Même si elle est moins bien classée que ses coéquipières Eugenie Bouchard et Françoise Abanda, Bianca Andreescu (photo), avec sa fiche de 5-2 en simple à la Coupe Fed, pourrait être sélectionnée pour disputer un match de simple contre l'Ukraine cette fin de semaine.

Coupe Fed: des choix difficiles pour Sylvain Bruneau

Sylvain Bruneau aura des choix difficiles, voire déchirants, à faire en vue du match de barrage du Groupe mondial II de la Coupe Fed entre l’Ukraine et le Canada, cette fin de semaine au Stade IGA (anciennement Stade Uniprix).

C’est que l’entraîneur de l’équipe nationale féminine devra trancher quant à l’identité de ses joueuses de simple, alors qu’il pourra compter sur Eugenie Bouchard, Françoise Abanda et Bianca Andreescu. Gabriela Dabrowski, une spécialiste du double — elle est 10e au monde —, complète la formation.

Si on ne fait que regarder d’un œil distrait les classements des trois premières, on pourrait penser que le choix de Bruneau est facile : Bouchard et Abanda pointent aux 117e et 127e rangs, tandis qu’Andreescu vient en 197e place. «À chaque Fed Cup, j’utilise le camp d’entraînement pour voir comment ça se passe», a toutefois expliqué Bruneau. «Nous ne sommes que mardi matin et j’ai jusqu’à vendredi pour arrêter ma décision. Alors, je me donne encore trois jours pour voir évoluer Eugenie, Bianca, et Françoise et prendre une décision.»

Les récentes performances de ce trio, particulièrement en Coupe Fed, viennent toutefois compliquer les choses. Abanda a une fiche globale de 5-4, mais elle a signé deux victoires face au Kazakhstan dans le match éliminatoire du Groupe II en 2017, en plus d’avoir poussé la Slovaque Dominika Cibulkova à trois sets et d’avoir battu Jana Cepelova lors du match éliminatoire de 2016.

Andreescu, âgée seulement de 17 ans, affiche quant à elle un dossier de 7-2 et de 5-2 en simple. Elle avait notamment inscrit le point de la victoire lors du duel face au Kazakhstan, ayant raison de Yaroslava Shvedova en deux manches.

Bonne occasion de se relancer

Quant à Bouchard, elle effectue un retour à cette compétition, à laquelle elle n’a pas participé depuis 2015. La Montréalaise de 24 ans a une fiche de 11-4, mais elle a perdu ses deux derniers matchs de simple lors d’une rencontre de barrage du groupe mondial contre la Roumanie. Elle avait alors créé une certaine controverse en refusant de serrer la main de sa rivale lors du tirage au sort, ce qui avait servi de motivation aux Roumaines.

«Elle devait jouer en 2016 contre la Slovaquie, mais elle était blessée. Elle adore jouer en Fed Cup. Quand elle ne se présente pas, c’est qu’elle en a beaucoup sur la planche», a noté Bruneau, qui comprend que le calendrier très chargé des joueuses de haut niveau puisse les inciter à parfois faire l’impasse sur cette compétition.

Et Bruneau estime que la Coupe Fed pourrait la relancer. «Elle a besoin de jouer des matchs, ça lui manque. La victoire surtout. Je pense que c’est une spirale vers le bas qui se reflète dans son jeu. Elle fait très bien sur le terrain, mais elle manque de victoires. Elle a besoin de quelques victoires afin de reprendre confiance et que de belles choses puissent se réaliser.»

Même s’il semble qu’elle ne pourra pas compter sur les services d’Elina Svitolina (4e mondiale), l’Ukraine comptera sur une équipe de qualité. Leisa Tsurenko (41e) et Kataryna Bondarenko (78e) devraient être de la partie. Kateryna Kozlova occupe quant à elle le 68e rang mondial. Le Canada doit disputer ce barrage contre l’Ukraine parce qu’il a perdu son match de premier tour du Groupe mondial II contre la Roumanie, en février. 

Bouchard et l’USTA font la paix

Par ailleurs, Bouchard et l’Association américaine de tennis (USTA) ont décidé d’enterrer la hache de guerre. Dans un communiqué conjoint, la Québécoise et l’USTA ont annoncé qu’ils feront un don à une œuvre caritative qui cherche à améliorer la situation de jeunes défavorisés par le tennis, afin «de travailler de concert et faire avancer leurs intérêts mutuels».

Bouchard avait poursuivi l’USTA après avoir perdu pied sur un plancher glissant et s’être cognée la tête dans le vestiaire aux Internationaux des États-Unis, en 2015. Le 22 février dernier, l’USTA avait été jugée coupable à 75 % et les deux parties avaient annoncé quelques heures plus tard en être venues à une entente hors cour.