Martin Pouliot était très reconnaissant envers l’organisation des Capitals, qui permet à ses dépisteurs d’amener la Coupe Stanley dans leur ville d’origine.

Coupe Stanley à Québec: Martin Pouliot se souviendra de l’année de ses 50 ans

De passage à Québec avec la Coupe Stanley, le dépisteur des Capitals de Washington Martin Pouliot avoue vivre un rêve en cette année où il a célébré son cinquantième anniversaire de naissance.

«Ça fait 20 ans que je suis avec les Capitals et ça fait au moins 10 ans qu’on est compétitifs, mais on n’avait pas encore gagné la Coupe avant cette année. J’ai 50 ans et je ne pouvais pas imaginer une plus belle année», racontait-il alors que des centaines de visiteurs se faisaient photographier avec le trophée de Lord Stanley au Centre sportif Marc-Simoneau.

Pouliot était très reconnaissant envers l’organisation des Caps, qui permet à ses dépisteurs d’amener la Coupe dans leur ville d’origine. Ainsi, il pouvait montrer à sa famille que son nom y est inscrit juste au-dessous de celui d’un certain Alexander Ovechkin!

Après avoir été dépisteur dans les rangs junior, Martin Pouliot est dépisteur professionnel depuis six ans. «Ça signifie que moi et les autres dépisteurs pro avons eu notre mot à dire dans presque tous les échanges réalisés par les Capitals depuis ce temps», souligne-t-il.

Bons coups

Il dit être particulièrement fier de l’acquisition de Lars Eller des Canadiens de Montréal. Pour ce qui est de l’époque où il parcourait le monde pour surveiller les joueurs de niveau junior, deux noms lui sont restés en tête comme étant ses plus belles trouvailles.

«Ils ne sont plus avec les Capitals aujourd’hui, mais l’attaquant Mathieu Perreault et le défenseur suédois Johnny Oduya étaient des très bons coups», raconte-t-il.

Perreault, maintenant avec les Jets de Winnipeg, avait été sélectionné du Titan d’Acadie-Bathurst en sixième ronde (177e) du repêchage de 2006 et a connu six saisons de plus de 30 points. Quant à Oduya, qui est présentement sans contrat, il est un choix de septième ronde (221e) en 2001 et il a disputé 850 matchs dans la LNH.

Statistiques

«Quand j’ai commencé, il y a 20 ans, il n’y avait aucun analyste dans les équipes de dépistage de la LNH alors que maintenant, il y a depuis quatre ou cinq ans quelqu’un qui est engagé à temps plein chez les Capitals pour analyser les différentes statistiques», explique-t-il.

Celui qui dirige aussi les Voyageurs de Saguenay dans la Ligue de baseball senior Élite précise toutefois que l’analyse statistique ne prendra probablement jamais autant de place au hockey qu’au baseball.

«C’est différent car au baseball, c’est un frappeur contre un lanceur alors qu’au hockey, ils sont douze sur la glace. Au hockey, on aura toujours un grand besoin de l’œil du dépisteur», conclut-il.