Le directeur général de la Coupe Banque Nationale, Jacques Hérisset (à droite), espère pouvoir surfer sur la vague d'intérêt pour le tennis après la Coupe Rogers de Montréal, au début du mois. Il était accompagné, mardi, d'Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada.

Coupe Banque Nationale: profiter du «buzz de tennis»

L'organisation de la Coupe Banque Nationale peut tout contrôler de son tournoi, sauf les performances des joueuses, se plaît à rappeler le directeur Jacques Hérisset. N'empêche, dans la foulée des succès de Denis Shapovalov à la Coupe Rogers, difficile de ne pas rêver à un premier triomphe canadien à Québec pour la 25e édition de la compétition.
Rarement le tennis n'a autant défrayé la manchette, dans la province, que durant l'irrésistible poussée de Shapovalov, 18 ans, jusqu'aux demi-finales de la Coupe Rogers, début août. Hérisset espère bien que la Coupe Banque Nationale pourra surfer sur cette vague d'intérêt pour son sport, du 9 au 17 septembre, au PEPS. 
«Il y a un buzz de tennis présentement. La Coupe Rogers a été extraordinaire. On aimerait ça vivre une semaine de rêve comme ça, peut-être avec une des trois Canadiennes que l'on a annoncées aujourd'hui», admet le directeur du tournoi.
Déjà, l'organisation avait confirmé le retour des Québécoises Eugenie Bouchard et Françoise Abanda pour la 25e édition de la Coupe Banque Nationale. À l'heure actuelle, elles se classeraient respectivement 6e et 19e têtes de série. Les espoirs sont donc permis.
Andreescu à surveiller
À cela s'ajoute la jeune prodige Bianca Andreescu, à qui l'organisation vient tout juste d'accorder un des laissez-passer vers le tableau principal. Or, l'Ontarienne de 17 ans ne pourra être prise à la légère par ses adversaires, malgré son 168e rang mondial. En fait, son profil n'est pas sans rappeler celui de Shapovalov.
Joueuse dominante chez les juniors, Andreescu effectue une percée précoce dans le circuit senior. Début août, elle a atteint les quarts de finale du tournoi de Washington, devenant la plus jeune joueuse en 29 ans à remporter un match dans un tableau principal de la WTA. Sur son passage, elle a vaincu la 14e joueuse mondiale, la Française Kristina Mladenovic, quart de finaliste à Roland-Garros.
«Idéalement, elle viendrait jouer à Québec cette année et elle ne viendrait plus les autres années parce qu'elle est trop bien classée», lance le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre. Évidemment, le développement de jeunes prodiges n'est pas une science exacte, précise-t-il. «Mais vous viendrez la voir jouer, vous allez voir. Juste le son dans sa raquette quand elle frappe... Elle a de l'énergie et elle frappe et sert avec confiance.»
Laissez-passer
En raison d'un accord avec la fédération de tennis australienne afin qu'Eugenie Bouchard bénéficie d'un laissez-passer au tournoi de Sydney, plus tôt cette année, un laissez-passer pour la Coupe Banque Nationale sera donné à une joueuse australienne. 
À moins qu'une joueuse du top 20 mondiale décide de joindre le tournoi à la dernière minute, l'organisation bénéficiera d'un dernier laissez-passer, qui pourrait bien être remis à Alexandra Wozniak, selon Lapierre. Sinon, la joueuse classée 291e mondiale devrait passer par les qualifications. 
Nouveauté cette année, le tirage du tableau principal du tournoi devrait se faire en plein air sur Grande Allée, le 9 septembre, à midi. Un court match d'exhibition serait également tenu à même Grande Allée. «Ça fait quelques années qu'on y pense. On a l'air à nous dire que les gens de la ville de Québec et les commerçants de la Grande Allée sont favorables. On souhaite que la nature le permette», a expliqué Jacques Hérisset, sans préciser l'identité des joueuses qui pourraient être présentes.