En plus de Stina Nilsson, Maja Dahlqvist et Jonna Sundling ont grimpé sur les deuxième et troisième marches de la tribune d’honneur. En fait, quatre des six finalistes provenaient de ce pays scandinave, leur coéquipière Frida Karlsson prenant la cinquième place.

Coupe du monde: Stina Nilsson confirme sa domination au sprint

Déjà détentrice du Globe de cristal de sprint, la Suédoise Stina Nilsson a reconfirmé sa domination sur la discipline, vendredi, en remportant celui des finales de la Coupe du monde. Et elle a eu de la bonne compagnie pour le souligner, puisque deux de ses compatriotes l’ont accompagnée sur le podium.

Les Suédoises ont donc fait 1-2-3 en cet après-midi enneigé en sol québécois. En plus de Nilsson, Maja Dahlqvist et Jonna Sundling ont grimpé sur les deuxième et troisième marches de la tribune d’honneur. En fait, quatre des six finalistes provenaient de ce pays scandinave, leur coéquipière Frida Karlsson prenant la cinquième place.

«Je n’avais jamais remporté le Globe de cristal de sprint, je le voulais vraiment», disait la première fondeuse de l’histoire de la Suède à réussir cet exploit.

Médaillée d’or aux Jeux olympiques de 2018, Nilsson savourait pleinement sa victoire sur les plaines d’Abraham, un site qui lui plaît beaucoup.

«Il est difficile de compétitionner avec Falun [en Suède], mais Québec est l’un de mes endroits préférés. Je suis toujours excitée de venir skier ici», admettait celle qui signait une huitième victoire au sprint, cette saison. Elle avait terminé deuxième aux Championnats du monde, derrière Maiken Caspersen Falla, quatrième de la finale, vendredi.

Corriveau souriante 

Un peu essoufflée, Marie Corriveau était souriante après son effort et sa 72e place ne portait surtout pas ombrage au plaisir qu’elle venait de vivre.

«Mes parents et mes amis étaient tous ici, j’entendais partout des “go Marie” sur la piste, c’était fou», disait la jeune femme de 21 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges.

Elle en était à sa deuxième course en carrière avec l’élite mondiale. En 2016, elle avait pris part au Tour de ski, également à Québec.

Blessée, elle a eu la vie dure lors des saisons 2017 et 2018. Il s’agissait de la première année où elle a enfin pu skier à son goût.

«J’ai eu une hernie discale et une paralysie complète de ma jambe gauche. Ç’a été long de revenir de cela. Après deux années vraiment difficiles, ç’a été vraiment le fun d’avoir une saison où j’ai pu performer comme je le voulais. Je prends ça comme un soulagement.»

Son plus beau moment de la saison fut sa sélection pour les Championnats du monde U -23, en début de saison, où elle a fait 38e au sprint.

«Il me reste une saison dans les U -23, je veux bien finir pour ensuite entrer dans la cour des grandes. J’y vais une année à la fois, on verra où ça peut mener», ajoutait celle qui fait habituellement mieux en sprint que dans les courses de distance, qui sont à l’affiche, samedi et dimanche. La meilleure fondeuse canadienne du jour a été Dahria Beatty avec une 40e position.

«Je vais essayer de suivre le plus longtemps possible, de profiter de l’expérience et de voir à quelle vitesse il faut aller. Je vais m’amuser. Il n’y a pas de meilleure façon que de finir une saison à la maison, comme en fin de semaine», ajoutait Corriveau.