Le botteur des Carabins Louis-Philippe Simoneau en est à sa quatrième campagne à l’Université de Montréal. Il sait ce qui l’attend au stade de l’Université Laval, samedi après-midi.

Coupe Dunsmore: les botteurs joueront encore un rôle crucial

Avec les cinq dernières finales québécoises soldées par un écart de trois points ou moins entre Rouge et Or et Carabins, les botteurs joueront encore un rôle crucial dans le match de la Coupe Dunsmore, samedi.

«Si ça arrive encore et que c’est à moi de botter, je vais être très content! On vit pour ça», lance Louis-Philippe Simoneau, au bout des ondes cellulaires.

Le botteur des Carabins en est à sa quatrième campagne à l’Université de Montréal. Il sait ce qui l’attend au stade de l’Université Laval, samedi après-midi.

«Il va y avoir 10 000 personnes et plus qui vont crier contre moi quand je vais embarquer! Mais ça ne me dérange pas. Avec l’expérience, je suis capable de ne pas y penser», affirme celui qui dit quand même conserver quelques amis de son passage de trois ans dans la capitale, avec les Élans du Cégep Garneau.

Simoneau profite des jours avant le grand match pour discuter de l’accueil attendu avec ses coéquipiers plus jeunes, dont plusieurs en seront à leur première visite éliminatoire à Québec. «On leur donne des petits trucs, entre autres pour le bruit de la foule», indique le meneur en saison dans la conférence avec une moyenne de 41,9 verges sur ses bottés de dégagement, ce qui le classait troisième au Canada. Au Québec, il a été le seul à montrer une moyenne supérieure à 40 verges.

Plus d’intensité
Parmi ces recrues, on compte le porteur de ballon Ryth-Jean Giraud. Avec la blessure à Asnnel Robo, Giraud a pris les commandes dans le champ arrière des Carabins depuis quelques semaines.

«C’est tranquille, ici. On se prépare le mieux possible et on essaie de ne pas être trop stressé. On va suivre le plan de match», a résumé Giraud, jeudi, de la métropole.

L’auteur de ses cinq majeurs dans les six dernières rencontres constate que l’intensité a grimpé d’un cran dans le vestiaire, cette semaine. «Les finissants, j’ai remarqué qu’ils la veulent. Et ils nous transmettent leur énergie», confie celui qui retrouvera à ses côtés le porteur de quatrième année Gabriel Parent, qui a disputé son premier match de 2018 la semaine passée.

Produit du Collège Vanier, Giraud, dont le prénom s’avère une version modifiée de celui de son père Jean Ryton, avoue ne pas avoir suivi le football universitaire avant d’y accéder. «Mais là, je vois que Montréal-Laval, c’est une grande rivalité. C’est vraiment intense! Mais je ne suis pas trop nerveux pour samedi. Quand j’entre dans ma zone de match, j’ignore le bruit et tout le reste autour. Une chance, parce que si je ne focalisais pas sur mon jeu, ce serait la cata!»

Guerre des nerfs
Chez les Bleus, sept ou huit finissants en seront peut-être à leur dernière prestation universitaire. Ils montrent une fiche de deux victoires et deux défaites à la Coupe Dunsmore.

Le receveur de passes gros format Régis Cibasu est au cœur de cette guerre depuis cinq ans. Il a offert certaines de ses meilleures performances contre le Rouge et Or. Pour lui, les deux défaites plus tôt en saison (12-7 et 18-15 en prolongation) n’ont plus d’importance.

«On s’en fout qui a gagné ou perdu les deux premiers matchs, c’est le prochain qui va tout déterminer», tranche Cibasu. «On sait très bien de quoi on est capables et on connaît bien nos adversaires. S’agira de garder notre concentration et de jouer à notre niveau.»

Les deux puissances se sont affrontées 19 fois depuis le début de 2012. Quinze de ces affrontements se sont terminés sur un écart au pointage d’une possession de ballon, dont 10 par trois points ou moins, soit un coup de pied.

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Trois autres finales de conférence

Pendant que Laval (9-0) et Mont­réal (7-2) s’affronteront en finale du Québec pour une sixième année consécutive, trois autres finales de conférence auront lieu au Canada. 

Dans les Maritimes, le Loney Bowl verra les Huskies de Saint Mary’s (7-1, Halifax) tenter de soulever le trophée Jewett pour la première fois depuis 2010, cette fois contre les X-Men de Saint Francis Xavier (7-2, Antigonish). 

En Ontario, le match de la Coupe Yates mettra aux prises les Gryphons de Guelph (7-3) et les Mustangs de Western Ontario (9-0, London), tandis que dans l’Ouest, les Huskies de la Saskatchewan (6-3, Saskatoon) voudront aussi infliger une première défaite aux Dinos de Calgary (9-0). 

Les demi-finales canadiennes iront comme suit, le samedi 17 novembre : les champions de l’Atlantique visiteront ceux du Québec et ceux de l’Ouest se rendront chez les souverains ontariens.