Deux semaines après avoir amorcé la saison 2020 de la série GT World Challenge Europe à Imola, en Italie, avec une course d’endurance, le pilote Mikaël Grenier, de l’écurie Emil Frey Racing,sera de retour en piste à compter de vendredi. Au menu : trois épreuves de sprint sur le circuit de Misano, en Italie.
Deux semaines après avoir amorcé la saison 2020 de la série GT World Challenge Europe à Imola, en Italie, avec une course d’endurance, le pilote Mikaël Grenier, de l’écurie Emil Frey Racing,sera de retour en piste à compter de vendredi. Au menu : trois épreuves de sprint sur le circuit de Misano, en Italie.

Course automobile: une fin de semaine chargée pour Mikaël Grenier

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Deux semaines après avoir amorcé la saison 2020 de la série GT World Challenge Europe à Imola, en Italie, avec une course d’endurance, le pilote Mikaël Grenier, de l’écurie Emil Frey Racing, sera de retour en piste à compter de vendredi. Au menu : trois épreuves de sprint sur le circuit de Misano, en Italie.

«Une fin de semaine chargée», a expliqué le coureur québécois. Habituellement, nous avons deux courses lors des week-ends de sprint, une le samedi et une le dimanche. Mais à cause du nouveau calendrier, nous en aurons trois, soit une le samedi et deux le dimanche. Cette dernière journée sera très intense pour les membres de l’équipe puisque les deux épreuves au programme seront précédées par les qualifications pour la course numéro 3. Ils n’auront donc pas de répits. 

«Il faudra donc s’assurer de ne pas avoir de dommages sur la voiture lors de la deuxième course puisque la troisième aura lieu deux ou trois heures plus tard. Ça sera donc un beau challenge. Comme les qualifications seront courtes et importantes, il n’y aura pas d’économie de pneus. Nous serons à fond tout le temps. Mais ça devrait bien aller. Il reste un peu d’adaptation à faire au niveau des gommes, mais nous sommes sur la bonne voie.»

Grenier a expliqué que les courses sprint étaient des épreuves d’une heure et chaque équipe avait droit à deux pilotes au lieu de trois comme c’est le cas en endurance. Et c’est lors d’un arrêt aux puits, à la mi-course que se fait le changement de pilote parallèlement au changement de pneus.

«Le défi est vraiment pour les gars affectés au changement de pneus. Ils doivent réaliser leur travail le plus rapidement possible pour que la voiture puisse retourner en piste le plus vite possible. En endurance, les gars ont plus de temps parce que les voitures doivent aussi être ravitaillées en essence, une opération qui prend environ 35 secondes.»

Le coureur québécois, qui peut compter sur l’appui financier de Canac, Solaris Québec porte et fenêtre et le groupe Isolofoam, a expliqué qu’après la fin de semaine, son équipe aurait une bonne idée de son potentiel et de la place où elle pourrait terminer au classement. Elle saura quelles seront ses forces et ses faiblesses et pourra travailler à améliorer les premières et à corriger les secondes.

Fin de semaine difficile

Grenier n’a pas chômé depuis son retour en Europe en mai. Il s’est d’abord rendu avec son équipe Emil Frey Racing à Imola puis Zandvoort (Pays-Bas) à afin de prendre part à des essais de présentés sur deux jours, essais satisfaisants qui ont laissé entrevoir une bonne première sortie pour Grenier et les membres de son écurie. Obligée de courir avec de nouvelles gommes fabriquées par Pirelli, l’équipe Emil Frey Racing s’est toutefois présentée à Imola sans avoir apprivoisé ses nouveaux pneus. Et elle a été notamment été incapable d’en tirer le maximum lors des qualifications. 

«La course à Imola a été difficile. Non seulement celle-ci n’avantageait pas les Lamborghini, mais aussi parce que nous avons eu beaucoup de problèmes avec la voiture en essais et en qualifications. Mais l’équipe a fait un super bon travail pour trouver les bons ajustements. Et nous avons eu une super bonne course.»

«Nous comme partis 25e et après une malchance au premier arrêt aux puits, les 46 voitures s’y sont retrouvées en même temps, ce qui a causé un bordel, nous avons aussi eu un problème avec notre système de navigation. Quand nous sommes retournés en piste, nous étions 39e. Mais nous avons réussi à remonter en 11e place, à la porte des ponts, même si à Imola ce n’est pas facile de dépasser. Et en terme de rythme de course, nous avons été une des voitures les plus rapides. Nous étions donc quand même contents de notre performance.»

Après la trois épreuves d’en fin de semaine, les coureurs de la série de la GT World challenge Europe profiteront d’une pause de trois semaines dans le calendrier. Ils auront ensuite trois courses en quatre week-ends plus d’essais pour les 24 heures de Spa disputés au mois d’octobre.

«À compter du mois de septembre, ça sera très intense. Personnellement, c’est quelque chose que j’aime. Mais pour les équipes ça va être assez difficile. Surtout que la course de 24 heures demande beaucoup de préparation avant et après.»