son hockey mineur aux côtés de Justin Barron et de Jared McIsaac, deux défenseurs clés chez les Moosheads. Coxhead et Barron sont encore proches et s’entraînent chaque été ensemble, à Halifax.

Chose sûre, le numéro 20 de Québec aimerait revenir chez lui dans quelques semaines avec le sourire du conquérant, et non celui du conquis. Et au passage tirer la pipe à son copain Barron.

Celui qui en est déjà à sa troisième campagne junior doit assumer davantage de responsabilités que par le passé, si les Remparts espèrent gagner cette série quatre de sept.

«Certains gars dans notre vestiaire n’avaient jamais joué en séries, alors il faut leur montrer ce que ça prend pour garder ton niveau de jeu toujours au sommet. L’élimination de l’an dernier en première ronde a été une leçon, une occasion d’apprentissage. Mais c’est du passé et il ne faut plus trop y penser, les choses sont différentes», conclut celui qui a enfilé deux gros buts dans la victoire de samedi soir de 5-4, en prolongation.

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HABITUÉ AUX REMPARTS

Keith Getson est décrit par son entraîneur-chef Éric Veilleux comme un joueur capable de tout faire sur la glace.

Pour une deuxième année consécutive, Keith Getson affronte les Remparts de Québec en première ronde éliminatoire. Et il espère encore les éliminer.

«Il y a encore quelques gars dans l’équipe qui étaient là l’an passé, alors je connais un peu leurs tendances. Mais après une ou deux matchs, ça ne change plus grand-chose», commente Getson.

À pareille date il y a 12 mois, Getson faisait partie des Islanders de Charlottetown, où il a joué durant quatre saisons et demie. Aux Fêtes, le centre de 20 ans a été échangé aux Mooseheads de Halifax, qui accueilleront en mai le tournoi de la Coupe Memorial, le prestigieux championnat canadien du hockey junior majeur.

Toutes des raisons de se réjouir pour le natif de Bridgewater, municipalité logée à 45 minutes de Halifax. Surtout que Getson avait donné du fil à retordre aux Remparts avec les Islanders grâce à cinq buts dans la série, dont trois dans la rencontre initiale. Québec avait perdu en sept matchs et Getson a fini les séries de 2018 avec 10 buts et 14 points. Charlottetown, classée neuvième, a ensuite surpris en atteignant le septième match de la demi-finale contre Blainville, l’équipe favorite.

Toutes des raisons pour les Mooseheads de vouloir le petit joueur de centre dans leur alignement. «Keith apporte énormément d’intensité au jeu. Son niveau de compétitivité est très élevé», confirme l’entraîneur-chef des Moosehads, Éric Veilleux.

Homme à tout faire

«Il est capable de tout faire sur une glace, poursuit Veilleux. Bon dans les deux sens, bon aux mises au jeu, excellent en désavantage numérique, il peut aussi jouer sur l’attaque massive, comme c’est le cas en ce moment à cause des blessés. Un homme à tout faire, comme on dit. C’est un morceau dont on avait besoin.»

D’enfiler le gilet à la tête d’orignal pour terminer sa carrière junior relève en quelque sorte du rêve devenu réalité, pour Getson, un gars de la place. «L’autre jour, on regardait des photos de ma jeunesse avec mes parents et il y en a une où je porte le chandail des Mooseheads. C’est pas mal cool que ça arrive finalement pour vrai», dit celui qui n’a pas encore trouvé preneur au sein des organisations de la LNH.