Le chef du paracyclisme de l’UCI, Gilles Perruzzi, et la directrice du comité organisateur de l’étape de Baie-Comeau de la Coupe du monde de paracyclisme, Christine Brisson, sont heureux que l’élite paracycliste mondiale sera de retour sur la Côte-Nord en 2020 et 2021.

Coupe du monde de paracyclisme: Baie-Comeau sait recevoir!

BAIE-COMEAU – Le petit monde du paracyclisme mondial ne pouvait repartir de Baie-Comeau avec des critiques. Comme c’est devenu l’habitude, la finale de la Coupe du monde de paracyclisme s’y est déroulée sans anicroche et les intervenants retournent chez eux satisfaits.

«Cette année, on a encore amélioré notre organisation», lance sans fausse modestie la directrice du comité organisateur, Christine Brisson. «On a vraiment très peu de points à améliorer, car notre set-up est extraordinaire», a-t-elle ajouté.

«On apprécie cette destination et on apprécie de travailler avec des partenaires loyaux comme ceux de Baie-Comeau», a enchaîné le chef du paracyclisme à l’Union cycliste internationale (UCI), Gilles Perruzzi. «Le cyclisme, ce n’est pas que le Tour de France. Le paracyclisme n’est pas un produit facile à vendre, mais c’est quelque chose d’unique, un exemple de volonté et de résilience.» Tout près de lui, l’image des gens rassemblés près de la ligne d’arrivée lui donnait raison.

L’élite paracycliste mondiale sera de retour sur la Côte-Nord en 2020 et 2021 pour, encore une fois, l’épreuve finale de la Coupe du monde sur route. Comme l’événement sera plus modeste en 2020 puisqu’il aura lieu à quelques semaines des Jeux paralympiques de Tokyo, il sera jumelé avec les championnats québécois élite sur route.

«En amour avec le paracyclisme»

«On sait qu’on a fait notre place au sein de l’UCI, Baie-Comeau adore le sport, on est en amour avec le paracyclisme, mais rien nous empêche d’avoir des épreuves d’envergure en cyclisme», a fait valoir Mme Brisson, qui vise haut. Pour ce premier jumelage, en 2020, la Coupe du monde de paracyclisme se déroulera du mercredi au vendredi (habituellement du jeudi au dimanche) et les Championnats québécois de cyclisme sur route, le samedi et le dimanche.

Baie-Comeau ambitionne aussi de recevoir les Championnats du monde pour 2022. La municipalité a déjà reçu ces championnats mondiaux en 2010 et 2013. Si elle obtient satisfaction, Baie-Comeau aura reçu au total neuf compétitions mondiales paracyclistes.

Avec actuellement six, la ville est déjà celle qui en a reçu le plus sur la planète. La qualité de l’accueil et de l’organisation y est sûrement pour beaucoup, « car ce n’est pas la destination la plus simple en terme logistique «, met en lumière Gilles Perruzzi.

Sept médailles

En effet, athlètes et équipements atterrissent tous à Mont­réal. L’organisation baie-comoise doit donc s’assurer qu’autant les compétiteurs que leurs vélos franchissent rapidement et sans pépin les quelque 700 kilomètres qui séparent les deux villes.

«Les aménagements sont bien faits pour le transport et les athlètes adorent venir ici», a assuré le chef du paracyclisme à l’UCI.

Sur le plan sportif, le Canada a récolté sept médailles, pour terminer au huitième rang des 33 nations qui étaient du rendez-vous. Le pays compte trois médailles d’or, soit les deux de Shelley Gautier en tricycle (T1) et celle, peut-être un peu inattendue, de la Québécoise Marie-Claude Molnar au contre-la-montre en vélo conventionnel (C4).

Au classement des nations, l’Italie l’emporte avec 18 médailles, le tiers en or. L’ex-coureur automobile Alessandro Zanardi a fait sa part avec deux spectaculaires victoires.

Au contre-la-montre, il l’a emporté par l’infime marge de 68 centièmes de seconde au terme de deux tours du circuit (18,9 km) dans le vélo à main H5. Zanardi a encore été plus dramatique lors de la course sur route, l’emportant à la photo d’arrivée dans un sprint incroyable où les sept premiers coureurs ont fini dans la même seconde après une course de 56,7 km.