Karolina Pliskova a semé la joie dans le camp de la République tchèque en remportant son match contre Françoise Abanda.

Coupe Fed: des raquettes trop lourdes...

«Le Canada écrit l'histoire en ce moment et j'aurais vraiment voulu gagner ce match pour nous donner l'avance 1-0. C'est dommage. Je suis déçue.»
C'est une Françoise Abanda contrite qui s'est présentée devant les journalistes, pendant que sa coéquipière Gabriela Dabrowski était à son tour en train de se faire asservir, sur le terrain. À son premier match en carrière en Coupe Fed, Abanda s'est fait punir en une heure et treize minutes par la Tchèque Karolina Pliskova, 6-2 et 6-4.
«C'était une vibe différente à laquelle je ne suis pas habituée. La Coupe Fed est une compétition par équipe, tu représentes tout ton pays, tandis que sur le circuit de la WTA, tu joues simplement pour toi. Il y a une responsabilité qui est là», fait valoir la Montréalaise de tout juste 18 ans, classée 230e joueuse au monde. En plus d'occuper 208 rangs de mieux au palmarès international, son adversaire avait cinq ans de plus.
Abanda s'est avouée nerveuse, surtout en début de rencontre. Son service en a été affaibli d'autant avec six doubles fautes dans la première manche, huit au total du match. Pliskova en a pour sa part commis six en tout, dont quatre au cours du seul dernier jeu de la partie, où Abanda a sauvé trois balles de match avant de succomber.
Du haut de ses 6'1'', la Tchèque reconnaît avoir eu «assez de facilité» avec son service, enregistrant neuf as contre un seul. La Québécoise n'a obtenu qu'une seule occasion de briser le service de sa rivale, contre 13 chances à l'inverse.
Dabrowski admet avoir également senti sa raquette plus lourde qu'à l'habitude. «En première manche, je me dépêchais trop. C'était vraiment bruyant et j'ai dû m'y habituer. En deuxième manche, chaque point était serré, mais ça ne tournait pas de mon côté. J'étais bien préparée, mais j'ai été incapable d'imposer mon style de jeu», résume l'athlète d'Ottawa, qui a inscrit tous ses points en ouvertures de manches dans un revers 6-1 et 6-2 bouclé en 59 minutes.
La nervosité, un facteur
Reconnaissant être «là parce que d'autres filles meilleures que moi ne sont pas là», Smitkova estime avoir disputé l'un de ses meilleurs matchs en carrière. Elle n'a que 20 ans et est passée du 239e au 83e rang mondial en 2013. Elle a atteint les quarts de finale à Wimbledon l'an dernier et se classe maintenant 62e.
Alors, qu'est-ce qu'on fait pour le jour 2? «On n'a pas le choix! On devra jouer du bien meilleur tennis», établit le coach canadien, Sylvain Bruneau. «On devra arriver demain [aujourd'hui] avec un bon esprit, batailler. La nervosité était un facteur, mais je ne pense pas que c'était tout.
«Il y a quelques petites choses qui doivent être différentes si on veut être capables de les mettre en difficulté. Il faudra mettre plus de pression au lieu d'attendre qu'elles fassent des erreurs. Ça va prendre du tennis dynamique pour créer des choses», conclut Bruneau.
Horaire
Au PEPS de l'Université Laval
Dimanche (dès 13h)
Dabrowski (185e) c.Pliskova (22e)
Abanda (230e) c.Smitkova (62e)
Dabrowski (50e)/Fichman (108e) c. Allertova (533e)/Hradecka (28e)